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[Défi ok] Voulez-vous coucher avec moi, ce soir?

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Messages : 115

Rappeltou
Statut de Sang : Mêlé
Baguette: Bois de cèdre, ventricule de coeur de Noir des Hébrides, 30 cm, très souple et très solide.

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MessageSujet: [Défi ok] Voulez-vous coucher avec moi, ce soir? Lun 6 Aoû - 14:50
La porte s'ouvre à la volée, laissant un homme d'une trentaine d'années entrer dans sa maison, isolée sur son île. Il a le visage noir comme du charbon, les cheveux roussis par endroit, le tee-shirt en lambeaux. Il était beau, l'écossais ! Il avait pris une volée de flammes de plein fouet, et avait à peine eu le temps de dresser un bouclier pour ne pas finir en barbecue, le pauvre petit. Il s'était protégé lui, et n'avait donc ni nouvelle cicatrice ni morceau de corps en moins, mais ses vêtements n'avaient pas eu cette chance. Quand à la poussière...
Bon. Douche. Et couper les pointes de ses cheveux, parce qu'il était hors de question qu'il sorte en étant en partie roux. Car oui, il avait l'intention de sortir ce soir. Après un mois à avoir Duncan à la maison, il avait été plus que délicat de sortir chasser pour se garder en forme. Oh, certes, il y avait la belle plante repérée la veille sur le Chemin de Traverse, mais il ne savait pas trop où il allait avec elle, ni même si elle chercherait à le recontacter. En attendant... En attendant, il allait revenir aux vieilles méthodes.
Il avait besoin de se détendre, après ce qu'il s'était pris au visage aujourd'hui. Se détendre... pour de bon. Et puis, c'était bientôt la rentrée donc ces petites escapades allaient bientôt s'espacer. Méchamment même. Sauf s'il arrivait à se dégotter une femme assez... Ouverte d'esprit dirons-nous.
Bon, parlons clairement : un plan cul.

Frottant le haut de son crâne avec une serviette éponge, une autre nouée autour de ses reins, le professeur sort de sa salle de bains pour prendre la direction de sa chambre. Où irait-il chasser, ce soir ? Londres ? Dublin ? Nottingham ? York ? Edimbourg ? Pfufufu, bonne question. Londres lui semblait plutôt bien. Au moins, il aurait du choix, et pourrait facilement trouver des coins où trainer.
Parce que passé un certain âge, aller en boite... Non pas que ça ne soit pas possible, bien sûr, mais il fallait parfois se faire sa place. Enfin, il était encore jeune... Ou pas. Boarf. Tant qu'il ne tombait pas sur une mineure, lui, ça lui irait.
Chemise puis cuir de dragon sur le dos, jean sur les jambes, baguette coincée dans sa manche pour ne pas être repérable dans le monde moldu, voici Alexandre qui vérifie qu'il n'a rien oublié. Bien. C'était parti pour une belle soirée, pour oublier la journée pénible qu'il venait de passer.
*Pop*

Voulez-vous coucher avec moi
Ce soir
Hey sister, go sister, soul sister, flow sister

Hey!
If work’s an awful bore and living’s just a chore
Hey sister, go sister, soul sister, flow sister
What to do?
Cause death’s not much fun

Il sort d'une ruelle où il a transplané, ajuste son blouson, et se glisse parmi la population londonnienne de son pas rapide. Ses yeux accrochent rapidement les jeunes anglaises, d'une vingtaine d'années, habillées très court et sans blouson malgré la pluie légère, pour éviter le vestiaire. Cette vulgarité dans l'habillement ne lui plait guère, très franchement ; mais il n'était guère question de faire la fine bouche. C'était le genre de personnes qu'il verrait, nul doute, mais pas qu'il irait séduire. Non, le profil de ses victimes était moins court vêtu, avec un peu plus d'élégance et moins de maquillage.
Et surtout : avec des cheveux moins blonds. Pouah.
Sans difficulté pour s'avancer, il rejoint rapidement une petite boite isolée dans les rues de la grande ville, ce genre de boite typique du Royaume-Uni, où le bar a aussi la part belle, et où la scène accueille régulièrement des groupes amateurs, qui ne le resteront peut-être pas bien longtemps. Pourquoi cet établissement et non un autre ? Non pour le prix, mais pour la clientèle de tous âges et de tous styles. Il n'y ferait ainsi pas tache... Et y trouverait facilement son bonheur.
Et voici la lumière qui lui parvient, une fois les videurs passés, la musique qui l'agresse presque, et la promesse d'une belle soirée.

Hey sister, go sister, soul sister, flow sister
I’ve just the antidote
And though I mustn’t gloat

Gitchie Gitchie ya ya da da
At the Moulin Rouge
You’ll have fun!

Ses yeux accrochent déjà quelques jeunes filles, trop jeunes à son goût, mais jolies tout de même, alors qu'il joue des coudes pour arriver au bar. Un café ? Un whisky ? Tututu, pas ce soir. Une bière ferait l'affaire, en attendant de trouver une femme à qui offrir un cocktail. S'installant sur un haut tabouret, il sonde les lieux, les jeunes couples qui dansent et se trémoussent, les hommes plus âgés encore que lui qui bavent abondamment sur la petite mineure habillée bien trop court pour son âge.
Il les voit bien, ces petites qui essaient de paraître plus âgées et qui, sans s'en rendre compte, allument ouvertement des hommes qui n'ont ni leur innocence ni leur candeur. De toutes jeunes filles qui prennent bien trop de risques pour ce qu'elles prennent pour un jeu où elles laisseront bien des plumes...

Gitchie Gitchie ya ya here
So scratch that little niggle
Have a little wiggle!

Gitchie Gitchie ya ya da da
Creole lady marmalade!

Et justement, parmi cette foule, il aperçoit une femme d'une vingtaine bien sonnée, qui devait avoir 28 ou 30 ans ; une belle femme s'il en est, à l'opulente chevelure rousse, aux yeux ambrés, habillée élégamment, avec cette jupe noire, arrivant aux genoux et fendue sur presque toute sa longueur, avec ce chemisier blanc pour le moins aguicheur, laissant apercevoir la naissance d'une poitrine soulignée d'un écrin sombre parfaitement visible sous le tissu.
Graou.
Il n'hésite pas longtemps, finissant sa bière – pour ne pas la laisser trainer – avant de s'avancer vers elle, fendant la foule pour approcher. Un sourire indescriptible aux lèvres, il se glisse près d'elle, rencontre son regard. Un sourire vient fendre le visage de cette belle femme, sonnant comme une invitation aux yeux bleus de l'écossais, qui n'attend guère plus longtemps pour poser une main sur sa taille et danser avec elle, avec un succès tout relatif autant du à son talent naturel – koff koff – qu'à la foule opressante limitant les mouvements.

Cause you can can can!
Yes, you can can can!
Voulez-vous coucher avec moi ce soir
Or you can’t can’t can’t!
Yes, you can can can!
Voulez-vous coucher avec moi ce soir
Here we are now, entertain us
We feel stupid and contagious

Elle est légèrement aguicheuse, juste ce qu'il faut pour allumer la flamme du désir. Elle n'est pas de ces jeunes filles qui espèrent trouver l'amour en boite de nuit. Rien n'est plus simple à voir chez elle, dans son assurance, la confiance qui emmane d'elle et qui saurait en charmer plus d'un ; lui le premier. Son regard est la promesse d'une nuit de passions, son corps est une pure invitation au péché. Et ce ne serait pas lui qui résisterait à la tentation de croquer dans ce fruit interdit.
Et elle sait y faire, glissant son corps contre le sien, toujours un peu plus, jusqu'à se coller à lui, alors que la musique s'accorde au jeu auquel ils se livrent, leur permettant de se rapprocher un peu plus. Il lui plait, elle lui plait, tout va bien. Ce soir, le jeu aura été facile, mais non moins savoureux. Enfin, pour le moment, car il ignorait encore jusqu'où tout cela le mènerait.
Finalement, il ne l'invitera pas à boire un cocktail. Les chansons se succèdent et ils communiquent par les mouvements des corps. Un autre homme essaie bien de s'approcher pour tenter sa chance, mais Alex le chasse d'un regard – faisant rire l'adorable rousse de cette démonstration de domination d'un mâle sur un autre.
Ce sera sans crier gare qu'elle lui prendra la main, d'autorité, pour le tirer vers la sortie. Elle savait ce qu'elle voulait, et, s'il était surpris – ça n'était guère souvent qu'une telle situation s'imposait – il ne s'en plaindrait pas. Ses yeux se glissent sans pouvoir s'en empêcher sur la chute de ses reins alors qu'elle le précède, et un sourire carnassier vient se faufiler brièvement sur son visage. Il était bon de savoir que la suite serait comme il l'attendait.
Elle l'entraine à l'extérieur, et dans quelques ruelles non loin. Il y a un petit hôtel sans prétention non loin, et ils s'y glissent rapidement, prenant une petite chambre, juste pour la nuit. Et à peine ont-ils franchi la porte de leur chambre que des lèvres se referment sur les siennes.

Got some dark desire?
Love to play with fire?
Why not let it rip?
Live a little bit!

Il n'attend pas pour poser les mains sur sa taille, l'attirant contre lui en lui rendant un baiser dépourvu de sentiments amoureux, mais pas de désir. Un désir brûlant, qui le consumait, menaçant de laisser son corps s'embraser aussi sûrement que si un dragon venait à nouveau l'attaquer. La jeune moldue s'accroche à lui, le libère de son blouson de cuir, alors que lui vient hasarder une main baladeuse pour défaire les boutons de ce chemisier tentateur. Et l'écrin de dentelle l'attire alors irrémédiablement, faisant naître un nouveau sourire sur son visage. Le sourire de l'homme impatient, qui éprouve aussi une certaine satisfaction d'être là, et de pouvoir goûter au fruit du péché.
Et que dire d'elle, qui a jeté son blouson et qui défait son tee-shirt ! Tee-shirt qui dévoile alors un dragon agité sur son dos... Mais Alexandre, habitué, prend garde à ne jamais se tourner dans cette position, pour ne pas éveiller les soupçons.
Et leurs lèvres se retrouvent et se dévorent, les mains découvrent les corps, le tissu vole alors que le jeu de la passion les relie et n'attend que de voir l'un des deux décrocher le trophée du plaisir.

Here we are now, entertain us
Cause you can can can!
We feel stupid and contagious
Or you can’t can’t can’t!
Voulez-vous coucher avec moi ce soir
Cause you can can can!
Voulez-vous coucher avec moi ce soir

Les amants d'un soir roulent sur le lit de la modeste chambre, scellés l'un contre l'autre pour mieux sentir la chaleur, et pour sentir le désir, toujours plus pressant, les consumer l'un l'autre. Et contre la vitre, on entend la pluie londonnienne de cette fin d'été qui sévit et tape en cadence, comme pour rythmer la totalité de cette soirée née sous le signe de la musique.
Alors que les lèvres glissent sur la douce mâchoire, et que le nez rencontre l'odeur subtile des cheveux roux, le corps frêle se cambre contre le sien, lui réclamant le plaisir silencieusement promis, alors qu'aucune parole entre n'a alors été échangée.
Pour quoi faire ? Pourquoi connaître son nom, ses projets, ses volontés, alors qu'ils ne se retrouvaient que dans un but aussi précis qu'éphémère ?

Outside it may be raining
But in here it’s entertaining!
Cause you can can can! Cause you can can can!

Here we are now, entertain us
Outside, things may be tragic!
But in here, we feel it’s magic!

Mais attentif au langage de la chair, Alexandre ne met guère longtemps à succomber, pour accéder à sa demande. Bien sûr que certaines précautions sont à prendre, du fait de l'inconnu, et du risque de conséquences – comble pour une relation qui se basait justement sur l'absence de conséquences pour l'un et pour l'autre. Les précautions sont alors prises, et enfin les portes s'ouvrent pour qu'ils puissent entrer dans le paradis de la chair et les plaisirs que la luxure peut leur livrer.
Des plaisirs auxquels ils se livrent volontiers, sans prêter d'attention à l'orage qui zèbre le ciel, détachant les deux corps tels des ombres rattachées l'une à l'autre, se cambrant dans un rythme toujours plus effréné, dans le seul but de détacher, au sommet du septième ciel, le fruit défendu qu'on retira aux Hommes.

Here we are now, entertain us
We feel stupid...

The can-can. Because we can can can!
Hey sister, go sister, soul sister, flow sister
Hey sister, go sister, soul sister, flow sister
Gitchie Gitchie ya ya da da
Gitchie Gitchie ya ya here

Because you can can can! Yes you can can can!

L'orage s'est calmé, déjà, lorsqu'enfin il se redresse, nu sous les draps qui ont assisté à une scène prohibée aux jeunes qui n'ont pas l'âge requis. Il passe une main dans ses cheveux humides de sueur, et observe un instant la belle inconnue qui sommeille, telle une Belle Rousse au Bois Dormant dans ses draps de soie. Et quand il est enfin certain du passage du marchand de sable, il se dégage, et attrape, un à un, ses vêtements, qu'il enfile pour pouvoir mieux filer.
Car non, il n'y aura aucune trace, au réveil de la belle, de cette nuit de passions. C'est sa règle. Ne jamais rester, ne jamais laisser de trace. Ne laisser que le souvenir d'une belle soirée, et d'une nuit merveilleuse. Pour qu'il n'y ait aucun regret, et aucune possibilité de se recontacter. Et puis, douce moldue, il ne serait guère prudent de s'enticher d'un tel sorcier, à la vie compliquée sans même parler du côté sorcier de son existence.
Et puis, il ne cherchait pas l'attachement. Non, rien d'autre que des sensations et un bien-être purement physique. Le reste... Il pouvait vivre sans. Il avait toujours vécu sans, et ne comptait pas s'y arrêter aujourd'hui.
Pour l'heure, il devait partir. Retourner vivre sa vie, en chérissant le souvenir de cette nuit d'une magie autre que celle qu'il exécutait du bout de sa baguette – enfin, de son autre baguette.

Gitchie Gitchie ya ya da da
Creole lady maralade!

Because you can can can! Because you can can can!
You can bump and grind
Cause it's good for your mind!
Cause you can can can can can can can can can!

Et dès l'aube, il serait de retour sur son île, prêt à affronter le jour nouveau, le sourire aux lèvres et le corps comblé.


*~2018 mots sans les paroles

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« He is worth nae weel,
That can bide nae wae.
»

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