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Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15

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MessageSujet: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Jeu 9 Aoû - 17:30
Jeudi 19 Août - Île principale du clan MacFusty

Esther s'était levée tôt ce matin là pour pouvoir – enfin – échapper au manoir familial. Car oui, ce jour béni entre tous était enfin arrivé, elle allait se rendre chez Duncan, ou plutôt chez le père de celui-ci, sur les archipels des Hébrides, où vivait le clan MacFusty dont la jeune femme descendait. Bon, d'accord, le mariage entre une MacFusty et un Nott avait eu lieu il y a bien cinq siècles, mais il n'empêche que le lien existait bel et bien, et puis étant donné le tempérament de la jeune femme, il aurait été difficile de le nier. A croire qu'il y avait eu une résurgence de gêne sans qu'on comprenne trop comment ni pourquoi. Et à vrai dire, notre rouge et or ne cherchait pas trop à savoir, car elle était bien contente de ce fait, qui allait lui permettre d'échapper à la maison quelques jours. Ca lui ferait le plus grand bien de se rendre là-bas. Et puis en plus, ça signait aussi le levée de l'interdiction de sortie. La joie, le bonheur, tout ça quoi.

Ainsi prête, elle avait pris son sac dans lequel ses affaires pour les jours à venir tenait pour descendre rejoindre son père qui allait la mener jusqu'à l'endroit où elle prendrait un bateau afin de se rendre sur l'île principale, à partir de laquelle elle irait chez Alexandre. Elle aurait pu emprunter le réseau de cheminée et s'y rendre toute seule, mais son père préférait s'assurer qu'elle ne quittait pas le manoir pour aller en réalité gambader il ne savait trop où. La confiance régnait... S'étant encombrée du stricte minimum pour alléger son bagage, elle le passa sur son épaule pour le porter plus facilement, et après s'être assurée qu'elle avait bien sa baguette avec elle, elle était descendu dans le salon où son père l'attendait. A partir de là, ils rejoindraient un point d'attache sorcier de l'île de Skye pour finalement se rendre au port où Esther prendrait la navette pour se rendre sur l'île principale du clan. Et là, Duncan viendrait la chercher normalement.
S'étant déjà salués pour le petit déjeuner, aucun mot ne fut échangé lorsqu'ils s'approchèrent de la cheminée. Esther passa en première, indiquant l'adresse que Duncan lui avait fournit pour pouvoir arriver tranquillement. Théodore ne s'étant jamais rendu là-bas, et le voyage pour y aller en cheminée nécessitant des autorisations diverses et variées, il était plus simple de passer ainsi pour s'y rendre en toute sécurité.

C'est ainsi qu'Esther apparu à l'autre bout du Royaume-Uni, une poignée de poudre de cheminette plus tard. S'époussetant rapidement, elle s'avança de quelques pas, pour ne pas gêner son père lorsqu'il sortirait à son tour de la cheminée, ce qui ne tarda évidemment pas. Le vieux passeur de la ville avait été tenu informé de leur arrivée, et il pu ainsi les réceptionner sur place. Après les politesses d'usage, et une observation discrète de l'homme barbu aux cheveux blancs, et à l'allure un peu trapu, forgé par le temps des îles sans doute, de la part d'Esther, ils s'avancèrent jusqu'au vieux port du village dans lequel ils étaient arrivés. Bordant le rivage, l'odeur d'iode porté par le vent était puissante et changeait de celle boisée dont Esther avait l'habitude. La jeune femme s'était rarement rendue à la mer au cours de sa vie, et si elle appréciait d'y être, elle avait une certaine tendance à pester lorsqu'elle avait à se coiffer, l'humidité rendant ses cheveux encore plus intenable que d'habitude. Mais très sincèrement, étant donné la semaine qu'elle allait passer, elle ne risquait pas de vraiment s'en préoccuper.

Les mains dans les poches de sa cape de sorcière, ils arrivèrent à une crique un peu à l'écart, sans doute protégée par de nombreux sortilèges, et se tenant un peu à l'écart du port bien qu'y restant rattaché. Le ponton semblait un peu branlant, mais Esther ne craignait pas vraiment de s'y aventurer, avançant d'un pas assuré, suivie par son père. Celui-ci restait également calme, néanmoins à voir le léger froncement de sourcil, il semblait se retenir de faire des remarques sur la salubrité des lieux. Et encore, il n'avait pas vu le château principal qui restait plein de surprises, évidemment. Peut-être même plus que Poudlard. Mais ça, c'était une autre histoire. Regardant autour d'elle, il n'y avait aucun bateau autour d'eux, et donc cela fit légèrement froncé les sourcils d'Esther, faisant ressortir sa ressemblance avec son père de façon flagrante. Il faut dire aussi qu'à cause de l'heure matinale la brume au dessus de la mère n'aidait pas à voir, sans parler du temps gris propre à l'Ecosse.

- Il n'y a pas de bateau pour aller jusqu'à l'île ?
- Bien sûr que si jeune fille, patience...

Pour sa part, Théodore ne semblait pas plus surpris que ça de devoir attendre. Etant donné l'avis qu'il devait avoir sur les écossais, nul doute que ça ne le surprenait pas de devoir attendre sur un ponton miteux un... drakar ?! Woot ? Esther releva les sourcils, surprise en voyant arriver le navire tout en longueur, et à la proue décorée d'un dragon. C'était quoi ce... truc ? Elle se tourna vers son père qui n'avait pas bougé d'un pouce, alors que le passeur ricanait un peu, tendant sa main à Esther.

- Je vais vous aider à monter jeune fille.
- Merci, je suppose.

Elle se tourna tout de même vers son père, et celui-ci hocha la tête pour lui faire signe de monter. Il semblait assez impatient de la voir s'en aller. Comme pressé. Et sans doute l'était-il, puisqu'il devait regagner son travail assez rapidement pour le coup, et sans doute irait-il en transplanant. Néanmoins, avant qu'elle ne grimpe, il lui accorda quelques derniers mots d'attention.

- Tu essayeras de te comporter bien pour une fois, Esther. Et ne déshonore pas notre nom.
- Bien sûr, père.

Elle poussa un soupir. Elle ne s'était pas attendu à autre chose de sa part, à vrai dire. Et après un signe d'au revoir, elle grimpa dans le navire, accompagné du vieil homme, rappelant étrangement à quiconque connaissait l'histoire de la famille une scène lointaine d'une jeune adolescente, ressemblant étrangement à Esther, effectuant le trajet inverse pour rejoindre un homme de cette famille anglaise, sur ce même ponton. Même si à l'époque, les choses s'étaient faites dans un faste bien différent. Dès que l'embarcation quitta le port, Théodore disparut, alors qu'Esther, consciente de ce fait, ne s'était même pas retourné pour le voir une dernière fois, essayant plus de songer aux prochains jours palpitants qui l'attendaient.

Une fois la traversée effectuée, elle fut soulagée de poser pied à terre, apercevant en hauteur le château des MacFusty. He ben, ça c'était du château. Pas étonnant qu'il s'agisse d'un des plus puissant clan sorcier. Bon, en même temps c'était un peu le dernier. Mais tout de même, ça restait impressionnant.

- Je vais retourner au port, tu as juste à monter jusqu'au château, ça devrait aller à partir de là.

Elle hocha la tête, et il fit un sourire qui ne rassura pas franchement la jeune femme, qui, sac toujours en travers de l'épaule, commença à grimper jusqu'à l'entrée du château. Et ça grimpait bien, hein, c'était pas de la montée de tapette. Elle arriva donc un peu essoufflée devant l'entrée du château, qu'elle aperçu de loin, voyant Alexandre l'attendre, assis sur un rocher. Elle pouvait déjà entendre, grâce au vent, le bruit des grognements des dragons se trouvant dans les enclos non loin, se mêlant à la cornemuse qui devait se jouer dans les tours, devinant grâce aux récits de Duncan qu'il devait s'agir de l'Oncle Grégoire. Alexandre, pour sa part semblait parler tout seul, faisant froncer les sourcils de la Gryffondor qui finit par arriver enfin assez près pour voir qu'il parlait à un fantôme. Les joues un peu rouge à cause de l'effort, ce qui n'était pas dur étant donné la pâleur naturelle de la jeune femme, elle attendit d'être à portée pour lever le bras et de l'agiter pour se faire remarquer, lançant dans l'air quelques mots.

- Mon oooooooncle !

Un grand sourire aux lèvres, ça devait être la première fois qu'elle l'appelait ainsi, et elle avait dans l'idée que ça resterait épisodique. Puis finalement, lorsqu'elle fut plus proche, elle se reprit, s'arr^tant face à lui.

- Bonjour m'sieur MacFusty ! Désolée, j'arrive un peu plus tard que prévu je crois. Et...

Et là gros bug, voyant le fantôme qui accompagnait Alexandre. Elle reste comme ça, immobile, geste suspendu, bouche ouverte, et air un peu bête en prime. Ah ouais, ça, elle l'avait pas vu venir.

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Jeu 9 Aoû - 18:28
Une chevelure argentée disparaît derrière un rayonnage. Le spectre est à la recherche de quelque chose. Ou plutôt de quelqu'un, fouinant entre les rangées. Elle l'avait vu entrer, il y avait peu, sans doute à la recherche de détails au sujet de certaines maladies des Dragons, puisqu'il lui avait semblé entendre, au détour d'une conversation, que plusieurs bêtes avaient montré des symptômes inhabituels. Et c'est après quelques instants de recherche qu'elle l'aperçoit, dans sa stature fière, le visage baissé sur un épais grimoire.
Un tremblement saisit brusquement les murs, mais aucun de nos deux protagonistes ne semblent s'en offusquer. À peine le plus vivant des deux lève-t-il un bras pour se tenir à la lourde étagère pour se maintenir. Et les tremblements s'accompagnent d'un bruit sourd, alors que la pièce, prise d'une soudaine lubie, a décidé d'aller se perdre ailleurs dans le château. Cela perturbe au début, mais tous les membres du clan MacFusty vous dira qu'on s'y fait vite, à cette drôle de sensation qui vous prend brusquement lorsqu'une pièce du château décide d'aller se dégourdir les jambes.
Alors Emily MacFusty – ayant décidé de reprendre le patronyme du clan après être revenue parmi eux – fait comme si de rien était et va s'asseoir sur le haut de l'étagère, observant son descendant – enfin, techniquement son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-(...) petit neveu – avant de prendre la parole.

« Alors, c'est aujourd'hui qu'elle vient, cette petite dont vous m'avez parlé? »

Alexandre ne lève même pas les yeux de l'ouvrage qu'il est en train de consulter. Il comprend l'impatience du fantôme. Duncan et lui avaient tôt fait de lui raconter comment ils avaient rencontré une jeune fille lui ressemblant trait pour trait, une descendante de la lignée des Nott. Et ils avaient vite pu faire le lien avec le clan en constatant le caractère de la jeune fille.
Une résurgence du gêne des gardiens de dragons ? Sans doute, oui. Elle avait ce tempéramment fort, impulsif, et un peu fou qui allait avec ceux qui se destinaient à cette noble tâche. Peut-être ferait-elle comme son ancêtre et choisirait-elle de revenir parmi les siens au lieu de rester dans une société qui ne lui correspondait pas ? Allez savoir, seul l'avenir saurait le leur dire.
L'homme se contente de hocher la tête, frustrant le spectre par son silence. Elle descend de l'étagère, pour venir s'appuyer contre le meuble, à côté de lui.

« Et elle arrive quand ? Parce que l'aube s'est levée il y a un moment déjà, c'est tout brumeux... Et les dragons n'ont même pas encore commencé à hurler, donc...
- Emily. Patience. »

Elle grogne pour toute réponse et se remet à flotter dans la bibliothèque, incapable de tenir en place. Elle avait hâte de voir cette fille qui lui ressemblait tant. Elle se doutait qu'Alexandre, lui, devait redouter un peu cette venue. Non par souci d'autorité ou de problème avec Duncan, mais de sécurité. Elle le comprenait : n'avait-elle pas elle-même maintes fois tenté de participer aux expéditions de manière totalement... Inacceptée ? Si cette gamine lui ressemblait tant, elle essaierait également, il y avait tout à parier là-dessus. Et l'effet de groupe serait sans doute redoutable, si elle se mettait de mèche avec le dernier né de la lignée...
Les tremblements cessent brusquement, la pièce est à nouveau plongée dans le silence le plus total. Le professeur lâche l'étagère, feuillette encore un peu son ouvrage, sous le regard agacée du spectre qui n'accepte décidément pas une telle inactivité ! Mince, c'était un grand jour, l'une des leur leur revenait, nom d'un dragon !
Mais il ne semble pas s'en préoccuper. Depuis quelle heure était-il réveillé, au juste ? Avait-il seulement dormi ? Ce petit était insomniaque, de ce qu'elle savait, peut-être avait-il décidé de...

Le son d'une cornemuse la coupe dans ses pensées qu'elle se retient fort de ne pas déblatérer dans le silence entretenu par son descendant. Elle le voit qui lève alors la tête, mémorise la page du grimoire, le ferme et le range.
« Aaah ! C'est l'heure ! »
Il sourit vaguement, secouant la tête. L'Oncle Grégoire qui sortait la cornemuse, c'était que sa fillote arrivait ! Ou du moins que la navette était partie la chercher... Ce qui en soit était presque la même chose, non ? Pfufufu, ne jouons pas là dessus. Impatiente, Emily traverse la bibliothèque, le mur, le château, pour aller se placer devant la porte. Alexandre, lui, se met calmement en marche pour sortir de la pièce. En fermant la porte, il regarde autour de lui pour identifier le couloir et savoir où elle avait décidé de se poser après sa promenade – la bibliothèque, pas la porte – et se glisse dans les couloirs pour retourner au rez-de-chaussée, où il croise...

« Il m'agace, Dáibhidh, il m'agace ! Jouer de la cornemuse à sept heures du matin ! SEPT HEURES !
- C'est le départ de la navette, l'arrivée de l'amie de Duncan est un événement pour Grégoire, ma douce.
- Événement ou non, il serait bon que... »

Alexandre passe devant le couple habitant le château à l'année en dévalant les escaliers. Il fait signe à son père en passant dans le dos de sa mère, compatissant avec le fait de devoir supporter la dispute de bon matin. Et puis, Fenella pourrait être un peu plus compréhensive : il était pratiquement huit heures après tout. Enfin, lui n'était là que pour consulter la bibliothèque, donc autant ne pas se faire remarquer.
Il échange un signe de tête avec Oswald, une révérence avec la Tante Huguette, et pousse les lourdes portes pour retourner à l'extérieur.

La brume typique des paysages insulaires est déjà là, étendant son manteau blanchâtre sur tout l'archipel. Il fait frais pour un mois d'août, mais, tee-shirt sur le dos, Alexandre ne s'en formalise pas – on dira qu'il est habitué. Voyant au loin, la navette trancher le brouillard et les flots, il décide de s'asseoir sur une roche conséquente après être grimpé dessus sans l'ombre d'une difficulté. Il passe au travers d'Emily au passage, laquelle proteste avec véhémence avant de flotter à côté de lui.
S'en suit une conversation qui n'est pas des plus intéressantes, croyez moi. Bien sûr, Emily essaie d'en savoir plus sur Esther, sur toile de fond de Grégoire et de sa chère cornemuse. Mais Alexandre, silencieux, guette plus les cieux et les dragons qui passent de temps à autres, ombres parmi les épais nuages des Highlands.

« Et il se passe quoi, à la Réserve, au juste ?
- … Des cas de maladies. Je crois qu'il y a une petite épidémie, rien de méchant. Tant qu'ils ne perdent ni crocs ni écailles...
- Vous savez ce que c'est?
- D'après les anciens et les grimoires, c'est un genre de grippe. Il n'a pas fait assez chaud, cet été, donc les dragons sont fragilisés. Rien de méchant, tu sais.
- Bien, inutile d'en parler plus longtemps alors. Parle moi plutôt de cette petite, tu veux bien. C'est une Gryffondor alors ? Aha, ce doit être la première Nott à aller dans cette maison depuis... depuis...
- Longtemps. Même toi tu n'y es pas allée.
- … C'est bien le signe de ma supériorité.
- Ou de ta soumission à la volonté de ta nouvelle famille.
- Je ne te permets pas...
- Cht. Elle arrive. »

Alexandre se redresse sur son rocher en voyant les bras s'agiter dans la brume. Ah, si seulement Duncan avait daigné se lever un peu plus tôt que d'habitude... Il aurait pu accueillir son amie lui-même. C'est pas que lui avait, normalement, d'autres chats à fouetter...
Enfin. La voici qui crie – mon oncle ? Depuis quand l'appelait-elle ainsi ? – et qui s'approche, avec un immense sourire aux lèvres. Il se laisse glisser en bas de la roche pour remettre pied à terre, et jauge la jeune fille avec un sourire.

« Bonjour Esther. Je te présente Emily, un fantôme du clan... Mais tu as déjà du entendre parler d'elle. »

Mais pas le temps de parler plus longtemps d'Emily. Non. Un autre spectre a décidé de s'en mêler. Dans un énorme son de cornemuse discordante, Grégoire a sauté depuis le haut du rempart – grand fou – et bouscule Emily pour s'approcher, souriant de son beau sourire édenté.

« Alors voici la fameuse petite dont parlait le gamin ! Aha, il avait raison, elle te ressemble beaucoup, Emily ! Une vraie petite MacFusty, à n'en pas douter ! Elle va montrer au monde que le clan n'est pas mort, et à ces sassenachs que... »

Et voici déjà Alexandre qui soupire et lève les yeux au ciel.
Il espérait qu'au moins Duncan avait pris la précaution d'avertir Esther de l'excentricité de certains membres de leur famille.

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Sam 11 Aoû - 11:31
A vrai dire, personne n'aurait su dire s'il y avait même eu un jour un Gryffondor chez les Nott, en dehors d'Esther. Toute la lignée connue avait été à Serpentard, et à vrai dire, ça avait été une véritable surprise pour une grande partie de la communauté des sangs-purs de voir Esther y être envoyée. « La déchéance d'une famille », selon certaines mauvaises langues. Mais il y avait toujours Armand et Alissa pour sauver la face, de toute façon, donc elle ne se souciait guère de ce genre de remarque. Elle avait pris un peu l'habitude d'être le vilain petit canard, et si elle avait dû se formaliser à la moindre remarque un peu mauvaise, elle n'en serait pas là où elle en était aujourd'hui. Elle était tout de même une des meilleures élèves de l'école. Mais pour en revenir à nos moutons, Esther était restée figée en voyant Emily. Elle savait bien que Duncan lui avait dit qu'il y avait un fantôme de la famille MacFusty qui lui ressemblait trait pour trait, mais étant donné la tendance du jeune homme à l'exagération lorsqu'il racontait des histoires, elle ne l'avait cru qu'à moitié. Ou plutôt, elle s'était dit qu'en effet, il devait exister une certaine ressemblance, puisqu'évidemment, elle était réellement son ancêtre à elle, mais elle ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit si frappante. En fait, elle ne ferait pas plus âgée qu'elle, elle aurait presque pu passer pour une triplée des jumelles, décédée récemment et qui serait devenue un fantôme. Elle avait presque l'impression de se trouver face à sa jumelle qui aurait décidé de faire une blague aux parents en se faisant passer pour un fantôme. C'était... choquant.

Aussi, elle dû attendre qu'Alexandre prenne la parole pour revenir sur terre. Et pour réussir à la choquer à nouveau. Mais moins, quand même. Non, parce qu'un professeur qui l'appelait par son prénom, ça lui faisait un peu bizarre, quand même. Habituée au miss Nott venant d'Alexandre, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il change de dénomination simplement parce qu'elle venait le voir ici. Bon, il faut dire qu'il semblait aussi un peu différent par rapport au reste de l'année où elle le voyait. Elle hocha alors la tête à sa question. Oui, elle en avait déjà entendu parler, évidemment. Elle se tourna alors vers Emily qui se tenait là.

- Oui, Duncan m'en a déjà parlé pendant ma première année... Mais c'est...
- Perturbant ?
- Exacte-

Mais à nouveau, Esther ne pu pas vraiment finir le mot qu'elle s'apprêtait à dire, sourire aux lèvres, alors que la fantôme avait un éclat – si on pouvait dire ça comme ça – de malice aux fond des yeux, visiblement très intéressée par la Gryffondor, lui tournant autour en flottant, l'observant sous tous les angles tel le vautour moyen. Elle fut interrompue par le son discordant de la cornemuse de l'Oncle Grégoire évidemment, qui sautait du haut de la tour du château pour atterrir plus bas et arriver rapidement vers le petit groupe, écartant Emily de son chemin, faisant grogner celle-ci. Et même s'il était vrai qu'Esther avait été avertie que les fantômes de la famille MacFusty étaient plutôt particuliers, elle ne s'attendait pas vraiment à ça. Non parce que se retrouver face au spectre d'un homme qui faisait en largeur sa hauteur et jouant de la cornemuse, ça n'arrivait pas tous les jours, sans oublier que ça donnait une allure assez étrange à ce qu'il se passait. Enfin, encore plus qu'avant quoi. Et le haussement de sourcil simultané des deux femelles présentent au discours de Grégoire n'aident pas vraiment à rendre le tout moins bizarre. Et pendant que le plus vieux des sorciers du château poursuit, Esther se tourne vers Alexandre, qui semble ne pas se formaliser de tout ça plus avant. Puis finalement c'est une Emily agacée qui décide d'interrompre son ancêtre. Non parce qu'il était bien mignon là, mais ça devenait un peu long, et même si la Gryffondor semblait fascinée par l'ancêtre, au rythme où ça allait, elle allait passer la nuit ici. Balayant donc d'un geste de la main tout ce qui venait d'être dit, elle prit la parole en venant se placer derrière sa petite fille très éloignée, posant ses mains spectrales sur ses épaules, ou du moins faisant tout comme.

- Grégoire, même si cette jeune femme est sans nul doute de notre lignée, la faire mourir de vieillesse ici n'est sans doute pas chose à faire. Peut-être pourrions-nous lui faire visiter le château, plutôt ~

Parti comme c'était, ils allaient finir par lui demander de rejoindre le clan avant la fin de la journée. Esther tourna son regard vers Alexandre, qui pour sa part ne semblait pas plus perturbé que ça. A croire qu'il s'était attendu à de pareils réactions, de la part des fantômes. Et sans doute était-ce le cas d'ailleurs, puisqu'il les connaissait depuis tout de même assez longtemps pour savoir ça.

- Bah... On devrait peut-être plutôt retrouver Duncan, avec m'sieur MacFusty. Même si vu qu'il n'est pas encore là, je suppose qu'il dort encore.

Parce que mine de rien, elle connaissait la bête. Et puis bon, même sans ça, sachant qu'il était un adolescent en pleine croissance, c'était normal qu'il soit encore dans les bras de Morphée. Ca faisait parti de sa croissance, après tout, il avait besoin de sommeil, et il fallait avouer qu'Esther était arrivée un peu tôt.

- Justement, s'il dort encore pourquoi ne pas en profiter ? Et puis tu seras tellement mieux avec nous après tout ~

Esther commençait à avoir un mauvais pressentiment, pour le coup. Oh, elle se doutait bien qu'Emily ne lui voulait pas de mal, mais quelque chose lui disait que si elle acceptait de la suivre, ça allait mal finir. Jusqu'à ce que les mots magiques soient prononcer par son arrière-arrière-arrière-arrière[...]grand-mère.

- On pourrait te montrer les dragons, par exemple.
- C'est vrai?!

Oui, évidemment, allons montrer à la jeune sorcière des dragons malades et affaiblis, étant, par conséquent, encore plus méfiants qu'à l'accoutumée. Quelle merveilleuse idée. Mais apparemment, Emily ne semblait pas s'en préoccuper outre mesure, souhaitant surtout passer su temps avec cette fille qui lui ressemblait tant et voir jusqu'à quel point cette ressemblance allait. De ce qu'elle avait compris, ça allait jusque dans le caractère, bien que par son côté Gryffondorien, la jeune femme devait peut-être se montrer un peu plus... pas naïve, évidemment, mais si en fait. Quoiqu'Emily avait plus fini chez les Serpentard à cause des circonstances de la vie qu'autre chose. Le regard brillant et plein d'espoir, Esther fixe son professeur. On pouvait presque voir des étoiles danser autour d'elle.

- On pourrait aller voir les dragons, m'sieur ?

C'est qu'elle perdait pas de temps, la petite, pensez-vous bien. Mais évidemment, c'était sans compter les réactions d'Alexandre, et sans oublier de l'autre fantôme présent. Qu'une femme aille voir les dragons... Puis quoi encore ? Non, non, non, ça ne se passerait sans doute pas comme ça. Et puis, il ne fallait pas non plus oublier que Duncan serait sans doute déçu s'il apprenait que son amie avait posé un premier regard sur ces lézards géants crachant du feu sans lui.

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Mar 21 Aoû - 22:42
Le dragon fixe Duncan de son œil reptilien, et le jeune homme le défie du regard. Il n'a pas peur de l'animal. Ses crocs acérés ne l'atteindront pas ; ses griffes tranchantes ne le déchiquetteront pas. Il approche sa main de la créature mythique qui s'agite un peu sans donner signe d'hostilité. Il le touchera, oui.
Et il le domptera.

Sa main caresse les écailles froides du dragon, d'abord au niveau du museau, puis remontant vers la tête et l'aile, à mesure que Duncan se déplace sur le côté, longeant le cou longiligne du Noir des Hébrides. Il parle d'une voix grave, prononce des mots réconfortants à la créature pour ne pas l'effrayer ou l'énerver. Tel le charmeur de serpent, il lui offre un murmure permanent, presque hypnotisant. Il passe sous l'aile, caresse le côté de l'animal et s'extasie devant la puissance qui en émange.

Le chevaucher ?
Pourquoi pas.
Pourquoi hésiter, maintenant qu'il est en si bon chemin ?

Souplement, il fait un bond d'une hauteur surprenante et se retrouve juché sur le dragon, juste à l'articulation des ailes, sur une selle qu'il n'avait pas remarquée plus tôt. Il n'arrête toujours pas de parler, son ton devenant plus dur, comme si cela allait avoir une influence sur le reptile ailé.
Et c'en a une !
Les ailes noires s'étirent de part et d'autre des jambes de Duncan, et commencent à battre l'air, soulevant monture et cavalier.

Ils volent !


Un sourire s'étendit sur le visage de Duncan qui resserra sa prise autour de sa couette.

Ils dépassent les nuages et les pics rocheux, et rejoignent bientôt un autre groupe de dragons, plus imposants que celui sur lequel Duncan est juché. Sa monture lui paraît presque ridicule, maintenant, même. Il regarde les autres avec envie, et distingue des silhouettes qui, comme lui, sont parvenues à dompter les plus sauvages des créatures magiques.
La première n'est autre que sa demi-sœur, Aislinn, bientôt suivie d'Orion attaché à un siège pour enfant.

Et puis, voici le troisème.

Le plus terrible.


Les poings de Duncan se contractèrent subitement dans son sommeil, et l'adolescent commença à s'agiter dans son lit, repoussant oreiller et couverture, soudain devenus étouffants.

Simon, vêtu d'une armure aussi noire que les écailles du dragon, adresse à Duncan un sourire carnassier, avant de faire plonger son dragon géant – car celui-ci est disproportionné – sur son beau-fils et sa bête.

Pris de panique, Duncan fait accélérer sa propre monture, mais découvre que l'autre est bien plus rapide que lui, quoi qu'il tente. La mâchoire du dragon s'ouvre, prête à les dévorer, sa monture et lui, et dans un dernier espoir, Duncan roule sur le côté et...


Et tomba du lit, s'écrasant douloureusement au sol. Il grogna sourdement, avant de se répandre en râleries et insultes pour le parquet qui n'avait rien fait. Il secoua la tête de droite à gauche, essayant de remettre de l'ordre dans ses idées, toujours pris dans l'angoisse du rêve qu'il venait de faire.
Pouhapouhapouhaaaaaa !

Simon dans ses rêves, il ne lui manquait plus que ça. Les dragons passaient encore, mais alors lui ! Cette face de troll, ce crottin de sombral, cette morve de dragon ! Il verrait ce qu'il verrait, celui-là, grunt ! Duncan cessa de copuler avec le sol et se releva en massant son bras endolori par la chute. Maintenant qu'il était réveillé, il n'avait plus qu'à se préparer pour accueillir Esther !
L'esprit embrumé, il chercha un quelconque objet indiquant l'heure : 7h15, indiquait son réveil mécanique.

….

« Aaaah mais putaaaaaaaaaaaain !! »

Précipitamment, il se rua sur son armoire, en tirant un t-shirt d'un orange défraîchi et un pantalon troué aux fesses, garda son caleçon de nuit, et courut jusqu'à la salle de bain.... pour se rincer la bouche à l'eau, histoire de ne pas avoir une halène trop de chacal, et se dépêcha de regagner le premier portoloin de l'île pouvant le mener jusqu'à l'île principale.

Un tour de manège plus tard, Duncan arrivait non loin du château MacFusty qu'il rejoignit aussi vite que possible, espérant qu'il y trouverait sa cousine. Ses efforts ne furent pas vains, puisqu'elle attendait là, en compagnie d'Alexandre et de la cousine Emily. Il n'eut que le temps d'entendre la question qu'elle posa – ie aller voir les dragons – avant de lui sauter littéralement dessus en hurlant :
« Cousiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine !! Désolé d'être en retard je me suis pas levé ! Ça va, t'as fait bon voyage ? T'es pas trop fatiguée ? Cousine Emily t'as pas fait peur ? Papa a pas été méchant ? Si tu veux moi je t'accompagne voir les dragons, tu verras ils sont juste trop trop trop trop trop trop trop trop cool !!! »

Oui, il était vaguement excité et ça se ressentait dans sa façon de bombarder Esther de question. Que voulez-vous, elle lui avait manqué, il était en retard, et en plus il venait de faire un cauchemar. Autant de raisons pour le pousser à un tel comportement.


Dernière édition par Duncan T. MacFusty le Mer 22 Aoû - 10:42, édité 4 fois

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Mer 22 Aoû - 10:22
Silencieux, debout à côté de son rocher, Alexandre observe les deux fantômes qui tournent autour de la jeune fille. Emily avait impatiemment attendu ce retour, et pour cause : enfin le retour de la lignée, enfin ses gênes avaient percé la carapace des Nott et étaient remontés à la surface. Cinq cent ans qu'elle attendait ça, quand même !
Et du coup, après effusions et examen rapide de la jeune fille, il les entend qui veulent lui faire visiter le château. Lui se contente de hausser un sourcil : à quoi bon ? Ce château était incapable de rester identique plus de vingt-quatre heures d'affilé, avec des pièces qui bougeaient en tous sens dès que l'envie leur en prenait... Tous ce qu'ils réussiraient à faire, ce serait perdre son élève dans les méandres des oubliettes.
Ah ça, elle allait vite rencontrer les restes de l'Oncle Grégoire...
Il laisse pourtant Esther gérer seule et faire leur connaissance, résistant à la tentation d'allumer une cigarette. Duncan ? Oui, il dormait. Il avait voulu le réveiller avant de partir, mais ça avait été définitivement trop tôt dans la nuit de l'adolescent qui n'avait même pas réagi. Ou bien Alexandre n'y avait-il pas mis assez de bonne volonté, incapable de tirer son fils d'un sommeil bienheureux, comme lui n'en avait plus depuis des années... Allez savoir !
Alors à peine hoche-t-il la tête pour confirmer les paroles d'Esther que déjà Emily en profite pour rebondir. Bah tiens, ça l'aurait étonné aussi. Ses sourcils se froncent quand il remarque sa sournoiserie, et à voir son ancêtre Grégoire froncer les sourcils à son tour, il n'a plus de doute sur le fait que la suite lui déplaise.


Les dragons ?!
Bordel... C'était vrai qu'Emily avait tenté, des siècles plus tôt, de rompre avec leurs traditions patriarcales et d'approcher les dragons. Si aujourd'hui les choses tendaient à changer, c'était encore difficilement. Et là, le problème ne se posait pas particulièrement par machisme, mais par sécurité. La jeune Nott n'avait jamais rencontré de dragons de sa vie, et vu leur méfiance actuelle – liée à la faiblesse de leur santé – elle ne ferait pas de longs os dans l'enclot.
Mais avant même qu'il ne puisse dire quoi que ce soit...

« Certainement pas. » fait l'oncle Grégoire en secouant la tête. « Une femme dans les enclots... Quelle idée !
- Les choses changent mon oncle. » rétorque Alexandre, d'une voix calme, alors que ses yeux se perdent au loin. Il a entendu le bruit d'un portoloin... Et ses yeux accrochent rapidement Mini-Lui qui se précipite vers eux, le faisant sourire comme Esther l'aura sans doute rarement vu à l'école ; finalement, Duncan avait réussi à se tirer du lit.
Et le voici qui saute sur Esther, faisant sursauter l'Oncle Grégoire et...
« Jeune homme ! En voici des manières ! On ne saute pas au cou des demoiselles, c'est indécent ! » Tiens, il s'était dit, justement, que l'Oncle Grégoire sans la Tante Huguette derrière, ça n'arrivait pas souvent... Ses yeux bleus se posent sur elle, avec calme, alors que la joute verbale commence, en français d'un côté, en gaélique de l'autre, sans qu'ils ne prennent la peine de s'écouter... Et ils parlent donc en même temps.

« Laisse ce garçon tranquille, femme ! Il a tout à fait le droit d'accueillir ses amis comme un digne héritier du clan, une cousine de surcroît...
- Il y a des règles à respecter pour se conduire en société, d'autant plus si c'est sa cousine ! Un comportement incestueux mes aïeux, que mon corps se retourne dans sa tombe...

- Suffit ! » Et voici que les deux fantômes se taisent, se tournant vers Alexandre, qui dans un accent bien tranché a mis fin à la dispute. « Laissez les tranquille, un peu. Toi aussi, Emily. »

L'homme, le seul vivant ici, passe une main sur son visage, comme pour reprendre ses esprits... Ou passer outre ces incidents qui se déclenchent à peine la jeune fille arrivée.

« Bonjour, Duncan. » fait-il pour commencer. « Je vais vous laisser, ils ont besoin d'aide dans les enclots. N'y allez pas, les bêtes sont agressives, on verra dans la semaine pour les approcher, éventuellement. » Il insiste bien sur ce mot, pour s'assurer qu'ils comprennent que ça n'était pas gagné. « Les règles sont les mêmes que d'habitude jeune homme. Fais attention si vous allez gambader, Esther n'a sans doute pas les mêmes habitudes de la montagne que toi. »
Les règles habituelles ?
Ne pas s'approcher des enclots, des nids, ne pas retourner du côté moldu des îles. Globalement, c'était ça. Les enfants du clan étaient très libres, au final. Mais il ne doutait pas que Duncan respecterait ces directives. Au pire, il y aurait toujours quelqu'un du clan pour veiller, du moins vi à vis des dragons. Depuis qu'il s'était fait attaquer, dix ans plus tôt, et que Lou&lui avaient méchamment engueulé les responsables...
Bref.

« Amusez vous bien. Soyez de retour au château pour ce soir, le repas se prendra ici... » Bonne nouvelle, ça serait mangeable. « Pour ce midi, il y a des sandwich à la maison, Wee Boy, des fois que vous vouliez gambader. » Il guette les cieux, alors qu'un dragon survole, visible par son ombre gigantesque au travers des nuages.
« Passez une bonne journée, jeunes gens. »
Et pop.
Il avait transplané... Laissant les deux adolescents en présence des fantômes.

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Jeu 23 Aoû - 19:53
En voilà une Esther pleine d'espoir. Voir des dragons. Le rêve. Enfin, les voir de près serait plus juste, car aucun doute qu'elle en verrait bien quelques uns de loin. Et elle était déjà contente de ce fait, mais si elle pouvait en voir plus... Comme on dit souvent « Tendez leur la main et ils prendront le bras. » Même si la situation était un peu différente pour le coup. Il fallait qu'Esther garde bien en tête que le simple fait d se trouver ici était exceptionnel, puisque ce n'était pas n'importe qui qui pouvait venir sur les îles des Hébrides et encore moins recevoir l'accueil des fantômes du clan, avec la cornemuse de l'Oncle Grégoire en plus. En tout cas la Gryffondor est toute excitée d'être ici, et déborde d'énergie. Elle est prête à gravir les montagnes pour aller dans les nids et à aller toucher les dragons et dormir avec eux ! Oui, elle s'emballe un peu là. Un peu beaucoup même. Enfin bref. Alors qu'elle regardait avec beaucoup d'espoir le professeur MacFusty, ce dernier semblait dubitatif. Mais ce n'est pas lui qui répond en premier, non, c'est le vieux bonhomme aussi grand que large qui prend un air qu'on pourrait peut-être qualifier de sévère, dans la mesure où ses sourcils étaient toujours froncés. Et puis au vu de ce qu'il disait, sans doute était-il un peu choqué par la proposition. Pourtant, Emily avait dû se plaindre à de nombreuses reprises des traditions stupides du clan, aussi stupides que celles des sangs-purs à ses yeux. Et surtout totalement obsolètes. La pureté du sang ainsi que la supériorité de celui-ci n'étaient que des bêtises, au même tite que la supériorité des hommes sur les femmes, et leur pseudo-rôle dans la société. S'occuper des enfants et nourrir les hommes en restant dans les cuisines, ou bien encore confectionner des plaides ou elle ne savait quoi encore. Non, ce n'était point là la place de la femme. Celle-ci devait se tenir au même rang que l'homme et avoir autant de droit que ces derniers. Notamment en ce qui concernait le rôle de Gardien de Dragon. Même s'il fallait admettre que sa descendante était peut-être un peu fluette pour ça. Mais avec un peu d'entraînement, ça passerait très bien ! D'ailleurs Alexandre était tout à fait de cet avis. Ou du moins de celui que les choses changeaient. Mais la conversation n'a pas vraiment le temps de se poursuivre qu'Esther constate, en suivant le regard de son professeur, que Duncan arrive et lui saute au cou avant qu'elle n'ait le temps de dire « Quidditch ».

Et comme ce saut avait été littéral, Esther tituba quelque peu en arrière, manquant de tomber en se retenant de justesse contre un rocher, avant de serrer Duncan contre elle aussi fort qu'elle le pouvait. Puis de prendre ses distances et... Nom d'un dragon ! Mais il avait grandit le bougre ! Il était déjà plus grand qu'elle avant, mais là il devait faire quasiment dix centimètres de plus qu'elle ! Depuis quand était-il si grand ?! Bon sang, elle ne l'avait quitté que deux mois pourtant. C'est que ça grandit vite ces bêtes là, c'est pas possible !
Esther se retrouve bombardée de question par Duncan qui ne lui laisse même pas le temps de répondre et l'assassine à moitié au passage. Ca se sentait bien qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de se préparer. Entre les cheveux, l'allure générale et l'odeur... Duncan allait finir à la mer au rythme où ça allait, avec du savon de préférence.

En tout cas, ça signa l'arrivée d'un nouveau fantôme. Ou plutôt d'une nouvelle fantôme, une femme qui rappelait vaguement à Esther l'image qu'elle se faisait des bavaroises. Elle l'observa un instant, imposante. De ce qu'elle savait de la mythologie MacFustienne, il devait s'agir de la Tante Huguette, femme de l'Oncle Grégoire avec qui elle engagea un début de joute verbale qu'Esther suivit avec plus ou moins d'intérêt, ne la comprenant qu'à moitié, alors qu'elle était fort occupée à observer les changements qui s'étaient opérés chez Duncan. Il n'y avait pas grand chose à dire en dehors de sa taille. Son regard retourna à Alexandre lorsque celui-ci stoppa les fantômes, après qu'Esther en ait lancé un complice à Dundun. Emily grommela un peu à la remarque de l'héritier du clan mais se tut, alors qu'il s'adressait aux enfants. Elle attendrait qu'il soit parti pour leur parler un peu plus. La Gryffondor pour sa part adopte son attitude d'élève attentive avec son professeur, alors qu'il s'adresse au plus jeune, avant de continuer. Et à l'annonce qu'elle pourrait peut-être s'approcher des dragons, Esther fait un grand bond de joie.

- Vrai ? C'est génial ! Hein Dundun ?!

Même si ça n'était pas gagné, la perspective d'aller voir une de ces imposantes créatures de près rendait Esther folle de joie. Même si elle essaya rapidement de se calmer pour écouter la suite. Alexandre finit de sonner ses directives, Esther hochant vigoureusement la tête avant de regarder l'homme disparaître. Esther se tourna alors vers Duncan, les yeux brillants.

- C'est trop bien Duncan, j'suis trop contente de te voir, et ça va être trop génial !

C'est qu'elle en aurait presque oublié les fantômes. Jusqu'à ce qu'Emily se racle la gorge.

- Nous allons nous retirer également, je pense. Regard aux deux autres fantômes, qui semblent attendre que les jeunes soient assez loin pour reprendre leur dispute. Bonne chance à vous deux, et amusez-vous bien. Je suis fière de voir ma descendance revenir ici après tant d'année. Peut-être aurons-nous une autre occasion de parler. Au revoir.

Esther se sentait un peu mal à l'aise pour le coup. Elle observa la cousine Emily s'éloigner avec le couple fantomatique qui discutait aimablement, après de rapides saluts, puis une fois loin elle retourna à Duncan. Bon, c'est pas qu'elle était là pour lui à l'origine, mais c'était tout comme. Passant un bras par dessus son épaule avec difficulté, elle lui lança un regard de connivence.

- Bon, et si on allait voir ton chez toi, mon grand cachalot qui sent le poisson plus très frais. Faut que je réponde à tes questions, que tu te lave un peu avant de me tuer de ton haleine, que tu me racontes ton été, que tu me fasses visiter le coin... Et que tu me dises quand tu vas arrêter de grandir aussi !

Oui, tout ça. Esther était assez pour passer chez le professeur pour que son ami se prépare, qu'elle pose ses affaires et qu'ensuite ils aillent gambader et se trouver un endroit avec une belle vue où manger un morceau. Avant de retourner gambader encore. Bref, ils auraient de quoi s'occuper toute la journée. Elle finit par le lâcher pour prendre son sac.

- Non parce qu'un jour, tu vas finir la tête dans les nuages. Littéralement. Et moi avec un de ces torticolis !

Et c'est ainsi que commencèrent les aventures épiques de ces deux jeunes gens qui n'avaient plus qu'à commencer leur quête.

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Dim 26 Aoû - 17:56
« Bonjour Papa ! » glissa l’adolescent en réponse au salut de son père, avant d’écouter posément ses instructions, hochant la tête docilement. Bêtes malades, il savait très bien ce que cela signifiait. Lui-même était tenu à l’écart des enclos dans ce cas-ci pour éviter tout accident. Il avait déjà tâté des griffes de dragons, et les accidents n’étaient pas si rares que ça pour les membres du clan. Hors de question qu’Esther et lui finissent rôtis par un jet de flammes qu’ils n’auraient pu esquiver ou détourner.
Ils avaient à manger et carte blanche, à peu de chose près, la journée s’annonçait donc radieuse, et Duncan ne regretta pas le transplanage de son père. Les reproches de ses spectres d’ancêtres étaient tombés dans l’oreille d’un sourd, et il ignorait déjà leur présence. Il partageait l’enthousiasme d’Esther à l’idée d’aller voir les dragons plus tard dans la semaine, et ses dents blanches étaient dévoilées en un sourire radieux.
« A bientôt, Cousine Emily ! Et Oncle Grégoire, Tante Huguette, soyez sages ! » Sa familiarité arracha une nouvelle grimace au couple spectral, mais ils partirent sans rien ajouter, laissant les deux adolescents, bien vivants, se retrouver après plus d’un mois de séparation.

« Baaaah ! Dis toi que plus j’suis grand, moins tu risques de supporter mon haleine. J’aurai plus besoin de faire l’effort de me brosser les dents pour toi, comme ça. Faut voir le bon côté des choses ! » Il ponctua sa phrase d’un rire, avant d’entraîner Esther vers le portoloin le plus proche – sans doute le même qu’il avait pris pour venir – pour tout de même répondre à sa demande.
C’était en effet la moindre des choses que de lui faire visiter sa maison, et ils pourraient en même temps récupérer les sandwichs avant d’explorer les îles Hébrides pendant toute la journée. Et puis, ils avaient tous les deux énormément de choses à se raconter.
« Je sais pas si je t’ai déjà expliqué comment ça marche ici. En fait, on est toujours très indépendants. Les adultes ont réussi à faire installer un réseau de portoloins sur toutes les îles. Il y a beaucoup de membres du clan qui vivent sur des îles isolées, et ça a vite paru important aux adultes de permettre aux jeunes de circuler entre les îles sans l’aide d’une personne majeure pour transplaner. Et la poudre de cheminette, c’est sympa mais bon… T’imagine, si je rentre à sept heure du soir ? Je rentre chez les gens pendant qu’ils dînent, j’utilise leur cheminée et je vais jusque chez moi… »
Et bla, et bla, et bla. En même temps qu’il conduit Esther au portoloin, Duncan explique donc que ceux-ci sont présents sur chaque île, que les mineurs peuvent les utiliser à volonté pour aller d’une île à l’autre, et que les parents les laissent très libres, souvent occupés toute la journée avec les dragons ou pris par leur travail à l’extérieur du clan. C’était d’ailleurs grâce à ça qu’il passait toujours de si bonnes vacances ici ; il n’avait pas à suivre le rythme de son père et pouvait se réveiller plus tard, avant d’aller vaquer à ses occupations où bon lui semblait.

Ils arrivèrent au portoloin et Duncan se tût le temps du transport. Les deux jeunes gens atterrirent juste à côté de la maison d’Alexandre que Duncan désigna d’un signe de la main cérémonieux.
« Je te présente la maison MacFusty. Bienvenue chez moi ! » Il ne lui laissa qu’à peine le temps d’appréhender la maison avant de l’attirer à l’intérieur et de lui faire faire un tour des pièces, agrémentant chaque lui d’une petite anecdote. La fameuse cuisine, où son père lui faisait les meilleurs pancakes du monde ; le séjour, dans lequel il s’était entrainé à saboter ses potions – la tâche au plafond au dessus du tapis était d’ailleurs un reste d’une explosion de chaudron – pour mieux nuire à Simon en cours ; la chambre d’Alexandre, dont il ne montra que la porte ; la salle de bain, qu’il ne fréquentait que très peu pour mieux conserver son arôme masculin ; et enfin, sa chambre.
La pièce était en joyeux bordel, bien entendu. La couette de Duncan avait glissé à terre en même temps que l’adolescent, quelques caleçons sales traînaient dans un coin, tandis que plusieurs magasines dépassaient de sous son lit – certains plus innocents que d’autres. La caverne d’un ours n’eut pas fait pire impression. Duncan aurait abandonné un cadavre de rat dans un coin que ça n’aurait surpris personne.
Seuls son bureau et sa bibliothèque étaient rangés ; sur l’un, des croquis d’animaux en tout genre étaient soigneusement empilés et annotés, sur l’autre, les ouvrages étaient classés et rangés par genres, auteurs et titres.
« Y’a des débris de plumes et tout par terre, mais t’inquiète. J’demanderai à Papa de nettoyer ce soir d’un coup de baguette. Ou tu lui demanderas, si t’es assez aimable ça devrait pas l’embêter. J’te laisse continuer d’explorer, y’a rien de perso. Enfin, rien que je veuille te cacher. J’vais me doucher, puisque t’y tiens. Mais demain, j’m’en moque tu me forceras pas. Là c’est parce que tu m’as manqué ! »
Il lui met une bourrade affectueuse dans l’épaule, saisit dans son armoire – en bordel – un pantalon en toile noire et un t-shirt aux couleurs de l’Ecosse avant de disparaître dans la salle de bain le temps de se prendre une douche plus que nécessaire.

Il n’en ressortit qu’un quart d’heure plus tard, haleine fraiche et cheveux coiffés, parfaitement propre. Pauvre Duncan, son viril parfum avait momentanément disparu et il allait devoir le retravailler quelques temps. Enfin, pour l’instant, Esther n’aurait au moins plus aucune répugnance à respirer l’air qu’ils partageaient.
« On a toute la journée à tuer, alors je sais pas trop ce que tu préfères. Tu préfères qu’on reste un peu causer ici ou qu’on se trouve un coin où se balader ? Comme ça, on pourrait aller pique-niquer sur la côte… Les dragons survolent beaucoup la mer, et il y a d’autres créatures sympas, par là-bas. Oh, et je connais des supers spots d’escalade ! Même des faciles, vu que tu as peut-être pas trop l’habitude… »
En même temps qu’il parlait, Duncan révisait dans son esprit ses coins les plus préférés. Il y avait bien la crique où il avait entrainé Moira pour leur première fois, mais ce serait peut-être incorrect d’imposer ça à Esther ; il pouvait aussi la mener là où il avait fait de l’escalade pour la première fois… Ou alors pouvait-il lui faire visiter le manoir des MacFusty ? Non, pour ça, il aurait d’autres occasions. Nul doute que les grands-parents les inviteraient à dîner plus tard.
« Tiens, je sais. Il y a une île déserte que j’aime bien fréquenter. J’y allais souvent quand je ne voulais pas que mon père me retrouve. » Il prit un sac à dos dans sa chambre, l’épousseta brièvement, et entraina Esther à sa suite jusque dans la salle de bain pour y prendre des vivres pour la journée – eau, sandwichs, gâteaux et fruits – avant de le mettre sur son dos et de guider sa cousine vers un autre portoloin, un peu plus éloigné cette fois.
« Bon. Pendant qu’on y va, tu peux répondre à mes questions un peu. Le voyage ? Ton père ? Et la tante Emily, alors ? T’as vu, je t’avais dit qu’on dirait ta jumelle ! Enfin, ta triplée, du coup… »

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Mar 18 Sep - 17:17
« Si tu l'fais pas pour moi, fais-le au moins pour les filles que tu vas embrasser ! »

Elle leva les yeux au ciel, et se laissa finalement gagner par un rire également, avant de le suivre jusqu'au portoloin, tout en reprenant son souffle. Il lui explique le fonctionnement de l'île, et Esther haussa un sourcil. Elle ne s'attendait pas à ça. Bien sûr, elle se doutait qu'ils avaient installés un système pour voyager entre les îles, mais elle aurait pensé à quelque chose de... différent, un peu inédit. Mais les portoloins, c'était bien aussi ! Même si peu de gens aimaient la sensation désagréable du tourbillonnement. Elle-même n'appréciait pas particulièrement, mais elle faisait avec en général. Et puis bon, dans le cas présent, il s'agissait d'offrir aux jeunes un minimum d’autonomie pour éviter qu'ils ne passent leur journée isolés sur une pauvre petite île de rien du tout. C'était sans doute mieux ainsi, même si Esther ne mesurait pas encore tout à fait la porté de la chose. Elle ne se rendait pas compte d'à quel point ça offrait des libertés aux jeunes. Bien sûr, elle s'en doutait, mais ayant toujours vécu dans un univers plutôt stricte, elle avait du mal à imaginer des parents laissant leurs enfants comme ça, livrés à eux même presque. Mais il fallait bien avouer une chose : c'est qu'une fois qu'elle aurait goûté à la chose, le retour à la réalité serait bien rude. M'enfin, pour le moment, il fallait prendre le portoloin.

Ils arrivèrent finalement devant la maison, et la jeune femme fut plutôt surprise en constatant l'architecture un peu... étrange de celle-ci. Assez traditionnelle. En fait, ça lui évoquait plus une cabane de bûcheron qu'autre chose. Même si ça restait grand, pour une cabane. En tout cas, ça la changeait du majestueux manoir, le côté un peu rustique de l'habitat. Duncan lui présenta de façon un peu pompeuse, ce qui fit hausser un sourcil à la jeune femme qui sourit également.

« Ca a l'air cool ! »

L'intérieur était en tout cas plutôt particulier. Le couloir, ou ce qui lui faisait penser à ça, était très en hauteur, et était parsemé de poutres à diverses hauteurs. La plupart des pièces de tous les jours se trouvaient de plein pieds, alors que les chambres se trouvaient en hauteur, à des demi-niveaux, et où s'y hisser n'était pas franchement simple comme Esther en fit rapidement la découverte. Bon sang, elle savait, ou plutôt elle se doutait que le professeur MacFusty avait un grain, mais à ce point là... C'était trop cool ! Quand est-ce qu'elle emménageait ?! Après cette courte visite, les deux rouges et ors établirent leur camp dans la chambre du jeune mâle. Chambre ô combien mal entretenu, ce qui fit sourire Esther, qui ne s'attendait pas vraiment à quelque chose de différent. De même qu'elle ne fut pas trop surprise de voir que la bibliothèque et le bureau restaient les seuls espaces rangés. Elle avança prudemment à travers la pièce, évitant caleçons et chaussettes, posant son bagage dans un coin à l'air sain, et elle se tourna vers Duncan qui déclara qu'il allait se doucher.

« Ca marche. Et promis, demain je te laisserai tranquille. »

Mais pour après-demain, ça serait une autre histoire. Un jour, Esther gagnerait sa guerre contre l'âcre parfum masculin que Duncan semblait vouloir entretenir. Pauvre garçon. A sa bourrade, elle lui met un coup de poing doucement dans l'épaule. Yeah Bro \o/
Elle le regarda quitter la pièce, et après un rapide coup d'oeil autour d'elle, elle chercha un endroit pas trop risqué où s'asseoir. Evidemment, son choix se porta sur le fauteuil du bureau. Mais avant ça.. elle alla ouvrir la fenêtre, histoire d'aérer un peu et de laisser le parfum viril de la chambre de Duncan se renouveler un peu. Non parce que c'est sûr que là, ça sent l'homme, le vrai, celui mort depuis quinze jours. Bref. Elle retourne s'installer, toujours en prenant garde d'où elle marche. Et hop, la voilà assise, qui prend la première chose qui lui passe sous la main. Ou plutôt, elle voit un magazine qui traîne sous le lit du jeune homme, mal rangé et la curiosité l'emporte, elle va le chercher. Et bingo, c'est un magazine assez... Hum... intéressant. Avec plein d'arguments de taille. Une grimace plus tard, elle le repose à sa place, retourne s'asseoir, et laisse son choix se porter sur un livre du bureau.

Les quinze minutes s'écoulent alors. Et le grand jeune homme revient. Et il parle. Encore. Bon sang, avec les deux là, le pauvre Alexandre allait souffrir des oreilles vu comme ils étaient bavards.

« Ce que tu veux, tant qu'on reste pas enfermés. J'ai déjà pas eu trop le droit de sortir ces jours-ci... Donc, on va dehors. » Et hop, le voilà qui parle déjà d'une île déserte. Nice, nice, ça allait être trop cool ! Elle le laisse prendre un sac. « J'suppose que c'est pas la peine de te proposer de l'aide pour tout porter, monsieur muscle ? » Elle lui fit un grand sourire et lui donna à son tour une bourrade dans l'épaule, ou plutôt dans le haut du bras étant donné qu'il était plus grand maintenant. Et les voilà qui quittent la maison, laissant derrière eux ce merveilleux confort.

«  Hey, doucement, on dirait une de ces mitrailleuse moldue. Sauf pour les questions. » Elle parlait en même temps qu'ils descendaient le chemin. Ils avaient un peu de temps, autant le mettre à profit. Ce n'était pas en grimpant qu'ils pourraient parler. Quoique... Entre deux prises, peut-être, s'ils escaladaient vraiment. « Alors, mon père, bah... il était pas super content de me laisser ici mais bon, au moins il a attendu que le bateau arrive. D'ailleurs ça fait très bateau fantôme, c'est génial ! Et votre passeur est hyper vieux. Il doit avoir au moins cent quarante ans. Bref. » Elle marque une pause, histoire de pouvoir respirer un peu, alors qu'ils avancent toujours. Parler en marchant, c'était pas toujours simple, mais elle avait l'entraînement. Alors ça allait. « Et puis j'avoue, elle nous ressemble vraiment. J'avoue que quand tu m'en parlais, je pensais pas que c'était à ce point. Mais elle est vraiment comme Alissa et moi. En plus vieille. J'suis sûre qu'elle est cool, j'aimerai bien lui reparler si on a le temps. »

Et puis ça parle, et ça dérive, encore et encore. Elle parle du fait qu'elle avait été privée de sortie, et qu'elle avait allégrement désobéit évidemment. Elle évoque l'épisode « Samara », ou sa mère avait faillit les prendre les deux dans le manoir, alors que les sangs dit impurs étaient interdits dans le manoir. Bref, elle évoque son stage de tir à l'arc aussi, où elle avait rencontré une charmante jeune femme, moldue malheureusement, ce qui amène LE sujet. Oui, celui là. Les filles.

« Et toi alors... ?

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Dim 11 Nov - 22:56
Une mitrailleuse, c'était exactement ça. Avec son enthousiasme habituel, Duncan n'en finissait plus d'interroger Esther. Plus d'un mois sans la voir, c'était vraiment trop ! Il n'avait pas grand monde à qui raconter toutes les anecdotes insignifiantes de sa vie, au clan MacFusty. Chez sa mère, encore, il lui suffisait de poursuivre sa mère dans toute la maison pour l'inonder de paroles, mais avec Alexandre, c'était une autre paire de manche. Il suffisait que son père ait décidé qu'il en avait assez des histoires de son fils pour se trouver une occupation quelconque sur l'une des multiples îles du clan. Combien de fois, d'ailleurs, Duncan s'était-il vu forcé d'écourter une de ses passionnantes histoires en plein milieu, parce que son père estimait qu'il était temps pour lui de vérifier qu'un dragon n'était pas malade, ou qu'il devait préparer ses cours, ou encore qu'il devait partir dans une méditation, en solitaire, sur une île déserte ?
La venue d'Esther était vraiment le meilleur événement de ses vacances, foi de dragonnier ! Et l'adolescent écouta la réponse de son amie, évitant d'avancer à trop grandes enjambées pour ne pas distancer la jeune fille. Il était dans un tel état d'excitation qu'il risquait de s'emballer et de forcer son invitée à doubler l'allure alors qu'au final, ils n'étaient pas pressés. Ils avaient la journée devant eux.
Mieux, ils avaient la semaine devant eux.

Il hocha vigoureusement la tête sur la remarque à propos du bateau et du vieux passeur. Ça, c'était une belle source de plaisanteries pour les enfants du clan ; la rumeur voulait d'ailleurs qu'il s'agisse en fait du Hollandais Volant, sous des allures de bateau de transport pour tromper les hommes et mieux corrompre leur âme lorsque Davy Jones décidait qu'il était pour lui d'étendre son équipage. Une légende sans fondement, bien sûr, mais que les jeunes aimaient bien raconter aux plus petits pour les effrayer et les impressionner.
Bref, bref, Duncan, tes pensées dérivent.
L'adolescent ricana alors qu'Esther mentionnait le fait que la cousine Emily devait être cool, et répondit d'un « Bah tiens donc...! » ironique, à la vue des chevilles d'Esther qui enflaient. Elle lui ressemblait, forcément qu'elle était cool. Et forcément qu'Esther l'appréciait. Enfin, l'heure n'était pas à la moquerie, et les deux jeunes gens dérivèrent sur le récit des vacances d'Esther, Duncan ne se retenant pas de commenter tous les passages qui pouvaient l'être, sans pour autant interrompre excessivement son amie, trop curieux d'avoir le maximum de détails. La discussion commence à devenir croustillante, mais voilà qu'Esther lui retourne une question, le forçant à renoncer aux détails les plus juteux de l'été de sa cousine.
Flûte.
Il aurait aimé avoir tous les détails entre la fille du club de tir à l'arc et elle. Rah.
Mais puisqu'on l'interroge...
Il ne va pas faire la langue de bois, hein. Cette option n'est pas fournie avec le Duncan, de toute façon.

« Moi... bah écoute, moi j'ai encore eu des aventures de folie. Tu sais, c'est toujours fou, ici. » Hm. Je parlais des chevilles qui enflent de qui, déjà ? … Il faut dire que Duncan tenait à préparer son effet. Il n'allait pas lui cracher, de but en blanc, qu'il n'était plus un enfant. Il se devait de faire traîner un peu les choses. Mais pas trop quand même, parce qu'il est impatient de se pavaner, et qu'Esther vient de parler de filles, donc il ne peut pas trop s'éloigner du sujet s'il veut rebondir efficacement. Il évoque en deux mots son début de vacances chez sa mère – super chiant – et évacue assez vite les premières semaines chez son père – trop cool j'en ai pour des heures à tout te raconter – pour en venir au point le plus important.
Et je peux vous garantir qu'il ne fit pas semblant, ce jeune paon. Il bomba le torse et s'arrêta juste à côté du portoloin qu'ils avaient enfin atteint, un petit sourire fièrement accroché aux lèvres. « Et surtout, y'a eu un truc particulièrement supra giga cool... Je suis plus puceau. » Ewais. Attention Esther, tu peux l'appeler Dieu. « Viens, on bouge et je te raconte la suite sur l'autre île. » Comme ça, l'effet était encore mieux réussi.
Les deux adolescents prennent donc le portoloin, et se retrouvent sur une île environ de la même taille que celle qu'ils venaient de quitter, plus fournie en végétation, et plus nivelée. D'un côté, une pente douce menait à la plage, tandis que de l'autre, l'île s’interrompait brusquement en une falaise abrupte que Duncan avait souvent pratiqué en escalade pour se réfugier dans une crique inaccessible autrement.

« Ça, c'est mon p'tit coin de paradis à moi. Et j'ai pas amené l'autre ici. Parce que j'y amène que les très très bons amis. Et la femme de ma vie, aussi, j'l'amènerai. Si j'la trouve. » Parce que non, Duncan ne voyait pas en sa première fois, la femme de sa vie, et ne s'imaginait pas déjà devant l'autel avec elle. « Aloooors. Pour les détails, elle s'appelle Moïra, elle a un an de moins que moi et c'est une fille du clan. Elle a les cheveux châtains, un peu bouclés... des yeux bleus, des tâches de rousseur... et... et elle embrasse pas très bien. » Méchant, Duncan. Enfin, il n'y pouvait rien, lui, si cette petite ne savait pas utiliser sa langue. Il avait bien essayé de lui expliquer mais elle n'avait pas eu l'air de comprendre... et puis, il avait couché avec elle, donc ça voulait bien dire qu'il n'était pas non plus en train de faire de la discrimination. « Et en fait, ça fait un moment que je la drague un peu, mais pas trop tu vois, parce que faut savoir se faire attendre et tout quand t'es un mec. Si je lui montre que j'suis intéressé, elle va essayer de me manipuler. Alors je fais le mec détaché, j'essaye de la faire m'aimer sans qu'elle sache que j'l'aime aussi... et c'est passé, tu vois ! Genre, elle arrêtait pas de me dévorer des yeux comme si j'étais une énorme côte de bœuf bien saignante. Genre, les dragons regardent pareil les oiseaux qui passent au dessus de leur nid. Elle était juste trop-dingue-de-moi. » … Et le réalisme dans tout ceci ? Oh, Duncan avait fait quelques sourires, quelques blagues auxquelles elle avait ri, et les deux jeunes gens s'étaient trouvés sur la même longueur d'onde. Parce qu'il ne faut pas exagérer, à treize ou quatorze ans, on n'est pas encore pris d'amour fou.

Bref, il reprend vaguement son souffle, s'étend encore un peu sur les détails de ses techniques de drague infaillibles – comme les balades en bord de mer ou la cueillette de fleurs sauvages pour en faire des bouquets inoubliables – avant d'entrer dans le cœur du sujet.
« Et tu vois, justement, on se promenait, et là, je l'ai amené dans une crique toute romantique, où y'avait personne. Et puis je l'ai embrassée, et elle s'est laissée faire. Et je lui ai dit qu'elle était belle et que je voulais passer ma vie avec elle. Alors, cette idiot, elle m'a cru ! Et du coup, elle m'a dit qu'elle voulait qu'on se marie, et que si elle devait faire l'amour pour la première fois, ce serait avec moi. Alors je lui ai dit « Ben, faisons la première fois toute suite ! C'est bête de perdre du temps ! » Sauf qu'elle avait un peu peur, alors j'ai repensé à nos discussions, et j'ai commencé à la caresser un peu tu sais. Genre j'ai touché ses seins, d'abord à travers son t-shirt, pis ensuite, en dessous. Et elle m'a rien dit. J'lui ai demandé si elle aimait, elle m'a dit qu'elle aimait un peu. Alors j'ai continué, pis je lui ai enlevé son haut, et je lui ai demandé si elle voulait aussi enlever son soutien-gorge. Je savais pas trop ce qu'elle allait dire, pis elle a bien voulu, seulement si j'enlevais mon t-shirt. Et je l'ai fait et puis je lui ai dit qu'elle pouvait toucher, tu vois. Parce que moi aussi j'aime bien quand on me touche.
« Mais j'avais peur un peu d'aller trop vite. Et puis finalement, elle m'a laisser passer une main dans sa culotte, parce que tu sais, j'ai plein de copains qui m'ont dit que si tu prépares pas bien le truc, la fille elle a peur et elle se laisse pas faire. Et tu sais quoi ? C'est juste dégueulasse. Genre, j'préfère encore me branler et essuyer mon sperme à la main. J'ai trop flippé en plus, parce qu'elle a fait des bruits bizarres. J'ai cru que j'avais fait un truc qui fallait pas, alors je lui ai demandé si fallait bien que j'mette mon doigt là, tu vois. D'ailleurs c'est horrible, t'es juste trop près de... enfin tu vois. Tu t'rends compte si on s'trompe ? Déjà là c'est dégueulasse, mais si on met pas l'doigt dans le bon trou...
« Enfin bref, tu vois donc j'avais mon doigt, comme ça, et tout, et puis comme elle avait l'air de bien aimé, j'ai commencé à bander super dur. Alors j'ai viré les fringues, et puis... bah... là, ça a été carrément la merde. Parce que déjà avec la main, t'es pas sûr, mais alors quand il faut pénétrer la fille... C'est trop la merde. Genre on a trop galéré pour trouver comment s'emboiter. Et quand on a réussi, Esther ! Je te jure, c'était juste... waaah. Le meilleur moment de ma vie. Tu sais, c'était... pfiou. Je sais pas j'peux pas trop décrire. Mais genre c'est mieux que quand tu prends ton pied tout seul, tu vois. Là, c'est chaud, et puis t'as les bisous autour, et t'as les bruits de la fille... Et... et voilà quoi. »
Bref, Duncan a perdu sa virginité, et il ne passe aucun détail à Esther, qui a même droit à un commentaire sur l'odeur épouvantable de sa main après être passée par l'entrejambe de Moïra. Il n'hésite même pas à lui confier que sa très jeune maîtresse, une fois qu'il lui avait demandé si elle avait aimé, s'était montrée très dubitative quant aux qualités de son amant.
« Tu sais, elle a un peu froncé les sourcils, et elle a hésité... avant de me dire que bon, c'était sympa mais ça valait pas tous le cirque que les gens font autour de ça. Et que c'était peut-être parce que j'étais mal entraîné. Alors du coup, j'ai décidé que j'allais te demander des conseils. Parce que tu sais, c'est pas facile de savoir ce qu'une fille aime, quand t'es un mec. »

Voilà. Bonne chance à Esther pour gérer tout ça.


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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Jeu 22 Nov - 11:40
Evidemment qu'il avait passé des vacances de folie. Il vivait sur une archipel d'île avec des dragons. Des DRAGONS. Comment ça ne pouvait pas être fou ? Raaaah, Esther regrettait presque d'être née Nott. Presque, parce que mine de rien, elle y tenait à sa famille et à tout ce qui allait avec, et si elle avait vécu ici, ça n'aurait pas du tout été la même chose. Ca aurait même sans doute était très différent. Même si Duncan exagérait sans doute certaines des histoires qu'il pouvait ben raconté, la Gryffondor savait qu'il y avait toujours une part de vérité aussi, et par conséquent, c'était quand même génial. Et elle aussi elle aurait adoré vivre de folles aventures à dos de dragons et... Bref. Duncan résume rapidement ses vacances chez sa mère, puis ensuite ce qu'il s'était passé chez son père. Esther écoute et commente deux-trois petites choses, appuyant la plupart des dires de son compète, notamment au sujet du beau-père de ce dernier.

Ceci dit, le sujet dérive rapidement et revient sur les filles. Et il suffit d'un regard de Duncan pour que la jeune femme se doute de ce qu'il s'était passé. Et puis surtout il lui annonce assez rapidement en fait, une fois qu'ils atteignent le portoloin, un grand sourire s'affichant sur le visage de la brune, alors qu'un « Noooon, c'est pas vraaaaaai ! C'est trop bieeeeen ! Faut que tu me racontes ! » s'échappe de ses lèvres. Hors de question qu'il échappe au récit. Il faut dire, les deux jeunes gens ne se cachaient pas grand chose, et étrangement ça ne m'étonnerait pas qu'Esther ait déjà raconté à celui qu'elle considère comme son cousin (bien qu'au fond il soit plus un frère qu'autre chose) sa propre première fois avec une fille, qui avait été assez... epic. Ils arrivent donc finalement sur l'île, qui ressemble un peu à celle où vivait Alexandre, et ils vont vers la plage, tout en continuant de parler. Ils monteraient probablement vers la falaise après, quand ils auraient moins à parler. Quoique... S'ils attendaient ça, ils ne grimperaient jamais. Mais là chacun des deux va probablement avoir plein de choses à raconter et... attendre un peu que ça décante ne serait pas une mauvaise idée.
La jeune femme écoute son ami qui entame son récit, toute ouïe et curieuse d'en apprendre plus. Il lui présente rapidement la demoiselle. Un an de moins que lui, donc elle devait avoir treize ans. Une fille du clan, Moïra. Etrange prénom selon elle, mais pourquoi pas. Il acheva sur le fait que la pauvre jeune fille n'embrassait pas super bien, ce qui fit légèrement rigolé Esther, un rire un peu entre la moquerie et l'amusement, se sentant comme supérieure dans cette situation du fait de son... expérience. Ah, le pauvre petit qui avait essayé de lui apprendre. Heureusement qu'il ne lui en fit pas part, sinon elle lui aurait volontiers expliqué que ça ne s'apprenait pas, qu'il fallait de l'expérience pour pouvoir apprendre. Elle le laisse poursuivre son récit. La phase de drague... Le passage le plus intéressant d'une « relation ». Si on pouvait qualifier de relation ce qui avait lié les deux adolescents alors. Elle se doute un peu que comme souvent, son ami exagère, mais ça ne l'empêche pas d'être captivée par l'histoire qu'il lui raconte. Surtout qu'il en vient rapidement à la partie croustillante. Enfin, façon de parler, car elle espérait sincèrement que ce ne fut pas croustillant pour le jeune homme. Oui, c'est une blague dégueulasse, oui, j'assume.

Elle retint un gloussement au coup du « je vais passer ma vie avec toi ». Un classique. Ca marchait à tous les coups. Il suffisait de trouver une fille assez naïve et pleine d'illusions, qui croyait encore au prince charmant. Et ça allait tout seul. Et sincèrement, Merlin sait qu'il y en a un tas dans le monde sorcier, étrangement. Bon, ce n'était pas le même genre de Prince Charmant qui était attendu, mais étrangement, les filles vivant dans le monde sorcier étaient bien plus naïves aux yeux d'Esther. Les filles venant du monde moldus, sorcières ou non, représentaient pour elle un challenge bien différent.
Et là on arrive à un point intéressant. La caresse de l'intimité de la fille. Ah, pauvre Duncan tout ignorant. Esther avait quand même fait un récit un peu plus soft de ses expériences au jeune homme, pour qu'il ait encore des trucs à découvrir. Et c'était fort amusant de constater ses remarques, la faisant sourire alors qu'ils continuaient d'avancer le long de la plage. A mon avis, pour le coup, aucun des deux n'avait de but précis quant à leur destination et ils se suivaient simplement l'un l'autre. Mais ça, ce n'était pas important après tout.

« Crois-moi, si tu te trompes de trou, tu le sauras. »

Non, elle ne parlait pas du tout par expérience. Ce n'est absolument pas comme si c'était déjà arrivé à cause de la fatigue, et qu'elle ne s'était pas prise une baffe. Pas du tout. D'ailleurs ça n'avait pas mis du tout son couple en péril après. Bref. Le récit se poursuit et s'achève sur la forte impression qu'avait eu Duncan sur la pénétration. Ah ça... Esther ne pouvait pas dire pour sa part ce que ça faisait, néanmoins elle ne pouvait qu'être d'accord sur une chose : une vraie relation c'était très différent des expériences solitaires. Ah ça... Ce n'était pas du tout pareil. Approuvant en hochant la tête, il ne lui manquait plus qu'une chose à savoir : si ça avait plu à la fille, ce que Duncan ne se gêna pas pour raconter. Et visiblement, ça n'avait pas été tout à fait ça. Ce qui ne surpris pas plus Esther que ça, étant donné le récit que le jeune homme avait fait. Après, rien de plus normal, pour une première fois, avait envie de dire la brune.
L'heure était donc arrivée de transmettre son savoir à son apprenti, tel le maître Jedi à son Padawan. Et puis de toute façon, elle allait le faire à la demande de Duncan, donc elle pouvait se le permettre. Prenant un air inspiré et un petit sourire malicieux, on sentait que le sujet qu'allait aborder Esther allait être... intéressant. Et elle allait le faire schéma à l'appuie. C'est ainsi qu'elle s'arrêta pour chercher un bâton, ou quelque chose qui lui permettrait en tout cas de dessiner dans le sable. Ceci fait, elle se posa et invita son ami à faire de même en face d'elle, ou à côté, comme il le souhaitait, elle dessinerait dans son sens dans tous les cas.

« Bon, déjà j'pense que pour une fois, tu t'es pas trop mal débrouillé ! » Elle flatte un peu le jeune homme, histoire qu'il soit un peu plus attentif et accepte mieux ce qu'elle pourrait faire en critique. Et surtout que ça l'encourage à continuer dans une certaine progression positive. Histoire de... Bref. Elle continue donc. « Mais... t'as deux trois trucs à revoir je pense. Aussi, mon premier conseil, et pas des moindres, sera : utilise ta bouche. Et pas que pour embrasser la sienne. » Et là, Esther, en grande artiste, fait un bonhomme bâton à jupe, pour représenter l'objet du désir des deux adolescents : une femelle. « Tu vois, une fille, ça aime bien la tendresse, les baisers, et parfois un peu la sauvagerie, mais pour une première fois s'pas l'idéal. Alors ça aime bien les bisous, sur la bouche bien sûr, tant qu'elle a pas l'impression d'avoir une grosse limace qui essaye de l'étouffer dans sa bouche, mais pas que. Ca aime aussi quand on l'embrasse dans le cou – beaucoup dans le cou – sur les seins, le ventre aussi, mais faut faire gaffe quand t'as plein de cheveux à pas la chatouiller, ça peut casser un moment, et aussi à l'entre-jambe, notamment l'intérieur des cuisses et sur le minou. » En même temps qu'elle parle, elle entoure les zones dont elle parle sur son bonhomme bâton.
Elle relève les yeux vers Duncan, qui semble un peu dubitatif sur le dernier point, et elle repense à cette histoire d'odeur. Il allait falloir élucider ce point.

« Si tu t'inquiètes de l'odeur, faut savoir qu'une fille, quand ça fait de l'exercice, bah ça transpire, et l'entre-jambe y échappe pas, donc si tu l'as faite marcher avant ta Moïra, forcément, ça devait pas être super trop cool en bas. En général, c'est quand même mieux de faire des trucs quand tu sais que ta partenaire a pas gambadé toute la journée, ou qu'elle vient de se doucher, mais ça... Après c'est possible aussi que ça vienne d'elle, parce que t'as des filles qui peuvent dégager des odeurs plus fortes que d'autres, mais s'pas toujours comme ça quoi. Donc t'inquiètes pas, tu peux t'aventurer en bas sans avoir peur de croiser le kraken ou un village schtroumph. Mais fait gaffe quand même. Après, dis-toi que quand une fille te suce, bah elle a le droit aux mêmes odeurs. S'pour ça que se doucher est hyper important, sinon c'est pas super agréable. Enfin, de ce qu'on m'a dit. » Ah, la joie des conversations dans les dortoirs de Poudlard. « D'ailleurs, si tu veux faire jouir une fille à presque tous les coups, t'as un moyen presque infaillible, à condition de bien savoir le faire, c'est le cunnilingus. »

Et nous y voilà. Il était temps d'entrer dans le cœur du sujet. Même si c'était un peu plus bas, pour le coup. En tout cas, la revoilà qui dessine, après avoir effacé la bonhomme bâton. Et si au début on a du mal un peu à deviner ce que c'est, à la fin ça ne laisse plus trop la place au doute. Des jambes écartés sur la charmante anatomie propre au sexe féminin. Et sans censure, s'ils vous plaît. Elle ajoute même ce qu'on devine être quelques poils un peu au dessus. Ah ça, niveau subtilité...

« Voilà en gros à quoi ça ressemble, sachant que normalement, ces parties sont un peu cachées et que ça ressemble plus à une fente. Mais une fois écarté, voilà. Et donc le principe de descendre là-bas, c'est de stimuler certains trucs plus que d'autres pour faire encore plus plaisir à la fille si tu veux. Notamment ça, là. » Elle entoure le point qui se trouve le plus haut. « C'est un truc, toutes les filles aiment qu'on s'en occupe bien. Enfin, de ce que j'ai vu. Ca marche même chez les moldus, j'ai pu le tester avec la fille du tir à l'arc surtout. Juste, faut quand même y aller doucement et faire gaffe. Parce que c'est juste hyper sensible et tu peux vite faire mal. Et si t'y vas avec la langue, faut pas y aller comme un chien, sinon c'est juste ennuyeux et ça fait pas grand chose au final. J'veux dire, c'est un peu désagréable d'avoir l'impression que la fille, enfin, le mec pour les hétéros, mange sa pâté quoi. En tout cas c'est avec ça que t'as le plus de chances d'avoir de bons résultats, surtout qu'après la fille est tellement chaude que tu peux aller tranquille dans elle. » Là, elle fait une flèche vers le dessous. « Mais quand tu vas descendre, surtout, faut quand même la préparer, parce que t'en as certaines qui aiment pas trop s'exposer, et pour ça tu peux la caresser et tout, mais sans brusquer trop non plus, parce que dans la drague comme dans le sexe, faut savoir se faire attendre. Par contre, faut faire gaffe, parce qe si tu fais jouir une fille comme ça, elle pourrait refermer ses cuisses et manquer de t'étouffer... Ouais, c'est dangereux de faire plaisir aux femmes... »
Elle s'arrête, réfléchit un instant, et reporte son regard sur Duncan.

« J'pense qu'avec ça, tu devrais avoir une bonne base déjà. Des questions, apprenti ? »

________________________



« Les enfants commencent par aimer leurs parents ;
devenus grands, ils les jugent ;
quelquefois, ils leur pardonnent. »

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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15 Mer 2 Jan - 23:24
Sagement, Duncan s'assit en face de sa cousine, en tailleur, coudes sur les genoux et menton sur les poings. Il la regarda attentivement faire son dessin, légèrement amusé par son talent artistique, mais n'osa pas interrompre les explications. Surtout pas après le compliment d'Esther, pensez bien ! S'il avait eu un bon début, c'était bien grâce aux conseils grappillés de part et d'autre, alors il n'allait pas risquer de s'arrêter en si bonne voie. Il hocha d'ailleurs la tête avec ferveur lorsque la question des bisous partout fut abordée. Surtout lorsque le mot « sein » fit son chemin jusqu'à son cerveau. Son autre cerveau.
Hey !
Ce n'est pas le genre de mot qu'un adolescent entend avec ses oreilles, ni ne comprend avec son esprit. Même si les petites de son âge n'avaient guère de formes encore, l'idée d'y toucher, avec quelque partie de son anatomie que ce soit, suffisait à le mettre dans tous ses états.
L'excitation fut toutefois de courte durée, car un endroit moins ragoûtant fut évoqué par Esther, arrachant une grimace à un jeune gardien de dragons tout à fait sceptique. Mettre sa langue là, c'est pas que ça le mettait pas en appétit mais... 'fin voilà, quoi. Il s'en passait.
Il écouta tout de même les explications et... oh. Toutes les filles n'ont pas la même odeur ? Voilà l'information utile du jour ! Il ne lui restait plus qu'à en tester autant que possible, et à garder celle qui aurait la moins mauvaise. Il s'entêtait dans son refus ? Bien sûr, MacFusty et Gryffondor, il n'avait guère d'autre possibilité. Il aurait encore quelques temps pour gagner en expérience et se rendre compte que la sagesse de sa cousine n'était pas à négliger.
Quand une fille te suce, elle a droit aux mêmes odeurs ?
Mais... mais... alors ce n'était pas une légende ?
Des filles le faisaient vraiment ?
De vrai ?
Là, c'était la grande surprise du jour. S'il avait su, il aurait réclamé à Moïra ! Après tout, lui, il avait pris le temps de lui faire des trucs, alors elle aurait pu rendre la pareil ! Hmpf. Pour la peine, il ne réessayerai pas avec elle. Il en trouverait une autre.
Une qui suce - comme Mistaken -.

Les digressions de son esprit ne suffirent pas à faire perdre le fil à Duncan dont l'attention fut retenue par l'idée de faire jouir à tous les coups. Encore une légende urbaine qui s'avérait vraie. Eh bien, il en apprenait, des choses, avec une petite discussion de rien du tout. Plus encore qu'il n'en avait appris pendant ses quelques minutes de pénétration. Ou secondes, il ne savait pas et c'était bien mieux ainsi.
Et il était encore en train de réfléchir à autre chose et à s'extasier sur le détail du dessin d'Esther quand elle commença son cours. Ça, comme Esther l'appelait, évoqua le sésame sacré aux yeux de Duncan. Ça, le point magique, qui pourrait lui permettre à devenir l'amant parfait, le mâle dont toutes les filles rêveraient, celui qui serait traqué à travers les couloirs de Poudlard seraient vantés par les demoiselles qu'il aurait dépucelées les unes après les autres.
Enfin, ce sera dans longtemps.
Donc, la langue sur le point magique, doucement, pas comme un chien, en préparant d'abord la fille.
Et il risquait de se faire étouffer.
Étouffer ?!
« Mais pourquoi les filles sont si compliquées et dangereuses, hein ? Attends, tu leur donnes du plaisir et tout, t'es attentionné, tu la bisouilles, tu... tu mets ta langue à un endroit où déjà, mettre les doigts, c'est pas super appétissant, et en plus tu risques d'y mourir parce qu'elles te serrent entre les jambes ? Non mais franchement, nous c'est moins chiant, on a la queue qui dépasse, et t'as rien à y faire rentrer, tout est visible, et sec ! » Voilà, il ne pouvait pas rester à écouter sans manifester ses sentiments vis-à-vis de cette injustice de mère nature. Franchement, quoi. En plus, les mecs avaient à faire avec des érections tout à fait incontrôlables et visibles, humiliantes, alors que les filles pouvaient les faire en bourrique comme de rien sans jamais rien dévoiler de leurs envies. Oui, Caliméro est de sorti. Au moins restait-il fermement scellé dans l'esprit de Duncan qui ne fit aucune remarque à voix haute à ce sujet.
En plus, il avait des questions plus utiles à poser, alors il n'avait pas envie de perdre son temps à raconter des âneries à Esther qui risqueraient de lui attirer ses moqueries.

« Y'a des trucs que j'comprends pas trop. Tu dis avec la langue mais pas comme le chien qui mange la pâtée mais tu veux comment faire alors ? Pas de coups de langues ? Des petits bouts ? La pointe de la langue ? Mais ça marche comment ? C'est pas facile de trop ? Genre c'est un mouvement plutôt comme ça, ou comme ça ? Ou comme ça? » Chaque question fut, bien entendue, ponctuée de l'illustration de Duncan qui fit les mouvements de langue entre son majeur et son index en V pour mieux visualiser les choses. « Sérieux quoi, j'aurais mieux fait d'être gay comme toi. Au moins, les mecs je sais ils marchent comment ! Les filles c'est difficile et en plus j'peux pas tester sur moi. Encore moins sur toi. T'as testé tout ça déjà avant, toi ? Sur la fille du tir à l'arc? » Le regard de Duncan se fit plus brillant. Il venait à peine de se rappeler la mention, rapide, de cette fameuse fille rencontrée par sa cousine au stage de tir à l'arc.
Oho. Histoire croquante en prévision, là encore. Il devrait peut-être lui demander de lui en parler. Elles seraient un exemple pour le novice qu'il était.
« Il s'est passé quoi ? Et puis d'ailleurs, entre filles, vous faites que le truc pour faire jour toujours à chaque fois ? Ou vous êtes juste obligées d'utiliser des objets pour faire des trucs et remplacer le mec ? Ou alors vous êtes juste trop fortes pour doigter? » Avait-il conscience de mitrailler de questions ? Sans doute pas, en tout cas, la pauvre Esther n'en avait pas fini de supporter son cousin.






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MessageSujet: Re: Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15

Esther au Pays des Dragons || MacFusty || NC - 15

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