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Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée

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Rappeltou
Statut de Sang : Née Moldu
Baguette: Bois de cerisier, ventricule de coeur de dragon, 27,5 cm, très souple.

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MessageSujet: Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée Ven 14 Sep - 15:08
Dodo... Nounours.
Hm, dodo.
… Nounouuuurs !
Dodo !

NOUNOURS !

Séraphine tourne dans son lit, sans réussir à trouver le sommeil. Le silence règne dans le dortoir des filles de Serpentard de septième année. La main serrant la couverture comme elle, elle a les yeux résolument fermés dans l'espoir que Morphée vienne la prendre dans ses bras. Au moins, ainsi aurait-elle un câlin.
Mais elle sait que le sommeil ne viendra pas sans les bras chauds, non pas de Morphée, mais d'un certain Irlandais qui lui manque déjà. Les derniers mots qu'il a soufflés à son oreille, avant de la quitter, résonnent dans sa tête, et la voici qui rouvre les yeux pour fixer le plafond. L'insomnie ne la laissera pas. Ce lit manque trop de chaleur, de douceur, et de tendresse. Il lui manque un bras autour de la taille, pour bien dormir, une main dans les cheveux, une odeur sauvage, un pelage soyeux contre sa joue. Toutes ces choses contre lesquelles elle pouvait protester – souvent plus pour la forme qu'autre chose – mais qui étaient devenues, en deux mois à peine, essentielles à son quotidien.
La jeune fille se tourne dans l'autre sens, en grommelant, le visage planqué dans les cheveux. Ses yeux se ferment à nouveau, toujours dans l'espoir fou de trouver le sommeil qui ne viendra pas. Elle essaie d'imaginer la chaleur contre son dos, la main baladeuse sur sa peau, le souffle contre ses cheveux, pour retrouver la sensation rassurante qui lui permettait de dormir.
Roh, elle parvenait bien à dormir sans lui pourtant !
… Si on oubliait que dans les nuits passées chez lui, ces nuits où il travaillait après le coucher du soleil, elle avait fini par prendre l'habitude de s'installer sur ses genoux, petite chose dans les bras de grand nounours, pour pouvoir se sentir suffisamment détendue et laisser Morphée l'emporter. Mais là...

La jeune fille se redresse dans son lit, agacée. Les boucles brunes en bataille, la couverture glissant sur ses seins à peine recouverts d'un soutien-gorge noir, elle finit par poser le pied sur le sol qui lui semble gelé. La nuit serait longue. Autant essayer de s'occuper.
Elle s'échappe des draps, ses jambes interminables la portant jusqu'à sa valise, de laquelle elle sort une chemise à carreaux, piquée dans la panière de linge sale. Nioclàs allait tirer une sacrée tête quand il verrait qu'elle comptait parmi les absentes. Tant pis. Elle s'enroule dedans, laissant les pans rencontrer ses cuisses tant elle flotte dedans, attrape sa baguette, un livre quelconque et, en silence, se glisse dans la salle commune.
Salle qui est évidemment déserte à cette heure-ci. Les pieds nus continuent de s'avancer, vers une destination qu'elle ignore. S'installer ici pour lire ? Hm. Pourquoi pas. Mais elle n'en a pas l'envie. Elle aurait bien envie de s'installer dans l'herbe, d'observer la mer à ses pieds avec l'odeur des chardons et de l'iode dans les narines, avec un arrière-goût de trèfle...
Séraphine pousse un lourd soupir. Ce cadre de vie lui manque déjà. L'année allait être longue.
Ses yeux, finalement, se posent sur le mur qui ferme la salle commune. Sortir dès le premier soir dans les couloirs n'était peut-être pas la meilleure des idées. Surtout si MacFusty ou Scott étaient de garde. Elle allait certainement perdre des points pour sa maison si elle se faisait prendre. … Tant pis. Elle était prête à prendre le risque. Elle rattraperait tout cela en cours dès le lendemain, ou le surlendemain.

L'ombre de la jeune fille se glisse dans les couloirs et prend le chemin des couloirs, et des escaliers. Sans un bruit grâce à ses pieds nus, toute petite dans sa chemise bien trop grande, les boucles emmêlées sur les épaules, livre à la main, elle erre sans but réel dans les couloirs. Elle rejoint le premier étage, se glisse dans un passage dissimulé derrière un pan de mur, et continue de monter.
Elle a une idée. Un endroit où on ne viendra sans doute pas la chercher, encore moins à trois heures du matin. Enfin... Peut-être une autre âme en peine comme la sienne, ou un professeur zélé. Allez savoir.
Elle s'en moque un peu, alors que ses pieds gravissent les marches de l'escalier menant au sommet de la tour d'Astronomie. Là-bas, elle pourra se caler dans un coin, observer la vue en silence, et lire tranquillement. Le souffle légèrement raccourci par l'effort que ce déplacement avait demandé, elle guette autour d'elle et va se coller dans un coin, remontant ses jambes contre sa poitrine, sans prêter attention au pan de la chemise qui glissait sur ses cuisses et laissait voir une de ses nombreuses cicatrices.
Qu'importe. Qu'importe que le vent vienne s'engouffrer ici et soulève sa chevelure. Qu'importe qu'il fasse un peu froid. Elle serre les pans de la chemise trop grande contre elle, et ferme les yeux, essayant une fois encore d'imaginer une présence rassurante vers elle.
Ou comment devenir complètement dépendant de quelqu'un en dix leçons...
Rouvrant les yeux, elle ouvre son livre d'un geste sec, reprenant sa lecture en silence... En relisant au moins trois fois la même phrase, l'esprit ailleurs.
Sauf que déjà elle entend des pas dans les escaliers. Merde. Le visage de Séraphine se relève, ses yeux scrutent la nuit alors qu'elle se redresse sur ses pieds. Elle cherche un endroit où se dissimuler, sans en trouver. … Tant pis. Elle se rassied, et retourne à son livre.
Un prof ? Tant pis. Elle serait punie, dirait qu'elle n'arrivait pas à dormir, et puis voilà tout.
Un élève ? Qu'il aille trouver un autre endroit où zoner. Elle était arrivée ici en premier.
En attendant, ses yeux se lèvent régulièrement de son texte, guettant l'arrivée nouvelle, sans un mot.

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MessageSujet: Re: Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée Ven 21 Sep - 18:36
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix. Les moutons finalement ça ne se compte pas très rapidement, enfin il y en a trop pour pouvoir y passer seulement quelques secondes. Comme d’habitude, quand je n’arrive pas à dormir, je compte, pendant une minute, deux minutes, trois minutes, dix minutes et puis j’arrête. Cela ne signifie pas que je m’endors, bien sûr que non, mais plutôt que ça me lasse. Ce n’est pas intéressant, ça ne me captive pas très longtemps. Rapidement l’ennui se fait sentir et je me retrouver comme avant piégée dans l’insomnie. Il faut dire que je l’ai bien cherché.

Dans le Poudlard express, pour je ne sais qu’elle raison, une pulsion vint à moi pour m’ordonner de m’assoupir. J’obtempérais rapidement sous le regard surpris de mes amies. Il fallait dire que la conversation ne m’intéressait guère, ou c’était peut-être parce que je n’y comprenais pas un traitre mot… Elles devaient probablement discuter d’un de leur voyage d’été. Mais moi, je ne partais pas en vacances, je n’en avais pas les moyens. Je souffrais à chaque fois qu’elles se plaignaient de ne pas avoir eu l’occasion de profiter de la côte d’azur plus longtemps ou d’avoir été obligée de faire du ski au lieu du snowboard dans les rocheuses. J’exagère peut-être, elles n’ont pas toutes le plaisir de se rendre à l’étranger. Quoi qu’on en dise, j’avais quand même du mal à discuter de ces sujets sans amertume. Quand j’étais plus jeune, je ne comprenais pas pourquoi moi aussi je ne pouvais pas partir bronzer. C’était injuste. Mais maintenant que j’ai compris la situation, je me sens plutôt mal à l’aise. J’essaie donc d’éviter un maximum cette embuscade. Mais ce n’est pas si facile. Quand elles commencent à en discuter, leurs souvenirs les plus agréables remontent à la surface, elles vantent les villes, les monuments, les habitants. C’était comme si je n’étais pas là, sauf que j’étais présente et que j’attendais désespérément que le sujet de conversation divague ailleurs.

Après un doux soupir, je me levais en silence. Je fis un saut dans la salle de bain. Assise sur le sol, brosse à la main, je passe cette dernière dans mes cheveux. Encore. Et encore. Ils sont doux, démêlés, coiffés. Mais cela ne fait rien, cela ne m’apaise pas, mon cerveau tremble, il a besoin d’activité. Je sais que c’est idiot mais je ne peux plus me terrer ici. Il faut que je sorte, que je m’en ailles. J’ai besoin de bouger, de réfléchir, de changer d’air. Mais pour aller où ? Je n’avais pas envie de m’adonner à une de mes sorties clandestines préférées, la forêt interdite. J’avais une autre envie. Cela m’arrivait parfois. Deux lieux étaient toujours instinctifs lors de mes manquements au règlement : la forêt et la classe d’astronomie. Je ne sais pas pourquoi, je ne suis même pas une bonne élève dans cette matière. Mais rien ne vaut la sensation de regarder par la fenêtre, de se voir supérieur au monde extérieur. Etre si haut nous donne une impression de grandeur. C’est plus une satisfaction personnelle qu’un fait avérer, mais on ne s’en lasse pas.

Je repassai discrètement dans le dortoir pour saisir un gilet sur le coin de mon lit, qui avait le but de me servir de robe de chambre dans la salle commune, et je descendis pour la rejoindre. Arrivée dans l’endroit désert, je remarquais une atmosphère paisible, calme. A cette heure-ci, tout le monde dormait à point fermé. Et c’était tant mieux. J’enfilai ma veste avant de pousser le tableau pour sortir silencieusement de l’habitacle. Je pris sur moi pour me montrer le plus discret possible. J’étais parfois très bruyante, même si on ne s’y attend pas forcément en me voyant. Je pris alors le chemin de la tour qui m’intéressait en prenant le soin de longer les murs et de ne pas tomber dans les escaliers. A force de le faire, le chemin se montrait de plus en plus facile à suivre. Mais au début, c’est fou comme on peut se prendre les pieds en cherchant son chemin.

Arrivée à destination, je ne relâchais pas mes efforts avant d’être arrivée sur les dernières marches. Par expérience je savais que si on m’entendait, soit on me suivait dans l’escalier, soit on se trouver dans la salle la plus proche. Dans les deux cas, j’étais prise au piège. Mais je me voyais mal me retrouver nez à nez avec un professeur dans la salle d’astronomie. Je ne savais pas qu’elle heure il était précisément, mais si la salle commune était désertique, la pièce le serait également. J’ouvris délicatement la poignée de la porte pour pénétrer dans l’antre. Sans faire attention autour de moi, je la refermais immédiatement.

Après m’être retournée face au milieu de la salle, j'aperçue aisément une silhouette fine, une fille se trouvait ici. Sans réfléchir, je ne tardais pas à m’excuser, bien qu’au final, je n’étais pas fautive, je ne savais pas que quelqu’un se trouvait ici. En regardant ses pieds, je pinçais les lèvres.

Excuse moi, si j’avais su, je serais allée autre part.

Mais maintenant que j’étais là, je n’allais pas partir. Je pris la direction d’un banc près des fenêtres et m’y assis, le regard rivé devant moi.

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MessageSujet: Re: Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée Ven 21 Sep - 19:48
Les yeux scrutent l'obscurité en silence, alors qu'elle retient sa respiration sans s'en rendre compte. Puis se fixent à nouveau sur le livre, lisent une phrase. Fixent la porte à nouveau en entendant les pas se rapprocher. Relisent la même phrase que précédemment. Son coeur bat trop vite, quand la porte s'ouvre. La peur que ce soit un professeur ? Quand même un peu, mine de rien. Elle n'était pas élève à aimer se faire remarquer, encore moins dès la première nuit. Ce n'était pas une histoire de points, de retenue ou même de courroux parental – que feraient les profs, hein ? Ecrire une lettre à ses parents, mieux : à Nioclàs, pour leur dire qu'elle était une vilaine indisciplinée qui ne dormait pas dans son lit ? – mais plus une question de fierté. Elle ne faisait pas de vagues, était assez discrète – dans la mesure du possible – laissait les professeurs faire leur boulot, faisait le sien, en tant qu'élève. Voilà tout.

S'attirer des ennuis, c'était moyennement son truc. Surtout lors d'une dernière année où elle construirait les bases d'une réputation dont elle aurait besoin pour sa carrière professionnelle.
Enfin, la question ne se posait pas totalement, finalement, puisque la porte, maintenant ouverte, laissait apercevoir une chevelure blonde éclairée par la lune. Une élève, de ce qu'elle pouvait en voir. Baguette en main pour maintenir un peu de lumière et pouvoir lire, Séraphine arrive à distinguer les traits de la Poufsouffle tout en dévoilant les siens. Trop solitaire et hautaine pour s'intéresser à ses camarades, elle n'est pas capable de donner son nom mais elle connait son visage. Suffisamment pour savoir que ce n'était pas une de ses amies.
C'était déjà ça.
En même temps, elle avait tellement peu d'amis... Hey, n'est pas antipathique qui veut en ce bas monde !

Sans se lever, ni même fermer son livre, la jeune fille sonde sa camarade de ses yeux noisettes soulignés par la lueur bleuté de son lumos. Était-elle d'un intérêt quelconque ? Non. Elle s'excusait à peine arrivée, d'avoir dérangée une élève plus âgée. Une autre insomniaque. Rien que dans ce comportement, Séraphine devinait sa maison.
Un autre serpentard aurait passé son chemin en la saluant d'un signe de tête. Un serdaigle aurait passé son chemin sans un mot ou aurait fait demi-tour aussi sec. Un gryffondor aurait ricané, et l'aurait sans doute provoqué. Pour être d'une attitude aussi soumise, il fallait être un Poufsouffle, sans aucun doute.
Du mépris ? Ooooh oui. Ah ça, la petite vipère n'était certainement pas la jeune fille la plus fréquentable à la surface de cette planète. Et le manque de la personne qui lui est chère ne va pas la rendre plus vivable, bien au contraire. Et d'ailleurs, sa voix qui claque dans l'air comme un fouet pour répondre à Gabrielle souligne bien cette particularité de sa personnalité.

« Eh bien maintenant tu sais. Tu peux aller autre part. » siffle-t-elle sans aucune subtilité ni montre de sympathique. Solidarité entre âmes égarées et oubliées du marchand de sable ? Peuh ! Que dalle oui. Elle n'aurait pas la patience de supporter un faible dans son environnement proche alors qu'elle essayait de faire abstraction de l'absence de son homme.
Un souffle de vent vient s'engouffrer et soulever les deux chevelures. La serpentard ne bouge pas d'un poil, quand bien même la chemise à carreaux ondule sous la brise, ses yeux fixant froidement la poufsouffle solitaire venue violer son sanctuaire. Les lèvres pincées, elle ne se démonte pas de sa position de faiblesse – puisqu'elle est assise par terre – et se tient droite, le menton presque légèrement levé.
Hey, elle tenait tête à un type qui faisait une bonne tête de plus qu'elle – et je ne parle pas de la différence de largeur d'épaules – alors bon, ce n'était pas une blondinette plus jeune qui allait lui faire peur. Surtout que celle qui attaquait, c'était elle, après tout. Elle déclenchait les hostilités en toute connaissance de cause.

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MessageSujet: Re: Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée Mar 25 Sep - 13:58
Je n’avais pas l’intention de m’en aller. A quoi bon ? Cela me paraissait une attitude plutôt stupide. Je ne l’étais pas, ça, j’en étais persuadais. Je faisais ce que je voulais, à commencer face aux autres élèves. Ayant un profond respect pour les professeurs et autres membres du personnel, je me serais soumise à leur bon-vouloir, mais à un élève, pas question. Alors je n’avais pas hésité à aller m’asseoir sur le banc. Je n’avais pas envie de changer mes habitudes, que je ne sois pas seule au contraire de d’habitude ne me ferait pas changer d’avis. Et puis, je ne savais pas où aller d’autre. Je n’avais pas envie de changer de refuge nocturne, non pas ce soir. Je n’étais pas toute à fait en forme, et c’était la première raison à cette non envie. D’ordinaire, j’aurais volontiers cédé ma place, je serais partie vers un autre antre, mais pas ce soir. Non, je l’avais décidé, je resterais là, quoi qu’on me dise, quoi qu’on me fasse.

Je ne savais même pas face à qui j’étais. Je n’avais pas fait attention, j’avais simplement regardé ses pieds, et cela ne m’indiquait rien sur l’individu que j’avais en face de moi. Je supposai une inconnue puisqu’elle ne m’interpella pas avec chaleur. Cela ne me dérangeait pas d’être face à quelqu’un que je ne connaissais pas. De quoi devrais-je avoir peur ? Naturellement, cela changeait de ma façon prudente d’arpenter les couloirs dans l’ombre nocturne. J’étais peut-être face à un danger, mais je ne le savais pas. Je ne le savais pas, parce que je n’avais pas pris la peine d’étudier le visage de la demoiselle, parce que j’avais préféré une attitude désolée à une attitude hautaine. N’empêche, s’il fallait me battre pour garder ma place, je n’étais pas prête à me battre. Ce n’était pas une question de soumission, c’était une question de principe. Mais à bien y réfléchir, je me voyais mal céder ma place. Je n’avais pas à le faire. Ce n’était pas une question d’ordre d’arrivée, d’année, de maison, de caractère. C’était du domaine de la fierté. Et malgré ma mauvaise foi sur ce sujet, je ne pouvais pas mentir. J’étais quelqu’un de fier, et s’il fallait le démontrer ce soir, je pensais en être capable. Principe ou fierté, que choisir ? Moi-même je doutais, et mon indécision risquait de perdurer jusqu’au moment fatidique où j’aurais vraiment à choisir entre les deux.

Eh bien maintenant tu sais. Tu peux aller autre part.

La voix de la jeune fille résonna dans la pièce. Même si ses mots avaient été murmure, je les aurais entendus. C’était normal. Dans le château, qu’importe la salle où nous sommes, il a y a toujours cette capacité à entendre le moindre petit mot lorsque la foule n’est pas. Autant dire qu’insulter la personne qui est à l’autre bout de la pièce sans élèves autour de vous, n’était pas la meilleure des solutions. Mais là, ce n’étais pas un murmure, ce n’était pas une remarque rapidement dite, non, c’était clairement des mots qui m’étaient destinés. Son ton ne m’avait pas plu. J’avais pour le moins que je me souvienne, essayé de mettre de la douceur dans mes paroles. Elle, au contraire, n’avait pas voulu s’efforcer de paraitre aimable. Même sans voir son visage je compris qu’elle n’était pas n’importe qui, ou du moins qu’elle ne se considérait pas comme n’importe qui. Une serpentard, à tous les coups j’étais tombée sur une serpentard. Il ne manquait plus que cela. En y réfléchissant, ce n’était pas tellement une surprise. Bien souvent, je tombais sur des Gryffondors, il est vrai, mais si je ne sortais pas le soir pour le voir, j’aurais plutôt parié sur la présence des verts et argents dans la liste des fraudeurs, en première place bien évidemment.

Je décidai de regarder plus précisément à qui j’avais affaire. La pénombre ne m’aidait pas à déchiffrer les traits de la jeune fille. Pour autant, je ne désespérais pas, je savais que j’allais entrevoir une parcelle de son visage pour pouvoir l’associer à un que je connais, que je croise, à un qui ne m’est tout simplement pas si inconnu que cela. A l’opposé de sa voix. Je savais que je n’avais jamais entretenue de conversation avec elle, ou alors, elle n’avait pas tellement retenue on attention. Me concentrant sur le haut de sa silhouette, je remarquais des cheveux sombres frémir au grès du vent, tout comme les miens. Ils devaient être chocolat ou noirs, je ne pouvais pas vraiment déceler la couleur. Je remarquais également qu’ils contrastaient avec son visage qui me paraissait pâle. Elle n’était donc pas en harmonie avec son caractère ? Après tout, ce ne serait pas la première personne de ce calibre à se montrer aussi fragile de l’extérieur que de l’intérieur. Il est vrai qu’on a tendance à vouloir le cacher, et moi la première. Petit à petit, en m’habituant à la trop faible luminosité ambiante, je réussie à dénouer le mystère de son visage. J’avais eu raison, une serpentard. Son nom ? Je me souviens que je le trouvais joli quand on me l’avait appris mais tout de suite…il ne e revenait pas, comme j’aurais été dans l’incapacité de nommer la moitié de mes camarades ce soir, je n’étais évidemment pas associable ni inattentive, j’étais tout simplement ailleurs, à des années lumières des probabilités qu’elle se nomme Elizabeth ou Mary.

Mais je ne vois pas ce que cela m’apporterait de plus…

Je n’étais pas faite pour rester de marbre. Il y avait toujours un moment où j’avais besoin de répliquer, et c’était ce soir, cela ne me surprenait guère.

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MessageSujet: Re: Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée Mar 25 Sep - 17:59
Cacher sa fragilité ?
Il y avait bien plus simple : ne pas avoir de faiblesse. Être fragile, c'était être faible, et être faible, c'était rester au fond du trou. Et si elle avait pu sortir du trou dans lequel elle avait fini par tomber, ce n'était pas à force de larmes ni de plaintes, mais de culot et de volonté.
Et bien sûr de force de caractère. Mais c'était quelque chose qu'une Poufsouffle ne pourrait pas comprendre. Eux qui pensaient pouvoir obtenir ce qu'ils voulaient en chouinant... Ou pire : que rester au même statut social toute leur vie sans chance de progression pouvait être une réussite ! POUAH !
En tout cas, à aucun instant Séraphine ne se montre-t-elle ouverte, avenante, ni même souriante. Parfaitement froide, elle se contente de replonger dans son roman – sans comprendre un traitre mot des lignes qu'elle lisait, l'esprit ailleurs – pensant que ses mots tranchant suffiraient à rétablir la paix dans son environnement proche. Mais que nenni ! La blondinette reste là, et réplique même.
La serpentard lève un sourcil et pose son regard sur elle, calmement. Les Poufsouffles n'étaient plus ce qu'ils étaient. Et en plus, ça répliquait mollement. Ce que ça lui apporterait de plus ? Oh, à part qu'elle échapperait à sa présence désagréable ? À part qu'elle avait dit elle-même qu'elle ne serait pas venue ici si elle avait su que quelqu'un y était ? Mais cette fille était-elle idiote ?

Lentement, elle se redresse, ses cheveux glissant de ses épaules, à l'instar du col de la chemise trop grande qui vient en découvrir une. Le dos droit, l'air digne, les lèvres pincées, elle scrute sa cadette en silence, dans l'obscurité. Et puis, sans prévenir, elle dresse sa baguette, et la pointe clairement contre son interlocutrice. Pourtant son attitude n'est pas spécialement menaçante. Elle pourrait la tenir complètement innocemment.
Mais quiconque connaissait Miss Mistaken savait qu'elle n'était pas du genre à faire quoi que ce soit par hasard. Et qu'il valait mieux éviter de l'embêter. Parce qu'elle avait vite tendance à en venir à la magie, et sans préavis.
« Tu n'as aucune logique. » souffle-t-elle froidement, sans manifester pour autant d'hostilité sentie, ni de colère. Elle constate, dirait-on, ce qui est pire encore qu'une attaque nette. Car une attaque appelait l'attaqué à se défendre. Mais le fait constaté ne peut être que difficile contesté. « Serais-tu idiote? »
Question rhétorique, évidemment. Mais toujours sur ce même ton, sans agressivité, comme s'il était tout à fait légitime de se poser la question. Et c'était le cas, finalement. Séraphine se posait réellement la question, à voir la jeune fille tenter de s'imposer face à quelqu'un qui lui était supérieur, et qui avait un raisonnement qui ne tenait pas la route.
Pourquoi voulait-elle absolument rester alors que la présence d'une autre personne la dérangeait ?

Elle balaie l'air d'un geste de la main gauche, celle renfermant le roman, alors que la droite tient la baguette ; elle n'attend pas de réponse. Elle ne veut pas de réponse, même. Tais-toi, gamine, et écoute ce que dit ton aînée, au lieu de vouloir t'imposer de manière totalement impromptue.
La tête de la Serpentard se penche légèrement sur le côté, alors qu'elle dévisage clairement la Poufsouffle.
« Ça t'apporterait de ne pas finir écharpée dès la première nuit de l'année. » répond-t-elle enfin, toujours avec ce calme froid qui finalement n'a rien de bien rassurant. Surtout avec la baguette qu'elle tient entre ses doigts et qui n'a pas l'air d'avoir envie d'être blessée. « Tu ne voulais voir personne, et moi non plus. Malheureusement pour toi, je suis arrivée ici en premier. Alors je te prierais d'aller voir ailleurs avant que je ne t'y envoie moi-même. »
Et croyez-moi que ce n'est pas une menace en l'air. Peut-être Séraphine serait-elle même assez rapide pour envoyer Gabrielle au bas de la tour en un informulé.
Aaah, l'avantage des classes supérieures ! L'avantage de savoir faire des choses que les plus jeunes n'osaient même pas imaginer... Pour sûr, ça avait quelque chose de délicieux. Et qu'elle n'aurait aucun scrupule à utiliser.

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MessageSujet: Re: Nuit d'Encre | Libre - Nuit de la rentrée

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