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[Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires

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MessageSujet: [Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires Sam 22 Sep - 11:50

The New Me
Quand Séraphine s'était levée ce matin, c'était avec le manque au ventre et la peur enserrant ses entrailles. Une terreur nocturne, ce n'est pas le moyen le plu agréable de se réveiller de bon matin, soyez en certain. C'est ainsi, donc, qu'elle s'était glissée hors de sa salle commune, habillée d'une chemise toute légère, pour aller se perdre dans les couloirs de l'école. Une façon comme une autre de vaincre ses démons et de s'aérer l'esprit.
Elle aurait pu piocher dans ses pâtisseries au miel reçues la veille, me dites-vous ? Pensez donc ! Un présent pareil, venu tout droit d'Irlande, elle n'allait pas le laisser trainer bien longtemps. Elle avait passé la journée à les grignoter, le nez dans un grimoire ou un autre, la plume sur un parchemin, occupée à remplir ses devoirs de lycéenne aux portes de l'examen le plus décisif de sa vie. Ah oui, dit comme ça, on voit les choses autrement, hein ?
Mais passons. Intéressant fait à noter est de savoir qu'en redescendant de sa promenade nocturne dans les couloirs, la jeune fille avait découvert une petite cassette qui, en s'ouvrant, avait ni plus ni moins qu'interverti sa place avec la personne qu'elle supportait le moins en ce bas monde : Esther Aylen Nott. La voici dans un corps plus filiforme, plus grand, moins soigné que le sien. Et ça... Ça l'insupportait. Profondément.
Mais bon... Maintenant, elle allait se changer, parce que ça n'allait pas être possible de rester dans cette tenue – un jean et un débardeur rouge... Pouah ! – et la retrouver dans la bibliothèque pour régler ce problème. L'idée de travailler avec cette peau de gnome la répugnait, mais il faudrait ce qu'il faudrait pour qu'elles puissent revenir à une situation normale. Rester dans ce corps n'était pas une option.
Définitivement pas.

Séraphine grimpe les escaliers, suivant les indications de sa comparse du jour pour trouver l'entrée de la salle commune. C'était une des deux tours, après tel couloir, entrée gardée par le portrait de la Grosse Dame. Une entrée gardée par un portrait... Non mais sérieusement, il n'y avait que les Gryffondors pour avoir un système de protection pareil. Il suffisait que le tableau soit un peu capricieux et qu'il ne veuille pas les laisser entrer quoi. Non, le système des Serpentard était meilleur. Bien meilleur. Et puis, un mur, ça ne parlait pas. Ils n'étaient ainsi pas obligés de faire la conversation pour pouvoir entrer.
La jeune fille tourne un coin du couloir, et sonde le lieu des yeux. Elle croise encore quelques gryffondors mais ne dit rien, ne les salue pas, rien, nada. Avec son air fermé et ses lèvres pincées, elle pourrait sans mal passer pour une Esther de mauvaise humeur... Ce qui était plus ou moins le cas au final.
Elle arrive devant la Grosse Dame, enfin. Dubitative, elle s'approche du portrait, qui était occupée à parlotter avec un autre personnage, venu sans doute d'un autre tableau quelque part dans le château.

« 
- Et là, tu ne sais pas ce que MacFusty a fait ? Cinquante points en moins pour Gryffondor, comme ça, sans préavis !
- Il avait bien raison, ces élèves sont parfois indisciplinés...
- Oui mais cinquante points... Je crois qu'il devrait se montrer un peu moins généreux et...
- Ahem, excusez moi ?
- … qu'un peu de pédagogie positive ne lui ferait pas de mal !
- Oh, en parlant de cela, tu as entendu les dernières déboires de MacFusty fils au cours de potions ?
- … Mesdames...
- Non, qu'a-t-il fait ? Exploser son chaudron ?
- Non pire encore ! Tiens toi bien, il a...
- HÉHO VOUS ALLEZ M'ÉCOUTER OUAIS ?! »

Les deux personnages s'interrompent face au haussement brusque de ton de l'élève, qui semble fulminer. Pour le coup, Séraphine n'a aucune patience. Fichus portraits. Comme elle le pensait plus tôt, c'était une vraie plaie comme gardien d'entrée. Sérieux quoi.

« Eh bien Miss Nott, on s'est levée du mauvais pied ? » L'adolescente pince un peu plus les lèvres, se retenant d'hurler de nouveau. Patience et amour. Patience et amour. Patience et amour.
« J'aimerais simplement, Boireannaich, pouvoir entrer dans ma salle commune, mas e bhur toil e. » fait-elle avec un sourire forcé.
« Le mot de passe? »

Séraphine pousse un soupir – enfin ! – et donne le mot de passe à la Grosse Dame, avant de s'engouffrer dans la salle commune des Gryffondors, sans entendre le commentaire du second personnage, qui disait qu'apparemment « Miss Nott avait appris quelques mots de gaélique pendant son séjour chez les MacFusty », déclenchant une nouvelle discussion enflammée entre les deux portraits. Qu'importe.
Elle parcourt la salle des yeux, haussant les sourcils en constatant combien elle était différente de la sienne. Contournant les canapés pour passer le plus loin possible du feu de cheminée, la jeune fille se glisse vers les entrées des dortoirs, en ronchonnant dans sa barbe, dans un baragouinement incompréhensible, à base de jurons en gaélique et autres insanités. Bon. Lequel était pour les filles, lequel pour les garçons...
En voyant Duncan MacFusty sortir de l'un, elle en déduit qu'elle doit se rendre dans l'autre, montant les escaliers. Sixième année, sixième année... Ah ! Sixième année. La jeune fille s'engouffre dans le dortoir et étouffe une exclamation de dédain en décourant l'intérieur. Beuh, tout ce rouge... C'était chaleureux, c'était intime, c'était... On aurait dit un boudoir. Non pas que ça lui déplaise – elle kiffe les boudoirs, forcément – mais... Mais non. Elle n'aimait pas le côté dortoir qui allait avec. Une ambiance pareille, c'était bon dans un lieu bien défini, et surtout restreint – intime quoi.
Oh, Nioclàs...
La jeune fille secoue la tête et cherche à identifier le lit d'Esther ; chose aisée, puisque c'est le seul lit qui est fait. Elle s'approche, cherche la valise, fronce les sourcils en la voyant impeccablement rangée. Sérieux ? Cette nana était maniaque à en faire peur... Sans vraiment se soucier de ce détail, elle glisse sa main dans les affaires, tire les tee-shirts hors de là, forme une véritable montagne de fringues sur le lit, avant de se redresser.

« Putain de bordel de merde, mais elle sait pas s'habiller c'te gonzesse... » grommelle-t-elle en posant ses poings sur les hanches. Elle secoue la tête, les cheveux toujours maintenus par la baguette d'Esther, et pioche jusqu'à trouver ce qui semble être un débardeur blanc, et un jean.
Putain de jeans.
La jeune fille réfléchit à toute vitesse avant de plonger de nouveau dans les affaires de sa némésis, cherchant quelque chose en particulier – qu'elle ne trouve pas. Sans se démonter, elle fait le tour du dortoir, qui devait bien comporter une née-moldue avec des habitudes moldues et...
BINGO !
Une paire de ciseaux. Merci Merlin.
Séraphine s'assied sur le lit d'Esther, ciseaux à la main, et découpe sans vergogne dans un vieux jean troué, jusqu'à en faire un short pour le moins court. Bien. Ce serait déjà plus seyant, plus féminin, et plus confortable qu'un de ces satanés jeans. Le débardeur... Bah elle ferait avec, mais ce n'était pas avec une poitrine si peu fournie – oh quelle mauvaise foi, Raph ! – qu'elle allait pouvoir se mettre en valeur.
Hm. Mauvais réflexe. C'était le corps de Nott après tout, il n'était pas possible de le mettre en valeur. Pauvre fille qui n'avait pas sa beauté de femme ~
Hm, chevilles /o/
Elle se déshabille sans pudeur, remet les fringues qu'elle avait savamment choisies, et se redresse enfin, s'approchant d'un miroir pour guetter le résultat. Bon. C'était pas tout ça, mais ça ferait l'affaire. Au moins elle se sentait un peu plus à l'aise.

Bien.
Boudant de potentielles chaussures, laissant un sacré bordel derrière elle – elle s'en foutait, elle n'aurait pas à ranger – la jeune fille retourne dans les escaliers de la tour pour redescendre dans la salle commune. Elle ne voulait pas rester ici éternellement, elle se sentait vraiment pas à son aise ici. Non, elle n'avait pas la curiosité d'explorer, ni rien du tout. Ce n'était pas chez elle, elle n'avait rien à foutre ici.
Une fois dans la salle commune, ses yeux accrochent MacFusty... Affalé dans un fauteuil. À moitié à poil. Merlin ! Quel manque de savoir vivre... C'était quoi ça ? Quand on voyait le père, toujours propre sur lui, on avait du mal à comprendre comment il avait pu engendrer un tel déchet ! Mais Séraphine n'a pas le temps de s'attarder sur la coupe de cheveux de Duncan ou son manque de pudeur que déjà un chat vient la feuler.
Un chat ?
Non, un... mini-lion. Un lynx ? Un Maine Coon quoi. La jeune fille baisse les yeux sur l'animal qui l'avait approchée gaiment avant de la souffler, de la contourner, et d'aller passer son chemin. So what ? Qu'est-ce qu'il lui voulait ce chat, hein ?! La Serpentard hausse un sourcil en gardant les lèvres pincées, observant la bête la dépasser. Peuh.
Hm bon.
Maintenant... Il allait falloir qu'elle refasse face à la Grosse Dame et sa super comparse. Youpi...

« Dorch beatha... » grommelle-t-elle en secouant la tête, reprenant sa marche vers la sortie.

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MessageSujet: Re: [Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires Dim 11 Nov - 21:21
Il était tôt.
Très tôt.
Bien trop tôt.

Tout du moins était ce que son esprit criait à Duncan, tandis que dans la salle commune, deux de ses camarades se disputaient, réveillant les derniers endormis dont le jeune MacFusty faisait partie. Un instant, l'idée de lancer son oreiller sur les deux trouble-fête lui traversa l'esprit, mais l'effort que cela représenterait suffit à l'en dissuader. Non, à la place, Duncan préféra mettre la tête sous l'oreiller, appuyant celui-ci contre ses oreilles pour étouffer le son, s'enfonçant davantage sous sa couverture.
Quelle heure était-il ?
Il n'en savait rien, mais ce ne pouvait être qu'une heure indécente. Ah, attendez qu'il se réveille, et vous verrez comme il rappellera à ses deux camarades qu'on respecte le sommeil d'un adolescent en pleine croissance. Le dimanche matin, quoi ! C'était juste pas acceptable. Sans compter que désormais qu'il été réveillé, Quatre-cent-quatre décida de venir chercher les caresses de son jeune maître, qui sentit l'animal se forcer un passage sous l'oreiller protecteur.

Résigné, Duncan se redressa donc sur son lit, et gratta quelques minutes son fléreur derrière les oreilles, les paupières encore mi-closes. Il n'était certainement pas du matin, le pauvre petit. L'un des deux responsables de son réveil remarqua qu'il émergeait doucement et lui demanda si c'était « de leur faute », question qui ne reçut aucune autre réponse qu'un long regard sans vie. Voyons, tout le monde savait chez les Gryffondor que Duncan le matin, il n'y avait rien à en tirer.
Vraiment rien.
Et c'est ce que clame toute sa physionomie alors que, vêtu uniquement de son caleçon, il s'extirpe hors de la chaleur de ses draps et traîne des pieds, l'esprit toujours déconnecté, jusqu'à l'escalier qu'il descend lentement pour atteindre le confort d'un fauteuil libre dans la salle commune, Quatre trottant joyeusement sur ses talons. Le maître s'affala dans son siège, et l'animal sauta sur ses jambes où il se roula en boule en ronronnant. Mécaniquement, Duncan posa la main sur le chat-fléreur qu'il caressa en regardant d'un œil terne les allers et venus dans la salle commune, répondant parfois d'un signe de la tête aux rares qui prenaient la peine de le saluer.

Et son œil accroche une silhouette familière, heurté par il-ne-savait-trop-quoi d'inhabituel. Un débardeur blanc, un short court... un chat qui feulait...
Hein ?
« Bah, Esther ! Depuis quand tu te sappes comme une traînée...? » La question lui échappa, bien fort dans la salle commune, attirant quelques regards sur eux. Il faut dire que ce n'était pas coutumier que Duncan interpèle ainsi Esther ; et c'était encore plus rare qu'Esther réplique avec une telle agressivité.
Sérieux, elle le traitait de déchet ?
D'abord surpris, Duncan sentit bien vite la colère monter face à une attaque aussi inattendue qu'injustifiée. Elle savait bien qu'il n'était pas du matin ! Pourquoi fallait-il qu'aujourd'hui, elle s'en prenne à lui de la sorte ?

« Pousse-toi de là, Quatre... », ordonne-t-il à son familier en le repoussant, pour se lever et venir à la rencontre de sa cousine. « Y'a un problème ? J'ai fait un truc qui t'as ennuyée ? Parce que si c'est le cas, on peut en parler et régler ça... T'es pas forcée de m'insulter en public. Puis d'abord, qu'est-ce qui te prend ? On dirait Mistaken qui a ses règles... »
Naïf jeune homme qui, à aucun moment, ne devine le pot-aux-roses. Il faut dire qu'il n'est pas réveillé, qu'il n'a pas encore bu son jus de citrouille du matin, et que bordel, c'est dimanche, et que le dimanche, il ne faut pas lui demander trop d'effort intellectuel.

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MessageSujet: Re: [Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires Lun 12 Nov - 17:22
Ce n'est pas le jour pour la choper par le mauvais bout. Certains ne sont pas du matin et sont de fait à ne pas bousculer au réveil, elle est plutôt du genre à ne pas être à bousculer quoi qu'il arrive. Il suffit qu'elle soit un peu plus mal lunée qu'à l'habitude, et la reine de l'indifférence saura faire comprendre son agacement avec une éloquence bien à elle, d'une courte réplique dans son océan de froideur, un instant où l'agression sera brève mais superbement bien cadrée.
Alors lorsqu'elle se voit interpeler d'une façon déplaisante par la larve qui bullait dans son fauteuil, Séraphine n'est décidément pas d'humeur à ignorer ce petit con de MacFusty et à simplement passer son chemin. Ses lèvres se pincent alors que les mots parviennent à ses oreilles, dans une expression de visage qui n'est décidément pas coutumière à celle qui habite habituellement ce corps.
Ainsi donc peut-on voir que les traits ne sont pas que gênes esquissant les teintes et les angles ; non, ils sont aussi fait d'habitudes faciales et donc d'expressions souvent issues d'une imitation inconsciente. Et en cet instant, sans doute jamais Esther n'avait-elle jamais autant ressemblée à sa némésis, que ce soit avec ses lèvres serrées ou avec ses yeux bleus lançant des éclairs.
Une traînée.
De quel droit ce sale gosse osait-il la qualifier d'un tel terme, d'une insulte aussi disgrâcieuse, alors qu'il n'avait sans doute aucune idée de sa signification profonde ? Immonde veracrasse, abominable loque, sans doute ne méritait-il même pas qu'elle use de son éloquence et qu'elle le touche de sa répartie.
Mais la mauvaise humeur de la Serpentard, couplée à la détresse de la situation, a bien vite raison de cette sagesse qui cède comme la paille face au souffle du Grand Méchant Ours Loup.

« Depuis que tu es affalé dans un fauteuil, tel le déchet humain que tu es. » siffle-t-elle sèchement ; les mots caressent alors sa langue, s'aiguisent contre ses lèvres et, acérés comme les griffes d'un grand félin, filent dans les airs pour agresser les oreilles du jeune gryffondor.
Et ce sans qu'elle n'en ressente le moindre état d'âme.
Et l'adolescent repousse son chat, venant chercher la confrontation. Était-ce vraiment là un acte sage ? Ah, si les humeurs prenaient le dessus, les deux protagonistes n'étaient pas prêts de sortir de l'auberge. Et Séraphine n'était pas prête de s'échapper de cette salle commune.
En tout cas, mini-MacFusty renchérit. Il cherche le problème, et... s'y enfonce plus profondément. Oh tiens, n'était-elle pas obligée de l'insulter en public ? À quoi bon le faire en privé, où personne ne pourrait profiter de la justesse de ses mots et donc ne pourrait s'en servir plus tard pour lui faire savoir combien son attitude était indigne d'un sorcier, d'un homme, ou même d'une loque humaine ?
… Et en plus il parlait d'elle. On dirait Séraphine ? Aha ; bien vu l'aveugle !

« 'S math sin ![1] » raille-t-elle d'un air chargé d'arrogance autant que de mésestime, le gaélique roulant dans sa bouche avant de se dérouler dans un claquement sec, comme un fouet frappant l'air avec toute la violence qu'un tel geste pouvait contenir. « On ne peut pas dire que l'intelligence t'étouffe, MacFusty... Tog às a' rathad, feumaidh mi falbh faic seo gòrach Esther...[2] » grommelle-t-elle finalement en poussant son interlocuteur sur le côté, ou tout du moins en essayant de le pousser, comme le déchet qu'il était et qui se dressait sur sa route.
Elle n'avait guère envie de finir avec ce truc abominable collé à ses pattes. Elle n'avait pas à s'éterniser en sa présence, ne lui devait rien, ni explications ni comptes à rendre. Esther était son amie et il voulait en savoir plus ? Grand bien lui en fasse, ce n'était pas son problème. Certainement pas. Elle ne l'aimait pas plus que l'autre abrutie de Gryffondor, et pas plus que la quasi-totalité de l'école, et l'écart qu'elle constatait depuis ces quelques jours de retour à l'école entre sa maturité et celles de ceux qui l'entouraient ne l'encourageait guère à faire des efforts en ce sens.
En court : qu'ils aillent, lui et les autres, se faire foutre.


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[1]Bravo !
[2]Pousse toi de là, je dois aller voir cette idiote d'Esther...
(Gaélique approximatif du à la narratrice qui doit compiler plusieurs dictionnaires et grammaires pour parvenir à ce résultat /o/)

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MessageSujet: Re: [Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires Ven 14 Déc - 2:15
Le gaélic sonna durement entre les dents d'Esther, soufflant tout doute dans l'esprit du jeune MacFusty qui, surpris, resta la bouche ridiculement ouverte. Esther qui parle gaélic. Esther qui parle... avec un accent écossais.
Pire, Esther qui parle d'elle-même à la troisième personne.
Non, il fallait impérativement qu'il retire cette image de son esprit. Elle avait réagi à « Séraphine », donc c'était bel et bien la némésis de sa cousine qui était face à lui, et non l'aimable adolescente qu'il pouvait câliner et avec qui il partageait le moindre détail de ses expériences personnelles. Séraphine, pas Esther, qui essayait de le pousser de son chemin alors qu'elle venait, une fois de plus, de l'insulter et de l'envoyer sur les roses comme s'il n'était qu'un moins que rien.
Il était, d'ailleurs, extrêmement perturbé de lire le mépris et l'arrogance dirigée contre lui sur le visage familier d'Esther. Enfin, presque, car pour le coup, il aurait l'impression d'avoir Alissa face à plus. À la différence près qu'Alissa ne parle pas le gaélic.
… Duncan réalisa qu'il tournait en rond dans son esprit, et se reprit enfin, retenait Séraphine alors qu'elle essayait de quitter la salle commune.

Car non, il n'avait pas plus l'intention d'en rester là que de la laisser se promener seule dans les couloirs dans le corps de sa cousine, qui elle-même était il ne savait où, et peut-être mise en danger par cette vipère infiltrée dans l'antre des rouges et or.
« Parce que tu crois que je vais te laisser te promener toute seule, comme ça ? cá háit mo cuisin?[1] » Résolument, il se dressait face à elle pour l'empêcher de s'échapper. Il ne voulait pas qu'elle disparaisse en dehors de la salle commune. Au mieux, peut-être pourrait-il même aider sa cousine, ou au moins lui accorder une certaine vengeance en embêtant Séraphine qui, manifestement, n'avait pas la patience de discuter avec un lionceau un peu trop curieux et protecteur. « Et puis comment t'es rentrée, t'as rien à faire ici normalement... Rah. T'es chiante. Reste pas ici. » Il tendit la main pour la mener vers le portrait de la Grosse Dame, mais s'abstint face au mouvement de recul qui l'accueillit ; il se contenta de suivre l'adolescente vers la sortie puisque, de toute façon, qu'elle le veuille ou non, il ne la laisserait pas disparaître dans les couloirs seule.
Enfin, c'était sa résolution pour le moment qu'il avait oublié qu'il n'était qu'en sous-vêtement. Une mauvaise blague, clâmée au travers de la salle commune, le lui rappela et Duncan se contenta de suivre la Vipère à la sortie du tableau, ignorant les commentaires des portraits qui trouvaient là encore de quoi jaser pendant quelques temps.

Duncan retint une nouvelle fois Séraphine, plus libre dans ses propos et ses gestes maintenant qu'ils n'étaient plus au milieu de ses camarades de maison. « T'avais pas à entrer dans la salle commune, apparence d'Esther ou pas. C'est quoi, ton trip ? Tu viens foutre la merde à l'intérieur maintenant ? Ça te suffisait pas d'emmerder Esther de loin ? Sérieux, Mistaken, t'as un grain. Tu comptes quand même réparer cette connerie, un de ces quatre, j'espère?! » Et le ton du jeune lion monta relativement vite, belliqueux dès le matin. Les insultes au réveil, il faut dire, ce n'était pas la meilleure occasion de débuter la journée.

Et puis, il fallait reconnaître qu'il s'inquiétait pour sa cousine. Parce que dès que Séraphine y était mêlée, ça ne pouvait signifier que de mauvaises choses pour la jeune sang pur...

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[1]Où est ma cousine ?
(Les deux premiers mots sont en irlandais, le reste est en écossais, le tout dans un mélange approximatif fait à partir de dico en ligne et à une heure tardive... Résultat non garanti.

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MessageSujet: Re: [Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires Dim 16 Déc - 13:22
Tiens.
Pour un MacFusty, ne pas savoir parler correctement gaélique... C'était assez ridicule. Le mépris ne fait que se marquer davantage sur le visage de l'adolescente, qui arrive cependant à faire des passerelles entre les deux langues celtiques d'Irlande et d'Écosse, pour avoir fait cet exercice tout l'été – et lorsque les mot se ressemblaient autant, ce n'était guère bien compliqué. En aucune façon Séraphine ne fait-elle donc preuve de compassion envers cet adolescent qui a bien du mal à différencier deux langues aussi proches l'une de l'autre.
Alors le mode indifférence reprend le dessus, et la jeune fille ne daigne même pas répondre à la question. Probablement Esther était-elle dans sa salle commune, à moins qu'elle ne soit déjà à la bibliothèque, à l'attendre. Par contre, ce qui gênait ostensiblement la vipère, c'était la stature de Duncan, qui la dépassait déjà largement en taille, refusant clairement de la laisser s'échapper. En plus d'être contrariante, cette situation ne la mettait pas spécialement à l'aise, d'autant plus qu'elle n'avait en sa possession aucune baguette susceptible de l'aider à se défendre.
Elle se sentait un peu nue, sans sa magie, en fait.
Et non, elle n'avait aucunement la patience de supporter ce jeune fou, ni lui, ni ses bavardages qui commençaient déjà à faire beaucoup pour elle – silence, mon ami silence, pourquoi m'as-tu abandonnée ? Les multiples remarques, questions, et autres, voici qui commençait clairement à l'agacer ; mais Séraphine n'a que le temps de lever les yeux au ciel qu'une main lui est tendue.

… Wait, what ?
C'est avec tout le mépris dont elle est capable que la Serpentard pose ses yeux sur cette main, une narine allant même jusqu'à se retrousser alors qu'elle recule d'un pas. Non mais il croit quoi, le Bouffondor, là ? Qu'elle va lui prendre la main et aller courir gaiement dans les champs de blé en riant avec lui ?
Really?
Alors qu'une blague fuse dans la salle commune – ignorée, évidemment, par notre petite vipère – elle contourne Duncan sans plus attendre et se glisse dans le couloir menant au tableau de la Grosse Dame... Jusqu'à être retenue par le jeune homme.
Et là, le regard noir glisse sur la main qui a saisi son bras pour la retenir, comme si elle avait voulu la couper pour se libérer. Alors de nouveau, sa langue aiguisé se fait entendre, horriblement froide dans la bouche d'Esther, terriblement méprisante.
« … Ne-me-touche-pas. » ordonne-t-elle sèchement en ôtant sa chair de ses doigts d'un geste brusque. Non mais pour qui il se prenait, ce jeune imbécile, à la toucher ainsi, sans même qu'elle ne lui ait donné son accord, alors qu'elle avait refusé avec dédain sa main tendue quelques secondes plus tôt ? Ouuuh, Séraphine pas contente. Pas contente du tout.

Et voilà qu'il recommence à causer. Encore et encore. Ce type était un véritable moulin à paroles... Alors voilà, non content de l'emmerder, il ne se prive pas de l'accuser – évidemment, c'était son gros délire de finir dans le corps de Nott pour une durée indéterminée – et de rejeter toute la faute sur elle. Sans se dire un instant que non, elle n'avait pas pour but final dans la vie de pourrir celle d'Esther, en prenant son apparence de préférence.
Non mais ce gosse était un con fini, c'était pas possible...
« Dùin do bheul[1] MacFusty, ça t'évitera de parler de ce dont tu ne sais rien. » finit-elle par trancher, pour l'empêcher de parler davantage, déjà épuisée de l'entendre déblatérer de la sorte. « Sache qu'être coincée dans cette ordure qui tient lieu de corps à Nott ne me plait pas plus qu'à toi, et encore moins de savoir qu'elle est probablement en train de pourrir le mien. » La langue de la jeune fille passe lentement humecter ses lèvres, avant de poursuivre, avec cette éloquence qui n'appartient qu'à elle : « En un mot comme en cent, fuck you, MacFusty, et mêle toi de tes affaires. »
Et sans se préoccuper de lui davantage, la jeune fille se tourne vers le portrait de la Grosse Dame, outré d'entendre un vocabulaire aussi fleuri ; elle ne se fait pas prier pour faire une remarque à l'adolescente, qui se contente d'un regard mauvais envers elle, avant de s'engouffrer dans l'ouverture, direction la sortie.


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[1]Tais toi !

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MessageSujet: Re: [Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires Dim 13 Jan - 1:28
Woh, mais c’était du grand délire. Mistaken s’incrustait chez les rouges et or, elle faisait passer Esther pour une traînée, elle insultait Duncan et maintenant, elle espérait qu’elle pourrait joyeusement s’en aller en l’envoyant sur les roses de la sorte ? Eh beh, pas étonnant qu’Esther ne puisse pas la piffer. Qui pourrait supporter, franchement ? Le jour où cette fille trouverait un type capable de la supporter, les dragons perdront leurs ailes, foi de MacFusty !
Rah. Si on ne lui avait pas appris à ne pas frapper les filles et si cette espèce d’insupportable morue – l’insulte préférée d’Esther était décidément extrêmement bien trouvée – n’était pas dans le corps de sa cousine, Duncan n’aurait pas hésité un seul instant à rappeler à cette imbécile les règles de savoir vivre. Pourquoi fallait-il que lui, fils d’Alexandre MacFusty, ait aussi bien retenu les leçons de son père, hein ?
Pourquoi ?
A ce stade, tout ce qu’il lui restait à faire, c’était soit de retenir Mistaken pour lui éviter de nuire à Esther par le seul fait d’être dans son corps, soit de la laisser partir et d’attendre que les choses reviennent à la normale. D’un côté, la première solution lui plaisait davantage. Il fallait reconnaître que ça relevait du masochisme de rester plus de cinq minutes en présence d’une vipère pareille. De l’autre, si Esther était dans le corps de la Serpentard, cela voulait dire qu’elles étaient à armes égales et que toutes les deux œuvreraient pour que tout revienne à la normale.
Et ça, c’était un excellent point car Duncan pouvait douter de beaucoup de choses, mais pas des talents de sorcières de ses deux aînées.
Il évalua d’un œil sceptique le visage d’Esther, méconnaissable avec cette expression de mépris dessinée sur la face, jusqu’à ce qu’elle ne se retourne vers la sortie.
Moment de vérité et…
« Très bien, vas t’en ! Mais si tu déconnes, dès que tu retrouves dans ton corps, tu entendras de mes nouvelles ! » menaça-t-il, alors que sa voix est coupée par le portrait de la Grosse Dame qui se referme.
Garce.
Même pas capable d’écouter les gens jusqu’au bout.
Un tel égo, ça ne devrait tout bonnement pas être permis. Duncan poussa un cri de colère avant de se détourner et de regagner un fauteuil où se laisser tomber et se calmer. Il n’avait pas remarqué que, pendant la dispute, Quatre-cent-quatre avait décidé de prendre la suite de Séraphine, prévenant sans doute les intentions de son maître et mu par les mêmes inquiétudes que celui-ci. Il resta pendant quelques temps dans son siège, grommelant dans sa barbe, jusqu’à ce qu’une de ses camarades au joli minois ne vienne le saluer. Aussitôt, la colère disparue et Duncan redevint le charmant adolescent de toujours, à l’exception près qu’il était encore en sous-vêtement, et que passer une certaine heure, une telle tenue devient réellement indécente.

Séraphine et Esther ? Il ne s’en préoccuperait que bien plus tard, après que la toute jeune fille soit partie rejoindre ses amies et que lui ait enfin enfilé des vêtements. Il informa Ty et Ann du problème et tous trois purent occuper leur journée à guetter de loin que rien n’arrivait de fâcheux au corps de leur amie.

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[Défi Echange] Galère | Duncan et autres Gryffondors volontaires

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