AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Il est temps qu'on parle [Alex]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas



Invité

MessageSujet: Il est temps qu'on parle [Alex] Dim 12 Aoû - 10:51


    « Être une femme libérée, tu sais, c'est pas toujours si facile ... ». La phrase correspondait parfaitement à l'humeur d'une Leelou assez agacée en cette période d'août 2021. Pourtant, on aurait pu croire qu'elle avait une vie très agréable. Leelou était mariée à un homme génial qu'elle adorait … Et qui l'adorait aussi, à en croire le pétillement de son regard chaque fois qu'il croisait le sien. Elle avait trois beaux enfants, qu'elle adorait également. Car Lou avait une fibre maternelle particulièrement développée. Elle avait même parfois l'impression que ses enfants étaient inscrits dans ses gènes bien avant qu'ils ne viennent au monde. La maternité était une phase dans laquelle elle s'épanouissait parfaitement, que ce soit mentalement ou physiquement … Les photos prises lors de ses grossesses témoignaient de ce dernier point : elle était resplendissante quand elle portait la vie. Vous me direz alors : mais quel est le problème de Leelou, en cette belle journée de la fin du mois d'août ?
    Le problème de la jeune femme était constituée d'un seul et même mot : divorce. Oui, Leelou faisait partie de cette petite catégorie de femmes -grossissante au fur et à mesure des années- qui avait été mariée une première fois avant de trouver un époux à leur mesure. Alexandre McFusty avait été le grand amour de Leelou adolescente. Ils avaient eu Duncan, s'étaient mariés … Mais la vie avait rapidement cassé toute passion entre eux et la jeune femme avait fini par prendre les devants et demander le divorce.

    Seulement voilà, il fallait désormais jongler avec son fils et son ex-mari, qui détestaient cordialement son époux. Duncan en faisait voir de toutes les couleurs à Simon, au grand désespoir de Lou, qui se sentait prise en tenailles, entre les deux hommes de sa vie. Traditionnellement, la fin du mois d'août était pour l'ancien couple le moment de se rencontrer afin de discuter de l'avenir de leur fils. Ce n'était pas nécessairement un moment facile pour Lou, qui était confrontée très souvent à la mauvaise volonté de son ex-mari par rapport à Simon.

    Magré tout, elle ne pouvait pas repousser ce moment. Et d'ailleurs, elle n'en avait plus aucune envie depuis que Duncan était rentré des vacances chez son père avait un … Fléreur. Quelle idée stupide ! Mais maintenant que son fils avait eu ce cadeau par son père pour le féliciter de son travail de l'année, Lou n'avait plus qu'à s'incliner, évidemment. Et elle haïssait Alexandre pour avoir eu cette idée stupide.

    C'est donc bien en avance que la jeune femme débarqua dans le café où ils s'étaient donnés rendez-vous. Un lieu public, c'était toujours mieux pour éviter à la jeune femme de monter sur ses grands chevaux et d'accrocher de sa voix les notes les plus aiguës qu'elle puisse chanter. Leelou était arrivée avec près d'un quart d'heure d'avance et s'était immédiatement installée, commandant un jus de citrouille et commençant à le siroter, calmement. Lentement, elle tournait un à un ses arguments et une à une ses récriminations dans sa tête, en attendant l'arrivée de Alexandre. Le temps était loin où ils ne se supportaient plus : désormais, une sorte de complicité d'un genre nouveau s'était liée entre eux. Lou appréciait ces rapports, mais pour autant, elle avait besoin de dire à Alex tout ce qu'elle pensait, plutôt que de le garder en elle et que cela la bouffe pendant des mois. C'est pourquoi elle l'attendait de pied ferme. A nous deux, mon ami !


avatar

Messages : 115

Rappeltou
Statut de Sang : Mêlé
Baguette: Bois de cèdre, ventricule de coeur de Noir des Hébrides, 30 cm, très souple et très solide.

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Dim 12 Aoû - 17:19
Alexandre et les idées stupides, tout une aventure, si vous voulez l'avis de sa joueuse. Déjà, il y avait les idées qu'il avait avec ses amis. Celles-là étaient les pires de toutes, bien sûr, effet de groupe oblige. Nous pourrions vous citer une liste plus longue que les jambes d'Adriana Karembe à ce sujet, où vous trouveriez une histoire d'otarie, une de paintball, ou encore une de tabouret. On pourrait penser que l'adolescence avait calmé les idées folles des jeunes hommes...
Que nenni ! Il s'agit d'hommes, voyons, et un homme reste un adolescent toute sa vie. En tout cas, ceux dont je parle en tiennent une sacré couche. Des exemples ? Encore ? Bon. Parlons camping sauvage, alors, perdus sans boussole au milieu de montagnes des Highlands, escalade à mains nues d'un pic rocheux, ou encore voyage autour du monde avec pour seul ami un sac à dos à moitié rempli ?
Seul, Alexandre avait un esprit plus posé, tirant moins vers la folie. Néanmoins, il n'en avait pas moins ce petit grain de folie attenant à tous les membres de son clan, presque obligatoire quand on vit avec des dragons – il fallait être fou pour leur consacrer vie et carrière professionnelle. Et c'est donc après maintes réflexions qu'il avait choisi d'offrir à son fils, unique porteur de ses gênes et de sa chair, celui qui aurait à son tour le poids de tout un héritage sur les épaules, un compagnon de vie, fidèle et d'une intelligence rare pour un animal : un fléreur.
Quel problème avec le fléreur ? Oh, aucun ; si on oubliait qu'il fallait détenir une autorisation spéciale pour en posséder un, étant donné qu'il avait un physique particulier pouvant éveiller la curiosité moldue. Autorisation qu'Alexandre avait obtenue sans mal, qu'on se le dise. Au final, ça n'était pas son problème : pour lui, un fléreur était d'une facilité extrême à cacher sur une île où on cachait des trucs environ mille fois plus lourds des yeux des moldus. Puis, à Poudlard, ça ne serait pas un problème.
Avait-il pensé des problèmes que cela causerait à Lou ? Peut-être. Peut-être pas. Peut-être s'en moquait-il, surtout. Il avait voulu faire plaisir à son fils, qui avait découvert un talent tout particulier – et tout MacFusty-ien – pour s'occuper des bêtes et créatures magiques. Secondo, ça pourrait le responsabiliser.
Autant dire qu'il avait prévu le coup pour tenir tête à Leelou.

Car même si les tensions qu'ils avaient d'abord rencontrées après leur divorce s'en étaient allées pour laisser place à une forme particulière de complicité voire d'amitié, rien ne les empêchait d'être en conflit de temps à autre. Et Alexandre n'est pas homme à laisser une occasion d'avoir raison lui échapper. Fierté de mâle dominant oblige.
Bref.
Son éternel blouson en cuir de dragon sur le dos, les cheveux et la barbe au vent – huhu – il descend le long du chemin de traverse en étant parfaitement détendu. Il avait passé beaucoup de temps par ici ces derniers temps. Pour acheter un balai – oui, vous aussi vous trouvez cela incongru ? – ou un fléreur – haha – par exemple.
Et pour voir son ex-femme et faire le point sur leur fils, la rentrée, ses fournitures scolaires, son travail, son avenir, la politique à suivre dans son éducation cette année... Et comme souvent, la discussion dériverait sans doute sur le beau père de Duncan. Et Alexandre ferait preuve de la même mauvaise foi qu'à l'accoutumée.
As usual.

Cigarette coincée entre les lèvres, succombant, une fois encore, à ce vice qui lui collait à la peau depuis l'adolescence – avec des périodes où il arrêtait, des où il reprenait, pour arrêter à nouveau… – il s'avance, jusqu'à l'échoppe où ils s'étaient donné rendez-vous. Écrasant sa cigarette contre son blouson – lequel ne sembla pas s'en offusquer, ne marquant pas, la magie de cuir de dragon – puis la faisant disparaître dans une poubelle, il tire une chaise pour s'asseoir face à cette femme qui avait partagé sa vie pendant de longues années.
Sa seule relation stable et durable, à bien y réfléchir. Il avait toujours été un peu inconstant.

« Bonjour, 'Lou. » fit-il calmement, avec un sourire léger flottant sur les lèvres, signe d'une humeur tout de même bonne, en cette belle journée. Signe aussi qu'il n'avait pas vu la trace noire dans son cou, comme une marque de charbon de bois, preuve qu'il avait du travailler dans la Réserve un peu, aujourd'hui. Son tatouage par contre restait sagement dans son dos, sur son omoplate plus précisément, visiblement pas curieux de voir ce qu'il se passait ce jour-là.
« Alors, comment ça va ? Duncan est bien rentré? »

________________________


« He is worth nae weel,
That can bide nae wae.
»




Invité

MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Lun 13 Aoû - 16:02


    Leelou essayait de contenir son impatience, tant bien que mal, en attendant l'arrivée d'Alexandre McFusty, également appelé d'un ton très méprisant «ton ex-mari » par Simon Summerton. D'ailleurs, même si Lou était désormais mariée, elle avait continué de porter son nom de jeune fille, jugeant cela moins gênant au niveau professionnel, mais également désireuse de rester indépendante, de toutes les manières possibles. Cela pouvait cependant causer quelques problèmes avec les professeurs, notamment, qui ne comprenait pas pourquoi elle ne portait pas le même nom que ses deux petits derniers, lorsqu'elle allait aux réunions de parents. Il y avait toujours ce moment de latence, cet instant d'attente, avant qu'on ne comprenne qu'elle était bel et bien la mère des deux petits, que cela plût ou non.

    Lorsque la jeune femme vit arriver Alexandre, un sourire aux lèvres, elle n'eut pas le cœur à ne pas lui répondre d'une voix douce et d'un sourire léger, elle aussi. « Bonjour Alex ! ». Aimable et souriante, Lou n'en était pas moins prête à avoir gain de cause : en aucun cas elle ne voulait de ce foutu fléreur chez elle et si Alex tenait à en offrir un à Dun', cet animal resterait chez son père. Point. Ce n'était pas parce qu'il avait eu son fils pendant les vacances qu'il était obligé de décider comment cela se passait chez Leelou. Par les culottes de Merlin, Lou sentait déjà la moutarde lui monter au nez rien que d'y penser. Respirer. Inspirer et expirer. Sanguine, Lou ? Oh, si peu, n'est-ce-pas ? Ce n'était tellement pas son genre de prendre la mouche pour rien. Bon, okay, en plus d'être sanguine, il lui arrive d'être de mauvaise foi sur cet aspect de sa personnalité. Mais sinon, Leelou est par-faite, je vous dis ! Je ne vois pas pourquoi vous êtes tellement méfiant … Et en plus, honnêtement … Les femmes sans caractère c'est terriblement lassant ! Oui, oui, Leelou en est certaine. D'ailleurs, Simon ne lui disait-il pas déjà adolescent, qu'il aimait bien cette force chez elle ? Si Simon le dit alors …

    Quelle idée de commencer par parler de Duncan, Alex … Maintenant Leelou ne va pas pouvoir s'empêcher d'aborder le sujet. Mais d'abord, commençons soft et mettons les choses dans l'ordre. « Très bien, merci Alex ! Et toi, ça va ? Dun' ne t'a pas poussé à bout pendant ces vacances ? ». Rester maintenant à aborder le point épineux. Avant de commencer, la jeune femme but une bonne gorgée de jus de citrouille. Voilà qui était mieux. Ensuite, Lou essaya comme à son habitude de lisser les boucles de ses cheveux, qui pendaient légèrement sur le côté de son crâne. Sans grand résultat, comme d'habitude. Leelou n'avait pas beaucoup changé à ce niveau-là, toujours les mêmes tics, le même passage de langue sur ses lèvres afin de s'humidifier les lèvres quand elle avait quelque chose d'important à dire.

    Cependant, elle n'était plus la Lou d'Alexandre, mais bien celle de Simon. Une Lou différente donc, qui s'épanouissait dans son rôle de mère et de professeur, sans oublier que le bonheur conjugal est sans cesse à reconstruire. Voilà comment la jeune femme avait réussi à faire durer plus longuement son idylle avec Simon … Cela plus une solide amitié née des années plus tôt avait suffi à les rapprocher suffisamment. Mais rien n'était jamais totalement rose, Lou en avait pleinement conscience et l'âge avançant, elle ne pouvait s'empêcher de se demander quand son mari cesserait fatalement de la désirer … Mais là n'était pas le sujet. Revenons plutôt à Duncan. Recadrons les pensées de Lou. « Je voulais te parler du fléreur de Duncan. » Début des hostilités. « Qu'est-ce qui t'a pris, Alex ?! ». Le ton n'est pas encore monté, Alex. Profite-en, connaissons Leelou, ça ne durera pas éternellement ainsi. Quoi que dans un lieu public ...


avatar

Messages : 115

Rappeltou
Statut de Sang : Mêlé
Baguette: Bois de cèdre, ventricule de coeur de Noir des Hébrides, 30 cm, très souple et très solide.

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Lun 13 Aoû - 17:25
Sujet épineux ?
Roh mais non. Rien du tout. Déjà, Lou allait vite déchanter, avec Alexandre. Quoi que... Elle le connaissait à force, et savait sans doute bien qu'il était têtu... Comme un écossais. Accueillir Quatre-Cent-Quatre ? Hors de question. L'animal suivrait Duncan, chez lui, chez sa mère, à l'école. C'était le but, et il n'avait aucunement l'intention de s'occuper de l'animal. Le but du jeu était de récompenser et responsabiliser l'adolescent. Il n'avait pas acheté un chat pour lui, hey !
Le serveur arrive alors que les salutations ont été échangées, et le professeur se tourne vers lui, commandant un café. Pas de jus de citrouille ni d'alcool, Alexandre sera sage comme une image aujourd'hui. Ça changeait. Enfin, peut-être attaquerait-il le whisky si le fait d'être dans un lieu public n'empêchait pas son ex-femme de monter sur ses grands chevaux. Surtout qu'avec la bonne humeur, due au repos, au retour à la terre de ses ancêtres, et à toutes ces petites choses de l'été, qui lui collait à la peau, notre grand écossais n'allait pas se fâcher, et resterait probablement d'un calme olympien.
Ce qui risque d'énerver son ancienne compagne davantage. Surtout qu'il était plus dans une humeur à se moquer gentiment et à taquiner qu'autre chose, espiègle highlander qu'il était. Ça promet du spectacle. Parce que là, son sourire seul laissait entendre que notre petite dame aurait bien du mal à obtenir quoi que ce soit de lui.

« Ça va. Pas plus que d'habitude, il a été assez sage. » Fallait dire qu'avec l'espace de libertés que Duncan avait sur l'archipel, il était forcément plus détendu.

Assis confortablement sur sa chaise, il cille et hausse un sourcil en entendant l'Irlandaise entamer les hostilités directement. Oh my. Le fléreur. Ahahah, il savait que le sujet allait venir tôt ou tard. Et puis après, quand il aurait fait une remarque acide – ou amère – sur Simon, ils allaient embrayer là dessus, et probablement se disputer comme des chiffoniers. Rien d'inhabituel, même sans plus être en couple, ils avaient une petite routine qui l'amusait plus qu'autre chose. Au début, il devait même se lancer des défis pour savoir en combien de temps il la ferait exploser – à noter qu'en ces temps là, il avait envie de tout sauf de voir Leelou.

« Ce qu'il m'a pris ? Tout de suite, roh. » fit-il avec calme. « On dirait que j'ai fait la plus grosse bêtise de ma vie... Tu sais, j'aurais aussi pu lui offrir un dragon. »
Toujours ce calme, cet air espiègle dans le regard. Il était adulte, avait grandi et mûri, mais avait gardé, après toutes ces années, son côté taquin et un peu provocateur. Là, pour le coup, il se moquait presque ouvertement de Leelou. Il secoue la tête, pour se reprendre, et se redresse.
« J'l'ai pas fait sans réfléchir. Il a bien travaillé et méritait récompense. Et c'est l'occasion de le responsabiliser. »
Voici la tasse, apportée par la magie, qui se fraie un chemin entre les tables et vient se poser, avec la note, juste devant Alexandre, qui n'attend pas plus longtemps pour la saisir et la porter à ses lèvres. Et le liquide brûlant vient titiller ses papilles et réveiller ses sens. Mais n'est-ce pas là le rôle du café ?

« Après, ce n'est qu'un fléreur, c'est pas la mort non plus... Il doit faire attention à ce que les moldus le percutent pas, mais il a l'habitude, y'a pas de souci à se faire de ce côté là. Et puis... C'est fidèle comme bête. Ça ne se lie qu'à un seul sorcier, et ça ne le quitte plus tout au long de sa vie. » Ou comment faire savoir à Leelou qu'elle ne pouvait plus défaire Duncan de l'animal. « Et il adore les animaux et s'en occupera bien. Et comme je te dis, ça le responsabilisera et lui permettra de voir les choses sous d'autres angles. »
Bon, c'était peut-être un peu utopique de voir les choses comme ça. Mais il n'avait pas tort sur le fond.
Et puis, si en plus Simon était allergique – si seulement, il avait du prier pour ça – ce serait la cerise sur le gâteau. Raison de plus de leur laisser le bestiau.

________________________


« He is worth nae weel,
That can bide nae wae.
»




Invité

MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Mer 15 Aoû - 12:50


    Lou appréciait que les relations avec son ex-mari soient détendues. Cela n'avait pas toujours été le cas, loin de là. Maintenant, Lou regrettait en partie la manière dont elle avait mené la fin de leur mariage et le début de leur divorce. Mais à l'époque, la jeune femme n'avait pas vu d'autres issues et d'autres manière de faire. C'était certes une erreur, mais elle l'avait fait et essayait de ne plus y penser. Duncan, malgré ses disputes répétées avec sa mère et son beau-père, semblait un petit garçon plutôt équilibré. Enfin, un «petit garçon », on reconnaissait bien là la mère en Lou. Elle avait du mal à le voir grandir, à le voir lui échapper. Quand il était petit, Dun' avait été si proche d'elle. C'était douloureux pour la jeune femme de le voir se détacher ainsi. Et elle se repliait alors sur la famille qu'elle était en train de construire avec Simon. Orion et Aislinn ne lui permettraient pas de réparer les erreurs du passé avec son fils, ni même de guérir son fils aîné de la cassure du divorce de ses parents, mais au moins elle essayait de ne pas reproduire les mêmes bêtises … Simon l'y aidait. Elle se rendait compte désormais comme il était plus facile d'élever un enfant à deux à temps plein … Finalement, la jeune femme avait réussi à se reconstruire et ne regrettait que l'attitude de son fils depuis. C'était tellement dommage car Simon aurait eu temps à apporter à Duncan … Peut-être s'en rendrait-il compte un jour. Du moins, Lou en avait l'espérance secrète. « Tant mieux alors … ». Oui, Leelou se réjouissait toujours de savoir que son fils se comportait correctement avec son père. Si avec lui tout se passait bien, c'était une bonne chose. Duncan aurait un point de repère, dans son adolescence chahutée. « Au moins, avec toi, cela se passe bien. ». Aigrie, Lou ? Non, pas vraiment. Mais triste de la situation, cela, sans aucun doute. Parce qu'elle l'aimait, son fils, profondément et malgré tout. Un amour de mère, entier. Inéluctablement, elle espérait donc que bientôt ils se retrouveraient tous les deux. Pas vraiment comme avant parce que Lou ne croyait pas aux miracles. Mais une nouvelle relation, entre un fils et sa mère.

    Le calme d'Alexandre eut un effet apaisant sur Leelou. Certes, il avait un argumentaire qui était clair et posé. Lou pouvait lui reconnaître cela, c'était certain. Mais de là à accepter ces arguments, on en était loin. La jeune femme but une nouvelle gorgée de jus de citrouille avant de répondre trop rapidement. Et avec trop d'agressivité. Leelou ne voulait pas lui sauter à la gorge, mais lui faire comprendre qu'elle n'était pas d'accord pour qu'il prenne ce genre de décision SANS son accord. La petite pointe d'humour à propos du dragon fit grincer les dents de Leelou et un éclair de colère passa dans ses yeux, un instant, avant qu'elle ne respire et ne se calme. C'était mouvant, cette colère en elle. Parfois, elle savait la contrôler, parfois non. « Peut-être pas la plus grosse bêtise de ta vie, Alexandre, mais tout de même ! C'était une décision que tu n'avais pas à prendre seul car désormais, c'est Simon et moi qui sommes devant le fait accompli. Un fléreur chez nous … Tu te rends compte que j'avais refusé jusqu'à présent d'avoir des animaux chez moi et que grâce à ta sublime idée, je me retrouve avec le fléreur de notre fils ! ».

    Pas contente, la demoiselle. Évidemment, l'idée d'Alexandre n'était pas pour lui plaire et elle avait cru que Simon allait s'étrangler quand Duncan était rentré de chez son père avec cet animal. Il n'avait rien dit et Lou lui en était reconnaissante, mais malgré tout … Comment Alexandre avait-il osé ? Lou ne comprenait toujours pas de quel droit il avait fait cela. Responsabiliser Duncan pouvait se faire de bien d'autres manières. « Un fléreur ne me semblait pas forcément nécessaire pour responsabiliser Duncan, par Merlin ! Et si Dun ne s'en occupe pas, qui va devoir se taper le fléreur ? De plus, Orion et Aislinn ne comprennent pas pourquoi leur frère a ce droit d'avoir un animal … Honnêtement, Alexandre, tu dépasses les bornes en offrant un cadeau à Duncan qui modifie notre façon de vivre. » Mais le mal était fait et à l'idée que Lou ne pourrait rien faire contre cette idée de son ex-mari, elle sentait la rage monter en elle, sans qu'elle puisse la retenir.


avatar

Messages : 115

Rappeltou
Statut de Sang : Mêlé
Baguette: Bois de cèdre, ventricule de coeur de Noir des Hébrides, 30 cm, très souple et très solide.

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Mar 21 Aoû - 10:45
Alexandre hausse les épaules quand il entend Lou faire ses reproches. Il grince quand le nom de Simon tombe sur la table – comme toujours, un peu comme si le sujet était tabou – mais ne dit rien pour le moment. Il déteste quand Leelou fait ça. Elle le prend comme un enfant, comme Duncan, se posant en mère pour lui imposer sa façon de penser... Voire pire, lui faire la leçon. Certainement la meilleure façon de braquer l'écossais, soit dit en passant.

« Leelou, je te serais gré de cesser de me traiter ainsi comme l'un de tes enfants» siffle-t-il finalement, de son ton sec qu'il utilisait pour mettre les choses au clair. Il n'avait vraiment aucune envie de jeter de l'huile sur le feu, mais s'il y avait bien une chose qu'il n'appréciait pas chez Lou, c'était cette tendance nette à materner tout le monde. Ça avait été quelque chose qui aurait pu l'étouffer s'il n'avait pas été absent dans les différentes années de leur relation, ce qui lui permettait alors de prendre l'air.
Café à la main, il se permet une autre gorgée pour rester parfaitement calme et détendu malgré la remarque pour le moins sèche qu'il venait de faire. Il secoue la tête, finalement, levant les yeux au ciel pour guetter les nuages, parlant d'un ton à nouveau tranquille et parfaitement posé.

« J'ai voulu faire plaisir à mon fils. Le fléreur est un animal intelligent, qui sait parfaitement s'adapter à la vie d'une maison. Il sera invisible s'il sent que c'est ce qu'il faut faire. Je vois vraiment pas pourquoi t'en fais toute une montagne... Sérieusement Leelou. » Il secoue la tête à nouveau. « Et si Duncan ne s'en occupe pas, le fléreur s'occupera de lui-même tout seul. Je n'ai pas choisi cette créature par hasard.
« Et que tes autres enfants ne comprennent pas pourquoi il y a droit et pas eux... N'est pas vraiment mon problème. »

Provocation. Ses yeux s'étaient alors plantés droits dans ceux de Leelou, comme dans une volonté de se poser vraiment en décideur. Ce n'était sans doute pas la première fois qu'il agissait ainsi. Il voulait vraiment marquer sa présence dans la vie de son fils, c'était clair. Il avait énormément de mal avec le fait qu'elle puisse prendre des décisions sans son accord juste parce qu'elle avait le droit de garde. Ce n'était pas plus compliqué.

Et puis... Et puis il avait juste voulu faire plaisir au jeune garçon, et lui permettre d'avoir de la compagnie. Un fléreur... Il n'y avait pas animal plus fidèle, une fois le stade de l'imprégnation passé. Il ne lâcherait jamais Duncan, qui aurait ainsi une présence on ne peut plus stable et fidèle à ses côtés. Conscient de la détresse de son fils sur plusieurs points de sa vie, il s'était dit que ça ne pourrait que l'aider.
Pourquoi ne pas utiliser cet argument alors ?
Pour la simple raison qu'il ne voulait pas non plus paniquer Leelou ou mettre l'adolescent dans l'embarras. Parce qu'il savait que cette dernière irait tout résoudre par le dialogue. Sauf que dans l'état actuel des choses, Duncan n'était pas ouvert au dialogue, et refuserait catégoriquement de comprendre... Ou même d'avouer les choses.

« Et ne me parle pas de modifier votre façon de vivre, Leelou. » continue-t-il en sachant pertinemment qu'il s'engageait sur une pente glissante. « C'est un fléreur ! Ce n'est pas comme si tu perturbais tout son équilibre émotionnel en le faisant vivre en présence de ses deux parents alors que ces derniers ne se remettront jamais ensemble ! »
Là, on sent le reproche bien senti. « Et si Simon a un problème avec le fléreur, qu'il vienne m'en parler lui-même, je serai absolument ra-vi de lui faire comprendre en quoi il n'a pas son mot à dire. » conclut-il en sortant un paquet de cigarettes de sa poche, pour profiter de la terrasse du café. Et il la coince entre ses lèvres avant de l'allumer d'un coup de baguette.

________________________


« He is worth nae weel,
That can bide nae wae.
»




Invité

MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Mar 21 Aoû - 15:21


    Certes, Lou avait tendance à materner son petit monde, telle une poule au milieu de ses poussins, elle essayait de toutes ses forces de rassembler autour d'elle sa famille. Si elle avait pu d'un coup d'aile ou d'un coup de bec tous les ramener au bercail, nul doute que la jeune femme l'aurait fait. Avoir eu un enfant tôt n'avait fait que renforcer chez elle ce besoin constant de prendre soin des autres … Que ce soit de bon gré ou de mal gré pour eux, d'ailleurs. Et cela pouvait poser problème lorsqu'elle était confrontée à des personnalités indépendantes. Comme Alexandre, par exemple. Mais c'était bien plus fort qu'elle, une seconde nature, habituée depuis toute petite, à veiller au bien-être de sa tribu, en tant que seconde maman, presque … Leelou avait bien du mal à se faire à l'idée qu'elle n'était pas toujours le maillon indispensable pour empêcher que la chaîne ne rompe. Certes, au sein de sa tribu, de son foyer, c'était le cas, mais le monde sorcier n'allait pas s'effondrer car elle ne l'aurait pas assez couvé. Normalement, ce genre d'attitudes pouvait se calmer avec l'âge ou bien empirer … Et il était encore difficile de dire ce qu'il allait en être pour Leelou. Ses enfants étaient encore trop jeunes pour qu'elle puisse modifier son caractère à ce sujet. Quand ils seraient devenus grands, peut-être alors perdrait-elle cette étouffante habitude ?

    Toutefois, la jeune femme ne pouvait laisser dire Alexandre. Si le ton sec de son ex-mari la blessa, la jeune femme ne se perdit pas plus loin dans cette blessure d'amour-propre et préféra rester sur le fond du problème. Leelou ne parlait pas à Alex comme à un enfant … Et elle le traitait encore moins comme un petit garçon. Au contraire, même, elle venait ici pour dialoguer et essayer de ne pas s'énerver inutilement. Avec un de ses enfants, la jeune femme y aurait peut-être mis des formes, mais elle aurait eu gain de cause avant même le début de la conversation. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Étant leur mère, elle savait ce qui était bon pour eux, n'est-ce-pas ? « Enfin, Alexandre, comme si je te traitais comme un enfant … Je n'en suis pas à te dire de quelles couleurs doivent être tes sous-vêtements, non ? ». C'est cela, Leelou fait une petite blague vaseuse pour essayer de te détendre et de calmer tes nerfs quelque peu à vifs. On s'en fiche que ça fasse un flop. « Je ne vois vraiment pas pourquoi tu penses que je te traite comme un enfant, Alexandre ». Toujours l'usage du prénom complet quand elle essayait d'être sérieuse et de poser quelques arguments ou points importants. Mais chassez le naturel et il revient au galop : Lou ne tiendrait pas très longtemps sans appeler son ex-mari par le surnom que tout le monde lui donnait. Alex.

    Faire plaisir à Duncan. Oh, c'était réussi. Mais pas seulement à cause du fléreur, mais parce que ça donnait à son fils une raison supplémentaire de faire enrager sa mère et son beau-père. Merci Alexandre de participer aux relations harmonieuses et sereines au sein du couple de Leelou. Oh, elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il soit tout miel avec Simon : ils se détestaient cordialement depuis toujours. Mais au moins, Lou avait pensé qu'une espèce d'entente cordiale aurait pu naître. Mais non, définitivement pas. Et Duncan n'aidait absolument pas à faciliter les choses. « Je n'en fais pas toute une montagne, Alex … J'essaie de t'expliquer mon point de vue sur cette affaire de fléreur, voilà tout». Le ton de la jeune femme était quelque peu las. Lou savait bel et bien que le mal était fait et si elle avait absolument voulu mettre les choses à plat avec le père de Dun', c'était pour éviter qu'un nouvelle épisode du genre se renouvelle. Un fois, bien, elle passerait l'éponge, elle ferait un effort. Par contre, quand Alex parla de Aislinn et Orion, Lou prit la mouche et son ton se fit bien plus sec. « Tu ne peux pas faire comme si ils n'existaient pas, Alex ! Par Merlin, ils vivent avec ton fils, ce sont ses frères et sœurs, il me semble évident qu'ils sont à prendre en compte dans ce genre décisions aussi. Et si l'un d'entre eux avaient été abominablement allergiques ? Tu as agi hâtivement, reconnais-le au moins ... ».

    La suite des paroles d'Alexandre fit ouvrir une bouche choquée à la jeune femme. Il osait … Par Merlin, il avait osé revenir sur la décision qu'elle avait prise, avec la meilleure volonté possible, quelques années plus tôt. C'était un coup bas et le visage de Lou montra clairement sa colère face à cette manière de lui répondre. « Tu es absolument odieux de présenter les choses sous cet angle ! Tu sais très bien que ce n'était absolument pas dans mes intentions de chambouler Duncan, Alexandre … Par Merlin, comment oses-tu seulement penser que j'aurais volontairement blessé mon fils ?! Et ne me parle pas de Simon. Le pauvre essaie de faire tout ce qu'il peut pour que ça se passe bien, mais Duncan refuse toute approche. Et avoue que tu n'aides pas vraiment dans cette affaire ! Dun' sait pertinemment ce que tu penses de mon mari !! ».

    Calme-toi, Leelou. Bois un petit peu de jus de citrouille. C'est bien. On respire un grand coup. Tu peux le faire, ma belle, garde ton calme. Ne t'agace pas. « Je ne suis pas venue pour ça, de toute façon, mais bien pour te demander à l'avenir de me parler de ce genre de projets. S'il-te-plaît ». Il avait eu du mal à sortir, ce petit mot de politesse, mais il était bien là, finalement. C'est bien ma jolie, tu as gagné une nouvelle gorgée et le droit de te détendre un tout petit peu, aussi. Cela ne te fera pas de mal, visiblement.


avatar

Messages : 115

Rappeltou
Statut de Sang : Mêlé
Baguette: Bois de cèdre, ventricule de coeur de Noir des Hébrides, 30 cm, très souple et très solide.

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Mer 22 Aoû - 18:32
« Voyons, Lou, tu sais pourtant que je n'en porte pas... »
La réponse avait fusé toute seule. Sans insolence ni rien, comme si Alexandre s'était raccroché à cette tentative d'humour pour rebondir et essayer de les empêcher de tomber dans une énième dispute. Mais bien sûr que c'était là peine perdue. Les chiens ne font pas des chats, Duncan devait bien tenir sa répartie, son côté provocateur, et sa tendance à exploser de quelque part.
Ah ça, quand on voyait les parents, on ne doutait plus du lien de sang. Deux personnes comme Lou et Alex ne devraient pas avoir le droit de se reproduire ensemble au risque d'engendrer une bombe atomatique, j'vous dis.
Ne voyait-elle pas en quoi elle le traitait comme un enfant ? Clairement l'Écossais lui lance un regard un peu désabusé. Sincèrement ? Toujours en train de lui faire la morale, comme sa mère ? A laquelle il rappelait régulièrement son âge, par ailleurs, étant donné qu'elle avait cette même tendance à materner. Et lui qui était quelqu'un d'indépendant et qui tenait à cette même indépendance...
Bah il le vivait très mal, et comprenait combien Duncan devait être étouffé chez sa mère. Malgré toute l'affection qu'il avait pour Leelou, il pensait sincèrement que leur fils était plus à son aise sur l'archipel des Hébrides, plus livré à lui-même et à une certaine liberté.

Chacun des deux anciens époux tentait de garder un calme tout relatif. Peine perdue, si on considère que l'un se sent agressé et que, du coup, il provoque délibérément l'autre en guise de réponse... Cercle vicieux qui s'installe entre eux, et qui ne saura pas conduire leur conversation à quelque chose de constructif.
Mais combien de temps mettront-ils à s'en rendre compte ?
Et voici que le ton de Leelou se durcit, braquant immédiatement l'homme qui pose ses yeux bleus d'une froideur implacable dans ceux de la femme. Et plein de mauvaise foi, Alexandre retorque :
« Tu sauras que les fléreurs sont des animaux très peu allergènes et que plus un enfant est au contact tôt avec un animal, moins il risque de développer d'allergies. » On sent l'homme qui a grandi parmi les bêtes. Bon, d'accord, l'allergie au dragon restait assez rare... Mais il n'empêchait qu'il avait raison. Et si les enfants de Lou avaient été allergiques quand même ?
Boarf. Pas son problème. Même s'il savait que le fléreur l'aurait vu, senti, et aurait pris ses dispositions pour ne pas être un problème pour la famille. Et on ne parle pas de toutes les potions contre les allergies qui peuvent exister en ce monde... Tant d'armes pour nourrir la mauvaise foi d'Alexandre qui n'avait voulu que faire un cadeau à son fils. Et à l'âge de ce dernier, il ne pouvait plus lui offrir de jouets et autres trucs inoffensifs : il devenait un homme, un vrai, avec des poils, et lui devait se positionner en conséquence !
Oui il avait agi hâtivement.
Le lui faire reconnaître ? Courage.

Surtout avec la suite.
Alexandre se tend entièrement, se redresse sur sa chaise. Plus aucune trace d'un sourire, même provocateur. Plus de calme non plus. Il rend son visage complètement hermétique à toute expression, mais ses yeux véhiculent parfaitement tout ce que la jeune femme a pu réveiller. Ooooh ne m'attaque pas sur ce sujet, semblent-ils hurler à la professeure, comme pour la prévenir.
Mais l'ignore-t-elle, ou refuse-t-elle de le voir ?
Allez savoir.
« Excuse moi, Leelou, de ne pas réussir à aimer ce troll que tu as choisi d'épouser. » siffle-t-il sèchement. Il se lève, balayant la tentative de la jeune femme de remettre les choses à plat d'un geste de la main. « On n'arrivera à rien aujourd'hui. On se reverra à Poudlard, et on parlera à ce moment là de la scolarité de Duncan et non pas des choix que je fais en tant qu'adulte. Tu ne veux pas que je te reproche les tiens ? Alors lâche moi, Leelou, je n'ai aucun compte à te rendre. »
Il réajuste sa veste sur ses épaules. Il retient une dernière réplique, beaucoup plus acide que les autres, sur Simon. Simon, faire des efforts vis à vis de Duncan ? Alors que ce dernier était un peu plus le portrait de son père avec chaque jour qui s'écoulait ? Bien sûr que c'était possible. Mais Alexandre n'y croyait pas une seule seconde.
Mauvaise foi, tout ça.
Une poignée de mornilles vient rejoindre la table et l'homme secoue la tête. Pourtant, il ne transplane pas. Non, il se contente de tourner les talons et de s'éloigner, pour se calmer avant de rentrer. Libre à Lou, ensuite, de le laisser s'échapper, ou de venir le confronter à elle de force.

________________________


« He is worth nae weel,
That can bide nae wae.
»




Invité

MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex] Jeu 23 Aoû - 15:17



    La réplique de son ex-mari arracha un léger sourire à la jeune femme. Évidemment, cela ne suffirait pas pour détendre complètement la professeure d'étude des moldus, qui était plus que sur la défensive depuis qu'elle était entrée dans ce petit pub pour y rencontrer Alex. Lou avait pensé que c'était une excellente idée de se rencontrer en terrain neutre : san Dun', sans Simon non plus. Même si elle adorait son  mari, la jeune femme n'était pas prête à le laisser prendre trop de prérogatives dans la vie de son fils aîné : il était avant tout le fils de Lou et Alex, avant d'être le beau-fils de Simon. Bien entendu, ce dernier avait voix au chapitre, mais dans un esprit de conciliation et de bonne foi, Lou tentait réellement de réduire son influence. D'abord, pour éviter les conflits toujours brûlants entre Dun et son beau-père, mais aussi pour ne pas s'entendre dire par Alex qu'elle lui volait ainsi sa place de père. Ce n'était pas parce qu'elle avait choisi de se remarier que pour autant elle allait chasser son ex-mari de la vie de son fils. Lou ne se cachait pas sous de faux prétextes : elle avait eu cet enfant avec Alex, elle n'allait pas désormais rayer cet événement de sa vie afin de devenir une parfaite petite épouse pour Simon Summerton. La jeune femme lâcha donc un petit rire, fort incongru étant donné la situation. « Comment ais-je pu oublier cela, Alex ! ». Un petit clin d'oeil plus chaleureux. Leelou était ainsi aussi, capable de passer de la froideur à la chaleur d'un battement de cils. Un peu inconstante, peut-être ?

    Mais malheureusement, cet intermède fut de courte durée. Voilà maintenant qu'Alexandre commençait à lui vanter les mérites des fléreurs, ce qui fit lever les yeux au ciel de la demoiselle. Par Merlin, il aurait pu avoir la grandeur d'âme de lui épargner ce charmant plaidoyer envers ces charmants animaux, non ? Lou n'en avait absolument rien à carrer, que ce soit un fléreur ou un rat de bibliothèque. Ce qui insupportait c'est qu'Alexandre avait le pouvoir d'influencer sa vie à travers Duncan et qu'il ne se rendait absolument pas compte de l'inconvenance d'une pareille chose. Lou aurait beau faire, elle était certaine que son ex-mari resterait fermement sur ses positions, sûr et certain d'avoir pris la meilleure décision pour son fils. Seulement, Duncan ne vivait pas seul avec Alex, mais bien en famille avec Leelou. Et toute vie en communauté nécessite des règles. Alex, en tant que professeur à Poudlard était pourtant bien placé pour le savoir, non ? La jeune femme ne parvenait pas à s'expliquer cette attitude de la part d'Alex. « Merci pour le cours d'études des animaux magiques, mon cher ». La réplique était acerbe, tout comme le regard en biais de Leelou. Non, décidément, ils auraient bien du mal à se comporter en parents divorcés civilisés ce jour-là. Elle avait envie de l'étrangler depuis le départ, à cause de ce foutu animal. Sans doute y avait-il un peu de dépit dans l'attitude de la jeune mère, blessée par un retour de son fils qui s'était fait difficilement, Dun' refusant encore et toujours le nouveau statut de sa maman. Pourtant, en six années, voire sept, il avait bien eu le temps d'apprivoiser Simon. Mais rien n'y faisait …

    Alexandre n'était d'ailleurs pas étranger à cette animosité. Un troll, son mari ? Lou en eut un haut-le-coeur assez prononcé. Pour qui Alexandre se prenait-il ? Elle ne le laisserait pas parler ainsi de l'homme qu'elle avait épousé par Merlin ! « Je ne te permets pas Alex ! ». Mais alors qu'elle allait s'exprimer, il mit fin brusquement à leur entretient. Parler à la rentrée ? Si c'était son souhait … Et en attendant, Lou se coltinait un fléreur. Alexandre dépassait les bornes, mais bien sagement, Lou le laissa partir. Finissant son jus de citrouille, la jeune femme réfléchissait déjà à leur prochaine confrontation. Il avait osé la laisser en plan ...Comme ça. Furieuse, oh oui, elle l'était, mais en public, elle préférait essayer de garder son calme. Oui, on en parlerait à la rentrée. Et pas qu'un peu, vous pouvez croire Leelou Donoghue !





Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Il est temps qu'on parle [Alex]

Il est temps qu'on parle [Alex]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Sorcerers' Tales :: Monde Sorcier :: Londres :: Chemin de Traverse-