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Ne me quitte pas | Nioclàs ~

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Rappeltou
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MessageSujet: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Dim 19 Aoû - 14:53
« Non, Nounours... Mais arrête ! On va être en retard ! »

La jeune fille râle et repousse l'Ours qui lui servait de compagnon, lequel s'acharnait jusqu'ici à essayer d'obtenir son sacro-saint câlin du matin. Il faut dire que Séraphine, stressée voire même angoissée à l'idée de retourner à Poudlard, avait tout sauf envie de céder aux avances de Nioclàs. Elle a comme une boule au ventre, mal à l'aise. Le retour à Poudlard ne l'avait jamais gênée en tant que soi jusqu'ici, surtout qu'elle l'avait alors perçu comme une immense libération.
Mais aujourd'hui, c'était différent. Sa vie entière avait changé quand elle avait croisé le chemin de l'Irlandais, rendant l'été plus que supportable, et même l'existence en général. Certes, il y aurait un certain soulagement dans cette idée, puisqu'elle ne vivrait plus à ses dépends et que dès lors, entre sa bourse et la carrière qu'elle entamerait dès la sortie, elle n'était plus entretenue.
Pourtant...
Pourtant, elle savait qu'il allait lui manquer. Et plutôt que de profiter des derniers instants qu'elle pourrait passer en sa compagnie, elle se contentait de ronchonner et de le repousser au contraire. Une façon comme une autre de manifester sa mauvaise humeur. Surtout que l'horloge tournait, encore et encore, se rapprochant dangereusement de l'instant fatidique où, après un dernier baiser, ils devraient se séparer pendant de longues semaines.

« Putain de bordel de pute borgne de Peeves à poil ! » jure-t-elle avec humeur sur sa valise, ne parvenant pas à la fermer. Et la voici qui s'énerve de plus belle, appuyant de toutes ses maigres forces sur la malle, bloquée par une de ses paires de chaussures.
Et voici Super Grognon, le Nounours de toutes les situations, qui s'avance vers elle et, venu à sa rescousse, s'approche de la valise pour la fermer avec sa super force de super mâle. Et la jeune fille, de trop mauvaise humeur pour le remercier, n'arrive qu'à faire preuve de mauvaise foi en marmonnant qu'elle aurait pu le faire toute seule. Et elle essaie de la prendre de ses mains alors qu'en homme galant il veut la porter... En vain bien évidemment. Un long concert de grognements plus tard, elle tourne rageusement les talons hors de la chambre pour aller terminer de se préparer.
Le ruban violet s'enroule dans ses cheveux au rythme de ses pas, alors que ces derniers, retenus en queue de cheval – les cheveux, pas les pas, évidemment – viennent taquiner les bords du foulard mauve noué autour de son cou. Et les pans du foulard glisse sur sa gorge, tout près des bords du décolleté d'une robe un peu vaporeuse, d'un vert si léger qu'il en serait presque blanc. Elle s'avance dans l'entrée de la maison, attrape ses escapins et les enfile avec des gestes nerveux, un peu secs.
Elle est de très mauvaise humeur. En fait, elle n'avait aucune envie de quitter cette maison. Elle s'y était ennuyée, certes. Mais l'odeur des chardons et de ses échecs culinaires – petit salé aux lentilles veut viiiiivre – lui manquerait. Comme le parfum sauvage qui emplissait toujours ses narines au réveil et qui, même si elle l'ignorait encore, serait celui qui lui manquerait le plus. Alors elle s'immobilise, en regardant la porte, dans le hall d'entrée. Ils allaient transplaner d'une minute à l'autre, mais elle n'en avait absolument aucune envie. Elle aurait préféré mille fois que ça ne soit pas un pensionnat et qu'elle puisse rentrer chez elle tous les soirs.
Car ce qui avait longtemps été chez lui, en cette matinée du malheur, était devenu chez elle en son coeur. Pour la première fois de sa vie, elle avait trouvé un foyer. Un endroit où il faisait bon vivre et où elle était à l'aise. Un endroit où elle reviendrait sans se faire prier.

Ses lèvres carmines se pincent en une grimace pour le moins adorable, alors qu'elle réalise que c'est le dernier instant qu'elle passe ici. Le dernier moment intime en sa compagnie. Finalement, elle se tourne vers le mâle à la valise, et lentement, va se glisser dans les bras de Nioclàs avant de transplaner.
Pop.
Le quai est déjà bondé quand, à l'écart des autres, le couple surgit de nulle part. La jeune fille s'écarte légèrement, évitant de le regarder, et guette autour d'eux. Elle aperçoit, au loin, les jumelles Nott avec une grimace, ainsi que l'abruti de Crayford, toujours accompagné de quelqu'un. Elle prend alors conscience de la différence des mondes dans lesquels elle évolue, et du point auquel elle a grandi ces deux derniers mois. Elle ne se sent plus comme avant. Étrangement différente...
Infiniment supérieure.
Elle cille et redresse instinctivement le dos, les épaules, sonde les lieux des yeux. Son port de tête est à peine plus droit, son regard plus vif, son attitude entière plus alerte. Comme si ici, elle avait possibilité d'être agressée à tout moment, et qu'elle devait prendre une attitude différente. Et c'était bel et bien le cas, puisqu'elle était la reine de l'indifférence en ces lieux, alors qu'elle avait tout eu d'une cocotte minute durant l'été.

Se dégageant définitivement, finalement, des bras de Nioclàs, elle essaie de reprendre sa valise – en vain évidemment – et scinde la foule sans mal pour se frayer un chemin jusqu'au train. Écourter les au revoir serait le mieux, et les rendraient moins douloureux, elle en était intimement persuadée. Alors, une fois devant une porte quelconque, elle monte sur le marche-pied – ce qui la grandit, mais la laisse, pour le coup, à peine plus petite que Nioclàs – et tend la main pour récupérer sa valise d'autorité.
Elle ouvre les lèvres, enfin, comme pour sortir de son mutisme. Pour lui dire au revoir, sans doute. Mais les mots restent coincés dans sa gorge à cause de l'émotion, alors que finalement, ses lèvres se tordent en une grimace. Elle n'avait aucune envie de partir. Aucune. Alors ses yeux noisettes se plantent dans ceux de Nioclàs, sans réussir à se fixer clairement. Nul mot, nulle parole ne lui vient pour lui traduire ce qu'elle ressent. Le manque qu'elle ressentait déjà. Immobile alors, elle finit par secouer la tête, tristement.
Le monde n'existe plus autour d'elle, alors qu'elle vient timidement cueillir un baiser sur les siennes. Elle entend, au loin, une mère de famille s'exclamer sur le couple qu'elle découvre alors, choquée, mais ne le relève pas. Elle s'en moque. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'ils seront loin l'un de l'autre pendant de trop longues semaines.
Ne me quitte pas... Il faut oublier ; tout peut s'oublier. Qui s'enfuit déjà, oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment. Oublier ces heures qui tuaient parfois, à coups de pourquoi, le coeur du bonheur.
Ne me quitte pas.

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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Lun 20 Aoû - 13:59
Oh, qu’il est grognon, ce matin, notre Nounours ! Peu habitué à la frustration, sa renonciation au câlin du matin se ponctue par un grognement, et il va noyer son mécontentement dans sa tasse de café brûlant. Il se doute que Séraphine est anxieuse pour sa rentrée, mais sa déception est telle qu’il ne parvient à prendre de distance, et prend de plein fouet le rejet de la jeune femme.
Il fait donc avec ses envies inassouvies, et esquive la mauvaise humeur de l’Ecossaise jusqu’à ce qu’un juron ne vienne meurtrir ses oreilles. Serviable, il la rejoint et l’aide à fermer sa valise avant de la lui porter malgré ses protestations. Il serait bien mal avisé de laisser sa frêle compagne peiner avec ses bagages alors qu’ils ne pèsent pas grand chose pour lui.
Il patiente dans le séjour et attend qu’elle ait terminé de se préparer avec une impatience peu habituelle pour lui dans ce genre de situations. Il n’est pas pressé de se débarrasser d’elle, bien au contraire ; la séparation lui déplaît fortement, et cet entre-deux, ce moment latent où il est avec elle tout en sachant qu’il devra très prochainement faire avec son absence l’oppresse.
Son masque d’indifférence se fissure lorsque la petite femme vient se blottir entre ses bras, instant de faiblesse aussitôt dissimulé par le transplanage qui le prend de court. D’ordinaire, elle suit et il escorte, et il en est quelque peu déstabilisé tant et si bien qu’il la retient contre lui lorsqu’ils arrivent sur le quai.
La distance établie par Séraphine entre eux le perturbe davantage qu’il ne le montre. Après deux mois de proximité et d’amour vache, la jeune femme lui échappe complètement en changeant radicalement d’attitude.

Il ressent immédiatement l’adaptation de Séraphine à son environnement ; la tension qui s’instille en elle ne lui échappe pas, et enfin, il prend conscience des raisons de sa mauvaise humeur. Tel le serpent en alerte, elle est ici sur ses gardes, comme s’il s’agissait d’un milieu hostile. Peut-être est-ce même réellement un milieu hostile pour elle. Après tout, que sait-il de son quotidien à Poudlard ?
De la même façon qu’elle s’est adaptée à son milieu, il s’adapte au sien et la laisse se dégager avec une docilité d’exception, sans toutefois lui rendre sa valise. Il la suit jusqu’au wagon de son choix sans faire de commentaire, toujours aussi serein d’apparence.
Habitué à se séparer d’elle le matin pour partir au travail, il ne voit rien d’autre en cette matinée, préférant fermer les yeux sur les longues semaines s’absence qui vont suivre. Céder à la mélancolie ne l’avancerait à rien, et il préfère profiter de ces dernières minutes, bien trop courtes, avec sa Belle.
Il ne trouve pas plus qu’elle les mots appropriés à la situation. Il sait qu’il pourra la revoir le soir même – contrairement à elle – mais, conscient qu’ils échangent leurs derniers mots, cherche inconsciemment une gentillesse qu’elle pourrait garder en son cœur au cas où il lui manque.

Mais lui manquera-t-il ?
Un doute l’effleure, aussitôt repoussé par les lèvres qui viennent cueillir les siennes. Il n’entend pas le commentaire outré d’une mère de famille, consacré corps et âme à sa jeune compagne dont il ne parvient à se séparer. Il lui tend sa valise, mais lorsque la main de Séraphine se pose sur la poignée, il se refuse à la lâcher, son esprit bientôt focalisé sur une idée un peu folle qu’il n’avait osé exprimer plus tôt.

Conscient qu’une même détresse les habitait, certainement plus aiguë chez Séraphine que chez lui par ailleurs, Il ne se résout à la laissée seule dans le train. Elle n’a salué personne, et personne n’est venu la saluer, tout comme elle ne semble pas chercher ses camarades. Cette indifférence aux adolescents qui l’entourent, peu naturelle, insuffle le doute dans l’esprit de Nioclàs.
Avec un peu de chance…
Avec un peu de chance, elle n’attendait personne ; espoir égoïste, mais tellement réconfortant. Résigné à s’effacer au profit des camarades de classe de la Serpentard, il hausse un sourcil inquisiteur à l’attention de Séraphine, bloquant toujours de son immense carrure l’entrée du wagon malgré quelques plaintes dans son dos.

« Je dois aller à Poudlard ce soir, » commence-t-il posément. Il a bien un rendez-vous dans l’après-midi, mais c’est désormais le cadet de ses soucis. « Le train supportera bien un voyageur de plus, penses-tu ? »
Pas une seconde il ne doute de l’acceptation de Séraphine. Sans bloquer plus longtemps l’entrée de la voiture, il repousse doucement la jeune femme vers l’intérieur, et la laisse les conduire jusqu’à un compartiment vide, avant de hisser sa valise dans le porte-bagage. S’il garde sa figure imperturbable, ses oreilles virent légèrement au rouge lorsqu’il referme derrière eux la porte du compartiment.

Qui l’eut cru, lui, Nioclàs Ó Tuathail, se retrouvait de nouveau dans le Poudlard Express. Si un autre eut ressenti de la nostalgie, il n’en est rien pour l’Irlandais. Il est bien trop heureux de prolonger pour quelques heures la compagnie de Séraphine qu’il couve d’un regard plus expressif, plus amoureux qu’il ne l’aurait voulu. Avec un soupir de contentement, il lui caresse du bout des doigts les cheveux de la tempe à la nuque et ses lèvres s’étirent en un sourire.

Rassure toi, Séraphine,
Il ne te quittera pas ~


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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Lun 20 Aoû - 18:00
C'est un baiser bref, mais d'une tendresse inhabituelle, quelque part. Pour elle, c'est leur dernier instant, et ses yeux ne se relèvent pas dans les siens. Elle a peur de ne pas réussir à maintenir son masque face à lui si elle le croisait, et de ruiner des années de travail sur son attitude au cours des années précédentes. Si impopulaire soit-il, elle avait ici un statut qu'elle se devait de tenir. Et si se montrer avec Nioclàs n'entachera pas son côté femme fatale, une attitude trop guimauve, telle la jeune fille qui laisse s'échapper quelques larmes à l'idée de quitter un proche, pourrait définitivement balayer les efforts qu'elle avait fournis pour être tranquille dans l'école.
La valise lui est rendue et sa main se pose sur la poignée, refermant ses doigts autour... sans pouvoir récupérer l'objet. Les sourcils de Séraphine se froncent alors qu'elle essaie de tirer sur sa valise, sans comprendre le brusque comportement de Nioclàs. Et bien ? Ses yeux se relèvent sur le regard bleu de l'Irlandais, l'oreille aussi sourde que la sienne aux protestations extérieures. Il bloque l'entrée du wagon ? Et alors ? Ils n'avaient qu'à en choisir une autre, d'abord. Celle-ci leur appartenait, comme ce moment de latence où un espoir fou naît chez elle.
Et l'espoir ne reste pas longtemps, se concrétisant dans la voix grave qui vient se glisser dans ses oreilles. À Poudlard ce soir. Un voyageur de plus. La jeune fille fronce les sourcils un instant, intriguée.

« … Et c'est seulement maintenant que tu me l'dis? » fait-elle sèchement, d'un ton qu'elle veut en colère mais qui montre bien trop, pour eux qui fonctionnent beaucoup sur le langage du corps, le sourire heureux qui sommeille dans sa gorge. « Amadàn ! »

Mais elle est incapable de protester davantage et, si elle parvient à garder son sourire dans sa gorge, elle se laisse volontiers pousser dans le wagon, cherchant un compartiment encore isolé pour qu'ils puissent voyager en toute tranquillité. Un premier, plein de sales gosses, un second, plein de sales gryffondors, un troisième... Et enfin un quatrième, tout au fond du wagon, encore vide, et duquel ils n'auront aucun mal à chasser ceux qui auraient dans l'idée de venir s'installer ici. De toute façon, l'ambiance qu'il y aurait entre les deux 'adultes' serait bien trop oppressante pour quelqu'un d'extérieur... Surtout pour les jeunes années qui ne comprendraient pas l'alchimie qu'ils partageaient alors.
Elle se tourne vers lui après être entrée, comme pour vérifier que cela lui convienne, ce dont elle ne doute pas, puisque sa valise rejoint vite le porte-bagage.
Elle ne sourit toujours pas, incroyablement maîtresse d'elle-même, mais ses yeux s'allument de cette étincelle d'espièglerie quand elle remarque les oreilles rougies de son homme et l'intensité de son regard. Intense au point de trouver écho sur ce visage froid, qui s'enflamme bien malgré elle, et sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte.
Ne sont-ils pas mignons, tous les deux ?
Et alors que la main se lève pour s'approcher de son visage, ses joues se colorent un peu plus, s'approchant nettement de la couleur carmine de ses lèvres. Elle se sent émue en fait, et l'exprime à peine dans l'inclinaison de ses sourcils. Aucun malaise finalement. Comme s'il pouvait y en avoir entre eux, au final.
Et puis, comme ça, sans prévenir, sans doute mue par cette émotion soudaine ayant chassé toutes ses appréhensions et par l'euphorie de le savoir avec elle pour les prochaines heures, elle se jette littéralement sur lui – owi jette toi toute – pour venir capturer à nouveau ses lèvres, les bras se nouant autour de son cou... Au moment même où le train s'ébranle et avance, leur faisant perdre l'équilibre. À l'heure où les adolescents saluent leurs familles, agglutinés aux fenêtres, eux se détachent totalement de ce monde d'adieux et profitent encore des derniers instants qu'ils peuvent passer ensemble.

Elle sent de grandes mains s'enrouler autour de sa taille, des lèvres se presser contre les siennes, une langue jouer avec celle qui jusqu'à lors sommeillait dans sa propre bouche. Fini la frustration de la matinée, la boule au ventre, et la distance marquée entre eux. Chassée la mauvaise humeur. Le couple reprenait ses habitudes perdues l'espace de quelques heures.
Pour autant, elle le frustre à nouveau et de manière totalement calculée, en se détachant de lui. Un sourire mutin aux lèvres, elle s'échappe de ses bras, comme elle aime le faire, et défait le ruban qui retient ses cheveux en tirant simplement dessus.

« Attends, je vais me changer avant l'arrivée du chariot, ce sera fait comme ça. » souffle-t-elle avec ce regard lubrique, et la voici qui se retourne dans ce petit mouvement de hanches qui lui sied à ravir. Et elle repose son ruban, ôte ses chaussures à talons, et va ouvrir sa valise pour en tirer son uniforme de Serpentard.
Sans doute n'aurait-elle pas le temps de la mettre. Peut-être lui ôterait-on aussitôt. Ou peut-être le garderait-elle pour assouvir les désirs parfois décalé d'un ours pedobear. Elle redescend du siège et laisse finalement la robe qui la couvrait jusqu'à lors tomber sur le sol, pour commencer à enfiler jupe courte et chemisier, sans vraiment se soucier du regard de Nioclàs sur ses cicatrices, loin de se douter que, d'ici peu, il en connaîtrait l'exacte signification.
Qu'importe ? Elle le provoque alors ouvertement, par un strip-tease inversé, laissant les vêtements couler à nouveau sur sa peau avec toute la sensualité qui la caractérise.
Tendre lutin, impatient de se faire dévorer par le grand méchant ours ~

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Mar 21 Aoû - 11:10
Oh, si les mères de famille savaient ce qu’il se passe dans ce compartiment, laisseraient-elles partir leurs adorables garnements ? Alors que sur le quai, les effusions de larmes prolifères, dans leur abri, Nioclàs et Séraphine s’abandonnent à des effusions d’un autre type, bien plus plaisantes.
Surpris par l’initiative de l’Ecossaise, il n’en répond pas moins ardemment ; il n’a pas eu son câlin du matin, et son corps n’en réagit que plus vite aux sollicitations et au contact de celui de la jeune femme qu’il serre contre lui – owi serre moi toute. Ils vont avoir de longues heures devant eux pour se dire au revoir en bonne et due forme, et l’imagination – ou la perversité – de Nioclàs se met tout de suite en branle, bien vite interrompu par le détachement de Séraphine.
Buuuh !
Tendresse !!
Et le câlin de Nounours, alors ?

Il arbore tout de suite l’expression de l’animal à qui on vient de retirer son os et grogne pour marquer son mécontentement, chassé par l’idée de voir Séraphine se changer devant lui. Il commence à la connaître, sa petite écossaise, il se doute qu’elle ne le fait pas languir pour rien.
Nioclàs, ta patience sera récompensée ~

Il caresse du regard le corps de Séraphine avec cet air carnassier et lubrique, accentuant son côté sauvage. Le mouvement de ses hanches n’est qu’un appel à la luxure, alors qu’il les imagine contre les siennes ; le glissement des vêtements sur sa peau l’incite à suivre des yeux chacune de ses courbes si pures, à les explorer de ses propres mains ; et son corps dévoiler n’est qu’une invitation toute entière à la ramener à lui et à assouvir son désir.
Il se tient pourtant, émettant un grondement sourd alors qu’elle commence à se rhabiller. Aha, vile tentatrice, qui joue avec ses nerfs ! Sa tension est palpable alors qu’il se retient d’interrompre son petit jeu. Non, il préfère, pour une fois, lui laisser la main. Après tout, languir ne rend jamais la suite que plus intéressante.

« Tu es vraiment une rouée… »
Ce reproche qui n’en est pas un lui échappe lorsque la jupe remonte les interminables jambes de Séraphine. Ses jambes, qui n’attendent rien d’autre qu’une virile entreprise à accueillir, il les dévore littéralement des yeux.
Sa voix se fait rauque, charriant tout le désir qui ronge l’homme depuis le réveil. Il ne souhaite plus rien d’autre que de se perdre dans la chevelure de la jeune femme, goûter son parfum, respirer sa chaleur, sentir sa chair contre la sienne.
L’insulte se transforme en mot tendre entre ses lèvres, et l’invite implicitement à poursuivre son manège, à aller plus loin. Son corps hurle de désir, et sa passivité relève moins de laisser faire que de son abnégation pour sa maîtresse.

Approche, Séraphine, approche ~
Laisse le Grand Méchant Nio succomber ~
Lui, qui désir tant te dévorer ~


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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Mar 21 Aoû - 12:10
Elle sait combien ce genre d'attitudes peuvent frustrer Nioclàs. Et voir son regard vis à vis de son petit jeu ne fait que confirmer ce dont elle se doute. Séraphine aime être ainsi au centre de son attention, savoir qu'il ne regarde qu'elle et ne pense à rien d'autre que son corps dévoilé. Peut-être est-ce cette attention qu'elle recherche aussi, en le frustrant de la sorte.
Mais pas seulement.
Il faut dire qu'elle ne réfléchit plus trop. Sans rougir alors qu'elle se sent couvée du regard, elle laisse le tissu caresser sa peau alors que la jupe remonte ses jambes, essayant de donner à ce geste si anodin un côté aussi sensuel que possible. Elle remet son chemisier, le reboutonne délicatement en couvrant sa poitrine, enfile ses bas avec des gestes qui respirent la provocation.
Elle sourit en entendant l'insulte qui coulent sur son corps comme autant de miel chaud qu'il pourrait ensuite venir déguster, les joues rosissant adorablement sans qu'elle ne s'arrête pour autant. Un petit coup de hanches pour se redresser, et la voici qui se tourne alors vers l'Irlandais, le couvant d'un regard aussi amoureux que langoureux, et s'avance en accentuant sa démarche féline.
Le prédateur se rapproche de sa proie ô combien combien consentante, entièrement livrée à ses désirs. Levant une jambe, elle vient s'asseoir sur les genoux du mâle, s'approchant de lui en glissant ses mains sur son torse ; ses lèvres s'aventurent à nouveau sur les siennes, dans une chasteté toute relative – et pour ainsi dire nulle – l'une de ses mains remontant pour se frayer un chemin contre la nuque de Nioclàs.
Elle aime ce sentiment de contrôle, même si elle n'y pense absolument pas. Comment penser quand on n'est plus que sensations, passions et amour, et que la perversité est la seule chose qui puisse encore se frayer un chemin en son esprit. Ses hanches s'avancent pour coller son ventre contre le moelleux de l'homme, instinctivement, sa poitrine s'écrasant contre les pectoraux du mâle.
Et elle s'éloigne à nouveau, sans lâcher ses lèvres, détachant son corps de celui sur lequel elle s'installait alors. Le pays des merveilles – aha, tu l'avais oublié cui là ! – semble n'attendre que l'ouverture ses portes, si elle en croit les mains qui se promènent sur ses fesses – pour ne citer qu'elles – et la pression qu'elle sent sur ses vêtements, comme si l'homme tentait de les défaire de la façon la moins civilise qu'il soit.

Ce n'est que lorsqu'elle le sent trop pressant qu'elle se redresse brusquement, souplement, et trop rapidement pour que sa force ne puisse la retenir. Il grognera sans doute de frustration, mais qu'importe. Sois patient, Nounours, encore un peu, un tout petit peu, pour pouvoir savourer la montée vers les cieux les plus cléments de la meilleure manière qui soit ~
Car la jeune fille a tôt fait, de son sourire mutin, de faire connaître ses intentions. D'un regard pour le moins lubrique, elle capture du bout de sa langue le goût des lèvres de Nioclàs encore sur les siennes, en sachant pertinemment la dualité significative d'un tel geste.
Et voici qu'elle revient vers lui, glissant les mains des genoux à ses cuisses, dans une posture de soumission la plus totale. Mais en cet instant, la domination ne se trouve sans doute pas là où on pense qu'elle peut être ~
Mais qu'importe alors, puisqu'ils ne sont plus que sens, et qu'elle frémit au moindre son qu'il émet, le corps entier y répondant par un frisson parcourant son échine. Que dire alors de lui, quand elle ouvre la porte des mystères du bout des dents, une main se glisse alors pour découvrir les merveilles d'un pays qui n'a plus rien d'inconnu, dégageant le passage pour qu'enfin, elle puisse goûter au fruit défendu et libérer son amant de toutes ses frustrations.
Que dire alors ?
Que la porte qui s'ouvrira quelques instants plus tard ne perturbera pas les deux amants, que c'est à peine s'ils auront un temps de blanc avant de reprendre les hostilités ? Que la porte claquera et se verrouillera pour les laisser à la plus grande tranquillité qui soit ? Et qu'alors, après avoir laissé la jeune fille dévorer le fruit du péché qui lui était offert, enfin l'Ours pourrait-il récupérer ses droits sur ce corps qui lui était offert, et arracher à ces lèvres l'amour qu'elle couinerait pour lui, jusqu'à ce qu'enfin son corps entier se cambre dans une respiration coupée et une expression de plaisir partagé.

***

« … Je crois que tu devrais faire quelque chose pour ta chemise Nounours. Ils te laisseront jamais entrer dans Poudlard comme ça. »
Réparant ses bas d'un coup de baguette tout en réajustant sa jupe d'uniforme sur ses hanches, Séraphine observe d'un oeil dubitatif la chemise encore ouverte de Nioclàs, et surtout les traces brunâtres incrustées dans le tissu. Il y allait forcément pour des raisons professionnelles, et elle se retenait déjà bien assez de lui demander pourquoi... Mais elle se doutait que de longues traces, au niveau des omoplates, signe qu'elle y avait été comme une barbare sur son dos – ou que lui y était allé comme un bourrin pour la faire réagir ainsi – ne devait pas faire très bonne impression dans une cité scolaire.
Les cheveux ébourriffés, elle attrape son petit sac et en sort son nécessaire habituel pour se refaire une beauté, souligner à nouveau ses lèvres de rouge et refaire sa coiffure. Elle réajuste son mascara, et se tourne vers la porte du compartiment finalement, semblant se souvenir de quelque chose, et de la provocation qu'elle avait eu en réaction à une interruption.
Et un fin sourire éclaire son visage. Ce début d'année s'annonçait riche. Et infiniment... Délicieux.

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Ven 24 Aoû - 0:38
Que dire alors ?
Que dire, sinon que chacun de ses gestes enflamme sans cesse davantage Nioclàs dont l'esprit est bientôt consumé par le feu de sa passion ; que notre homme n'est plus que sens, et que son énergie est entièrement vouée à se retenir ?
Il en a assez.
Assez des jeux.
Assez des provocations.
Assez d'attendre.

Ses gestes se font plus précis, réponse aux sollicitations de Séraphine, mais aussi invitation à s'engager plus loin, à le libérer de son attente. Sa frustration lorsque l’Écossaise s'échappe et lui file entre les doigts n'a rien de feint. Son impatience est trop prégnante, ses désirs trop aiguës pour qu'il reste dans l'attente une seconde de plus.
Pourtant...
Pourtant, cette langue, si adorable, qui soudain apparaît, caresse la lèvre supérieur de la jeune femme, si prometteuse...

Oh, oui, ce geste, tu le connais bien, Nioclàs ~
Combien de fois, mutine, est-elle venu ainsi à toi ?
Combien de fois Blanche-Neige a-t-elle succombé devant la pomme d'amour ?
Combien de fois l'a-t-elle dévorée jusqu'à t'en faire perdre la raison ? ~

Aujourd'hui encore, le carmin de ses lèvres abolira la conscience de l'homme. Il ne sera alors plus que grognement appréciateurs, en attendant son tour prochain.

La porte s'ouvre et à peine ouvre-t-il une paupière en sentant Séraphine délaisser sa besogne, qu'il referme aussitôt qu'elle revient à lui.
A-t-il seulement noté l'intrusion ?
Son esprit est emprisonné par ses sens, et si la libération se fait, ce n'est que pour laisser le désir le ronger davantage encore. Un désir de partage, et de rendre à son amante ce qu'elle vient de lui donner.

Oh, le miel de sa peau ~
L'Ours vient bien vite le déguster ~


Il la fait patienter jusqu'au retour de ses ardeurs, et la passion des amants s'exprime alors de manière bien agitée. De la banquette à la porte, de la porte au sol, ils ne sont plus que volupté et sensations.
Les sens se répondent ; s'unissent, pour ne mener qu'à un unique plaisir sensuel auxquels ils succomberont ~

***

Pop.

Le bruit retentit comme un claquement sec en plein milieu du salon, et Nioclàs lève le nez de son article pour voir sa fiancée apparaître dans leur maison. Elle porte un tailleur saillent, gris sombre, qui fait ressortir la blondeur de sa chevelure. Ses talons résonnent froidement sur le parquet alors qu'elle s'approche de lui, un sourire sans âme figé sur ses lèvres couleur framboise.
Des lèvres qu'elle pose sur la joue de l'Irlandais pour l'embrasser avec légèreté avant de lui effleurer la joue du bout de l'ongle.

« Ta journée s'est bien passée, mon amour ? »
Question banale, posée sur un ton aussi superficiel que tout le reste.
Oh, cette glace, Nioclàs souhaiterait la briser. Il répond d'un grognement, et l'attire à lui, délaissant son papier. Toutefois, Abbigaël s'échappe des pattes de l'ours avec un rire entendu, blessant profondément l'homme qui comprend que son désir passager ne sera pas assouvit.

Pas avant le moment choisi par la jeune femme ; et elle attendrait certainement que son attirance soit telle qu'il ne puisse que se plier à sa volonté ~

***

Oh, le beau sourire que voilà !
L'état de sa chemise le rend bien heureux, et Nioclàs s'amuse de la remarque de Séraphine qu'il couve bien vite d'un regard langoureux.
« Auraient-ils peur que cela donne quelque idée malvenue aux jeunes vierges de l'école? » Ouh, ce cynisme qui ne peut que montrer toute sa bonne humeur. Comment ne pas l'être après pareil épisode ?
Il retire sa chemise, exhibant aux yeux de Séraphine son torse poilu – oust l'épilateur ! - pour examiner son vêtement. Les longues traces brunâtres ne sont guère équivoques ; la Serpentard a raison, il va falloir qu'il fasse quelque chose s'il ne veut pas se faire refouler par Alexandre dès la grille.

Il essaye un premier sort, puis un second qui rend à la chemise son gris et ses rayures d'origines.
Plus aucune trace physique de la jouissance absolue, sinon les marques sur son corps qu'il conservera fièrement, comme autant de trophées. Des marques qui le font davantage souffrir que d'ordinaire, un peu comme cet après-midi fait de farces et attrapes – humour de merde bonne nuit o/ !
Son ventre se rappelle à lui dans un grondement, et il s'avance vers la porte pour essayer de l'ouvrir, découvrant avec mécontentement qu'elle est verrouillée magiquement.

… grunt.

Un coup d'épaule et un sortilège plus tard, et la porte s'ouvre à point pour laisser le chariot de friandises. Exactement ce dont il a besoin pour se revigoré. Les gallions et la nourriture changent de mains, puis la porte est refermée et verrouillée pour laisser le couple dans son cocon.
Nioclàs enfourne un sandwich dans sa grande gueule, et alors que son estomac s'apaise, la douleur de son dos se fait plus vive.

Et c'est alors que le doute le prend enfin, comme si les éléments avaient profité de son inattention pour se réorganiser et l'éclairer subitement. Cette douceur dans son attitude, cette cambrure qui avait marqué la fin de leur étreinte... Les ongles plantés, par deux fois seulement, dans ses omoplates...
Est-il possible qu'elle l'ait trompé pendant tout ce temps ?

« Ma tendresse, dis moi..., il se renfrogne un peu en se préparant à poser la question dont la réponse risque de lui déplaire. Pourtant, toujours dans l'euphorie de l'endorphine, il ne parvient à s'en inquiéter excessivement. « ... pourquoi as-tu simulé si souvent? »
Splash.
Pieds dans le plat, il préfère passer par l'affirmation qu'elle a simulé presque toutes les fois, plutôt que de se risquer à lui laisser la possibilité de mentir, en lui faisant croire que non, elle ne s'est jamais prêtée à tel comportement.

Oh, Nounours, tu te réjouis pourtant de l'avoir emmenée au plus loin ~
Pourquoi t'embêtes-tu à gâcher ce moment de bonheur intense ?

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Ven 24 Aoû - 9:15
Owi souris moi toute !
C'est qu'ils sont si rares, les sourires de Nioclàs... Un grand gâchis, si vous voulez tout savoir. Mais ils n'en deviennent que plus savoureux lorsqu'ils apparaissent rien que pour elle ; alors ne peut-elle résister et, fondant totalement, elle se trouve impuissante et ne peut retenir un sourire à son tour, d'une incroyable spontanéité.
Bulle de bonheur partagé, certes éphémère, mais non moins tendre ~
La voici donc qui rate le maquillage de ses lèvres, à sourire bêtement et à admirer celui qu'on lui offre ; à son tour de grogner, dans un mimétisme absolument parfait, et de venir corriger cette faute avec attention. Tututu, elle se devait d'être la plus belle, sinon la plus classe, dans ce monde d'adolescents brutes qui n'avaient absolument aucune idée de la réalité de ce monde. Et ces adolescents donneraient des adultes tout aussi idiots et ignorant... Pour preuve ? Le Mouvement d'Ouverture bien sûr.
Mais balayons de telles opinions politiques, voulez-vous. Elles n'ont pas leur place ici, et la jeune fille n'y pense que fugacement, toute aux boucles de sa coiffure et au superbe popotin qui s'est levé pour partir en quête de quelque chose à manger. Un grognement, suivi d'un sort, suffit à faire comprendre à la jeune femme certaines implications. Tiens donc, aurait-elle verrouillé la porte, après les avoir surpris... ?
L'avaient-ils choquée à ce point ?
Un éclair fugace traverse le regard de la jeune femme, qui retient un sourire en coin qui n'a rien à faire ici. Eh bien Esther, on se laisse choquer pour si peu ? C'était sans doute là une arme qu'elle aurait en sa possession pour les jours à venir et qui lui garantirait amusement et tranquillité. Mouimouimoui, à méditer.
Ses yeux posent sur le chariot, l'expression de son visage se fond finalement dans la froideur et la neutralité ; elle sort sa baguette et répare d'un geste ses bas déchirés, de manière à ce qu'ils puissent à nouveau couvrir ses jambes de lycéenne.

Hm, Nounours affamé ~
Nomnomnom ~
Séraphine hausse un sourcil en le voyant enfourné un sandwich entre ses crocs, se levant de son siège pour ouvrir la fenêtre du train ; s'ils sont assurés de la tranquillité par la magie, ils n'en restent pas moins enfermés dans un train où le potentiel de cuisson reste infiniment élevé en ce début septembre. Ses cheveux se soulèvent en accord avec la brise, alors qu'elle redescend, bien plus détendue que le matin même.
Certes, elle retournait à Poudlard. Certes, elle quittait cette vie qu'elle appréciait pour retourner dans ce lieu qui avait symbolisé sa première libération. Mais... Elle n'arrivait plus à sentir de tristesse vis à vis de cela ; sans doute serait-elle frappée de plein fouet par cette dernière en rejoignant ses draps froids, ou en se réveillant avec pour seule odeur celle de la lessive utilisée par les elfes de maison...
Elle n'y pense plus. Du tout. Elle se tourne pour venir s'asseoir près de lui, mais s'interrompt finalement en croisant son regard. Ooooh qu'elle n'aime pas cet éclat dans ses yeux, cette expression renfrognée lui donnant un air d'ours au réveil.
What ?
Allait-il gâcher cet instant de plénitude avec des idées malvenues ?
Allait-il remettre des sujets fâcheux sur le tapis, comme la dernière fois ?
Nô, nô, nô, nô, Nioclàs !

Mais si pourtant. L'utilisation du surnom la fait tiquer et l'envie de venir se blottir dans ses bras lui passe subitement ; s'asseoir sur la banquette d'en face, c'est très bien aussi.
Et finalement le couperet tombe et l'adolescente perd toutes ses couleurs. Ah fini le moment d'euphorie douce dans laquelle n'avait place que bonheur et tendresse ; moment éphémère, elle le savait, pourtant elle s'était surprise à espérer qu'il dure encore un peu.
Un tout petit peu.
Mais l'homme a décidé, et, comme souvent, lui coupe toute porte de sortie. Aucun moyen de se dérober pour la jeune femme qui tourne pourtant la phrase dans tous les sens dans sa tête, cherchant une alternative pour détourner la conversation et ne pas en parler. Que pourrait-elle lui dire, finalement ? Oui, elle pourrait nier jusqu'au bout, et faire celle qui ne voyait pas de quoi il voulait parler. Certes son visage savait cacher nombre d'expressions, mais la pâleur soudaine de sa peau déjà blême ne tromperait pas Nioclàs.
Elle avait pourtant espéré qu'il ne s'en rende pas compte. Son espoir n'était pas fou, puisqu'elle avait pratiquement réussi à le lui cacher tout l'été. Position humiliante ou du moins atrocement gênante, pour une femme comme elle, de savoir qu'elle ne réussissait à réagir comme n'importe quelle autre femme aux attentions de son amant ; comment lui avouer, finalement, qu'il ne pouvait la satisfaire alors qu'elle ressentait le plus grand plaisir à se trouver dans ses bras ?
Le problème venait forcément d'elle. Elle avait donc tout naturellement pensé qu'il n'avait pas à savoir et à être blessé dans sa fierté de mâle viril. Avait-elle eu peur qu'il s'en rende compte et la délaisse, ainsi ?
Oui sans aucun doute. Surtout alors qu'elle avait vu qu'ils s'accordaient si bien... Comment risquer d'y renoncer pour si peu ? Ça n'était pas important.
Pas important.

La jeune fille secoue la tête, balaie l'air de la main ; des gestes inconscients qui pourtant montrent combien elle n'a pas envie de s'égarer sur le sujet.
« Ça n'a pas d'importance. » fait-elle finalement, tranchant l'air de sa voix. Il n'y avait pas de réponse de toute façon, pour une telle question. Elle ne pouvait pas nier, puisqu'il lui coupait cette possibilité. Pourquoi venait-il l'embêter avec ça ? Pourquoi maintenant ? Alors qu'ils avait pu partager cette étreinte quelques instants plus tôt, et qu'elle avait pu goûter une seconde fois à ce Paradis jusqu'à lors inconnu ?
Enfin inconnu...
On se comprend.
« Je voulais pas t'embarrasser avec ça, parce que je voulais pas que tu penses que c'était de ta faute. » finit-elle par lâcher, finalement. Hu, Nioclàs à ce don de savoir la faire parler, même par moyen détourné ; elle finit souvent par lâcher le morceau, à cause d'un regard dubitatif un peu trop soutenu, d'un malaise... Peut-être était-ce si simple pour la simple raison qu'elle avait espéré, au fond, qu'il pose ces questions. Pour soulager un poids sur son âme ; et elle n'aurait jamais osé aborder le sujet d'elle-même.
Que ce soit pour ce problème de blocage psychologique, ou pour des évènements d'une vie plus tumultueuse.
« Écoute, on s'en fout, hein ? » Essaie-t-elle de se dérober. « Ce n'est pas important, c'est rien... La preuve, si... Si tu as pu t'en rendre compte, c'est que ça passe. Alors... »
Et la voici qui hausse les épaules.
Minimiser pour s'échapper.
Pour ne pas continuer sur ce sujet qui devait pourtant tenir à coeur de l'ours pour qu'il en parle ainsi. Ou bien avait-ce juste été pour faire taire le doute dans son esprit ?

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Dim 26 Aoû - 17:42
Ca n’a pas d’importance ?

Les sourcils de Nioclàs se froncent légèrement, suffisamment pour montrer que la réponse ne le satisfait pas. Bien sûr que ça a de l’importance, pour lui tout du moins. Le sentiment d’humiliation n’est pas exclusif à Séraphine. L’Irlandais s’est laissé berné comme un adolescent pendant tout ce temps ; lui pour qui l’amour physique n’est qu’une expression de ses sentiments ; lui pour qui amener la femme au plaisir suprême n’est pas tant une question de fierté qu’un moyen de lui faire vivre l’amour que lui même ressent.
Il fixe Séraphine en silence, dans l’attente évidente d’une réponse plus complète qu’une vague esquive. Tant qu’à ne pas la combler autant qu’elle le comble, il souhaite obtenir un éclairage, et surtout des explications qui l’aideront peut-être à rectifier ses erreurs. Il sait où la frustration peut mener, et il ne tient pas à reproduire un schéma inversé de sa relation avec Abbigaël.
Après dix années de vie aux côtés d’une femme qu’il a su satisfaire au détriment de ses propres désirs, il ne peut que douter lorsque les mots de Séraphine viennent à lui.
Pas l’embarrasser ?
Pas sa faute ?
Alors quoi, doit-il simplement croire que ces choses ne dépendent pas de lui ? Pire, doit-il se sentir impuissant ?
Les paroles s’enchaînent, et son visage se ferme davantage encore. Il a pu s’en rendre compte, oui, mais cela veut bien dire qu’il ne s’en est pas rendu compte avant, et surtout, qu’il n’a l’a menée à l’extase qu’en de rares fois.

« Bien sûr que c’est important, Séraphine ! » Le ton monte un peu trop par rapport à ce que l’homme aurait souhaité. Sa déconfiture – owi confiture moi toute – est telle qu’il ne se contrôle plus que partiellement, et s’il a vu la jeune femme blêmir, il n’a pas compris qu’elle se sent aussi humiliée que lui par cette situation. « Comment veux-tu que je règle le problème si je ne sais pas qu’il y en a un ? » La question oratoire trahit finalement ce qu’il se passe dans son esprit, et la tournure ne laisse aucun doute quant à la façon dont Nioclàs aborde le problème : il se sent entièrement responsable.

Lui qui aimerait tant donner à la jeune femme tout ce qu’elle lui a rendu ~

***

Les doigts épais de l’homme se perdent dans la chevelure dorée et se crispent nerveusement sur son cuir chevelu alors que les grognements se font plus plaintifs, les halètements plus rapides, les cris plus fréquents, plus stridents.
Dominateur, Nioclàs se délecte en voyant le masque de glace de son amante fondre sous lui. Sous ses assauts, elle est à sa merci ; le corps de la femme répond aux sollicitations de l’homme qui a le parfait contrôle.
Qui la contrôle.

Soudain, elle le fait basculer et renverse la situation.
Et c’est avec un sourire carnassier qu’elle lui volera la victoire finale.

***

Nioclàs, habitué à économiser sa parole, ne sait pas comment poursuivre. Il voit qu’elle ne veut pas poursuivre la conversation – pourquoi aurait-elle essayé de se dérober, sinon ? – mais se refuse à fermer les yeux, comme si de rien n’était. S’est-il trop laissé aller à la violence ? Sa spontanéité n’était-elle reçue favorablement que par obligation ?
Les doutes l’assaillent, et son assurance coutumière s’érode.

Dire que quelques instants plus tôt, ce compartiment n’était que volupté et paix, la tension ambiante est désormais prégnante. Les yeux bleus de se détachent pas de leurs homologues couleur noisette, cherchant un réconfort quelconque que Nioclàs ne demandera d’aucune autre manière.
Il reste quelques secondes sans voix, peu habitué à exprimer ses doutes ou ses craintes – il faut dire qu’il en a tellement peu -, cherchant les mots appropriés.
« Ce qui m’embarrasse le plus, c’est que tu n’aies pas eu suffisamment confiance en moi pour m’en parler. » Ne pas l’embarrasser… alors que ce n’est pas à elle de le protéger de quelque manière que ce soit, ou de le ménager. « Ton bien-être est ce que j’ai de plus important. Alors, où a été mon erreur ? »
Nioclàs qui jamais ne se remet en question, ne parvient pas à concevoir comment la faute peut-être autre que sienne. Il n’envisage pas une seconde qu’il n’y ait pas même de faute, d’ailleurs, et il ressasse nerveusement les souvenirs de sa relation avec Abbigaël qu’il confronte avec ceux des deux derniers mois, essayant de déceler des explications et des réponses à ses interrogations.

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Dim 26 Aoû - 20:19
L'acier ne rencontre plus le bois, malgré toute la bonne volonté qu'a l'Irlande à se confronter à l'Écosse ; la jeune fille est incapable de soutenir le regard de son amant, une éclume de honte pesant sur ses épaules. Alors à chacun des mots qu'il prononce, elle a de plus en plus l'impression d'être une petite fille, sur le banc de l'église, à qui le curé explique en des mots simples mais durs que non, on ne blasphème pas au milieu de la Cathédrale St Gilles, Séraphine. La situation est délicate, le sujet plus encore.
Comment pouvait-elle lui faire comprendre qu'il n'y était pour rien ?
Comment lui dire – qu'il va souuuuuffriiiiir ~ – qu'il n'y avait rien à faire ? Et que se bloquer ainsi ne l'aidait pas, car en lui mettant ainsi la pression, elle allait avoir encore plus de mal à s'abandonner à lui, trop stressée à l'idée de ne pas arriver à ce paradis qu'il voulait lui offrir ?
Elle n'avait qu'une envie, c'était de lui dire de se taire ; lui lancer un sortilège d'amnésie, ou de confusion, lui faire oublier tout cela. Elle ne voulait pas que cette ombre vienne ternir le bonheur qu'ils avaient construit, et le havre de paix auquel elle avait enfin pu accéder après toutes ces années.
Alors non, elle n'avait pas le courage de le regarder dans les yeux. Peu courageuse de nature, trouvant seulement la force de se dresser quand elle en avait besoin, elle ne pouvait clairement pas l'affronter alors qu'il incarnait toute son humiliation et sa culpabilité.
Elle en aurait presque envie de pleurer.
Presque.

Elle ne pleure pas.
On pleure quand on a mal.


Mais ses mains se serrent sur ses genoux dénudés. Elle avait eu dans l'esprit, quelques instants plus tôt, d'aller se restaurer auprès du chariot de friandises. Autant dire qu'elle avait désormais l'estomac trop noué pour cela, et serait certaine que rien ne pourrait être digéré.
« Chan iomrall... » souffle-t-elle à mi-voix, si bas qu'il aurait très bien pu ne pas entendre.
Où était passée cette quiètude qu'ils avaient ressenti si peu d'instants auparavant ? Pourquoi avait-il fallu que la nourriture réactive les cellules grises de son mâle pwalu pour lui faire remarquer cela ? Pourquoi ne lui avait-il pas laissé d'échappatoire ? Elle était coincée là.
Elle n'avait aucune réponse. Aucun mot tendre pour le rassurer. Et dans son incapacité à le regarder en face, elle ne pouvait pas lui apporter ce soutien qu'il recherchait dans ses yeux.

Silencieuse, elle se laisse opprimer par l'absence de paroles dans le compartiment, où l'ambiance est aussi pesante que le poids sur ses épaules. Qu'il ait parlé de confiance ne l'aide pas. Faisait-elle si peu confiance à Nioclàs ? Non, ce n'était pas une question de confiance. Elle avait été jusqu'à lui confier un gros bout de son passé – de façon nébuleuse, certes, mais tout de même – alors ce terme n'était pas approprié. C'était plus de la peur. La peur de le perdre, tout simplement. Maintenant qu'elle avait trouvé un repère stable, un homme aimant qui n'avait pas peur d'elle, de sa magie, et qui supportait sa colère...
Et sa libido. Parce qu'anorgasmie ne signifiait pas frigidité, et qu'à aucun moment sa spontanéité n'avait été feinte. Que ça ne l'empêchait pas d'avoir envie de lui, de ses mains sur elle, de ses lèvres contre les siennes. Que ça n'était... Qu'un détail, au final. Rien de plus qu'un détail.
« Chan iomrall... » répète-t-elle, sans se rendre compte que l'erreur n'est pas un mot transparent entre les deux gaéliques qu'ils parlent. Il parlait de confiance, et de son bien-être à elle. Mais le bien-être passait-il forcément par là ? Ne pouvait-elle pas être heureuse, et bien dans ses bras, sans décrocher la Pomme du Plaisir, tout en haut de l'Arbre de Vie ? N'était-ce pas là un raccourci facile pour une virile fierté ?

« Ce n'est pas ta faute. » répète-t-elle alors, comme elle l'a déjà fait auparavant, de la même manière qu'elle avait répété en gaélique qu'il ne faisait pas d'erreur. « Je... Je n'avais jamais connu ça. » Elle sent ses joues s'empourprer d'une manière peu commune pour elle, consciente que c'était une partie de son âme qu'elle lui dévoilait. « Tu sais, Nioclàs, tu n'étais pas le premier, loin s'en faut. Mais jamais... » Ses épaules se haussent. Elle n'arrive pas vraiment à mettre les mots là dessus. Mais elle sait aussi qu'elle n'en a pas besoin, qu'il comprend parfaitement. « Enfin... J'ai fini par me dire que je n'y avais pas le droit. La punition du Tout Puissant, comme auraient dit mes parents. Alors non, c'est pas ta faute. Toi, tel Asmodée, tu m'as prouvé que j'avais encore un espoir. Même si pour cela je devais rejoindre la terre et quitter les cieux. Qui aurait cru qu'Eros pouvait se cacher derrière Asmodée, hein? »
La jolie métaphore !
Plus qu'à prier pour que Nioclàs puisse comprendre. Quoi qu'il n'est pas idiot, ça reste accessible ~
Que pouvait-elle dire d'autre ? Peut-être lui souffler un mot, pour qu'il arrête de penser que c'était de sa faute. Lui glisser qu'elle n'avait jamais ressenti autant de plaisir que dans ses bras rassurants. Et qu'il était son Moelleux, le plus confortable de tous.
L'homme qu'elle aimait. Ni plus, ni moins.

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Ven 31 Aoû - 23:42
L’attente est interminable, alors que le réconfort qu’il demande en silence n’est pas apporté à Nioclàs. Il ne la presse pourtant pas davantage, et patiente jusqu’à ce que la jeune femme daigne enfin répondre de quelque manière que ce soit.
Quelle est son erreur ?
Il ne sait pas, il ne trouve pas. Est-ce la faute de son empressement et de sa sauvagerie ? S’est-elle donné à lui pour assouvir les désirs du mâle sans les partager ? Aurait-il dû être plus attentif, plus attentionné ?
Les questions se multiplient et s’enchaînent, restant murées dans ses pensées. Séraphine ne le laissera pas dans le doute, et il le sait. Il a toujours su obtenir d’elle les informations dont il avait besoin, ce n’est pas aujourd’hui que cela changera. Il ne se doute pas un instant du malaise partagé par la jeune écossaise, et n’imagine pas l’effet contreproductif que peut avoir cette conversation.
Seuls comptent ses échecs répétés après deux mois d’une relation épanouissante.

Les mots en gaélique viennent enfin rompre l’attente, mais Nioclàs ne les comprend pas. Il hausse un sourcil, cherche une équivalence avec une autre langue qu’il connaîtrait mais ne trouve pas.
Fichus écossais, ne pouvaient-ils pas parler la même langue que les irlandais ?
Heureusement pour lui, Séraphine repasse par l’anglais, et si les premiers mots se heurtent à l’indifférence de Nioclàs, l’aveu qui suit a tôt fait d’ébranler les certitudes de l’Ours.
Jamais connu ça.
Une autre qu’elle lui eut-elle fait cette confession, il ne l’aurait pas crue.
Sauf qu’il ne s’agit pas d’une autre, mais bien de Séraphine ; la jeune écossaise fière et débridée, qui jamais ne se dévoile, tout du moins jamais sans réserve et pudeur, s’ouvre à lui de façon si spontanée, si contrainte qu’il ne doute un seul instant de la franchise de ses propos, qui lui vont droit au cœur.
Il ne relève même pas le « loin s’en faut » qui l’aurait fait bondir en temps normal, c’est dire !

Oho, non, Nioclàs ne va pas s’attarder sur ce détail alors qu’il décrypte les propos sibyllins de la jeune femme. Eros et Asmodée, deux grandes figures mythologiques. Depuis la dernière métaphore évangélique de la Serpentard, Nioclàs a revu ses classiques et cette fois-ci, il n’a pas besoin d’y réfléchir pendant plusieurs minutes pour tout de suite percevoir le sens des paroles de Séraphine.
Des paroles qui achèvent la mauvaise humeur de Nioclàs. L’irlandais quitte sa banquette pour revenir s’asseoir aux côtés de la petite brune, et lui prend délicatement la main qu’il serre affectueusement.
Parfois, un geste peu dire bien plus que les mots, et cette pression est une façon pour l’homme d’exprimer à la fois sa gratitude, sa compassion, son amour, et surtout, rappeler à Séraphine qu’il serait là.
Toujours.

Car, si la saison précédente, il écumait encore les bars en quête de conquêtes d’un soir, il ne se voit désormais plus sans son lutin au mauvais caractère, savourant chaque instant de leur relation mouvementée, et si saine pourtant.
De nouveau, le sang afflue à ses oreilles, trahissant son indicible émotion. Il passe un bras autour des épaules de la jeune femme et l’attire contre lui, ses lèvres venant embrasser sa tempe. Comme toujours, l’Ours Grognon se transforme en Bisounours à la première occasion, et il n’est plus qu’amour et tendresse pour son amante.
« Et qui aurait cru qu’Eros était si poilu ? », renchérit-il enfin, la voix douce comme du velours. Allez, je reconnais que cet humour est déplorable, mais c’est une façon comme une autre de relancer la discussion. Il ne saurait pas lui dire d’aussi belles paroles, de toute manière.
Il se penche de nouveau vers Séraphine, dépose un baiser sur sous son oreille, avant de lui accorder un sourire radieux, similaire à celui qui lui a fait rater son maquillage un peu plus tôt. « Si tu es heureuse avec moi, je me fiche du reste, » ajoute-t-il finalement, presque gravement. Parce qu’il est vrai que seul le bien-être de Séraphine lui importe, que ce soit par la relation physique ou le bonheur psychologique. Si elle ne s’abandonne pas entre ses bras, sa confidence a tout autant d’importance, et les inquiétudes de l’homme, sans s’évaporer totalement, sont reléguées au rang de préoccupations secondaires.

Il a été bête de gâcher leur instant de plénitude. Vraiment bête. Tellement bête qu’il s’en rend compte, et décide de glisser doucement vers autre chose. De toute façon, ils ont encore quelques heures de train à tuer, alors bon…
« Au fait, cette porte verrouillée… Quelqu’un est vraiment entré ? Ca ne risque pas de t’attirer quelques ennuis ? Si quelques griffures peuvent choquer tes enseignants… »
… Pardon, avais-je écrit « doucement » ? J’ai dû oublier les gros sabots de notre ami Nio, qui saute plus ou moins du coq à l’âne – même si en réalité il ne saute que la vipère – en est revenu à cette vilaine porte, venue les perturber pendant leurs amusements conclus avec brio.
Sauf que je ne garantis pas qu’il apprécie de découvrir ce que Séraphine est pour le monde de Poudlard ~

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Dim 2 Sep - 10:00
« Amadàn. »
Les doigts ont serré ceux qui les ont entralcés, par réflexe et sans même y réfléchir ; elle a déjà bien trop réfléchi à son goût, so far, et désormais elle se laisse porter. Le fait que Nioclàs se déplace pour revenir vers elle est un comportement assez clair : le dialogue face à face est rompu, fin de la conversation sérieuse et ô combien embarrassante. La complicité revient, et, comme le souligne le bras qui passe autour de ses épaules, la tendresse avec elle.
La jeune fille s'est volontiers laissée serrer, et s'est même installée contre lui, écrasant sa joue contre l'épaule de son amant. Elle est bien là. Infiniment bien. C'était peut-être ça qui avait fait le déclic, au tout début, quand elle avait franchi la porte de la maison pour la première fois ; quand elle avait passé sa large chemise sur ses frêles épaules ; quand elle l'avait vu revenir de sa chambre pour goûter à sa chair. Alors qu'un homme aussi massif, bien plus grand qu'elle, aurait eu de quoi la terrifier, l'effet totalement contraire s'était produit : elle s'était senti en sécurité, comme si rien n'aurait jamais pu lui arriver. Était-ce là ce qu'on appelait le coup de foudre ? La question peut se poser, reconnaissez. Et du point de vue de la jeune fille, il y a des chances pour que ce sentiment de sécurité ait appelé l'instinct protecteur de Nioclàs et provoque l'alchimie la plus parfaite entre eux.
Oui, parfaite. Leurs disputes ne comptent pas comme preuve de l'impureté de leur relation, langues de vipère.
Petit personnage passe par là et tape la narratrice : il n'y a qu'une vipère ici.
Hm bref.
La tentative d'humour de Nioclàs, comme vous l'aurez remarqué, ne tombe pas dans l'oreille d'une sourde, puisqu'elle le traite gentiment d'idiot. Certes, Eros n'était sans doute pas poilu ; Eros, en même temps, était la pureté des sentiments, non ? C'était Asmodée, le démon qu'il avait au corps. Lui était peut-être poilu ? Allez savoir. Possiblement, si on guettait le torse du Nounours... Il devait y avoir corrélation quelque part. Eros était caché à l'intérieur.
Hey, peut-être que le coeur de Nioclàs était poilu !
Dadoum, tssh ~

La joue contre son épaule, elle se laisse gentiment bisouiller, et relève les yeux juste à temps pour voir le sourire radieux de l'Irlandais ; comme toujours, face à un tel morceau de spontanéité, elle ne peut s'empêcher d'y répondre, fondant littéralement dans ses bras. S'il y avait bien une chose chez lui à laquelle elle ne pouvait pas résister, c'était bien celle-là... Alors elle ne le quitte pas des yeux, ce sourire si rare, qui souligne ses pattes d'oie, qui étire ses lèvres et éclaire son visage, pour le déguster et l'ancrer dans un coin de sa tête.
Il faudrait qu'elle songe à lui voler une photo de ce sourire, pour les moments difficiles à l'école.
Oui, elle n'a pas peur de se retrouver à sourire bêtement dans les couloirs de l'école.
BREF !
La narratrice digresse et ça sert à rien. D'autant plus qu'elle vient méchamment de planter, donc elle a astucieusement perdu environ trois cents mots de rp et elle a un peu la rage. Excusez la.
Alors la jeune fille se cale un peu mieux, laissant le miel de la voix grave la recouvrir à nouveau, alors qu'elle emboite plus confortablement son corps contre le sien. Les yeux mi-clos, l'air d'un calme infini et bien heureuse, la jeune fille perd soudainement cette expression de plénitude pour la troquer contre un air bien plus inhabituel pour Nioclàs. Un sourire fin, qui n'a rien de spontané, dévoilant quelques dents blanches, le tout souligné par un regard d'une espièglerie presque mauvaise. Le seul genre de sourire qu'elle s'autorise à Poudlard. Celui de la Serpentard dans toute sa splendeur. Et cette étincelle, dans ses yeux...
Elle a eu le temps de la voir. Bloquée dans l'entrée, les pupilles écarquillées. Peu pudique vis à vis de ce genre de choses, Séraphine n'avait alors délaissé sa besogne que le temps de comprendre ce qu'il se passait, et surtout de voir sa position au final ; une position de force, bien évidemment. Car si quelqu'un avait été embarrassé de surprendre les deux amants dans une situation inconfortable, ça n'avait pas été elle, mais bien Esther Nott.

« Des ennuis ? » souffle-t-elle calmement, sans quitter son sourire, mais sans vraiment regarder Nioclàs. Pas d'preuve, pas d'problème. Ça aurait pu être la devise de Séraphine. Oh mon petit journaliste, tu vas en apprendre de belles sur ta Belle – haha – en mangeant à la table des Professeurs de Poudlard... « Ne t'en fais pas pour ça. »
Vraiment pas. Avait-elle fait pire ? Oui. D'autres élèves avaient-ils fait pire ? Ooooooh oui. Se faire punir pour avoir été un peu gourmande dans le Poudlard Express ? Aucun risque. Au pire sa réputation serait-elle un peu plus soulignée, même si son côté libertin risquait de s'amenuir méchamment – elle pouvait être aussi libertine qu'elle le voulait, mais avec Nioclàs... Et elle ne s'en plaignait pas – au cours de l'année.
Oh, une année de manque et de frustrations l'attendait...
Et puis, il s'agissait de Nott. Il n'y avait vraiment pas à s'en faire. Elle ne serait pas personne à en parler à qui que ce soit, pour être tout à fait franche ; et puis si elle se fiait à l'expression de visage qu'elle avait pu entrapercevoir et sa réaction... Elle devait avoir été suffisamment choquée pour n'en parler à personne. Et pour amuser Séraphine pendant la semaine à venir.
Hm, doux parfum d'une première victoire dans cette guerre sans borne qu'elles se menaient depuis des années...
Mais comment l'expliquer simplement à cet homme, hors de ce monde, qui pourrait lui faire prendre conscience de l'absurdité d'un tel affrontement ? Séraphine avait beau être d'une maturité notable pour son âge, elle restait une adolescente et avait des comportements bien typiques avec ses congénères, même si c'était appelé à être nettement différent lors de l'année scolaire qui venait de débuter...
« La porte a juste eu le temps de s'ouvrir et de se refermer. » ajoute-t-elle alors en se blottissant contre lui. « Pas assez pour nous déranger, pas assez pour nous dévoiler, pas assez pour nous embêter. » Relativiste ? Ce n'est pas tellement un trait de caractère de la jeune fille, au contraire. Elle était juste terriblement réaliste... Et sans aucune pudeur pour le coup. Sincèrement que pourrait-on lui dire ?
Séraphine, on ne suce pas d'homme dans le Poudlard Express, ce n'est pas très chrétien.
Mouais.
À d'autres. Au pire lui rappellerait-on qu'il y avait d'autres endroits pour ça. Manquerait plus qu'ils lui disent que c'était un lieu public... Hey, la porte était fermée ! Ils avaient pris leurs précautions en plus.
« Pourquoi, ça t'embête, Nounours? » souffle-t-elle finalement en levant ses grands yeux sombres sur lui, toujours blottie contre lui, tête levée donc. Position qui doit, si vous voulez mon avis, lui donner un air d'une innocence rare. Ouuuuh qu'elle est meugnonne, va !
Et peu crédible !
Séraphine, innocente... Non mais sérieux. On n'y croit... Cinq minutes. Éventuellement. « Barf, au pire, ça ne fera... Qu'ancrer ma réputation. Au moins Nott me laissera tranquille. Mais je pense pas vraiment qu'elle ira dire quoi que ce soit à quiconque. »

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MessageSujet: Re: Ne me quitte pas | Nioclàs ~ Ven 14 Déc - 0:32
La tentative de digression passe plutôt bien, à en croire le changement d'attitude de Séraphine qui se coule dans un personnage encore inconnu à Nioclàs. Il la sait aussi Serpentard que lui, mais en la voyant ainsi se métamorphosé, cette connaissance prend enfin toute sa réalité. Il a bien subi, de temps à autres au cours de l'été, la sournoiserie ou l'astuce caractéristique des verts et argents ; cependant, jamais il n'a eu une telle impression de revenir quelques années plus tôt, alors que lui-même était élève à Poudlard, acteur des jeux de manipulation et de vengeance qui rythment l'adolescence, pour s'affiner avec les ans et se faire moins voyants dans le monde des adultes.
Va-t-il s'en formaliser ?
Il en serait bien mal avisé. Il partage sa vie avec une jeune fille de dix-sept ans à peine, il ne s'illusionne pas. Malgré sa maturité, elle reste une adolescente, les évènements de l'été le lui ont suffisamment rappelé. Sans compter qu'il évolue, au quotidien, au milieu de personnages de la même trempe que ses anciens camarades de maison.

Il hoche silencieusement la tête à la réponse, jusqu'à sentir la tête de Séraphine se lever vers lui.
Et il pose son regard clair sur la mine innocente de la jeune fille... pour fondre littéralement. Non, il ne croit pas à son innocence ; par contre, il croit à son apparence mignonne, adorable, qui vient toujours le désemparer et lui font accorder à la demoiselle tout ce qu'elle veut lorsqu'elle a décidé de faire craquer l'Ours Grognon.
Est-ce que ça l'embête ?
Pas vraiment. Il est un peu gêné de se dire qu'une adolescente de seize ou dix-sept ans ait pu tomber sur cette scène, seulement en raison de la convenance. Ce n'est jamais pire que de faire des choses moralement répréhensibles dans une salle de cinéma... ou en pleine rue. Tant que rien ne remonte aux oreilles du corps enseignant, peu lui importe. Et en y regardant, quel élève sain irait répéter à un professeur qu'il a pris sur le fait une de ses camarades et un parfaite inconnu ?
Pour une fois, Séraphine a une attitude plus raisonnée que son compagnon. Ma foi, une fois n'est pas coutume, et cela aura le mérite d'apaiser le journaliste qui affiche sa perpétuelle poker face alors que les mots se font suite.
Ancrer sa réputation?
Voilà qui ne lui plaît guère, voire pas du tout. Avait-elle réellement besoin de lui faire une telle annonce quelques heures avant qu'il ne la quitte pour des mois ?
Il ne devrait pourtant pas être surpris. N'importe quelle jeune fille n'aurait pas laissé les évènements se suivre comme ils se sont enchaînés entre eux. Même avec toute la pire mauvaise foi du monde, pas un instant Nioclàs ne pourrait réellement croire à la vertu de Séraphine.
Pourtant, il se crispe légèrement, avant de répondre : « Cette réputation n'a peut-être pas besoin qu'on l'enracine davantage, tu ne crois pas ? ... » suggère-t-il, avant d'obtenir une réponse qui ne leur permettra d'entretenir la discussion, qui ne sera interrompue que le temps d'un tendre échange, ou d'un silence pesant, pendant lequel les deux amants peuvent mesurer la chance d'être encore ensemble, et partager l'appréhension de la séparation, qui ne sera pas nommée.

L'agitation se fait entendre dans les couloirs, signe qu'ils approchent de la fin du voyage. Nioclàs ne fait pourtant pas mine de desserrer son étreinte autour du minuscule corps de l'Écossaise. Il veut profiter de sa présence, de son odeur, de sa douceur, jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au dernier instant. Le train ralentit et, le cœur serré, l'Irlandais attend le cahot final, marquant l'arrêt du train et de ces heures partagées.
Sans un mot alors, Nioclàs descend la valise du porte bagage et, après un dernier baiser – car Nioclàs n'a pas l'intention de s'exhiber davantage – le couple se coule dans le flot des élèves qui les porte jusqu'au quai. Les nouveaux arrivants suivent le chemin des embarcations, au contraire des anciens qui suivent le chemin des diligences.
Le journaliste reste en suspens quelques secondes, avant de se pencher à l'oreille de Séraphine. Dans un murmure, il lui souffle alors quelques mots à l'oreille.
Quelques mots, jamais prononcés encore.
« Je t'aime. »

Et, après un rapide baiser déposé près de l'oreille de la jeune fille, il disparaît dans un « pop », pour réapparaître aux grilles de Poudlard, où il sera accueilli et guidé jusqu'à la Grande Salle, pour assister à la rentrée scolaire et au discours du Premier Ministre nouvellement nommé.

~ RP Clos ~

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Ne me quitte pas | Nioclàs ~

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