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Banalités | Evangeline

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Invité

MessageSujet: Banalités | Evangeline Mer 22 Aoû - 19:00
« belladone... sang de salamandre... poudre de griffes de Dragon... »
Concentrée sur son chaudron, Frédérique ne prête même pas attention au rat qui, fasciné, guette la potion – qui change de couleur – depuis la poche de sa blouse. C'est qu'à chaque ingrédient ajouté, la potion change de couleur, prenant des textures plus ou moins agréables ensuite suivant les mouvements qu'elle exécute de sa baguette.
Bienvenue dans le laboratoire du Professeur Middleton, que puis-je pour vous ? Attention où vous mettez les pieds, une créature improbable pourrait vous sauter dessus ~
Car cette arrière-boutique a tout de l'atelier du savant fou. Organisé d'une manière nébuleuse – Frédérique n'a jamais été un as du rangement – d'une propreté toute relative – suffisamment propre pour ne pas affecter les préparations, rétorquera-t-elle – et quelques fois parcourues de choses étranges – c'était dingue l'effet que certaines potions pouvaient avoir sur la poussière – ce lieu n'était pas fait pour les âmes sensibles, c'était certain.
Mais en quelques semaines, elle s'y était fait son petit nid, et s'y sentait comme chez elle. Suis-je bête : désormais, c'était bel et bien chez elle.

Lunettes sur le nez, l'androgyne se détache, non sans humer l'oeur âcre de ce qu'elle était en train de préparer. Le nom de la potion ? À trouver. Ses effets ? Encore inconnus. C'était prévu pour entrer dans la préparation de bonbons ou chocolats, et couvrir ceux qui en avalaient de taches de toutes les couleurs, comme si leur peau avait été à pois. Il va sans dire qu'elle enverra cette potion très prochainement à Poudlard – dès l'ouverture en fait – pour que son cobaye attitré puisse lui confirmer les effets de la potion...
Et la renseigne sur de potentiels effets indésirables.
Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, même s'ils ne sont pas très longs, la jeune femme attrape une large branche de feuille de vigne, et la jette sans vergogne dans la préparation avant de reculer brusquement. Elle sent le rat retourner se rouler en boule dans sa poche quand la potion y réagit, laissant des éclairs en surgir brièvement avant qu'elle ne se calme et ne retourne à sa texture délicieusement soyeuse, et à sa couleur incroyablement brillante.
Sourire aux lèvres, elle se penche sur le chaudron, lève sa baguette et...

Clingling !
Sa tête se redresse. Ah. Merde. Un client.
Elle pince les lèvres, remue précipitamment sa potion avant de l'immobiliser d'un sortilège – pour ne pas en perturber la préparation, tout pourrait foirer si elle cuisait trop longtemps – et se dirige vers la boutique principale. Elle range précipitamment ses lunettes dans une poche, alors que le rat grimpe le long de son bras pour venir se glisser sur son épaule.
Ses yeux bleu sombre se posent alors sur la silhouette mille fois plus féminine que la sienne qui est entrée dans ce lieu d'expériences folles. Qui est-elle ? Elle l'ignore. Mais c'est une cliente potentielle. Essuyant maladroitement ses mains moites sur sa blouse en espérant ne pas se faire voir, la baguette dépassant d'une de ses nombreuses poches, elle esquisse un sourire extrêmement maladroit avant de s'avancer pour faire savoir sa présence.

« Bonjour Madame ! » Mademoiselle ? Oh, est-ce si important ? Elle détestait les femmes qui se plaignaient sur cette délicatesse. Elles ne se rendaient pas compte de la chance qu'elles avaient qu'on ne les appellent pas monsieur... « Je peux vous aider de quelque manière que ce soit? »
Sourire de vendeuse, de circonstance, aussi convainquant qu'un Voldemort essayant de se racheter une conduite. Autant vous dire qu'elle n'était pas du tout commerçante, la petite, ne faisant ça que pour permettre à sa boutique de tenir... Et ainsi lui permettre de faire ses recherches en potions. Il fallait bien ce qu'il fallait, les places parmi les chercheurs officiels du ministère étaient rares, et elle n'y avait pas sa place. Trop jeune, trop peu reconnue pour ça. Et puis, peut-être un jour prendrait-elle goût à cette indépendance, quand elle comprendrait que c'était la seule façon pour elle de mener ses recherches comme elle le voulait, et non pas selon un carcan pré-établi.

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MessageSujet: Re: Banalités | Evangeline Mer 22 Aoû - 19:43
Evangeline observa le patient qui se trouvait face à elle un instant. Il venait juste d'entrer dans la salle d'examen, et déjà la jeune médicomage fronçait les sourcils. Le teint pâle, les yeux dorés, les cheveux auburn, et un corps d'athlète. Enfin... C'était ce qu'elle devinait en sous le scintillement incessant de sa peau qui aveuglait notre chère blonde qui l'observait avec un air résignée. Encore un mâle piégé par sa petite amie – ou ex-petite-amie, ça marchait aussi – qui avait alors décidé de se venger en le ridiculisant, de préférence devant la moitié de la communauté magique, en lui faisant avaler une de ces potions qui faisait briller la peau de celui qui en buvait. Une seule goûte, et il était fichu pour une semaine. Autant dire qu'elle avait vu plus d'une personne finir comme ça, et qu'aujourd'hui ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Au début, elle avait juste envie de se moquer, mais sa conscience professionnel le lui interdisait. Alors en général, elle le faisait chez elle, le soir, en racontant ça à ses plantes. Mais maintenant, ça ne la faisait même plus sourire. Quand est-ce que le ministère penserait à interdire la vente de ces potions ? Enfin bref. Notre belle s'occupa alors de son patient. Et c'est ainsi que quelques minutes plus tard, après lui avoir prescrit une potion à prendre dès qu'il le pourrait pour au moins atténuer les effets de brillance pailleté et tellement virils. Elle sortit alors de la salle d'examen et se dirigea jusqu'à l'accueil. La réceptionniste lui lança un regard compréhensif. C'était au moins le cinquième cas depuis que la semaine avait commencé.

- Je prends ma pause, je dois aller faire des trucs.

Elle hocha la tête, alors qu'Evangeline quitta l'étage. Elle avait dans l'idée de se rendre à la cafétéria pour aller prendre un café. Entre ses recherches et les consultations, elle dormait peu et avait besoin de ça pour survivre. Heureusement qu'elle aurait bientôt droit à un week-end. Même si on ne pouvait pas vraiment appeler ça comme ça en milieu de semaine. Enfin, elle était encore jeune, alors elle tenait bien la distance quand même. Elle pénétra dans l'ascenseur du personnel permettant d'accéder aux différents niveaux. Se trouvant ce jour là au troisième étage, c'est à dire au service d'empoisonnement par potions et plantes, elle devait se rendre au rez-de-chaussée, dans la zone réservée au personnel. Et alors que la porte de l'ascenceur, qui était un de ces vieux modèle comme on en voyait au ministère, se refermait, un de ses collègues se glissa au dernier moment dans le petit espace, apparemment essoufflé et transpirant. Il avait dû courir. En tout cas, cet homme, elle le connaissait bien. Et si elle prenait tant de précaution pour l'éviter, c'était parce que...

- Ma petite Eva ! Vous tombez bien. Vous pourriez me rendre un service s'il vous plaît ?
- Travis, j'ai...
- D'accord ? Tant mieux. J'aurais besoin qu'on refasse un stock de potions. Tenez, voilà la liste, si vous pouviez aller passer commande. Merci beaucoup.

Parce que c'était son chef de service, et qu'il avait cette fâcheuse manie de lui demander ce genre de service avant de filer comme une flèche, ce qu'il était fort occupé à faire en descendant au premier étage. Bon sang ! Elle s'était encore faite avoir ! Grunt. Bon... Elle jette un œil à la liste. Ou plutôt au bond. Celui qui permet au magasin où elle ira chercher ça de se rendre à Gringotts pour récupérer directement l'argent qui lui est dû. Ca allait être pratique ça. La plupart des boutiques n'aimaient pas ce genre de règlement. Elle aurait dû mal à en trouver une qui les accepte. Elle allait tuer Travis un jour. Sans parler de la façon dont il avait de lui parler. « Ma petite Eva ». Elle était plus grande que lui ! Ce n'était pas logique !

Arrivée au rez-de-chaussée, elle sortit dans le patio pour pouvoir transplaner, arrivant directement sur le chemin de traverse où elle enleva la blouse de Sainte-Mangouste, transformant le reste de l'uniforme d'un coup de baguette pour avoir des habits plus... civils. Puis elle se dirigea vers une boutique qui la redirigea vers une autre en voyant que c'était pour Sainte-Mangouste, qui là encore la redirigea vers une autre. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur une boutique, au détour d'une rue. Elle n'y était jamais entré, n'en connaissait même pas l'existence. Ce qui signifiait... que c'était une nouvelle. Et donc que ça ne la dérangerait peut-être pas d'avoir à se déplacer elle-même pour aller récupérer l'argent dû. Enfin, elle l'espérait bien. Elle entra donc dans la boutique, observant autour d'elle sans vergogne alors que quelques instant plus tard, la propriétaire des lieux apparaissait. Ou le propriétaire. Mince. Elle n'aurait pas su le dire. Elle resta donc un instant à la fixer. Jusqu'à ce que les premiers mots retentissent et le « madame » lui parvienne aux oreilles. Mais elle n'avait que vingt-six ans... Elle était jeune encore, et fringante, et tout un tas de choses. Enfin... Tant pis. A voir la boutique comme ça, à première vue, elle doutait de trouver ce dont elle avait besoin. La liste était quand même assez... imposante. Une petite vingtaine de fioles de potion de sommeil, du repoussos, et d'autres trucs comme ça, en certaine quantité. Enfin, elle verrait bien, qui ne tente rien n'a rien.

- Bonjour. Je pense que vous pourriez m'aider en effet. Je viens pour l'hôpital Sainte-Mangouste. Nous aurions besoin de quelques potions... Tenez, voici la liste.

Evangeline n'était pas trop le genre de fille timide. Elle avait alors tendu la liste à son interlocutrice, alors que la même question continuait de lui trotter dans la tête. C'était un mâle ou une femelle qu'elle avait devant elle ? A l'aspect négligé, un peu savant fou peut-être, elle aurait dit un mâle mais... mais... mais voilà. Néanmoins, elle ne se démontait pas.

- Alors ?

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« Il y a des choses qu'on aimerait oublier et qu'on ne cesse de nous rappeler,
Et il y en a d'autres qu'on oublie alors qu'on aimerait toujours s'en rappeler. »




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MessageSujet: Re: Banalités | Evangeline Ven 24 Aoû - 14:37
Sainte Mangouste ?
Frédérique hausse les sourcils en entendant la femme lui souffler pourquoi elle avait besoin de ses talents, et prend la liste avec une certaine méfiance. L'hôpital n'avait-il pas de fournisseurs attitrés ? Elle attrape la liste et la parcourt des yeux, fronçant les sourcils, finalement, face à la quantité demandée.
Tout ça ? Mais ils avaient vraiment besoin d'autant, et d'urgence ? Non pas qu'elle en ait pas en stock – bien évidemment qu'elle en avait, faire un chaudron entier équivalait à plusieurs dizaines de fioles, suivant la potion – mais... Mais quand même. Même pour un hôpital, ça faisait beaucoup, non ? Il faut dire que Frédérique n'a jamais été très souvent à Ste Mangouste et n'a aucune idée des quantités qu'ils peuvent écouler.
Méfiante, la jeune fille fait une de ses légendaires grimaces, incapable de cacher ses arrières pensées. Elle n'a pas confiance en cette femme. Évidemment, il y a une couille dans le potage – je dirais même une grosse couille, une couille de Mamouth ! Mais elle se contente de poser la feuille sur son comptoir, sondant la femme du regard.

« Ste Mangouste n'a pas de fournisseur officiel, que vous venez voir une boutique qui vient d'ouvrir? » fait-elle doucement. « Vous avez une carte pour prouver votre appartenance à l'hôpital? »
Oui, parce que déjà, si elle vendait une quantité pareille de potions de soins à quelqu'un de non habilité, elle risquait d'avoir des ennuis. La potion de sommeil avait des effets secondaires parfois lourds à haute dose – une addiction, entre autres choses.
Enfin.
Une fois qu'elle a eu sa preuve, l'androgyne hausse les épaules et va dans son arrière boutique pour préparer un coffret avec toutes ces fioles dedans. Poussos, potion de régénération sanguine, potion de sommeil... Le nez dans la liste, Frédérique essaie de se dépêcher, pour venir à bout de cette tâche barbante. Pfiou. C'était chiant, la vie d'adulte, n'empêche. Elle regrettait largement Poudlard, sa vie de bohème, les cours de métamorphose d'Esther, ses expériences sur Ty, rattraper le retard de Duncan en potions, poser des pièges à l'entrée de la salle de MacFusty, ne rien comprendre aux cours de Miss Donoghue...
Ah c'était certain que ça lui manquait déjà. Et voir l'effervescence des adolescents sur le Chemin de Traverse ces derniers jours n'aidait pas à chasser la nostalgie...
Rah.
Un jour, elle serait prof de potions à Poudlard ! Rêve fou, inaccessible... Et puis, impossible ; elle s'ennuierait, comme prof. Elle ne pourrait même pas s'amuser comme elle le faisait avant... C'était dur de grandir. On se retrouvait confronté à des problèmes qu'on ne voulait pas, professionnels et personnels, amenant parfois plus de conséquences que prévues. Enfin...
Ne pas y penser. De toute façon, elle ne reverrait pas Louis avant des années... Sauf s'il venait se perdre dans sa boutique d'ici la rentrée. Autant dire qu'il y avait peu de chances. Il aurait au moins l'intelligence de ne pas venir dans sa boutique, où il risquait de se ramasser un chaudron en pleine face, ou de finir attaché à une chaise pour devenir cobaye attitré bis – celui où elle pourrait faire des expériences encore plus craignos que sur Ty, et c'était pas peu dire.
Fred, rancunière ?
Mais où êtes-vous allé chercher une idée aussi saugrenue ?

La voici qui revient dans sa boutique et pose le coffret sur le comptoir, avec la liste, son visage se tranchant d'un sourire toujours aussi visiblement faux. Mauvaise vendeuse, pour sûr.
« Le compte y est. Ça fera 376 gallions. » La meilleure vente de l'année pour sa boutique. Il faut dire qu'avec de telles quantités...
Et le sourire de vendeuse s'efface brusquement. « Et la maison ne fait pas crédit. » ajoute-t-elle, main sur le coffret. Avait-elle eu vent de la réputation de l'hôpital ? Absolument pas. C'était juste qu'Evangeline n'avait pas vraiment l'air de porter une bourse avec une telle somme à l'intérieur.




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