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Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex

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MessageSujet: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Mar 4 Sep - 19:35
Il y a quelques temps, deux hommes étaient venus chercher un balais à la boutique d'Eryn. Ça aurait pu paraître anodin, mais les deux n'avaient rien d'ordinaire de par la demande qu'ils lui avaient fait mais aussi à cause de leur attitude. Alors qu'ils venaient à peine de partir, elle avait découvert un bout de parchemin avec son nom et l'endroit où le joindre. Aussi elle avait fini par sauter le pas, et avait envoyé Mistigriff à cet Alexandre, avec un petit bout de parchemin noirci. Ils avaient échangés quelques mots et avaient convenu d'un rendez-vous. La demoiselle avait proposé qu'ils se voient le 11 Septembre mais il avait proposé une date plus tôt d'une semaine, chose qu'elle avait accepté. Peut-être était-il pressé de la revoir ? Cette idée l'avait effleuré et lui faisait quelque peu peur. Elle avait tendance à fuir toute forme d'attachement, qu'importe la personne qui était en face d'elle. Il pouvait s'agir de l'homme le plus fabuleux, le plus beau, le plus tendre et le plus attentionné du monde, elle le rejetterais. C'était ainsi et depuis des années. Adolescente elle avait eu deux ou trois petits amis mais cela n'avait jamais duré très longtemps. En grandissant les choses avaient empiré, pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait pas eu de réel petit ami depuis maintenant plus de sept ans. La situation lui convenait très bien comme ça. Elle ne se voyait pas en couple, avec un homme et heureuse. En réalité, elle était effrayée à l'idée de s'attacher à quelqu'un qui pourrait la quitter. Après tout, sa propre mère l'avait fait alors un homme pourrait très bien agir de la même façon. Elle ne voulait plus souffrir, qui le voudrait d'ailleurs ? Du coup, elle avait décidé de prendre les devants, ne s'autorisant aucun attachement. Elle choisissait un homme et couchait avec, partant souvent avant qu'il ne soit réveillé. C'était plus simple comme ça, pour partager un moment intime avec elle, il ne fallait pas chercher à la connaître, elle n'aimait pas réellement ça. Elle s'était forgée une carapace et n'avait aucune envie de baisser les armes. Aussi si la jeune femme avait accepté ce rendez-vous c'est bien qu'elle avait une idée derrière la tête. Il était bien trop mignon pour n'être qu'un simple ami.

Le rendez-vous avait été fixé pour le Samedi 4 Septembre. Alex était professeur à Poudlard, il était donc logique qu'ils se voient durant un week-end. Si lui était libre ce n'était pas le cas de la vendeuse de balais qui était partie un peu plus tôt de sa boutique et avait confié son magasin à son père pour la fermeture. Il arrivait souvent que cela arrive, il ne voyait pas de mal à cela et ne posait jamais de questions, ce qui arrangeait bien sa fille. Il devait certainement se douter qu'elle sortait s'amuser avec ses amis mais il ne se voyait pas poser des questions, ce n'était pas le genre de leur relation. Il avait été protecteur mais jamais trop possessif et même si il aurait préféré que son aîné trouve un homme bien pour elle et qu'un jour elle est des enfants. Il se gardait cependant de faire un commentaire quel qu'il soit. Elle menait sa vie comme elle l'entendait et il était inutile d'essayer de lui faire entendre raison, ça avait toujours été comme ça. La demoiselle était donc parti chez elle pour prendre une bonne douche chaude comme elle le faisait toujours, qu'importe la température. Elle passa une tenue simple, bien qu'un peu affriolante. Elle passa encore un moment dans la salle de bain, prenant le temps de se préparer. Ils avaient rendez-vous à 19 heures, il lui restait donc juste assez de temps pour finir de se préparer.

L'heure était venue de se rendre aux Trois Balais. Eryn avait prévu de transplaner pour cela. Elle arriva donc légèrement en avance et s'installa à une table un peu à l'écart du monde déjà présent. Elle eut cependant l'idée de rester à porter de vue par rapport à l'entrée, ne tenant pas à se lever ni à ce qu'il la cherche un moment. Elle ignorait encore la tournure qu'allait prendre ce rendez-vous mais il ne serait pas le premier à prendre la fuite face à son armure, à ses certitude, son audace et sa force de caractère. Il était tôt, elle pourrait trouver un plan B, ça ne serait pas la première fois. La jeune femme se retourna entendant la porte s'ouvrir. Cela ne rata pas, il s'agissait bien du professeur. Elle ne put s'empêcher de sourire en le voyant et pourtant elle n'avait pas beaucoup pensé à vu depuis leur dernière entrevue mise à part quand ils s'étaient écrit. Ce soir allait être l'occasion de savoir ce que serait leur relation future. « Bonsoir. » Elle avait dit ça avec une voix douce alors qu'il était tout près d'elle.

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Mer 5 Sep - 21:11
« Amadàn... Gorach ! »
Alexandre jure tout seul dans son bureau, la plume barrant rageusement la copie d'un élève de troisième année. Un tissu d'inepties pareilles, en troisième année ! Inacceptable, rage-t-il en entourant d'encre rouge l'erreur sur les vampires. Encore un qui avait été fouiné du côté des légendes moldues, et qui avait cru bon de s'en inspirer pour faire son devoir de vacances. Ça, croyez-moi, ça va se solder par un superbe D... Au meilleur des cas.
Il n'était pas exclu que ça se termine par un T. Alexandre MacFusty n'avait jamais été un enseignant très compréhensif du manque de travail ; deux mois pour faire une pauvre composition et on lui rendait un torchon... Oh non, il n'allait pas du tout se montrer compréhensif. Grognon, il termine la copie avant de lever les yeux sur l'extérieur. Grmbl. En plus, il faisait beau, et il était coincé dans cette saloperie de bureau.
Corriger dehors ? Non mais ça n'allait pas ? Pour qu'un petit malin vienne s'amuser à poser un piège quelconque, pour rendre les copies illisibles ? Très peu pour lui. Il préférait encore rester enfermé à corriger la tonne de copies. Il était venu à bout des première, deuxième, sixième et septième année déjà – les deux dernières étant ses priorités, évidemment.
Pff...
Secouant la tête, il se console en se disant que le soir-même, il avait rendez-vous. Avec une jeune femme, toute nouvelle dans ses contacts. Autant dire que ça l'enthousiasmait tout particulièrement. Etait-ce là la raison pour laquelle il avait demandé à la voir plus tôt qu'elle ne l'avait proposé ? Non, pas vraiment. C'était plus parce qu'il avait envie de sortir, de voir du monde... Et qu'il savait que la rentrée à Poudlard avait toujours le même effet sur lui.
Et oui, Alex a le mal du pays.
Pourtant il n'est pas si loin de son archipel. Mais la mer, les montagnes, tout cela lui manque déjà. Les cris des dragons de bon matin, l'odeur de l'iode au petit déjeuner, la chaleur d'une bonne gerbe de flammes au réveil. Un long soupir passe ses lèvres.
Il n'a plus envie de corriger les copies. Il a envie d'escalader une falaise pour accéder aux nids et voir l'état des oeufs. Grmbl. Il se force pourtant à corriger son travail, et râle de plus belle lorsque, dans une copie, un élève a trouvé pertinent d'écrire qu'un vampire était reconnaissable lorsqu'il brillait au soleil.

Il ajuste sa veste de cuir de dragon sur ses épaules et observe les cieux d'un air sceptique. Il fait encore jour, mais pour combien de temps ? Déjà les jours devenaient plus courts... Hm. Ne pas y penser. Ne pas penser aux dragons, qu'il faudrait surveiller davantage l'hiver, à cause de la nuit qui tombait plus tôt, et de leurs flammes qui en devenaient plus visibles. Qu'importe. Il n'avait pas à s'en soucier.
Actuellement, il n'était pas Alex, le gardien de dragons. Il était Monsieur MacFuty, professeur de DCFM, directeur de Serdaigle, sous-directeur de Poudlard. Et surtout, il était Alexandre, homme célibataire qui aimerait bien ne pas passer la nuit tout seul.
Mais n'allons pas trop vite en besogne. Ayant, comme souvent, troqué son tour de garde du samedi soir avec Matthew, il ignore les regards inquisiteurs des élèves qui le voient quitter Poudlard. Ça, pour les élèves, ça voulait dire qu'ils ne risquaient rien à sortir de leur dortoir cette nuit, ça ne serait pas lui qui les choperait. Leur erreur était alors de penser que le professeur de Métamorphose était plus tendre que lui.
Mais ça n'était plus son problème, songe-t-il en passant les grilles de l'école. Il sort une cigarette de sa poche, la coince entre ses lèvres, l'allume d'un coup de baguette. Ses yeux se ferment alors que la fumée âcre brûle ses poumons, et que la nicotine apaise son stress.
Et transplane directement à Pré-Au-Lard.

Ses pas sont rapides, bien que pas pressés le moins du monde. Il est à l'heure et a le temps de finir sa clope avant d'aller trouver son rendez-vous, cette charmante demoiselle aux jambes de gazelle et au visage d'ange. Ah ça, elle lui avait tapé dans l'oeil, cette jeune femme... Méchamment même.
La cigarette disparaît dans un mouvement de baguette. La mauvaise haleine qui en résulte également, faut pas déconner. Et enfin il pousse la porte des Trois Balais pour s'avancer à l'intérieur de l'échoppe. Ses yeux bleus scannent les lieux à la recherche de son rencard et son expression s'éclaire lorsqu'enfin son regard l'accroche.
Elle est à l'heure. Il zigzague entre les tables, alpague un serveur au passage pour commander à boire, avant de lui tendre la main. Pour la serrer ? Noooon. Comme la dernière fois, il l'attrape légèrement pour déposer un baiser sur son dos.
« Bonsoir Eryn. » souffle-t-il en relâchant ses doigts pour s'installer face à elle. Il tire la chaise et reste le dos droit, l'attitude fière... Le regard appréciateur, posé dans les yeux de la jeune femme et résistant à la tentation d'aller traîner plus bas.
Hey ! C'est qu'elle était belle comme tout ! Et bien fichue avec ça ! Alors il allait avoir besoin de faire de gros efforts pour ne pas malencontreusement égarer ses yeux dans son décolleté. Dur dur d'être un mâle.
« Comment allez-vous, depuis cette dernière lettre ? Votre chouette est-elle toujours aussi agressive? »

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Mar 11 Sep - 18:50
La journée avait été belle mais Eryn espérait que la soirée le serait encore plus. En tout cas, la compagnie serait plus charmante que celle de Mistigriff. Elle adorait cette dernière mais un peu de contact humain ne faisait pas de mal, surtout que la rentrée à Poudlard faisait que sa boutique était la plupart du temps déserte. Il est vrai que cela lui permettait de se consacrer à un travail plus important sur son balais mais être seule toute la journée n'était pas le rêve, c'était sûr. Pour autant, elle n'était pas certaine que la situation d'Alexandre était meilleure que la sienne. Elle aurait été incapable de supporter des élèves toute la journée, de corriger autant de copies. Être enseignant était une vocation, il n'y avait pas de doute là-dessus. Il lui semblait important de choisir un métier par sa passion et non pas par dépit ou quoi que ce soit d'autres. Les notes de la demoiselle aurait pu lui permettre de travailler au Ministère de la Magie mais elle aurait passé toute sa vie loin du Quidditch, loin de ce sport qu'elle aimait tant. Cette boutique était ce qu'on pouvait avoir de mieux selon elle.

Leur métier respectif n'allait en aucun cas être le sujet de la conversation de ce soir, du moins elle l'espérait. Elle ne le connaissait pas beaucoup et ne savait pas réellement à quoi s'attendre. C'était la surprise et c'était d'ailleurs pour ça qu'elle qu'elle avait hâte qu'il arrive dans ce pub. N'allez cependant pas croire qu'elle allait se jeter dans la gueule du loup, elle espérait bien ne pas passer la nuit seule mais si elle ne le sentait pas, elle repartirait aussi rapidement qu'elle était venue. Elle avait besoin de confiance, même si ce n'était qu'un peu. Le rendez-vous allait déjà commencé part un ou deux verres, sans excès, histoire de pouvoir garder le contrôle toujours. Le jeune homme entra enfin, ce qui la soulagea. Il s'approcha et tendit sa main. Un peu sceptique, elle lui donna cependant avec douceur et il y déposa un baiser. Eryn ne pu s'empêcher de sourire même si elle trouvait cela complètement vieux jeu. Elle avait l'impression que c'était ce qui faisait son charme mais espérons qu'il n'en soit pas de même pour ses principes. Ce n'était pas contre lui mais si c'était le cas, ce serait la première et la dernière fois qu'ils se verraient. Il pouvait être adorable, elle ne cherchait pas de petit ami, loin de là. Il s'installa en même temps que lui, souriante. Elle passa rapidement une main dans ses cheveux. « Je vais très bien merci. Et vous ? » Elle eut un nouveau sourire en l'entendant de parler de Mistigriff. « Ça dépend qui essaye de l'approcher et de la toucher. Je n'ai jamais eu de soucis avec elle, aucun mais elle est un peu sauvage avec les autres oui. Certains disent qu'elle me ressemble. » La vendeuse se mit à rire doucement avant de reprendre son sérieux. Elle n'avait pas dit ça pour lui faire peur, simplement pour détendre l’atmosphère. « Mais il me semble que vous devez faire face à des animaux bien plus dangereux qu'une chouette non ? » La demoiselle ne le lâchait pas des yeux, pas même une seconde. Elle savait qu'il appartenait au clan McFusty, cette famille qui s'occupait des Noirs des Hébrides. Ces animaux, elle les trouvait fascinants même si elle avait bien conscience du danger qu'ils pouvaient représenter. Elle se réinstalla confortablement et le regarda. « Je pense qu'on peut se tutoyer non ? En tout cas pour moi ça ne pose aucun problème. »

Un serveur s'approcha d'eux et déposa deux verres sur la table. Elle n'arriva pas à distinguer ce que contenait son verre, sûrement quelque chose d'alcoolisé et de fort. Elle le voyait mal se contenter d'un jus de citrouille. Ou alors c'était qu'elle s'était réellement trompé sur la personne qu'il était. Elle avait choisi un cocktail, pour commencer la soirée en douceure. « Merci. » Eryn espérait ne pas être déçue par le jeune homme car il faut bien être honnête, s'il la trouvait à son goût il en était de même pour elle, à qui il tardait que cette partie de la soirée soit terminée pour passer à une étape un petit peu plus... intense si on peut dire ça comme ça. Impatiente, oh ça oui.

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Ven 14 Sep - 14:22
Alexandre, vieux jeu ?
Hm, un peu oui. Il ne faut pas oublier qu'il vient d'un monde exclusivement sorcier, malgré son statut de sang-mêlé, et que, définitivement, les sorciers vivent dans un autre monde. Oh, il ne faut pas croire qu'il n'a jamais mis les pieds dans le monde moldu et qu'il n'y est pas à son aise ! Certes, il est loin d'être le parfait sorcier intégré et passant inaperçu, mais il s'en sort bien, au final.
En attendant, d'un point de vue séduction, il a tout un tas de techniques différentes dans sa manche, et la carte de la galanterie lui a toujours réussi. Le baise-main, les petites attentions un peu old school... Ça faisait toujours son effet. Après, qu'on soit clair : il était dans le jeu de la séduction, du charme, ces petits instants avant la victoire qui étaient toujours appréciables. Une relation sur le long terme ? Que dalle. Il n'en voulait pas. Il avait déjà donné, avait vu que ça ne lui avait pas réussi le moins du monde, et voilà tout. Papillonner lui convenait encore très bien. Certes, à son âge, il commençait à se demander si se caser ne serait pas une bonne idée... Mais la pensée ne faisait que passer, en général, repartant comme elle était venue.
Installé face à la jeune femme, il guette l'arrivée du verre de whisky des Hautes Terres, et remercie le serveur d'un simple mouvement de tête. Un cocktail pour elle, de ce qu'il constate. Hm. Plus sucré. Forcément.

« Ça me va aussi. » répondit-il calmement à l'idée du tutoiement. Ce serait plus simple pour eux, forcément. Surtout si la soirée devait se conclure comme s'il l'espérait. Nomnomnom.
Alexandre, ne baisse pas les yeux ! Le visage, le visage, résiste à la tentation du décolleté !
L'homme tient bon, se concentrant sur son whisky en levant le verre, pour trinquer avec elle. Un « Sláinte Mhath » plus tard, il boit une gorgée et repose le verre.
« Oui, je fais face à bien plus dangereux qu'une chouette... Et ça a eu l'air de la calmer que je lui rappelle qu'elle pourrait servir d'amuse-bouche à un dragon. » ajoute-t-il avec un sourire en coin empêchant de savoir s'il était sérieux ou non.
Visiblement, il n'était pas surpris qu'elle ait fait le lien entre son nom et les occupations de son clan. Après tout, c'était, à l'heure d'aujourd'hui, le dernier clan sorcier restant, les autres lignées ayant fini par s'éteindre année après année. Et puis, quand on avait une tradition séculaire concernant la garde de dragons... On finissait par avoir l'idée qui collait à la peau.
Littéralement. Il se souvenait d'une conquête ayant fait une remarque sur l'odeur de sa peau, qui lui rappelait un peu le papier brûlé. Il faut dire que derrière l'iode, c'était une odeur qui avait fini par s'imprégner, en plus de la sienne propre. Mais ça ne gênait pas en général, ça ajoutait à son côté farouche – voire même sauvage – et surtout à son côté mauvais garçon. Même si ce dernier semblait s'amenuir d'année en année, en toute logique, avec la maturité et la place qu'il occupait dans le monde des adultes.
La période où il enfermait des gens dans les placards était terminée, après tout, n'est-ce pas ?
Enfin, celle où il s'enfermait lui-même dans un placard avec de jeunes donzelles, peut-être pas, je reconnais.

« Alors comme ça, votre chouette vous ressemble ? » souffle-t-il avec un éclat d'espièglerie dans le regard – le défi que cela sous-entendait l'intéressait clairement. « Êtes vous aussi farouche que le Dragon qui vient de naître ? … Dois-je me méfier de peur de me prendre une gerbe de flammes? »
L'humour d'Alexandre est pour le moins particulier, je ne vous le cache pas. Mais bon, au moins, il fait l'effort de parler et de ne pas laisser Eryn faire la conversation – chose qu'il a tendance à faire, surtout en présence de son fils qui remplit le silence sans aucun mal, tout seul, sans qu'il n'ait même besoin de le relancer. Ah, sacré gamin...

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Mar 18 Sep - 21:46
Peut-être Eryn était-elle moins vieux jeu que la plupart des sorciers, peut-être simplement parce que jeune sa mère l'avait emmené dans le milieu moldu et que son père également. Après tout, son ex-femme venait de ce milieu alors pourquoi se priver d'y retourner ? Il savait se tenir et sa fille également. Cette dernière s'était toujours sentie à sa place dans les deux mondes, bien qu'ils soient complètement différents. Elle trouvait de bons côtés à l'un comme à l'autre et l'inverse également. L'une des choses qu'elle préférait chez les moldus était le fait que les femmes étaient plus indépendantes que chez les sorciers. Elle les trouvait en retard et même si ce n'était pas toujours bien vu, elle vivait sa vie de la façon dont elle l'entendait. Elle aurait très bien pu vivre avec les moldus mais elle ne pouvait pas se passer du Quidditch et elle se voyait très mal travailler tous les jours dans un milieu qui ne concernait pas ce sport. Alors elle avait trouvé un équilibre : travailleur au Chemin de Traverse et rejoindre son appartement dans le Londres moldu. Elle se voyait mal vivre ailleurs, entourée de sorciers.

Si elle avait trouvé les gestes du jeune homme un peu vieillot, cela l'avait fait néanmoins plaisir. Il fallait être honnête, cela marchait plutôt bien. Mais il allait falloir user d'autres charmes pour la faire craquer. La jeune femme n'était pas du genre passive, elle allait le séduire aussi. Si elle aimait ce jeu, elle était persuadé que le jeu se jouait à deux. Elle avait déjà joué l'une de ses meilleurs cartes en choisissant sa tenue. Si il s'intéressait à elle dans le même sens qu'elle à lui, Alexandre ne resterait pas indifférent. Aucun des hommes qu'elle avait abordé habillé ainsi n'avait pas résisté bien longtemps. Elle n'était cependant pas du genre à croire que tous les hommes sont pareils, bien au contraire. Les hommes ne sont que de simples hommes avec leur faiblesse, tout comme le son les femmes. Et la nature humaine comprend ce désir, ce jeu d'attirance.

S'enivrer n'a jamais été le genre de la vendeuse de balais, sauf si elle prévoit de passer la soirée entre amis. Elle ne voulait pas se trouver dans une situation de faiblesse et elle trouvait que les femmes qui buvait trop en compagnie d'hommes qu'elles connaissaient à peine étaient vulgaires. Bien loin d'elle aussi l'idée de leur ressembler. Le professeur fut d'accord avec sa proposition sur le tutoiement, chose à laquelle elle répondit par un simple sourire. Elle leva son verre pour l'entrechoquer avec le sien, laissant échapper quelques mots en irlandais. « Sláinte Mhaith . » Eryn aimait utiliser des expressions de son pays d'origine qui lui était si cher. Apparemment il en était de même pour Alex. Lors de leur première rencontre, ils avaient plaisanté à propos des anglais et son accent écossais n'avait laissé aucun doute sur ses origines. Il avait dû en être de même pour la façon de parler de la demoiselle puisqu'il avait deviné sans qu'elle en dise un mot qu'elle n'était pas originaire d'Angleterre. Les deux prirent une gorgée de leur boisson presque en même temps et il fut le premier à briser le silence. En l'entendant, elle fut amusée et prit une mine choquée. Donner Mistigriff en amuse-gueule à un dragon ? Très mauvaise idée. « Si tu avais osé faire ça tu peux être sûr que tu ne m'aurais plus jamais vu ou que je t'aurais vendu le plus minable des balais la prochaine fois que tu osais mettre un pied dans ma boutique ! » Sa voix n'avait rien d'agressive, elle était amusée par la situation, sincèrement. Et surtout, il n'avait fait aucun mal à sa chouette. Elle ne parvenait pas à déchiffrer son expression et cela la perturbait grandement.

La jeune femme sourit en l'entendant poser sa question à propos de sa ressemblance avec sa chouette. Elle haussa les épaules avec une petite moue mystérieuse. Elle n'avait même pas fait attention au fait qu'il l'avait à nouveau vouvoyer. « À toi de voir mais il paraît que je suis difficile à dompter, encore plus qu'elle... Mais ne t'en fais pas, je ne mords pas. Et je ne crache pas de feu. » Elle avait parlé tout bas, assez pour qu'il soit le seul à attendre. Personne ici n'avait besoin de savoir quel était le sujet de leur conversation. « Et puis c'est pas plutôt moi qui devrait me méfier et avoir peur que tu fasses à paraître des flammes, après tout c'est déjà ce que tu as fait la première fois qu'on s'est vus. » Elle attrapa son verre et sourit, malicieuse. « Mais je n'ai pas peur du tout... » Elle but une nouvelle gorgée de son cocktail, l'observant.

Eryn croisa ses jambes et les mit de sorte qu'elles ne soient pas comprimées sous la table. Elle était trop grande pour pouvoir tenir cette position si ses jambes n'étaient pas sur le côté. Et puis, il faut bien être honnête, ses jambes aussi étaient un atout. Impatiente ? Peut-être un peu trop ce soir, pour une fois. Elle le regardait toujours et pencha légèrement la tête sur le côté, assez légèrement pour que ce soit presque imperceptible. « Alors dis moi... Qu'est-ce qui pousse un homme comme toi à laisser un mot à une vendeuse qu'il connaît à peine ? » Elle pensait connaître une partie de la réponse pour être tout à fait franche mais elle voulait une confirmation. Elle ne comptait absolument pas parler de travail ce soir en tout cas, alors aucune question sur sa rentrée. Quoi qu'elle avait tout de même une question qui lui brûlait les lèvres. « Et à Poudlard, les professeurs ont la permission de sortir jusqu'à quelle heure ? »

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Sam 22 Sep - 12:18
Dur dur de passer au tutoiement. Bien qu'il ait accepté l'idée, il lui faudra sans doute un petit temps d'adaptation avant de passer complètement à cela. Vieux jeu, encore une fois, dans l'idée que la politesse et la galanterie devront passer par cette marque de déférence. Ah, on sent l'homme qui a tout de même l'habitude de charmer ces dames. Pas de drague à proprement parler – contrairement aux temps de son adolescence où sa méthode était alors à s'arrancher les cheveux – mais plutôt une façon plus subtile de séduire, de plaire.
Il laisse un sourire en coin éclairer son visage en l'entendant répliquer au sujet de sa chouette, mais ne relève pas. Pour sûr qu'elle n'aurait pas aimé qu'il agisse ainsi. Personne n'aurait aimé, évidemment. Mais au moins, ça avait calmé l'animal. C'était le but.
Et la voici qui répond à sa question. Difficile à dompter ? Oh, mais qui voudrait dompter une si charmante jeune femme ? Le professeur reste silencieux, la sondant de son regard bleu ; elle lui évoquait un dragon, quelque part, même si elle ne crachait pas de flammes. Et on ne dompte pas les dragons, c'est une règle d'or. On les approche, on les apprivoise – pour éviter de se faire dévorer ou griller la face – on les rassure. Mais dompter était un bien vilain mot qui lui déplaisait fortement. Il n'aimait pas l'idée qui se cachait derrière, l'idée d'une soumission forcée à l'autre.
Non, il ne la dompterait pas. Et si elle était indomptable... C'en était que plus délectable. Il aimait les femmes fortes, libres et indépendantes, même si cela incluait un fort caractère qui lui poserait bien des problèmes.
Se méfier de lui, ajoute-t-elle ? Oh, tout ça parce qu'il avait lancé une gerbe de flammes dans sa boutique... Oh, c'était rien de bien méchant. Il pouvait faire pire. Quand on vit avec des dragons, on est obligé de s'adapter et d'avoir des armes – et des défenses – appropriées, après tout. Mais ce n'était pas en cela qu'il était le plus dangereux, soyez en sûrs. On ne se méfie pas assez d'un sorcier capable de se défendre même sans sa baguette.

Si lui, en tout cas, ne passe pas à l'attaque et se montre d'une patience d'ange, ce n'est pas le cas de son interlocutrice qui a apparemment décidé d'entrer dans le vif du sujet. Oho. Ce qui avait pu pousser un homme tel que lui à lui laisser un mot ? Et s'il avait permission de minuit ? Oh, ma petite jeune fille, tu t'aventures sur un terrain glissant.
Et à ce stade, Alexandre hésite une seconde entre le culot de la franchise ou le phrasé du séducteur.
« Oh, je suis majeur et vacciné, je n'ai personne pour m'empêcher de découcher... » souffle-t-il calmement. Tant qu'il retournait à l'école au petit matin pour encadrer les élèves... Mais c'était dans ses projets. Quand bien même la soirée se concrètiserait comme il l'entendait, il ne resterait sans doute pas jusqu'au réveil de la belle et s'évanouierait dans la nuit. Sans doute un peu salopard, comme méthode, mais... Il fallait ce qu'il fallait. Il ne cachait absolument pas ses intentions après tout.
« Quant à ce qui m'a poussé à te laisser un mot... » Un sourire en coin se dessine à nouveau, détendant ses traits. L'homme a fait son choix quant à sa réponse, et réfléchit simplement à la formulation qu'il pourrait apporter. Voyons... « Ce sont tes jambes, pour être tout à fait franc. »
Le culot. Son côté Gryffondor, enfoui en lui et qui, de temps en temps, fait « pof ! » à la surface. Une franchise tout à fait audacieuse, une hardiesse que peu auraient le courage d'avancer. Mais il fallait dire ce qui était : il avait craqué sur elle, même Matthew l'avait remarqué – enfin, ça n'avait pas été difficile pour lui, vous me direz – et ses jambes lui avaient méchamment tapé dans l'oeil.

« Après, je pourrais dire qu'il s'agit d'un tout. » ajoute-t-il en levant son verre à ses lèvres. « Tu as certes de superbes jambes, mais tu dégages une chaleur qui ne saurait laisser aucun homme normalement constitué insensible. Il aurait été stupide de ne pas tenter sa chance. »
Il sourit plus franchement, avale une gorgée de whisky, repose son verre en laissant le liquide rouler sur sa langue. « Faire le premier pas est plus simple qu'on le pense. Mais y répondre est plus difficile. Qu'est-ce qui t'a poussé à m'écrire en retour ? »

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Jeu 4 Oct - 22:30
Alexandre avait plutôt intérêt à se faire au tutoiement et à ne plus la vouvoyer, parce que cela avait tendance à agacer la demoiselle. Elle espérait passer une bonne soirée et ne pas avoir sans cesse envie de le reprendre. Elle ne le ferait pas. Elle avait peut-être beaucoup d'audace mais elle trouvait cela déplacé, surtout si elle devait le faire à plusieurs reprises. Peut-être que cela plaisait à certaines femmes, peut-être que cela participait à les séduire mais il n'en était rien de la jeune femme. Certaines choses plaisent à certains, d'autres pas du tout. Et ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. La séduire, même pour une nuit n'allait pas être chose simple, espérons pour le professeur de Défenses Contre les Forces du Mal qu'il se doute qu'un simple regard et quelques mots doux ne seront pas suffisants pour qu'elle lui tombe dans les bras. Elle avait bien l'impression qu'il en serait de même pour celui qu'il lui tenait compagnie ce soir. Et pourtant, elle espérait qu'ils pourraient aller plus loin dans quelques heures, sinon quoi ils risquaient sans doute de ne pas se revoir. C'était peut-être dur, mais elle n'en verrait pas réellement l'intérêt. Le sourire qu'elle ne put rater alors qu'elle parlait de sa chouette lui fit plaisir. C'était déjà un début.

Eryn un dragon ? En tout cas, elle savait être aussi sauvage et agressive. Elle ne crachait pas de feu mais parfois ses paroles savaient être aussi acides qu'un venin qui vous brûle le sang. Ce n'est pas parce qu'on est bonne élève à l'école qu'on ne sait pas se défendre. Elle a toujours refusé de se faire marcher sur les pieds, par qui que ce soit, jamais. Aujourd’hui encore elle n'hésitait pas à répondre à qui que ce soit qui l'ennuierait.
Son regard bleu dans le sien la troublait. Il fallait être inhumain pour ne pas flancher, au moins un tout petit peu, face à ce regard, si bleu, si profond. Il fallait qu'il arrête de la regarder comme ça, très vite. Sinon la demoiselle allait céder plus vite qu'elle ne l'aurait jamais cru. Pourtant lorsqu'il était entré dans sa boutique quelques jours plus tôt, c'était la première chose qu'elle avait remarqué chez lui : son regard. On ne voit que très rarement un regard pareil et de tous les hommes qu'elle avait pu fréquenté ces derniers temps, il avait sans aucun doute les plus beaux yeux.

Il est vrai que la demoiselle était plutôt entreprenante et elle se demandait si cela n'allait pas effrayé un peu Alexandre. En y repensant bien, elle avait déjà fait preuve d'audace et cela ne l'avait pas fait fuir, au contraire. Et si il était gêné ou dérangé par si peu alors il n'avait rien à faire avec elle. Entendant dire qu'il n'avait aucune obligation pour ce soir, elle sourit en coin. Voilà exactement la réponse qu'elle attendait de sa part. Enfin une excellente nouvelle. Elle non plus ne comptait pas rester jusqu'au petit matin. Elle patienterait jusqu'au moment où il dormirait, se rhabillerait en vitesse et filerait sans plus de bruits, comme une ombre. Il arrivait également parfois que ce soit son compagnon pour la soirée qui quitte la chambre. Elle en profitait alors, y dormant tranquillement. Ce genre d'attitude ne la dérangeait, bien au contraire. Après tout, elle agissait de la même façon.

Le sourire en coin du jeune homme l'intrigua. Eryn attendait avec grand hâte sa réponse. Elle fut surprise de sa réponse et cela la fit sourire. Ses jambes ? C'était la première fois qu'on lui en parlait. La demoiselle fut flattée et lui accorda un franc sourire. « Merci. C'est bien la première fois qu'on m'en parles. » Quelque part, elle se disait que si ce n'était pas le cas, c'était sans doute parce qu'il était plus prudent de parler du sourire d'une femme plutôt que de ses jambes, pourtant cela ne la dérangeait pas plus que ça, bien au contraire, ça ajoutait un petit quelque chose à Alexandre. Les mots qui suivirent lui firent également extrêmement plaisir. Sa chaleur ? Elle comptait bien lui faire partager tiens. Eryn attrapa son verre pour boire, tranquille. Il lui retourna la question et le même sourire qu'avait eu le jeune homme quelques minutes plus tôt s'afficha sur son visage. Elle prit le temps de déposer son verre tranquillement. « Eh bien... Pour être franche, j'ai été intriguée. Si je dégage une certaine chaleur comme tu dis, toi tu as beaucoup de charisme et cette histoire de dragons tout ça... J'ai voulu en savoir plus sur toi. » Elle rit légèrement. « C'est pas vraiment mon genre d'habitude mais je me suis dit que pour une fois, répondre à une lettre ne me ferait pas de mal. Et surtout, un rendez-vous n'engage à rien. »

La demoiselle finit son verre, déjà et se décida pour commander autre chose, quelque chose de plus fort cette fois. Son regard revient sur le jeune homme qu'elle ne lâchait plus des yeux. « Est-ce qu'en si peu de temps tes élèves ont déjà fait quelque chose qui puisse mériter de se faire attacher les mains avec des sachets de thé ? » Elle ne put s'empêcher de sourire, amusée. « Je ne sais pas comment tu fais, je crois que je n'aurais jamais eu la patience de supporter des élèves quand je repense à mes années à Poudlard et pourtant, j'étais plutôt sage à l'époque. » Pourtant faire des balais était une chose qui demandait pas mal de patience.

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex Sam 6 Oct - 12:21
Le verre se désemplit, lentement, et déjà l'homme songe-t-il à le faire remplir à nouveau. Un verre de whisky n'est pas fait pour être vide, que diable ! Mais que dirait la Demoiselle si elle voyait la descente monstrueuse qu'un écossais pouvait avoir dès lors que l'on parlait de l'alcool de sa nation ? Hm. Rien sans doute. Son accent tintait l'Irlande, et s'il y avait bien une particularité commune à ces deux pays, c'était l'amour pour le whisky.
Et la haine envers les sassenachs. Evidemment.
Quoi qu'il en soit, il lève son verre pour terminer sa dégustation sans se démonter, sans qu'aucune grimace ne vienne trancher son visage malgré la force de l'alcool. Et en même temps – car Alexandre est de ces rares hommes à être capable de faire plusieurs choses en même temps – il écoute attentivement le discours de la belle qu'il tente de charmer. Ainsi donc, aucun homme n'avait jamais eu la présence d'esprit de souligner à quel point ses jambes pouvaient être attirantes ? Quelle faute !
Et la suite ne se fait pas attendre. Son charisme ? Hmhm, non pas qu'il n'en ait pas conscience – il avait le temps de s'en rendre compte – mais de là à ce que ça touche quelqu'un en si peu de temps, ça l'en surprendrait presque. Avait-il dégagé tant de présence dans cette petite boutique, ou bien était-ce simplement parce qu'il était entré en sachant avec précision ce qu'il désirait ? Et puis il y avait les dragons...
Ah ça, les dragons, ça avait un sex appeal qu'un non-initié ne pourrait même pas imaginer.

D'un geste de la main, Alexandre interpèle un serveur, pour avoir un second verre. Oh, non, ne pensez pas qu'il comptait boire plus que de raison. Mais tant qu'à passer une soirée en bonne compagnie, autant que ce soit aussi agréable que possible. Et deux petits verres ne feraient de mal à personne.
Et il se trouve que la jeune femme a la même idée que lui, lui arrachant un sourire amusé. Allons-y, n'ayons peur de rien, ce soir c'est la fête ! Et puis, l'alcool lève les inhibitions, et ça promet des nuits de folie en général !
Et la question qui suit permet d'ancrer ledit sourire sur son visage. Le professeur ricane même vaguement en secouant la tête.

« Pas encore non. Trois jours, ils se tiennent encore... Pas encore de piège, de sorties nocturnes, ou de capotes usagées dans les couloirs. On s'en tire bien. » plaisante-t-il avec le même culot que précédemment. Tant qu'à être là-dessus, autant rester sur de la bonne humeur et un humour douteux. Et puis, il ne plaisantait pas tant que ça : il avait déjà retrouvé ces petites protections moldues dans les couloirs, les brûlant sur son passage en grommelant que ces sales gosses n'avaient aucune notion d'hygiène.
Nouveau service. Les deux adultes pouvaient à nouveau picoler comme de trous boire en toute complicité.
« Hm, la patience n'est pas forcément un pré-requis. Tous les professeurs ne sont pas patients, tu sais. » Une petite banalité, en passant. « Il faut surtout pouvoir faire abstraction des choses. Du bruit, des pièges dans les couloirs, des insolences, des attaques verbales et physiques qu'ils peuvent avoir entre eux ou à l'encontre des professeurs. Mais bon... Je n'étais pas vraiment mieux lorsque j'étais étudiant moi-même, donc finalement, je le vis plutôt bien. Avoir été turbulent avant eux est un avantage. »
Et le voici qui hausse les épaules, portant à nouveau le verre à ses lèvres. C'était vrai qu'en matière de bêtises faites à l'adolescence, il se plaçait là. Course de meubles, patinage nocturne, … tout y était passé. Le summum avait été la partie de paintball, lors de sa septième année. Mémorable. Ils avaient fait un carton ce jour-là.
« Après, ils font rarement preuve d'imagination. Dans ma carrière, je n'ai pas vu d'élèves organiser de partie de paintball comme j'ai pu en faire moi-même avec mes copains... »
On oublie de préciser, gentiment, que lui tenait le fusil à peinture bleue, et qu'il avait fait preuve d'une dextérité toute particulière avec son ami Poufsouffle, touchant pratiquement tout ce qu'il visait, jusqu'à certains professeurs. Première ou septième année, petit, grand, gros, vieux, jeune... Ils avaient juste eu la présence d'esprit de ne pas s'attacher à Minerva McGonagall.
Quand même.

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MessageSujet: Re: Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex

Il faudra plus qu'un jus de citrouille pour la faire céder — Alex

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