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L'heure des excuses - PV Lou - 02/09 - 20h00

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Invité

MessageSujet: L'heure des excuses - PV Lou - 02/09 - 20h00 Lun 17 Sep - 21:12
    Un mégot éteint entre les lèvres, Simon faisait les cents pas. Il crevait d'envie de rallumer une clope, mais se contentait de mâchonner nerveusement ce qui lui restait de sa dernière cigarette. Il avait déjà trop fumé ce jour là. Il était temps de freiner sa consommation de nicotine, s'il ne voulait pas retomber dans la dépendance. Il y avait quatorze ans qu'il avait arrêté, ce n'était pas le moment de reprendre. Une cigarette de temps à autre ne faisait certes pas de mal. C'était un bon moyen d'évacuer le stress et d'apaiser les nerfs. Parce qu'il fallait bien évacuer, d'une façon ou d'une autre. Être un homme calme et responsable n'était pas toujours aisé. Il fallait prendre sur soi, sans cesse, faire l'effort de comprendre, d'analyser, d'écouter, de compatir. Il fallait enfouir la colère et les émotions, garder la tête froide pour faire les bons choix. Il était certainement plus simple de se laisser guider par la violence, comme il l'avait si souvent fait dans sa jeunesse. Mais l'âge adulte impliquait une maturité et une maîtrise de soi qui, bien que rassurante, n'était pas toujours facile à atteindre. Une clope de temps en temps, c'était un moyen de garder les idées claires. Ça ne faisait pas de mal, ça ne mangeait pas de pain. Mais Dieu que ça faisait du bien.

    19h45.

    Simon était de retour à Poudlard depuis vingt quatre heures. Un retour à la routine qui n'était pas pour lui déplaire. Les vacances, encore une fois, avaient été riches en émotions. Si Duncan avait été absent un mois durant, laissant un calme bienfaisant dans la maison, son retour avait sonné le glas de la tranquillité. L'adolescent était revenu, avec son air renfrogné qu'il ne réservait qu'à Simon et, de plus en plus souvent à sa mère et avec un merveilleux cadeau, offert par son père et qui avait semé la discorde dans le foyer. Enfin, qui avait attisé les flammes dirons nous. Un fléreur. Alors que Simon et Lou avait toujours refusé d'offrir un animal de compagnie à Aislin et Orion, Duncan se ramenait avec un fléreur. Un détail peut-être, mais suffisant pour créer le conflit entre la mère et le fils. Et pour bouleverser le cadre proprement établi par le couple. Simon n'aimait pas les imprévus. Surtout quand les imprévus venaient de Duncan, aidé dans son entreprise par Alexandre, bien sûr. Décidément, les MacFusty s'étaient passé le mot pour lui pourrir la vie. Oui, bien sûr, un fléreur, ce n'était pas si grave. Surtout que, il devait bien le reconnaître, Duncan s'occupait parfaitement de sa bestiole. Et Orion et Aislin étaient ravis de ce nouveau divertissement. Mais c'était une question de principe. C'était le genre de décision qu'Alexandre n'avait pas à prendre seul. Et si Simon n'avait pas vraiment son mot à dire pour ce qui concernait Duncan, il ne comprenait pas comment Lou pouvait laisser passer cela. Certes, elle avait commencé par s'insurger, comme il était logique qu'elle le fasse. Mais très vite, sa colère était retombée, et le plaisir de revoir son fils avait remplacé la frustration. Et Simon n'avait pu s'empêcher de le lui reprocher. Il faisait des efforts, vraiment. Mais parfois, sa haine envers Alexandre reprenait le dessus. Bien sûr, sa réaction avait été puérile, ridicule et disproportionnée. Bien sûr. Mais elle avait pris la défense de son fils. C'était normal, naturel. Une mère prenait toujours la défense de son enfant. Et ils étaient resté chacun campés sur leurs positions.

    19h50.

    Depuis une dizaine de jours désormais, le couple était donc en froid. Parce qu'aucun n'avait été suffisamment intelligent pour s'asseoir sur sa fierté. Parce que les excuses écorchaient la bouches. Parce qu'ils étaient persuadés d'avoir raison. Et peut-être avaient-ils raison tous les deux, à leur façon. Bien sûr, devant les enfants ou les collègues, ils donnaient le change. Et même dans l'intimité, ils restaient aimables, tendres. Mais il y avait quelque chose. Imperceptible, presque invisible, une gène, une tension qui s'accrochait. Les lambeaux d'une disputes encore trop présente dans leur esprit. Le souvenir de certains mots qui avaient été prononcés, dépassant leur pensée, blessant les susceptibilités. Il faut dire aussi qu'avec la rentrée, ils n'avaient pas vraiment eu le temps de se retrouver. Préparer les cours de l'année, faire les bagages pour migrer dans l'appartement mis à leur disposition au château, s'assurer que les enfants avaient tout ce dont ils avaient besoin … Ils n'avaient pas pu discuter, ils s'étaient contenté de laisser la dispute creuser son trou, telle un ignoble parasite venu pomper leur énergie et leur cohésion. La situation ne pouvait plus durer. Conscient de ses tords, Simon avait décidé d'enterrer la hache de guerre et de laisser sa fierté mal placée de côté. Il était temps de se faire pardonner.

    19h55.

    Alors, plus tôt dans l'après midi, juste après son cours avec les sixièmes et septièmes années, Simon avait fait parvenir, par le biais d'un elfe de maison, un bouquet de fleurs et une petite invitation à son épouse. Tel un adolescent organisant un premier rendez vous. Il avait même été chercher les fleurs lui même dans les serres. Il était de toute façon bien incapable de faire apparaître un tel bouquet, aux senteurs douces et entêtantes à la fois et aux couleurs chatoyantes. La carte lui donnait rendez vous à vingt heures, lui suggérant, en attendant, d'aller faire un tour loin de l'appartement. Quant aux enfants, un collègue les avait gentiment pris en charge pour la nuit. C'était la soirée parfaite. Simon se décida à jeter son mégot dans la poubelle et vérifia une dernière fois son organisation. Bon, le repas était près, gardé au chaud ou au froid grâce à des sortilèges simples, la bouteille de champagne était elle aussi maintenue au froid, une douce musique s'échappait du poste de radio ensorcelé, des bougies réparties dans toute la salle à manger brûlaient, offrant une douce lumière, et quelques bouquets de fleurs trônaient ici ou là. Des éléments de décorations placés un peu au hasard qui donnaient un drôle d'air au lieu. Les hommes n'ont pas le sens de la décoration, et Simon ne faisait pas exception à la règle. Mais après tout, c'est l'intention qui compte.

    20h00.




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MessageSujet: Re: L'heure des excuses - PV Lou - 02/09 - 20h00 Lun 17 Sep - 21:54


    La rentrée. Si tous les écoliers prenaient la direction de leur école, qu'elle soit ou non magique, qu'ils y soient pensionnaires ou non, il n'en allait pas forcément de même pour les adultes. En effet, soit ils travaillaient et avaient repris avant leurs enfants ou alors reprenaient le chemin de leur entreprise en septembre, soit ils ne travaillaient pas et dans ce cas, le 1er septembre était un jour comme les autres. Pas pour Leelou et son époux. Ils avaient choisi une vocation et un emploi qui les amenait à connaître l'excitation d'une veille de rentrée comme chaque élève, à la veille de la reprise des cours. Professeurs. Étude des moldus pour elle ; professeur de potion pour lui. Un couple parfait. Amoureux. Peut-être pas comme au premier jour mais d'une manière différente, Simon et Leelou étaient liés, malgré les épreuves, les différends …

    Du moins, en temps normal. Un petit problème lié à la situation un peu spéciale de leur famille recomposée avait quelque peu altéré la fin de leurs vacances familiales. Le retour de Duncan dans la sphère familiale était un événement que Leelou et ses enfants attendaient avec plaisir et impatience. Ce n'était sans doute pas le cas pour son époux qui voyait avec l'arrivée de Duncan, l'arrivée d'une bonne dose de problèmes. Cet été, cela avait été la merveilleuse idée de son ex-mari qui avait jeté le feu aux poudres. Un fléreur. Oui, Alexandre avait fait à son fils un cadeau très spécial : il lui avait offert un animal, sans même s'enquérir de l'avis des principaux intéressés. C'est à dire Leelou et Simon.

    Prise au piège entre son mari et son fils, Lou devait avouer avoir pris le parti de ce dernier. Car si elle s'atait mise en colère dans un premier temps, la jeune femme s'était rendue à l'évidence : elle ne pouvait rien faire pour aller contre le cadeau de son ex-mari. Et plutôt que d'envenimer les choses avec Duncan, Lou avait préféré faire une concession. Une petite concession qui lui avait été reprochée par son mari. Depuis, c'était le froid. Le départ pour Poudlard c'était fait dans une ambiance qui était loin de rappeler l'effervescence de leur amour quelques années plus tôt. Tendue. Et ce n'était pas avec tout ce qu'ils avaient à faire que Lou et Simon avaient pu se réconcilier, bien au contraire. Soir après soir, ils se couchaient l'un à côté de l'autre, sans un geste, sans un mot de tendresse. Leelou était aussi butée qu'impulsive. Cependant, elle reconnaissait ses torts dans cette affaire.

    La veille, au banquet, le jeune couple avait fait bonne figure, fort heureusement. Lou et Simon n'avaient aucune envie que leurs attitudes soient décryptées par les élèves, leurs collègues ou qui que ce soit d'autres.
    Irréprochables. On pouvait peut-être interpréter un ou deux regards de Leelou, mais rien de plus. Aislinn et Orion lui demandaient de toute façon tant d'attention et de patience qu'elle n'avait pas le temps de penser à cela. Et le soir venu, c'était la rentrée du lendemain qui avait occupée ses pensées. Jusqu'à ce qu'elle reçoive dans l'après-midi, fort heureusement entre deux heures de cours, un beau bouquet et une invitation à dîner.

    Leelou avait eu le sourire jusqu'à la fin de la journée. Le premier pas de Simon était tout ce qu'elle attendait pour rendre les armes et redevenir l'épouse attentive, douce et compatissante. Mais c'était trop difficile pour Lou de s'avancer la première, de faire la première le geste de pardon. Heureusement, Simon était moins pointilleux qu'elle sur ce point. Et c'est une Leelou ravie qui alla donc se réfugier à la bibliothèque, en attendant l'heure donner par son cher mari.

    Cependant, une jeune femme coquette le restant, elle ne négligea pas de se remaquiller et de se coiffer. A priori, une soirée semblait en préparation, elle ne voulait pas risquer d'être un repousse-sorcier à elle toute seule. Le matin-même, Lou avait revêtu une tenue assez classique, qui consistait en une robe à la coupe empire, s'arrêtant légèrement au-dessus du genou. D'une jolie couleur bleue ciel, la robe était assortie à ses escarpins, accessoire indispensable. Bien. Elle était prête.

    A vingt-heures, Leelou poussa d'une main quelque peu tremblante la porte de leur appartement. L'ambiance donnée par Simon la surprit, mais c'était bien un sourire qui flottait sur les lèvres de la jeune femme. « Simon ? ». Le prénom avait été prononcé avec toute la douceur dont Lou était capable et c'est un regard brillant de tendresse que la jeune femme eut pour son mari. Lorsqu'elle le vit enfin, la jeune femme traversa la distance qui les séparait presque en courant. Oubliée la rancœur, la dispute, la colère … Dire qu'il avait fait tout cela pour elle. Pour sa femme. « Je suis tellement désolée ! ». Les mots si longtemps retenus étaient sortis seuls de la bouche de Leelou. Son regard, quelque peu possessif et aussi si tendre, se posait sur son époux. Elle se hissa à sa hauteur pour l'embrasser brièvement sur la bouche. «Si je comprends bien, nous avons une soirée … rien que pour nous ? ». Les yeux pétillants, Leelou reprenait ses habitudes tactiles et passait maintenant une main le long du bras de son mari, tout en observant ce qu'il avait voulu créer pour elle. Tout n'était pas parfait, mais la surprise était complète et Leelou se réjouissait encore et encore d'avoir épousé un homme comme Simon … Si son premier mariage n'avait pas été une réussite, le second le serait. En tout cas, en cet instant, elle y croyait dur comme fer. La reddition avait été facile ... Parce que Lou avait eu plus de dix jours pour remâcher sa déception, sa colère et toute rancune avait disparu depuis. Peu à peu, elle avait accepté que Duncan et Alex avaient eu gain de cause face à Simon et que cela pouvait être très ... frustrant. Maintenant, il fallait essayer de passer à autre chose. Et le sourire radieux de Leelou était une invitation à cette toute autre chose ...





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MessageSujet: Re: L'heure des excuses - PV Lou - 02/09 - 20h00 Jeu 20 Sep - 21:05
    Comment avaient-ils pu laisser la situation perdurer ainsi ? Le couple ne se disputait que rarement et, mise à part quelques exceptions, les coups de colère ne duraient jamais bien longtemps. Une discussion et deux ou trois explications suffisaient en général à les réconcilier. Ils s'aimaient trop, ils croyaient trop en leur histoire pour tout gâcher. Simon avait attendu Lou bien trop longtemps pour avoir envie de tout détruire pour une question de fierté. Quand à la jeune femme, elle avait évidemment besoin de croire en ce second mariage. Alors oui, habituellement, l'amour remportait toujours la victoire sur la colère. Mais cette fois, ils avaient laissé la situation pourrir. Les choses ne s'étaient pas envenimées. Pas vraiment. Mais ils étaient restés là, à se complaire dans leur rancune, assis sur leur ego, trop stupides pour saisir l'inutilité de leur comportement. Qu'il est difficile, parfois, d'assumer ses tords et d'accepter de rendre les armes. Simon en avait voulu à Lou, de céder ainsi à son fils, offrant de ce fait la victoire à Alexandre. Et Simon détestait laisser la victoire à Alexandre. S'il y avait bien une chose qui n'avait pas changé depuis son adolescence, c'était cette haine tenace pour le MacFusty. Mais pouvait-il vraiment lui en vouloir ? Après tout, ce goujat n'avait pas vraiment laissé le temps à la pauvre Lou de donner son avis et l'avait placé devant le fait accompli. Cette dispute ridicule n'avait donc pas lieu d'être. Le responsable était et resterait toujours Alexandre. Point final.

    Pourtant, quand le bruit de pas, dans lequel il reconnu la démarche élégante et oh combien familière de son épouse, résonna derrière la porte, Simon se demanda un instant s'il ne s'était pas simplement planté. Et si Lou n'était pas décidée à laisser l'affaire de côté ? Et si elle gardait en mémoire les mots, certes quelque peu indélicats, qu'il avait pu avoir à son égard ? Peut-être cette soirée n'était elle pas une si bonne idée. Soudain, il était persuadé que toute cette mise en scène ne serait pas du meilleur effet. Trop surfait. Dans son désir d'oublier la dispute, il avait voulu l'enterrer derrière des fleurs et du champagne. Ce n'était pas un comportement raisonnable. C'était un comportement d'adolescent boutonneux. N'importe quel adulte normalement constitué aurait été, avant tout, discuté du problème, poser les choses à plat, s'excuser platement. Pas besoin d'autant de mièvrerie. Oui, c'était romantique. Oui, c'était mignon, charmant, sympathique et tout ce qu'on voudra. Mais ce n'était peut-être pas, au final, approprié à la situation. Et dire qu'il avait été si fier de tout préparer, certain que Lou serait sensible à ses efforts. Désormais, les fleurs lui paraissaient superflues et les bougies au summum du ridicule. Si encore la décoration avait été soignée ...

    Sauf qu'il était trop tard pour faire marche arrière. La porte s'ouvrit et les doutes de Simon s'évanouirent alors qu'il remarquait le sourire accroché aux lèvres de Lou. La jeune femme passa la porte, et ce fut comme si la dispute n'avait jamais existé. Comme si rien ne s'était jamais passé. Un léger soupir de soulagement franchit ses lèvres alors qu'elle s'avançait vers lui, moitié-marchant, moitié-courant et son expression inquiète, nerveuse, tendue se changea instantanément en un sourire attendri devant les excuses de Lou. Elle non plus n'avait pas fait les choses à moitié. Elle était ravissante. Toujours. Simon s'étonnait toujours de l'aisance avec laquelle les femmes, et particulièrement sa femme, parvenaient à se rendre si belles, si désirables, si séduisantes en usant de quelques accessoires simples, quelques touches de maquillages discrètes qui rehaussaient avec grâce leurs charmes naturels. Elle ne lui en voulait plus, comme sembler le présager le rapide baiser qu'elle déposa sur ses lèvres. Elle ne lui en voulait plus et c'était tout ce qui comptait, finalement. Et puis, elle s'écarta, trop vite à son goût, pour observer les lieux.

    - Oui, répondit-il à sa question, une soirée rien que pour toi et moi. J'ai pensé que ce serait une … une bonne idée.

    Mais il ne voulait pas laisser les choses en suspend. Il fallait clore la dispute, définitivement. Ensuite, ils auraient toute la soirée pour se retrouver. Enfin. Sa main chercha celle de Lou pendant que son regard captait celui de son épouse.

    - Écoute Lou, je … j'ai été stupide. Pardonne moi, je n'aurais pas du discuter ta décision, c'était ridicule de ma part. Duncan est ton fils et c'est à toi de prendre les décisions qui le concernent.

    Ça avait un peu l'air d'un texte appris par cœur, et manquant de spontanéité. Il était vrai que Simon avait tellement pris soin de ravaler ses excuses qu'il avait eu le temps de former une jolie petite phrase dans son esprit. Mais bon, c'était sincère, et Lou le comprendrait.

    - Mais oublions ça, d'accord ?

    Il captura les lèvres de la jeune femme, dans un baiser qui se voulait tendre, mais qui s'avéra plus passionné que prévu. Une invitation à la réconciliation. Cela faisait dix jours qu'ils se contentaient de rapides baisers, laissant à peine leurs lèvres s'effleurer. Un comportement qui passait aisément pour de la retenue en public, mais qui, dans l'intimité, témoignait de la tension qui régnait dans l'air. Qu'il était bon de retrouver leurs habitudes amoureuses, tendres et passionnées à la fois. À regret, il s'éloigna de Lou. Un peu. Pas trop. Ils avaient du temps à rattraper.

    - Je t'offre une coupe de champagne ? Je l'ai fais venir des cuisines. Je ne savais même pas que les elfes avaient de telles merveilles dans leurs placards.

    La dispute était close. Tout reprenait comme si rien ne s'était passé. Simon s'empara de la bouteille de champagne et, après avoir fait sauter le bouchon, en servit deux coupes. Le sourire au lèvre, il en tendit une à Lou et trinqua avec elle, faisant tinter le cristal.

    - À nous ...




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MessageSujet: Re: L'heure des excuses - PV Lou - 02/09 - 20h00 Ven 21 Sep - 17:48


    Une bonne idée ? Le terme était assez faible. Leelou avait plutôt l'impression que c'était une idée géniale, c'est à dire exactement ce qu'il leur fallait pour passer à autre chose et pouvoir enfin se réconcilier. Même si Lou avait un caractère assez difficile, rester brouillée aussi longtemps avec son mari chéri n'était pas dans l'ordre des choses. Habituellement, ils arrivaient rapidement à aplanir le sujet et étaient prêts à reprendre la vie commune avec tendresse, entrain et même passion. Oh, il ne fallait pas non plus croire que leur vie était un long fleuve tranquille. Comme tout le monde, parfois ils n'étaient pas d'accord, parfois ils se décevaient. Mais l'amour qu'ils se portaient mutuellement permettait d'effacer cela. A dire vrai, c'était même précisément de savoir que Simon serait à ses côtés quoi qu'il arrive qui réussissait à motiver et rebooster Leelou dans les moments les plus difficiles. Leur choix avait été d'avoir deux enfants rapprochés. Après avoir Duncan en tant qu'enfant unique pendant de longues années, Lou avait senti que c'était clairement une situation qu'elle ne voulait plus revivre et Aislinn et Orion avaient donc deux années seulement de différence. C'était à la fois beaucoup, car petits ils étaient très différents et n'avaient pas les mêmes besoins, mais à la fois très peu, quand il s'agissait de faire des réserves de sommeils et de trouver le courage de se lever pour le xième biberon de la journée et de la nuit.

    Pour traverser tout cela, la jeune femme puisait inexorablement dans le capital bonheur de son couple et dans l'assurance tranquille de l'amour de celui qui était son mari. Et lorsque leur relation battait de l'aile, fut-ce pour quelques heures ou quelques jours, Lou avait toujours l'impression que le monde allait s'abattre sur elle et qu'elle ne viendrait jamais à bout de la tâche immense qui l'attendait chaque matin : élever trois enfants et enseigner à plusieurs centaines d'autres les joies du monde moldu. Un pari qu'elle avait plutôt intérêt à réussir. De toute façon, la jeune femme n'aurait pas supporter un nouvel échec et le temps faisant son office, elle s'adoucissait sur bien des points et la diplomatie lui devenait peu à peu plus familière. C'est une des raisons pour laquelle Leelou eut un sourire doux et tendre quand Simon lui confirma qu'ils allaient passer la soirée à venir en tête à tête. «C'est une merveilleuse idée, mon chéri ! ». Les petits mots doux, Leelou était tout simplement incapable de les garder pour elle. Il fallait qu'elle les communique, qu'elle les envoie, comme de baisers, comme on offre une rose, elle offrait un petit nom tendre à ceux qu'elle aimait.

    La main de Simon vint chercher la sienne et Leelou accepta tendrement cet hommage de tendresse et cette demande de pardon. Oh, elle attendait bien que Simon reconnaisse ses torts dans cette affaire : elle était loin d'être la fautive, dans son esprit, même si elle pourrait s'excuser mille fois du tour qu'avait pris leur discussion … Simon n'avait pas franchement l'air convaincu des mots qu'il prononçait, mais le principal était qu'il fasse la démarche et la jeune femme hocha donc la tête. Compréhensive. Parce qu'être beau-père, ce n'était pas évident tous les jours … Leelou en avait conscience. Et elle pouvait donc passer sur quelques faux pas. Tant que Simon ne cherchait pas à faire de mal à son fils, Lou voulait bien comprendre beaucoup de choses …

    Un baiser. Partagé et délicieux. Lou se laissa aller contre les lèvres de son mari. Cela faisait plus de dix jours qu'ils n'avaient pas partagé ce genre d'étreintes douces. Oui, qu'ils oublient. Qu'ils passent à une nouvelle étape de leur vie. Mais le baiser fut trop court au goût de la jeune femme. Du Champagne ? Simon avait vraiment sorti les grands moyens, décidément. «Oh, merci beaucoup chéri !Tu as tout prévu visiblement ... ». Le sourire de Leelou ne laissait aucun doute sur ses sentiments. « A nous ». Le sourire, les yeux pétillants, Leelou avait tout de la jeune femme comblée. Mais trop heureuse d'être seule avec son mari, la jeune femme ne put s'empêcher de se hisser sur la pointe des pieds pour déposer un nouveau baiser sur la bouche de Simon. La main qui tenait la coupe de Champagne vient s'enrouler autour de la nuque de Simon. « Tu m'as tellement manqué, Simon ! ». Mutine, elle se recula légèrement avant de demander. « Qu'est-ce que tu nous as prévu de particulier ce soir ? J'ai hâte de tout voir ! ». Comme une enfant curieuse, la jeune femme renifla l'air dans l'espoir de sentir ce qui était prévu avant de boire une nouvelle gorgée de Champagne. « Je peux aller voir dans la cuisine, Sim' ? ». Sans trop attendre, Lou se dirigea vers la cuisine dans l'espoir d'y trouver quelques indices sur ce qui était prévu. « Mais tu sais, chéri, tu n'avais pas besoin de faire tout cela … ! ». Leelou lui aurait pardonné, même sans fleurs et sans bougies. A dire vrai, ce qu'elle retenait, c'était avant tout que son mari avait pris du temps pour lui faire plaisir et se faire pardonner … Et ça, c'était tout ce qu'elle voulait retenir.





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L'heure des excuses - PV Lou - 02/09 - 20h00

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