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Amitié Mouillée & Pudeur Essuyée | Tom Cleverley

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Rappeltou
Statut de Sang : Née Moldu
Baguette: Bois de cerisier, ventricule de coeur de dragon, 27,5 cm, très souple.

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MessageSujet: Amitié Mouillée & Pudeur Essuyée | Tom Cleverley Mar 25 Sep - 14:58
Pfiou ! Quelle journée !
Séraphine laisse tomber son sac avant de s'effondrer sur son lit, dans le dortoir des septième année de Serpentard. Quelque chose lui disait qu'elle allait détester les lundis. Et les jeudis. Avec tous ces cours doubles... Le jeudi, c'était les deux heures d'histoire de la magie qui les achevaient... Là, c'était plus vicieux : ils commençaient tout doucement avec Mr Lindgren, subissait l'éternel sourire de Mr Scott...
Avant que le drame ne commence. Après la récréation, Mr MacFusty s'appliquait à les épuiser avec détermination, leur demandant des efforts parfois inhumains – ce type ne se rendait pas compte, c'était pas possible... Et ils finissaient en beauté la journée avec deux heures de potions ! Wouhou ! Non pas que Séraphine ait un problème quelconque avec le professeur Summerton ou sa matière – loin s'en fallait ! Mais l'art subtil des potions demandait une concentration de tous les instants et un effort intellectuel intense. Et c'était toujours lessivée qu'elle sortait de ses cours, se trainant jusqu'à sa salle commune. Par chance, cette dernière n'était pas très loin de la salle de cours.
Les yeux clos sous un bras qu'elle a ramené sur son visage, la jeune fille ne bouge plus d'un pouce. Sa poitrine se soulève régulièrement, sans qu'un son ne vienne la déranger. Le dortoir était vide. Siobhan devait être quelque part en train de draguer un garçon, Vanessa en train de se disputer avec quelqu'un. Ou le contraire. Elle n'était pas d'humeur à aller les rejoindre ni... Ni à voir personne en fait. Se comportant de manière encore plus associale que d'habitude depuis la rentrée, elle recherche la solitude et la tranquillité. Le silence.
Ah ça, les habitudes prises pendant l'été ont la vie dure...

Son bras glisse, ses yeux scrutent le haut de son baldaquin. Et elle se redresse finalement, attrapant la lettre, sous son oreiller. Écrite par son frère, reçue la veille par un hibou en retard. Et interceptée par Esther, évidemment. Séraphine grogne, et la relit, pour la millième fois au moins. Après deux mois sans aucune nouvelle, il lui avait écrit. Pas pour prendre de ses nouvelles, non, bien qu'il en ait fait mention. Non, pour lui demander une faveur. Et quelle faveur...
La jeune fille pince les lèvres.
Nioclàs s'était rendu à Édimbourg. Il était allé voir ses parents. Sans lui en parler, sans même le mentionner où que ce soit. Que pensait-il, qu'elle ne le saurait pas ? Pour qui se prenait-il au juste ? Et elle ruminait contre les deux hommes, ne sachant pas contre lequel elle était le plus énervée : son frère, pour son attitude pathétique, ou son amant, pour avoir pris la décision d'aller voir sa famille sans lui demander son avis, pour penser qu'elle n'était pas assez grande ni assez forte pour s'occuper d'eux elle-même ?
RAH !
Ça l'agaçait. Et elle voulait envoyer une beuglante bien senti à l'Irlandais, pour qu'il sache son point de vue sur la chose. Mais elle tournait encore les mots dans sa tête, cherchant comment son éloquence pourrait le frapper et lui faire comprendre qu'il n'avait pas intérêt à recommencer. Elle se doutait bien que pour en arriver à se rendre en Écosse, il avait du fouiller son passé. Il avait du déterrer des souvenirs qu'elle voulait oublier. Elle aurait préféré qu'il ne sache pas. Jamais.
Ce n'était pas important, ça n'était plus important. C'était derrière elle. Et elle voulait que ça l'y reste.

L'adolescente remet sa lettre sous l'oreiller, grommelant entre ses dents. C'était décidé, elle s'y atelait ce soir. Monsieur Ó Tuathail allait entendre du pays, foi de Raph ! En attendant...
Ses yeux accrochent l'heure. Hm. Encore tôt. Suffisamment pour que les douches soient encore désertes et qu'elle puisse espérer y être seule. Car il n'était pas rare que la jeune fille évite les heures d'affluence, ce qui surprenait parfois ses camarades. Cette fille provocatrice, qui collectionnait les garçons comme d'autres le feraient avec des timbres, qui s'habillait parfois d'une manière frôlant l'indécence, faire preuve de pudeur ?
Non, ce devait être parce qu'elle y retrouvait ses amants et ne voulait pas être dérangée...
Ah, naïfs. Séraphine fouille dans sa valise, en ressort des rechanges, de façon à pouvoir troquer son uniforme contre quelque chose de plus confortables. Elle prend une sortie de bain, une serviette pour ses cheveux, du savon, ôte ses chaussures, coince sa baguette à sa ceinture et... C'est parti.
Ses pieds nus traversent la salle commune, puis le couloir, avant de toucher le carrelage froid des douches. Elle guette autour d'elle, silencieuse, et se dirige dans les vestiaires, où elle pose ses affaires. Alerte, attentive au moindre son, elle se redresse, défait sa cravate. Descend ses bras. Dénoue sa chemise. Laisse sa jupe glisser le long de ses jambes. Lorsque ces couches effleurent sa peau, la vue qu'elle offre permet sans doute de mieux comprendre la pudeur dont elle fait preuve, ainsi que sa réticence bornée à se déshabiller complètement avec ses amants – eh ouais... Les larges cicatrices qui barrent son buste, signe de brûlures graves appartenant à un lointain passé, sont autant d'indices sur elle qu'elle ne partagerait pour rien au monde.
Avec personne.
Et c'était justement de savoir que Nioclàs avait été fouiné pour en apprendre plus sur ces marques qui la rendait furieuse. C'était son jardin secret. Son secret familial. Et elle l'enfouirait aussi profondément qu'elle le pourrait pour que personne ne le déterre. Jamais.

Elle finit de se débarrasser des derniers remparts de tissu, et s'enveloppe grâcieusement dans sa sortie de bain avant de se glisser dans une cabine individuelle. Alors seulement, à l'abri des regards, laisse-t-elle son corps se dévoiler totalement à l'eau chaude, pour laisser la mousse caresser ses formes et les purifier. Les yeux de la jeune fille se ferment alors qu'elle apprécie la détente qui l'étreint alors. Ses boucles d'ébènes s'étendent, son maquillage s'envole, et elle ne s'en soucie guère. À tel point qu'elle reste sous l'eau pendant de longues minutes, et qu'elle n'entend pas quelqu'un d'autre entrer. Elle se contente de fermer l'arrivée d'eau, et de s'envelopper à nouveau, avec pudeur, dans son drap de bain. Et elle pousse la porte de la cabine, pour retourner dans les vestiaires, veillant à ne pas glisser de ses pieds mouillés sur le sol carrelé.
Elle entre dans le vestiaire, retourne vers ses affaires, attrape la serviette prévue pour sécher sa chevelure, s'apprête à décrocher le drap qui est noué autant de son frêle petit corps tout en ayant le réflexe bienheureux de se tourner.
Sursaut. La jeune fille blêmit légèrement et suspend brutalement son geste. Et retire sa main, pour ne pas défaire la serviette, se concentrant finalement sur le séchage de ses cheveux.
Jusqu'à ce qu'elle puisse être seule et libre de tous regards.

« … Tom. » lâche-t-elle dans un souffle. « Tu prends ta douche bien tôt, dis moi. » Et hop, on balance des banalités pour dissimuler la gêne brusque qui l'avait saisie. C'est qu'elle avait une réputation à tenir. Et il était hors de question que quoi que ce soit vienne la ternir. Et pour cela, même en présence de ses amis, elle se devait d'adopter une conduite collant parfaitement avec celle qu'elle avait toujours adoptée.
Cette conduite qui la définissait totalement, qui n'était pas vraiment feinte. Mais les choses changent, les gens aussi. Et elle s'était, finalement, peut-être un peu éloignée de l'adolescente qu'elle avait pu être en mettant un pied dans le monde des adultes. Et elle se sentait irrémédiablement attirée par cette nouvelle étape, laissant derrière elle les péripéties de la puberté.

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MessageSujet: Re: Amitié Mouillée & Pudeur Essuyée | Tom Cleverley Mer 26 Sep - 18:23
- Bordel de p...

Tom serra les poings, se mordit la lèvre inférieure, et retint sa respiration. Pendant dix, ou vingt secondes. Ce qui était rigolo à cet instant-là, c'est la façon qu'il avait de gonfler les joues. Il devenait rouge, et jouflu. Puis, dans un long et bruyant soupir, il relâcha tout. Il ouvrit les yeux et afficha un sourire forcé et légèrement inquiétant.

- Tu vois là, je te fais mon sourire "sympa". Parce que tu es jeune, tu es innocent, tu es frêle, tu es idiot .. Mais avise-toi seulement de recommencer ne serait-ce qu'une seule fois, à me marcher sur le pied, et je m'occupe de t'enfermer dans un cachot où personne ne te retrouvera jamais. C'est compris mon enfant ?

Tom secoua la tête, dédaigneux et soupira une fois encore. Il s'était fait mal à la cheville la veille lors de son sport quotidien. Alors quand un petit moucheron de première année vous percute le pied ...
Si Tom aimait bien taquiner les plus jeunes, il ne se montrait jamais violent. Au contraire, il avait plutôt tendance à prendre sous son aile les sorciers débutants qui se révélaient être sympa ou excellent fournisseurs de pâtisserie. Mais jamais violent. O grand jamais.

La journée était enfin terminée, après un cours de potions particulièrement ennuyeux. C'était souvent ainsi les premiers cours de chaque année. A cet instant, Tom ne rêvait que d'une seule chose : une douche bien fraîche, à s'en faire hérisser tous les poils du corps. Du coup, pour une fois, Tom se décida à aller aux salles de bains bien avant tout le monde, histoire de pouvoir profiter d'un peu de tranquillité pour se masser la cheville sous l'eau. Claudiquant légèrement - mieux valait cacher ce petit bobo qui aurait pu atteindre à son égo, hors de question donc d'aller à l'infirmerie - il fonça dans sa chambrée chercher quelques changes, une serviette et de quoi se savonner, et pris aussi une de ces crèmes moldues qui dégageaient de la chaleur lorsqu'elles étaient appliquées sur la peau. Tom avait toujours trouvé ce procédé fascinant pour quelque chose de non-magique.


- Ah Tom, tu viens échanger deux - trois balles dehors ? - lui demanda Ryan, au détour de la salle commune des Serpentards.
- Euh, ouais, mais nan. J'ai un rencard après, donc, je file à la douche - dit-il, accompagnant ses propos d'un clin d'oeil.
- D'accord ... Tu perds pas de temps toi ... Je te rappelle que tu dois toujours me trouver une copine !
- Exact ! Promis, on en reparle ! Je file !

Sourire sympa. Yeux mielleux. ** Ce mec est vraiment à la rue.. Quelle fille voudrait d'un sac d'os tellement fin qu'on y voit au travers... Retourne sur Terre mon pauvre vieux et continue à taper dans un ballon avant que tes rotules sortent d'elles-même de leur orbite tellement elles en auront marre de te supporter. **
Tom avait en effet apporté un ballon de football moldu, histoire de partager sa passion avec ses camarades. Son père travaillant pour l'un des plus grands clubs du monde moldu, il avait tout jeune été bercé par les chants de suppporters à la gloire du football anglais, célèbre pour sa rugosité et son engagement physique. Son groupe d'amis avait très vite accroché : pas besoin de balai ou d'une combinaison renforcée pour jouer, seulement ses pieds et une paire de tennis. Le rêve pour tous ces fils de sorciers à moitié fauchés. Les temps étaient durs, paraissait-il...

Tom arriva enfin aux douches, et, à en juger par le bruit, quelqu'un l'avait précédé. Mais ce n'était pas grave, c'était bien assez grand pour qu'on ne le voit pas. ** Punaise, y'a pas intérêt à ce que je me sois froissé quelque chose.. J'ai pas envie de me pointer à l'infirmerie pour ça. Surtout que si...**


- … Tom. Tu prends ta douche bien tôt, dis moi.

Absorbé dans ses pensées, il n'avait pas entendu que l'eau s'était arrêtée de couler. Et cette voix n'était pas du tout un bon signe. Il se retourna, et confirma ses craintes.

- Séééraphiiiine, tiens donc ! - dit-il de la voix la plus mielleusement atroce du monde. Toi ici ? Et SEULE ?!

Son regard parcourut malgré lui - ou pas d'ailleurs.. - la silhouette de sa camarade Serpentard. En temps normal, il se serait plu à imaginer les formes jalousement gardée sous cette serviette un peu trop épaisse à son goût... Mais avec elle, et pas.. Maintenant. Il s'attarda tout de même sur la serviette, et ajouta, d'une voix enjouée :

- Félicitations ! Qui est le papa ?

Ces quelques semaines de vacances avaient été longues. Elle lui avait manqué. Mais il ne lui dirait jamais ainsi... La taquiner était bien plus dans leur nature à tous les deux.

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MessageSujet: Re: Amitié Mouillée & Pudeur Essuyée | Tom Cleverley Mer 26 Sep - 19:06
Immédiatement, le beau visage se tord en une grimace. La jeune fille déteste cette voix, qui sonne affreusement faux à ses oreilles. Tout ce miel... C'était atrocement écoeurant. Et elle était de ceux qui n'aimaient pas qu'on essaie de les avoir de cette façon. La confondrait-il avec une première année qu'il serait facile de manipuler ? Non, bien sûr que non. Il n'avait aucun intérêt à faire cela, et savait les risques encourrus.
Hm, taquinerie.
Elle n'était pas d'humeur.
Suite à la grimace, elle laisse ses lèvres se pincer sèchement, dans ces moues contrariées qu'elle esquisse avec une facilité déconcertante. Mais elle se laissera volontiers dérider à la plaisanterie, à la légèreté de la remarque. Pas de sourire, non, il en fallait plus pour lui en arracher, mais au moins cela faisait-il disparaître cet air pincé de son visage. L'adolescente garde le dos droit, hausse un sourcils, avant de répliquer calmement.

« Je te retourne la remarque. » souffle-t-elle alors. « Où est la petite blonde avec laquelle je t'ai surpris la dernière fois? »
Question oratoire, évidemment, elle n'attendait aucune réponse. C'était une façon comme une autre de répondre à la taquinerie qu'il avait lancée. Elle, accompagnée dans les douches ? Jamais ! Oh non, ce n'était pas son genre. Non pas qu'elle soit prude au point de refuser de se livrer au stupre dans un environnement autre que la sacro-sainte chambre – demandez à Nioclàs ! – mais plutôt que la honte de ses cicatrices la poussent à une pudeur marquée, et qu'elle se refuse ainsi à se montrer nue à n'importe qui.
N'importe qui étant à peu près tout le monde. Coucher, ok, mais se mettre à nue... C'était autre chose. C'était se dévoiler elle-même, dévoiler son passé, dévoiler beaucoup de choses. Et se dévoiler n'était pas dans les habitudes de la Serpentard. Certainement pas.

Serrant la serviette pour la fixer correctement à son corps, elle surprend le regard du jeune homme sur son corps, qui aurait du être flatteur. Ne l'ai-je pas dit ? Séraphine est une belle femme et elle en a parfaitement conscience... À en être très arrogante à ce sujet. Alors autant vous dire que la remarque est mal prise.
Voire très mal prise.
Elle le savait ! Elle avait pris du poids ! Ooooh, c'était la faute de Nioclàs ça ! À l'emmener au restaurant, aussi, c'était certain !
Quelle mauvaise foi quand même. Il ne lui avait pas fourré la nourriture dans la bouche non plus – il n'y avait bien que la nourriture qu'il n'avait pas fourré dans sa bouche, mais là, c'est autre chose et je ne voudrais choquer personne – et elle avait sans doute cédé trop facilement à la Gourmandise. Et puis, elle n'avait pas pris tant de poids que cela – ça lui allait très bien par ailleurs, ces deux kilos – et... Elle recommençait déjà à les perdre, avec le stress de Poudlard et le manque.
Mais je digresse, je digresse...

« Un leprechaun, évidemment. » réplique-t-elle alors avec ses lèvres pincées. « Serais-tu jaloux, mon pauvre petit, de ne pas en être responsable? »
Un sourire fin et calculé se dessine sur les lèvres de la jeune femme, pour souligner cela. Pure taquinerie, évidemment, en sous-entendant ainsi qu'il n'avait pas retroussé ses jupons pour qu'elle en vienne à cela. Que dirait une personne qui entrerait dans les vestiaires à ce moment-là ?
Sans doute une personne des premières années se poserait-elle des questions, incapable de saisir la subtilité du jeu entre les deux Serpentards. Qu'importe pour eux. Elle s'en moquait éperduement, probablement était-ce le cas de son comparse également.
Finalement, la jeune fille passe une main dans ses cheveux mouillés, en se détournant pour s'asseoir sur le banc du vestiaires, croisant les jambes fines sous la serviette, la laissant dévoiler ses cuisses. Si elle devait attendre que Tom se planque sous la flotte, autant que ce soit à l'aise. Et sa chevelure devenue presque lisse sous le poids de l'eau retrouve, lentement, forme en ondulant, encore trop humide pour reformer les boucles habituelles.

« Tu ne m'as pas répondu ; comment ça se fait que tu prends ta douche si tôt ? Tu as peur de te faire harceler par tes fans à l'heure de pointe? »

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