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A long time ago... || Abby

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MessageSujet: A long time ago... || Abby Sam 22 Déc - 16:10
Dimanche 19 Septembre

Matthew s'étira longuement, et se laissa aller finalement en arrière sur sa chaise. Dans l'appartement du professeur, il était encore tôt. Le soleil était déjà levé depuis une heure ou deux, mais étant donné que c'était dimanche, il devait y avoir encore de nombreuses personnes dans le château qui dormaient. Notamment des élèves. Il retint un bâillement, et après avoir regardé l'heure, se dit qu'il était temps de commencer à se préparer. Ce midi, il le passait à l'extérieur du château, en compagnie de ses sœurs. Réunion familiale mensuelle oblige. Évidemment, ça ne lui déplaisait pas de revoir ses charmantes sœurs ainsi que leurs compagnons tous les mois, mais parfois il aurait aimé pouvoir se défiler. Parce que même s'il aimait sa famille, ça faisait tout de même beaucoup d'agitation, et de monde, et puis bon... l'ambiance n'était pas toujours super sympa, notamment à cause de ce crétin de Hayden. Il avait tendance à mépriser Matthew, le trouvant immature et complètement à côté de la plaque. Le courant entre les deux ne passait pas du tout, encore plus dans la mesure où il était un crétin coincé sur de vieilles idées stupides. Il a également une certaine tendance à mépriser tout ce qui n'est pas sang-pur. A se demander comment il a pu finir avec sa sœur qui est une sang-mêlée, rappelons-le. Comme le reste de la famille, d'ailleurs. Mais bon, il restait doué et intelligent, et par conséquent, un bon parti, alors Matthew préférait ignorer leurs différents. M'enfin... Ca n'était pas important.

Bon, comment allait-il se vêtir en cette magnifique journée ? Car oui, contrairement à la veille, le soleil était bien présent au milieu de tout de même quelques bancs de nuages. Et il n'avait pas encore plut. La vie n'est-elle pas merveilleuse ? Il va donc se doucher, et après sa séance habituelle face au miroir où il travaille ses expressions, il décide qu'il est temps de se raser et de s'habiller. Arg, la torture. Bon, tant pis, il ferait avec. Il n'aurait qu'à se mettre à son aise une fois rentré au château.
Ceci dit, il se dirige vers son armoire et l'ouvre, sortant de sa penderie une chemise anthracite à carreaux assez classe, et de ses placards un jean de couleur sombre. Ah, et un caleçon. Ne pas oublier le caleçon. C'est important, tout de même. Il s'habille donc rapidement. Raaaah, pourquoi il devait subir cette torture de porter des habits ? Sincèrement, il se le demande, le bougre, alors qu'il passe son jean en se cassant à moitié la figure par terre et en sautillant de façon tout à fait stupide et crétine. Il pouvait aller gaiement affronter un anaconda, mais enfiler un simple pantalon, non, c'était la fin du monde d'un coup. Bon, c'est pas grave, il s'en remettrait. Bon, mettre des chaussettes, ses chaussures, prendre sa baguette, et il pourrait filer tranquillement. Ah non. Un blazer. Voilà, là c'était bon. Il passe une main dans ses cheveux, et un coup de baguette plus tard, il nourrit Mr. Bob qu'il laisse dans une reconstitution très fidèle de Londres avant de quitter la pièce. Puis le château.
Et le voilà qui transplane jusque chez lui. Enfin, chez ses parents. Et sa plus jeune sœur est déjà là, puisqu'il voit sa compagne assise dans le salon où il vient d'arriver.

« Andy ! Ca faisait un moment ! » Ils se saluent et font le check de la Brigade d'Intervention Magique, à laquelle il a appartenu le temps d'une formation de trois ans, avant de démissionner. « Ca va ? Où se cache encore Oli ? » Olivia, sa sœur qui est de deux ans son aînée devait sans doute être dans la cuisine, ce que confirma Andy.
Il resta discuter un peu avec elle, avant de se diriger vers la dite cuisine, où se trouvaient sa mère et sa sœur, en train de cuisiner à la baguette. Il fait un sourire en haussant un sourcil. Et se fait rapidement remarqué. Le reste de la famille arrive rapidement, et le repas commence, les conversations vont bon train, ils sont nombreux autour de la table. Les rires éclataient, les discussions se multipliaient.
Il élude la question de la petite amie. Il avait tout le temps d'en trouver une, allons. Il avait quoi ? 33 ans ? Ah oui, quand même... Bah. Rien ne pressait jamais. D'ailleurs en parlant de couple, et de tout ça...
« Tout le monde... Avec Andy on a une annonce à vous faire. » Alons bon... Une annonce ? Matthew était curieux de savoir. « Je suis enceinte. » Woh. Wait. What ? Ca, il ne s'y attendait pas vraiment. Il savait que les deux femmes étaient ensemble depuis... Depuis Poudlard en fait mais là... Il savait qu'Andy ne voulait pas vraiment avoir d'enfant, à cause de son métier plutôt risqué, et donc l'annonce était plutôt surprenante. Et il était un peu sous le choc. Bien que rapidement il fut très heureux pour elles. C'était super. Wah. Ca foutait quand même un sacré choc.

Après cette annonce, les félicitations pleuvèrent, et le repas se poursuivit.


Matthew les quitta aux environs de quatre heures passées, prétextant qu'on avait besoin de lui à Poudlard. Les élèves ne se garderaient pas tout seuls. Quittant la maison, il transplana vers le chemin de traverse. Il poussa un soupir en se mettant à avancer dans la foule. Il avait encore du temps à tuer avant qu'il doive retourner à l'école de sorcellerie, à vrai dire. Il regarda sa montre, pour connaître l'heure. Oh, ça serait bientôt le temps de prendre le thé. Il connaissait un excellent salon, dans le coin. Un peu caché par rapport aux autres boutiques du Chemin de Traverse, il se dirigea sans peine dans les rues et y parvint assez rapidement. Il n'y avait pas grand monde. Il faut dire que l'attentat qui avait eu lieu un peu plus d'une semaine en arrière avait fait baisser l'activité de la rue. Et pourtant...
Il balaya le salon de thé du regard après être entré et... Hé ! Mais c'était Abbigaël là-bas ! Ca faisait longtemps ! Etant sorti avec elle un temps à Poudlard, ils ne s'étaient plus vraiment reparlé depuis. Ah bah... C'était l'occasion tiens. Se dirigeant vers sa table, un grand sourire qu'on lui connaissait bien accroché aux lèvres, il s'arrêta à sa table, posant une main sur celle-ci pour lui signaler sa présence et qu'elle se tourne vers lui.

« Hey Abby, ça fait un bail ! Quelle surprise de te voir ici. » Il constate qu'elle est assise seule, et en profite pour s'inviter. « Tu permets que je m'installe. Le temps que la personne que tu attends arrive. Si t'attends quelqu'un.[/color] » Oui après tout elle pouvait venir ici simplement pour le cadre sympathique, et un peu classe, histoire de sortir un peu. Mais bon, il avait du mal à imaginer qu'elle soit là juste pour le plaisir. Il ne gardait pas d'Abbigaël un souvenir très positif à ce sujet, la voyant plus comme quelqu'un de purement pragmatique qui calculait tout ce qu'elle faisait.

« Alors... Tu deviens quoi dis-moi ? Mariée ? Des enfants peut-être ? Au moins fiancée j'imagine ? »

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« Les gens, c'est comme les champignons. T'en as de toutes les couleurs,
de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les statures, des plus
ou moins voyants, t'en as qui peuvent t'empoisonner, d'autres te faire
planer, te rendre joyeux. Ils peuvent être surprenant aussi. Bref, les
champignons, c'est cool. Et les gens aussi. »

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Sam 22 Déc - 23:43
« Et donc tout ça pour me raconter que ma mère te quémande de l’argent. Tu aurais pu tout aussi bien attendre encore jusqu’à demain, me croiser dans les couloirs du Ministère, et m’annoncer la nouvelle. Pas besoin d’une tasse de thé pour ça. » répliqua sèchement Abbigaël à son père dont le sourire s’élargissait au fur et à mesure de sa réponse. Marcus ne souriait que très rarement, mais lorsqu’il le faisait, son visage s’illuminait et c’était à ce moment précis que l’on se rendait compte à quel point père et fille se ressemblaient. Laissant un silence, il finit finalement par répliquer de façon lente et calculée : « Abby, Abby. Il me faut bien trouver des prétexte à présent pour papoter avec ma douce et adorable (il accentua tout particulièrement ces deux adjectifs) fille ! Aurais-tu accepté de me voir aujourd’hui si je ne t’avais pas dit que je devais te parler de quelque chose d’important ? Hm ? Allons ». La jeune femme leva brièvement les yeux au ciel, mais ne put nier : en effet, il n’était pas question pour elle de se déplacer seulement pour voir quelqu’un qu’elle verrait le lendemain. Question de rentabilité. Son père la connaissait si bien… Si bien qu’avec lui elle ne pouvait jamais rien simuler. Cela ne servait à rien. Il savait ses combines car c’étaient celles qu’il avait lui aussi utilisé toute sa vie durant. Et qu’il utilisait encore à loisirs d’ailleurs…
Croisant les bras et se renfonçant dans la chaise, elle ferma quelques instants les yeux puis les rouvrit, dardant ses yeux verts de façon accusatrice vers son paternel :
« Tu devrais l’ignorer. Ce n’est plus ta femme après tout ! Je ne comprends vraiment pas… »
Marcus leva les deux mains, comme en signe d’apaisement, et Abbigaël se tut, de façon presque rageuse.
« C’est mon problème. Seulement, elle m’a demandé de tes nouvelles. J’espère d’ailleurs que tu ne m’en voudras pas mais, je lui ai donné ta nouvelle adresse. »
La jeune femme ouvrit grand la bouche puis, se rappelant qu’elle se trouvait dans un lieu public, la referma aussitôt. « Tu as fait… quoi ?! (puis, voyant que son père allait lui répéter la phrase, elle le coupa avant qu’il ne s’exécute: ) Qu’elle ose se montrer. Je l’accueillerai avec ma baguette magique. Je ne veux plus rien avoir à faire avec elle. Ce n’est pas compliqué, non ? »
Marcus haussa des épaules, jeta un rapide coup d’œil à sa montre puis se leva et commença a enfiler son manteau. Voyant le regard à la fois interrogateur et outré de sa fille, il commenta :
« Je file. J’ai des dossiers à finir pour demain. Grosse journée en perspective… Je te laisse payer ? Je te revaudrai ça. Allez, comme on dit communément : bisous bisous ! »

Abbigaël ne réagit pas, trop abasourdie par un tel comportement. Elle suivit son père des yeux, le regarda passer la porte du salon de thé tandis qu’il remettait son masque de froideur, puis il disparut de son champ de vision et la jeune femme fut seule. Elle resta quelques instants sans bouger, puis poussa un lent soupir silencieux. Si un des collègues de son père surprenait un jour ce genre de scène, il n’en croirait pas ses yeux, et pour cause : Marcus Doherty, avoir le sens de l’humour, sourire, dire « bisous bisous » ? Incroyable.

Elle sirotait les dernières gouttes de son thé, pensant à ce que son père venait de lui dire, lorsqu’une main se posa brusquement sur la table. Si elle n’avait pas, des années durant, exercé un contrôle quasi-total sur son corps et ses émotions, elle aurait surement à cet instant bondit au plafond, la tasse avec. Elle se contenta seulement d’un frisson, et elle reposait doucement la tasse sur la soucoupe tandis qu’une voix familière s’élevait à ses oreilles. Levant la tête, elle croisa le regard de l’homme et le reconnut, hélas, aussitôt. Matthew Scott. A cet instant, elle maudit tout particulièrement son père et ses mauvaises idées, mais servit tout de même à son nouvel interlocuteur un sourire à la fois surpris et accueillant, en bonne actrice qu’elle était. Elle eut un court moment envie de l’envoyer promener, mais c’était hors de ses principes, cela ne correspondait en rien au personnage qu’elle avait créé. La douce Abbigaël devait être ravie de tomber ainsi sur une vieille connaissance, enfin ! Ok, jouons-là dix minutes ainsi, ça n’allait pas la tuer. Il allait bien finir par se tirer au bout d’un moment, ou elle trouver un prétexte pour prendre la poudre de cheminette… Ils étaient sortis ensemble le temps d’un trimestre à Poudlard, mais cela s’était plutôt rapidement terminé, après quelques baisers mouillés échangés au détour d’un couloir.
« Bien sûr, installe-toi, quelle surprise ! » lui répondit-elle, mimant parfaitement l’envie qu’il puisse s’asseoir à ses côtés et évoquer avec elle les souvenirs du « bon vieux temps ». Plutôt vomir, ouais. Et une après midi de perdue, une…

Ce fut à ce moment précis que fusa la question qui donna envie à Abbigaël de balancer sa tasse à la figure de son ancien camarade. Si elle avait été un chat, ses griffes seraient immédiatement sorties. Au lieu de cela, elle se maîtrisa et réussit même à produire le petit rire dont tout le monde raffolait. Connard.

« Non, je suis on ne peut mieux célibataire. Et toi, que deviens-tu depuis tout ce temps ? » Fiancée… A croire qu’il n’avait pas posé la question innocemment. Elle allait lui faire payer. Ou pas. On se détend. La conversation précédente avec son père influençait trop ses pensées, et ses pensées risquaient de trop influencer ses faits et gestes. Il ne fallait pas se trahir. Toujours rester correcte. Parfaite.

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Mar 1 Jan - 13:48
Ah, ce sourire là, il le connaissait bien. Assez pour ne pas être dupe. La jeune femme n'était visiblement pas franchement heureuse de tomber sur lui en ces lieux. Quelle surprise, tiens. Néanmoins, ce n'était pas ça qui allait l'empêcher de rester en sa compagnie. Oh non, loin de là même. En fait, Matthew était même plutôt content de ce fait. Hé, mieux valait-il être détesté, ou du moins mal apprécié, qu'ignoré. Et puis bon, connaissant la jeune femme, elle ne devait pas apprécier grand monde, donc dans tous les cas, il se doutait que la réaction ne serait pas des plus positives. Et ce n'était pas la vague relation qu'ils avaient entretenus qui avait dû améliorer les choses. Ca ne l'étonnerait même pas que ça ne les ais qu'aggravé. Il faut dire déjà à l'époque les deux jeunes gens n'étaient pas vraiment... Comment dire ça... Compatibles ? Matthew était déjà trop lui. Et Abby trop elle, sans doute. Et jamais ils n'auraient alors pu se comprendre. Ou du moins le jeune homme qu'il était alors n'en avait pas envie. Il était bien trop occupé par d'autres choses. Et elle aussi, sans doute. Tous deux à préparer leurs avenirs. Même s'ils étaient alors jeunes. Sans doute avaient-ils changé entre temps. Ca devait bien faire dix ans au moins qu'ils ne s'étaient plus croisés. Depuis que Matthew était parti de Grande-Bretagne pour ne revenir que bien des années plus tard. Et comme il était professeur à Poudlard, inutile de dire que se croiser n'était pas simple. Mais quelle importance ?

Il s'installe tranquillement, pose ses questions, et il observe attentivement les réactions. Elle devait avoir gagné en maîtrise, car Matthew ne vit rien de la réaction primaire qu'elle aurait dû avoir. Mais toujours est-il que sa réponse le surpris quelque peu. Alors comme ça elle était célibataire ? Elle ? Hé bien, voilà qui était surprenant. Normalement, à son âge, et vu comme elle était, ça ne l'aurait pas étonné qu'elle soit au moins fiancée. Il la savait indépendante, mais... Enfin... ça lui semblait étrange. Il se contenta donc de hausser un sourcil. Bah, ça n'était pas ses oignons. Elle l'interrogea à son tour, en toute innocence à première vue.

« Célibataire ? Ca m'étonne un peu. Je pensais que tu serais déjà installée, pourtant. » Et vas-y que j'enfonce le couteau et que je le remue un peu plus. La prochaine fois, ça sera du citron et du sel jeté sur la plaie ? Bref. Il enchaîne, sans trop faire attention à sa vis-à-vis pour le coup. « Sinon je suis professeur à Poudlard depuis quatre ans maintenant. Et avant j'ai pas mal voyagé à travers le monde, j'ai rencontré des gens, approfondi mes connaissances. » Et puis aussi provoqué la mafia chinoise, s'est perdu dans un temple tibétain pendant une longue année, a exploré des temples inconnus et découvert des mystères des mondes anciens, s'est marié sans le savoir, a eu une gamine sans le savoir... Bref, rien de bien palpitant. Et son objectif de devenir membre de la Brigade d'Intervention Magique ? Réalisée avec brio. Mais ne supportant pas trop l'autorité, il avait finalement décidé de quitter les rangs pour vivre sa vie de son côté. « Et toi alors ? Je suppose que tu as dû atteindre tes objectifs au moins dans le monde du travail. J'ai souvenir que tu étais assez ambitieuse à ce niveau là. »

Au rythme où ça allait, ça finirait mal. A croire qu'il faisait vraiment exprès de taper là où ça faisait mal. Non parce que tout de même, la pauvre Abbigaël était mal barré concernant ses projets. Théodore Nott était assis sur le trône qu'elle visait, et vu l'homme dont il s'agissait, il risquait de ne pas bouger de là pendant longtemps. Mais peut-être finirait-elle par obtenir un poste haut placé tout de même. Enfin, plus haut que son actuel. Mais ça ne serait sans doute pas celui-ci. Bref.
Appuyé tranquillement contre le dossier de la chaise, il l'observe toujours, un sourire aux lèvres. Ce sourire qui donne l'impression qu'il se moque constamment de vous. Et qui lui donne à la fois un air charmant, mais aussi la terrible envie de lui en coller une pour lui faire ravaler sa fichue bonne humeur. Mais en même temps, il n'y pouvait rien si la pauvre jeune femme avait encore du chemin à parcourir. Pour sa part, l'ambition n'était pas la chose la plus importante du monde, même s'il en fallait, et il se contentait parfaitement de son travail de professeur à Poudlard. Bien qu'à vrai dire il le pouvait, puisqu'il s'agissait tout de même d'un poste prestigieux. N'était pas professeur dans la prestigieuse école qui le voulait. Ils n'employaient que les meilleurs. Et Matthew était le meilleur dans son domaine. La métamorphose. Bien qu'il aurait été quelque peu présomptueux de dire ça. Mais en tout cas, il avait un bon level quoi.

Ceci dit, un serveur s'était rapproché d'eux pendant qu'ils parlaient. Il vint leur demander s'ils prenaient quelque chose. Et Matthew laissa la jeune femme répondre en premier. Non, rien, elle partait. Ah. Intéressant, elle n'attendait donc pas quelqu'un... Ca, ça le surprenait, le bougre. Il leva donc les yeux vers elle, après avoir refusé de commander quelque chose également, avec un sourire poli.

« Tu vas quelque part en particulier ? »

Oh, le vil curieux.

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Jeu 3 Jan - 18:03
Abbigaël se souvenait parfaitement de Matthew. Un peu trop parfaitement, à vrai dire. S’il avait été ce que l’on pourrait qualifier de « petit-ami » durant quelques mois, il était surtout devenu quelqu’un à éviter. Car le jeune homme était quasi le seul à Poudlard qui pouvait se targuer de faire sortir la Serpentarde de ses gongs ; ce qui n’était pourtant pas une mince affaire, Abby arborant toujours fièrement un visage imperturbable, même quand elle avait l’irrépressible envie de vous balancer un Avada Kedavra en pleine poire. Scott avait toujours possédé l’art – presque innocent – d’être un vrai troll de la conversation. Ce côté avait d’abord intrigué la jeune fille d’alors, presque amusé, et quand cela était devenu quelque chose qu’elle ne pouvait plus contrôler d’elle-même, elle s’en était très vite détournée. Certes, à 16 ans, Matthew l’avait attirée, et elle s’en était voulue de ressentir un sentiment pareil à son égard – l’attirance physique, à cette époque, elle la considérait comme une abomination. Après tout, inconsciemment d’abord, Abby ne voulait pas reproduire le parcours honteux de sa mère ; elle n’y tenait d’ailleurs toujours pas. La séduction, d’accord, mais le sexe, non. C’était trop intime. Trop révélateur d’une personnalité. C’était se découvrir à l’autre. Quelle horreur. Et elle avait vu où cela l’avait menée : un fiancé d’envolé, un. Cela lui avait bien servi de leçon…

La réplique de Matthew la sortit de ses pensées et agit sur elle comme un ongle qui ripe sur une ardoise : autant dire que cela la fit fortement grincer des dents. Elle aussi pensait qu’à 31 ans, elle serait enfin installée… ! Oh, voilà. Elle avait envie de l’étrangler, c’était réussi, Matthew, vraiment. Elle ne put cependant s’empêcher de hausser un sourcil en apprenant le fait qu’il était à présent professeur à Poudlard. Elle siffla intérieurement. Alors comme ça le Poufsouffle était devenu professeur ? Sacré petit blaireau…

Elle allait pousser sa gentillesse jusqu’à le féliciter mais la phrase qui suivit lui fit ravaler ses mots. Oh, il fallait qu’elle se calme, maintenant. Il n’était pas question que le Scott fiche tout en l’air une décennie de maîtrise comportementale irréprochable. Ooooh, non. Comment osait-il pointer du doigt ses précédents échecs dans sa carrière professionnelle ? Rah, mais tout était de la faute de Nott et de ses fesses qui ne voulaient pas aller voir ailleurs, oui !

Elle prit une grande inspiration, et ce fut précisément à ce moment là que le serveur en profita pour leur demander ce qu’ils souhaitaient. Ils avaient tous décidé de la mettre en pétard aujourd’hui ? Son père, Matthew, et maintenant le serveur. Bravo ! Quel état d’esprit ! Mais elle saisit cette interruption comme une chance de se débarrasser enfin du véritable troll qu’elle avait en face d’elle. Aussi répliqua t-elle poliment que non, elle ne prendrait rien, car elle devait y aller. Evidemment Matthew, son sourire innocemment charmeur légendaire (avec quelques accents de smiley trolleur, mais ça c’était peut être sa paranoïa) plaqué sur les lèvres, lui demanda où elle comptait se rendre.
Tout en se levant, comme si elle avait plus de chance de lui échapper en le faisant, elle répondit sans laisser transparaître l’agacement qu’elle commençait à ressentir :

« Me trouver un hibou. Je n’en ai plus depuis quelques temps et je commence à me lasser d’en emprunter au Ministère. »

Elle se mordit un instant les lèvres, constatant que Matthew ne commandait rien non plus, comme s’il était lui aussi prêt à partir. Allait-il pousser l’audace jusqu’à lui proposer de l’accompagner… ? Oh non, il n’oserait quand même pas, le fourbe…! Elle arrêta cependant très vite ce mordillement, se rendant compte qu’elle témoignait de ce fait une émotion. Zut, il commençait déjà à la troubler… Vite, il fallait qu’elle se débarrasse de lui le plus rapidement possible ! Aussi enfila t-elle sa veste légère par dessus ce qui semblait être le mélange bien pensé entre une robe moldue et une robe sorcière - le tout d'une douce couleur beige - pour enfin farfouiller dans l'une de ses poches et déposer sur la table de quoi payer ses précédentes commandes. Puis elle se réintéressa à Matthew et, en lui adressant son sourire le plus désolé, annonça :


« Je dois donc y aller. Désolée de te fausser compagnie si vite. Ce fut un réel plaisir de te revoir... !»


Elle s'accorda la grace de lui tendre la main, comme il sied à la convention sociale de l'au revoir cordial. Allez, Matthew, sois un gentil garçon, serre ma main et laisse-moi partir...

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Sam 12 Jan - 2:44
Matthew avait une sorte de don. Un don étrange et particulièrement dérangeant, qui consistait à trouver tout le temps la question qui ne fallait pas, à mettre les pieds dans le plat, pour finalement piétiner encore un peu, histoire d'être sûr que la nourriture est fichue. Ce qui faisait de lui un troll de compétition, parfois sans même qu'il ne s'en rende compte. Ce qui pouvait tout de même déranger plus d'une personne. Et s'il se rendait compte de ce fait, ça ne l'empêchait en aucun cas de continuer sur sa lancée en général. Car il devait bien admettre une chose : troller les gens était quelque chose qu'il aimait faire. Par dessus tout. Bon, peut-être pas tout, d'accord, mais tout de même beaucoup d'activités. Et c'était encore plus drôle quand la cible était du genre à peu réagir aux provocations. Car il fallait alors se demander quand celle-ci finirait par exploser. Quand elle voudrait lui sauter dessus pour l'étrangler, ne tenant plus face à tant de mots échangeaient sans pouvoir réellement répliquer. Et la frustration finissait toujours par sortir. Et si ce n'était pas le cas... Hé bien dommage. Mais Matthew avait la patience pour mener à bien ses trolls en règle. Bah oui, il était un Poufsouffle, mine de rien.
Ceci dit, la jeune femme en face d'elle parvenait à rester calme, polie, courtoise, c'était bien. Il savait qu'elle était du genre à ne pas aimer voir une situation lui échapper, et ce genre de choses, et que c'était en grande partie ce qui avait conduit les deux jeunes gens à la rupture (bien que la seule réaction de Matthew à ce moment là aura probablement été un « Ah ? Whatever. » accompagné d'un magnifique sourire. Ce qui avait sur le moment probablement bien plus énervé la pauvre jeune femme que jamais).

Il l'observa se lever, toujours avec un sourire, et attendit sa réponse qui ne tarda pas. Un hibou. Intéressant. Pas d'oiseau non plus donc pour note jeune et jolie jeune femme. Ah, mordillement de lèvre. C'était particulièrement mignon, et ça allait fort bien à la jeune femme. Intéressant. Il réfléchit un instant. Hum... L'accompagner pourrait être marrant. Et puis il n'avait rien d'autre à faire pour une paire d'heures, donc ça ne pourrait pas lui faire de mal d'aller se balader avec elle. Et puis c'était toujours drôle de renouer avec d'anciennes connaissances.
C'est ainsi qu'il se leva à son tour à la fin de sa phrase. Et qu'il vint lui serrer la main. Et nul doute qu'elle croirait qu'il allait la laisser tranquille. Ou tout du moins, il était fort probable qu'il s'agisse là de sa première pensée. Mais... On parlait de Matthew. Il était un homme retors, qui agissait toujours de façon particulièrement imprévisible. Ce qui faisait d'ailleurs de lui un adversaire plus que redoutable, en général. Mais là il ne s'agissait pas d'un affrontement, après tout. Toujours avec le sourire, il lui répondit donc tranquillement.

« Je suis également ravi de cette rencontre. Et d'ailleurs, tu sais quoi ? Je le suis tellement que je pense que je vais t'accompagner afin de t'aider dans ta quête d'un hibou. »

Elle allait vouloir le tuer. Ca ne faisait aucun doute. Mais attendez, il n'avait pas encore finit de parler, non, voyons. Ca ne serait pas assez marrant sinon, surtout pour la joueuse qui s'amuse comme une petite folle rien qu'à l'idée de ce que la prochaine phrase de notre drôle d'oiseau allait bien pouvoir provoquer.

« Et puis trouver un compagnon de vie n'est pas une chose anodine, alors ça me ferait plaisir d'être là. Même si, étrangement, je pensais plus que tu étais une femme à chat. Bien que je comprenne tout à fait l'utilité d'un hibou. »

Oui oui, il venait d'insinuer avec toute la délicatesse du monde qu'elle était désormais forcée de prendre un animal pour parer à la solitude de sa vie. Le pire, c'est que je ne suis même pas sûre qu'il l'ait compris lui-même. Mais en tout cas, il lâche la main d'Abbigaël, lui adresse toujours un sourire, et commence à avancer vers la sortie, prêt à y aller puisque, après tout, il n'avait pas ôté sa veste.

« Tu viens ? »

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Mer 16 Jan - 22:30
Abbigaël était quelqu’un qui aimait tout maîtriser ; elle ne voyait pas le monde sans qu’un fil de cette marionnette géante ne danse dans sa main. Et elle croyait surtout dur comme fer que tout devait en être ainsi, qu’une situation non maîtrisée n’était pas digne d’elle. Aussi quand Matthew lui répondit tout naturellement qu’il était tellement heureux de la voir qu’il ne comptait pas la lâcher de si tôt, la jeune femme crut bien blêmir de rage. Elle s’empêcha de sortir sa baguette et de la lui fourrer sous le menton pour bien lui faire comprendre qu’elle n’avait plus de temps à perdre avec un troll comme lui, mais se retint de justesse en se rappelant qui et surtout où elle était. Tandis qu’il parlait, elle attrapa son sac et fit mine d’y chercher quelque chose. A vrai dire quelque chose qui lui donnerait une idée pour s’esquiver. Mais rien parmi un rose à lèvres, un petit calepin, un crayon, une baguette et des mouchoirs (etc…) ne l’inspira. Mother of God. Elle était bien partie pour supporter ce type énervant une heure de plus ! Ah, que ne ferait-elle pas pour lui faire ravaler ce sourire accablant de ses lèvres…

Ce sentiment ce renforça tandis que Matthew évoquait tout innocemment un « compagnon de vie ». Ah, elle allait le tuer. Lui balancer un Avada Kedavra et… Faire un aller simple à Azkaban. Hm, très peu pour elle. Elle ne se sacrifierait jamais ainsi pour un type comme lui ! Comment avait-elle pu sortir avec lui des années plus tôt ? Certes il avait un côté charmant, un côté un peu spécial, mais bon sang, il avait cette présence particulière qui lui donnait envie de le gifler toutes les deux minutes ! Elle eut envie de lui jeter un regard furieux, mais ce n’était décidément pas la chose la plus pertinente à faire ; on ne savait jamais, un jour où l’autre il pourrait servir, autant tenter de se le mettre dans la poche et aviser ensuite. Mais à l’expression « femme à chat », Abbigaël crut bien ses dernières résolutions envolées. Il avait dit ça en lui serrant la main, en plus ! Elle avait du maîtriser celle-ci pour ne pas la sentir trembler de colère. Elle ajusta son sac sur son épaule, chercha une réplique bien cinglante à lui lancer, mais avant même qu’elle eut pu prononcer le moindre mot, le troll se retournait déjà vers elle : « tu viens ? ». Elle ne sut comment cela arriva, comment elle put ainsi perdre le contrôle, mais tout son visage s’embrasa : de colère, de gêne, d’humiliation, elle ne sut pas vraiment. Comment osait-il s’inviter de lui-même et par-dessus le marché s’adresser à elle comme à un petit toutou prêt à le suivre ? Ah, elle craquait. C’était trop pour elle.

Elle s’avança résolument vers lui, le contourna d’un pas leste, et ouvrit la porte pour la lui tenir le temps qu’il passe devant elle. Tandis qu’il s’exécutait, elle le suivit du regard et annonça tout de go :

« Je ne t’aime pas, Matthew. »

Puis elle fit un pas dans la rue, délaissant l’embrasure de la porte une fois que l’homme se fut poussé. Elle ne lui jeta plus un seul regard, l’ignora royalement, et poursuivit son chemin en direction de la boutique « Au royaume du hibou ». Tant pis, elle contrôlerait un (mor)pion en moins sur son échiquier ; parfois il valait mieux se débarrasser de la vermine avant qu’elle n’envahisse totalement le périmètre. Elle ne prêta pas plus attention à la lourdeur dans son ventre ; éprouver de la culpabilité ? Et puis quoi encore !

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Jeu 17 Jan - 0:03
Si Abbigaël aimait tout maîtriser, pas étonnant qu'elle déteste Matthew. Ce type était l'imprévisibilité même. Il aimait vivre au gré de ses pensées, sans rien prévoir, simplement comme ça. Aller là où le vent pouvait le mener, et simplement avancer sans réfléchir. Vivre. Tout simplement. Il avait su garder ce côté insouciant de l'enfance qui le conduisait souvent à vivre des situations improbables et à se montrer toujours optimiste à leur sujet. Il était ce genre de personne toujours pleine de vie, et terriblement difficile à suivre. A supposer qu'on puisse vouloir le suivre. Car il n'était pas franchement le genre de personne qui déplaçait des foules. Ce qui l'arrangeait parfaitement, d'ailleurs. Il n'avait pas envie de prendre de responsabilités vis à vis d'autres personnes. Même si en tant que professeur, c'était inhérent à ce qu'il faisait, mais là, c'était encore différent. Il fallait bien que quelqu'un en prenne soin de ces petites têtes blondes. Et tant qu'à faire, autant le faire soi-même. Et puis ça lui avait appris beaucoup, de s'occuper des gamins.

Et c'est pour ça qu'il nota tout de suite le changement chez Abbigaël. Tiens. Elle semblait être en colère. Mais... Pourquoi ? Elle semblait aller bien et d'un coup... Elle lui dit qu'elle le détestait. Ah ? D'accord, pourquoi pas après tout. Oui, c'était assez cohérent. Même s'il ne comprenait pas exactement pourquoi elle lui disait ça d'un coup. Et ce n'était pas une question d'absence d'empathie, pour le coup. Parce que si elle ne passait pas son temps à se contrôler aussi, il le verrait quand il allait trop loin et il pourrait s'arrêter avant. Au lieu de s'énerver comme ça...
Bah, peu importe. Elle était loin d'être la première à lui dire ça. A vrai dire, de nombreuses personnes le lui disaient de façon assez régulière même, et ces dernières étaient souvent loin de le détester. Il songeait notamment à un certain écossais qui avait dû le lui répéter plus d'une fois, mais ça, c'était encore une autre histoire.
Ne se départissant donc pas de son sourire, il laissa la porte se refermer derrière lui une fois qu'elle commença à s'éloigner. Bon. Il n'allait quand même pas la laisser partir comme ça. Il avait encore du temps à tuer, et pour se faire, rien de mieux que de le passer avec quelqu'un. Autant être psychopathe à deux. Le poids de la culpabilité serait moindre. D'ailleurs, en parlant de ça, j'en connais une qui bientôt aller regretter de ressentir ce genre de choses envers Matthew. Parce que ça ne servait à rien de culpabiliser pour lui. Il ne stigmatisait jamais ce genre de situation, et ne prenait pas grand chose au sérieux de toute façon. Bref, il lui emboîta donc le pas, la rattrapant en trottinant assez rapidement.

« Tu sais, tu n'es pas la première à me dire ça. » Il se tut un instant, laissant le temps à Abbigaël de réaliser que non, elle n'était pas débarrassée de lui. « Tu vas aller chercher ton oiseau au Royaume du Hibou ? » Il semblait sceptique quant à ce qu'elle pourrait trouver là-bas. C'est vrai quoi, de pauvres bêtes tenus constamment en cage, elles dépérissaient. Comment ça, elles étaient dressées pour ça ? Bah, ce n'était pas une raison. Il préférait largement qu'elles puissent se balader tranquillement que de les voir enfermées comme ça. Ce qui donna une merveilleuse idée au jeune homme.

Une excellente idée. Ou vraiment mauvaise, suivant le point de vu pris.

« Non parce que tu sais, je connais un endroit génial pour avoir le meilleur des hiboux. Ou chouette. » Un grand sourire est dessiné sur ses lèvres. Il sort les mains de ses poches, et vient attraper celle d'Abbigaël sans plus de retenue que ça. Bah quoi, il faisait rien de mal jusqu'à preuve du contraire. Ceci dit, il prend la parole rapidement.
« Je connais un endroit bien mieux. Tu me remercieras quand on y sera. »
Et il transplane. Avec elle. Oui oui. Comme ça. Il ne lui laisse pas le choix.
Les joies du transplanage d'escorte.

Ils atterrissent alors en plein milieu d'une forêt. A en juger par le changement de température, ils étaient plus haut dans le Nord, mais où exactement... Difficile à dire pour qui ne connaissait pas la région. Mais un œil avisé n'aurait eu aucun mal à reconnaître la végétation des forêts Norvégiennes, situées plus dans le Sud du pays. Ils se trouvent dans un espace où les arbres sont assez éloignés les uns des autres, grimpant assez haut et laissant leur base plutôt libre bien que des fougères poussent un peu partout, ainsi que divers arbustes.
En observant autour d'eux, et bien que le soleil ait du mal à parvenir jusqu'à eux, ils pouvaient voir plus loin une sorte de cabane assez étrange, dressée sur des pilotis. Et tout autour d'elle, ou posés dessus, se trouvaient des hiboux et des chouettes. Des tas de volatiles, installés dans les arbres, et un peu partout. Et en s'approchant, on pouvait voir un panneau sur lequel il était indiqué « Elevage de Hiboux et de Chouettes au grand air », ainsi qu'un nom imprononçable en plus grand, au dessus, mais clairement scandinave.

« Voilà, ici ça sera mieux. » Il lui tendit sa veste, d'ailleurs, au passage. « Par contre il fait un peu frais, alors tiens. »

Pauvre ignorant du danger.
Elle allait le tuer.

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« Les gens, c'est comme les champignons. T'en as de toutes les couleurs,
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ou moins voyants, t'en as qui peuvent t'empoisonner, d'autres te faire
planer, te rendre joyeux. Ils peuvent être surprenant aussi. Bref, les
champignons, c'est cool. Et les gens aussi. »

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Jeu 17 Jan - 0:51
La jeune femme ne s’attendait pas du tout à être rattrapée par Matthew ; elle pensait sincèrement que cet idiot aurait la décence et l’intelligence somme toute de la laisser s’en aller. Mais non. Il n’était jamais dans les plans de Matthew Scott de laisser quelqu’un lui échapper aussi aisément, manifestement. Peut-être une habitude typique de professeur… Quoi qu’il en était, il revint tranquillement à la charge, pas désarçonné le moins du monde par la franchise d’Abbigaël. Pire, il lui avoua que de toute façon, elle n’était pas la première à lui dire ça. Tu m’en diras tant…
Elle continuait de marcher, bien décidée à ne pas s’arrêter ; lui laisser l’occasion de resserrer son emprise ? Pas question ! Elle faisait donc de grandes enjambées, l’écoutant d’une oreille distraite, plus concentrée à éviter les sorciers sur son passage qu’à le regarder. Il lui demandait à présent si elle allait chercher son hibou au Royaume du Hibou. Non, non, bien sûr, chez Ollivanders…
Il ne lui laissa de toute façon pas le temps de répondre, car il connaissait un meilleur endroit. Abbigaël ne put s’empêcher de froncer les sourcils : une autre boutique qui vendait des hiboux sur le chemin de traverse ? Elle n’en avait pourtant pas entendu parler… Bizarre. Puis il se mit en tête de vouloir lui montrer cet endroit. Agacée, la jeune femme s’arrêta net et lui lança :

« Ecoute, Ma… »

Mais elle ne put finir sa phrase et eut à peine le temps de pousser une exclamation indignée quand Matthew lui prit la main : une seconde plus tard, tout n’était plus que tournis et ses pieds ne touchaient plus le sol. Une sourde angoisse la prit durant ces deux secondes que durèrent le transplanage ; elle ne maîtrisait plus rien, et seul cette main qui serrait à la fois délicatement et fermement la sienne était la seule chose qui la rattachait à quoi que ce soit. Le reste n’était que vide. La respiration coupée, elle ne reprit celle-ci qu’avec beaucoup de difficulté une fois qu’elle sentit de nouveau le sol sous ses pieds. Elle faillit littéralement se casser la figure, mais la main de Matthew était là pour la soutenir, à sa grande honte ou à son plus grand soulagement. Muette de stupeur, d’incompréhension, de tout un mélange de sensations en désordre, elle regarda autour d’elle avec de grands yeux. Mais où ce grand malade l’avait-il amenée… ?! Sa respiration saccadée par l’angoisse du transplanage formait une légère fumée, et ce fut à ce moment là qu’elle se rendit compte qu’elle avait froid. Elle était dans une forêt, au beau milieu de nulle part, et surement pas en Angleterre ; à cette période de l’année, il ne pouvait tout de même pas faire aussi froid… !

Elle plissa les yeux et remarqua une cabane dressée sur pilotis, étrangement construite, où une nuée de bêtes à plumes avait semble t-il élu domicile. Certains oiseaux les toisaient, d’autres voletaient ci et là sans s’intéresser aux deux sorciers. Une pancarte indiquait un élevage « au grand air ». Se rendant compte qu’elle avait la bouche à moitié ouverte, elle la referma aussitôt et se tourna vers Matthew pour se rendre compte à nouveau qu’elle lui tenait toujours fermement la main, comme si elle allait tomber d’un instant à l’autre. Elle lâcha celle de Matthew comme si elle avait été du fer en fusion, et s’écarta légèrement pour se mettre à trembler comme une feuille. Qu’est ce qu’il faisait froid… !

Heureusement son compagnon était un grand gentleman et lui passa bien aimablement sa veste. Elle eut envie de la lui rendre en la jetant à la figure de son kidnappeur – car ce n’était ni plus ni moins qu’un enlèvement ! – mais son intelligence et son besoin de confort furent plus fort que son ego meurtri : elle accepta sans broncher le fameux présent et fut presque reconnaissante de la chaleur bienvenue qu’il lui procura – presque.

Pendant que Matthew s’avançait tranquillement vers l’étrange maisonnette, Abbigaël finit par abdiquer : elle était bel et bien forcée de le suivre jusqu’à ce qu’elle trouve un maudit piaf. Car Abbigaël avait un petit secret qu’elle détestait partager : elle avait non seulement horreur de transplaner, mais en plus elle ne maîtrisait absolument pas ce mode de transport. A peine arrivait-elle à faire 1 kilomètre, alors des centaines… Car oui, elle le savait, elle devait être dans un de ces pays nordique, la Suède ou la Norvège, à en croire l’écriture scandinave sur la pancarte. En gros, elle était perdue au milieu de nulle part, avec des chouettes, des hiboux et… Un troll. Un troll très capricieux.

Elle courut presque pour rattraper Matthew – qui était à présent arrivé devant l’entrée de la cabane – et, même si elle avait envie de le tuer, là, tout de suite (ce qui n’aurait pas été smart au vu des circonstances), se contenta de lui lancer sur un ton tranchant :

« C’est un fait, je te déteste. Maintenant, je te préviens, je trouve une chouette, et tu me ramènes ilico presto à Londres. »

Elle regretta cette dernière phrase aussitôt après l’avoir prononcée ; elle sous-entendait qu’elle n’était pas capable de rentrer par ses propres moyens… Elle fit comme si elle ne s’était pas trahie et entra fièrement dans la cabane, sans frapper. Une petite clochette se déclencha, mais personne ne vint les accueillir. Perdant patience, Abbigaël ressortit et alla s’intéresser aux oiseaux. Son attention fut attirée tout particulièrement par une minuscule petite chouette qui vint directement à sa rencontre ; l’animal voleta quelques instants autour d’elle avant de se poser tout naturellement sur le bras que la jeune femme lui tendit. Cette dernière oublia quelques instants la présence de Matthew et eut un grand sourire heureux en découvrant avec quelle facilité l’oiseau était venu vers elle. Elle eut un instant une sensation de tendresse en pensant à Snow White… C’était décidé, elle prendrait cette chouette !


Dernière édition par Abbigaël M. Doherty le Jeu 7 Fév - 16:48, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Dim 3 Fév - 15:39
Il suffisait d'un presque pour que bien des choses arrivent et que bien des questions se posent. En tout cas, le jeune homme semblait être dans son élément, en cet instant, près à avancer tranquillement vers la cabane comme si de rien était. Ce qu'il fit, d'ailleurs, laissant toute liberté à Abbigaël de le suivre ou non. Matthew ignorait totalement l'incapacité qu'avait la sorcière à maîtriser le transplanage, et bien heureusement pour elle, sinon sans doute s'amuserait-il à la laisser rentrer toute seule après tout ça. Enfin, non, quand même pas, mais ça l'aurait beaucoup tenté. Et surtout ça lui aurait laissé assez de temps pour disparaître un peu, histoire qu'elle ne puisse pas le retrouver pour le tuer. Mais elle semblait au final prendre le petit voyage forcé assez bien, et par conséquent, il n'aurait sans doute pas à fuir un quelconque danger.

Il ne pu s'empêcher de laisser son sourire s'agrandir lorsqu'elle réitéra ses paroles. Elle le détestait. Bien bien, il prenait ça en note. Mais en attendant, elle le suivait quand même donc bon, c'est qu'elle ne devait pas tant que ça le détester. Quoique, vu ce qui suivit, il émit quelques doutes à ce sujet. Il haussa un sourcil, et réfléchit quelques secondes. Ainsi, elle ne pouvait pas rentrer d'elle-même là-bas ? Voilà qui était intéressant.
« Evidemment. »
Son fameux sourire flottait toujours sur ses lèvres, et étrangement, il était difficile de savoir s'il était sérieux en répondant, si réellement il la ramènerait. Son ton laissait d'autant plus planer le doute qu'il semblait amusé. Mais il ne s'arrêta pas plus longtemps là-dessus, puisqu'il s'arrêta devant la porte de l'étrange habitation, laissant Abbigaël entrer dans un premier temps sans la suivre, observant autour de lui. Cet endroit lui rappelait de bons souvenirs passés à courir après des oiseaux qui ne voulaient pas se laisser apprivoiser. Ah... Le bon vieux temps de ses premières années de voyage. Ceci dit, il regarda la jolie blonde ressortir de la cabane et s'avancer vers les oiseaux sans un mot. Il observait tranquillement la silhouette, triant les réminiscences de sa relation avec elle à mesure que ça revenait. La plupart des souvenirs étaient sans importance. Ils s'étaient, évidemment, souvent disputés, et avaient au final passé plus de temps à ça que vraiment à être ensemble. A se demander comment ils avaient pu un jour arriver simplement à avoir l'idée saugrenue de s'engager dans une relation l'un avec l'autre. Et à vrai dire, il se souvenait à peine de comment ça s'était terminé. Bah, ça n'avait pas d'importance. Plus maintenant.

La porte de la boutique s'ouvrit et laissa passer un vieil homme trapu, à l’allure étrange, tenant un long bâton fait de pin et observant la scène qui se déroulait, voyant la chouette rejoindre le bras d'Abbigaël. Un sourire édenté fleurit sur son visage alors qu'il se tournait vers Matthew. Ce dernier observait aussi, avec des traits plutôt amusés. Il se décola de la paroi de la cabane contre laquelle il s'était appuyé en croisant les bras et se rapprocha de la jeune femme, se penchant par dessus son épaule pour venir parler directement à son oreille.

« Une chouette boréale ? C'est une joie bête. Ca a l'air de rien comme ça, mais elles sont très efficaces et résistantes, et fidèles aussi. » Il se redressa et reprit un peu ses distances. « Tu vas la prendre ou tu veux regarder encore un peu les autres ? »

Il l'observait tranquillement. Comment savait-il ça ? Et bien comme vous l'avez sans doute deviné, il avait passé un certain temps ici et avait eu l'occasion d'en apprendre plus sur les charmants volatiles qui permettaient aux sorciers du monde entier de communiquer. Il avait donc un certain nombre de connaissances sur le sujet. Bon, pas autant que pour les champignons, mais ça n'était pas rien non plus. Le vieil homme approuva d'ailleurs d'un signe de tête, alors qu'il attendait tranquillement une prise de décision d'Abbigaël depuis là où il se tenait. Il n'avait toujours pas dit un mot, avait simplement salué d'un signe de tête la femme quand elle l'avait remarqué, et attendait patiemment, fixement, rappelant quelque part les animaux dont il s'occupait, tant ses yeux semblaient grands ouverts, vous scrutant sans vergogne. Et sans doute ne dirait-il rien jusqu'à ce que la femme blonde se décide à prendre une décision. Et lorsqu'il ouvrirait la bouche, il aurait à n'en point douter un accent particulièrement horrible qui viendrait écorcher les oreilles de la pauvre Abbigaël.

« Prend ton temps pour choisir, c'est important. Surtout qu'avec de la chance, il pourrait ne rien te faire payer contre une promesse de bon soin pour elle. »

Et nul doute qu'il le saurait si la chouette était mal traitée.

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Jeu 7 Fév - 17:44
Abbigaël étant toute à sa contemplation de la petite chouette sur son bras, elle avait complètement oublié Matthew et ne le vit certainement pas s’approcher dangereusement d’elle - auquel cas elle aurait immédiatement fait un écart et lui aurait servi son plus beau regard assassin (quand on était bien élevé on laissait une distance de sécurité avec son interlocuteur, et surtout elle estimait qu’il n’appartenait à personne d’autre qu’elle-même de choisir de raccourcir la distance entre son corps et celui d’un autre individu). Ainsi ne vit-elle pas arriver son compagnon (forcé) de voyage, et quand un souffle chaud vint titiller le haut de sa mâchoire et son oreille, elle tressaillit comme jamais elle n’avait tressailli depuis longtemps. Un long frisson de surprise (et d’une autre émotion qu’elle chassa de son esprit comme on chasse une mouche particulièrement irritante en été, de façon presque machinale mais avec une pointe d’agacement) lui fit se hérisser le duvet sur sa nuque. La chouette sur son bras poussa alors un hululement mécontent et revint à sa place première en fixant Matthew comme si elle devinait qui était le responsable d’une telle réaction ; on semblait lire dans les deux billes qu’elle avait pour yeux quelque chose comme « Elle était à moi, je l’avais choisie, de quel droit tu me piques la vedette ? Je t’ai à l’œil, humain. Je t’ai à l’oeil ».

Cette scène ne dura cependant que l’espace de quelques secondes, et la jeune femme reprit immédiatement ses esprits, et, trouvant particulièrement embarrassante leur position actuelle (elle ne supportait d’ailleurs tout simplement pas que quelqu’un soit ainsi tout près derrière elle, encore moins sans son autorisation), elle se retourna lestement vers Matthew, tentant de se remémorer ce qu’il venait de lui dire. Ah oui, la chouette boréale, blabla. Le défiant du regard, le défiant tout simplement de noter son précédent tressaillement, elle répondit du tac au tac, s’efforçant de ne pas ciller, son visage à quelques centimètres de celui du professeur trolleur :

« Bien sûr que je vais la prendre. »

Considérant que sa réplique avait été quelque peu abrupte, elle se radoucit légèrement et ajouta :

« Elle semble adorable et fort intelligente. C’est ce qu’il me faut. »

Comme pour approuver ses dires, la petite chouette s’élança de son perchoir pour venir se poser de façon presque possessive sur l’épaule d’Abbigaël et lança un petit hululement à l’intention de Matthew, l’air de dire : « Tu vois, c’est moi qu’elle veut. Recule, avorton ». Le léger poids sur son épaule fit reculer la jeune femme d’un pas, et une distance de sécurité appréciable fut retrouvée entre les deux interlocuteurs. La chouette en sembla particulièrement satisfaite, quant à Abbi, elle ne sut si elle devait en être soulagée ou indifférente. Une autre petite voix lui souffla que cela n’avait pas été si désagréable…

« Je crois que le choix est fait, et je me demande laquelle de nous deux a vraiment choisi l’autre » remarqua t-elle en coulant un regard à l’oiseau qui tentait de s’installer confortablement sur son épaule ; ses plumes lui frôlaient la joue dans un doux chatouillis.
Ce fut à ce moment là que le vieil homme s’approcha enfin d’eux, à distance raisonnable pour sa part (LUI), et Abbigaël grimaça intérieurement en s’attendant à entendre un horrible accent qu’elle aurait même du mal à comprendre. A la place l’homme se contenta de la fixer pendant quelques secondes supplémentaires qui la mirent presque mal à l’aise, bien qu’elle supporta l’examen sans broncher, et il finit par hocher doucement la tête. La jeune femme haussa un sourcil et se tourna presque inconsciemment vers Matthew pour l’interroger du regard. Mais quand elle se rendit compte de son geste – depuis quand elle avait besoin d’un homme pour l’aider ? -, elle s’adressa finalement à l’éleveur scandinave en lui promettant qu’elle s’occuperait soigneusement de la jolie chouette boréale comme elle l’avait fait avec la précédente (un petit pincement au cœur la prit tandis qu’elle citait sa regrettée Snow White). Le vieil homme hocha de nouveau la tête, tourna les talons sans rien dire et il disparut dans la cabane d’où il n’en ressortit pas.
Cette fois Abbi tourna un regard interrogatif vers l’animal qui s’ébroua en lançant un hululement d’assentiment.

« Eh bien, il va falloir te trouver un nom, joli-cœur » chuchota t-elle de plaisir en découvrant que le bel oiseau serait à présent à elle. Puis, se tournant vers Matthew : « Mais avant il vaut mieux rentrer pour un climat plus clément ; au moins je pourrai… te rendre ton manteau » Et retrouver un peu de ma dignité.

Elle lui tendit la main, presque à contre cœur ; au moins cette fois-ci, même si ce n’était pas vraiment de son ressort, c’était elle qui décidait de quand on la faisait transplaner. Non mais oh ! Puis dans un marmonnement presque indescriptible, elle finit par se résoudre à prononcer ces quelques mots :

« Et merci. C’était finalement une bonne idée. »
« MAIS. NE. RECOMMENCE. PAS » semblaient hurler ses yeux.

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MessageSujet: Re: A long time ago... || Abby Mer 6 Mar - 22:49
La réaction de la chouette amusa Matthew plus qu'elle ne le perturba, observant celle-ci avec un fin sourire un peu narquois, il fallait bien l'avouer pour le coup. Et bien qu'il fut difficile d'évaluer la différence tellement elle était subtile, elle se ressentait assez pour qu'on puisse se demander si une quelconque maléficience n'avait pas atteint l'homme l'espace d'un instant.
En tout cas, la réaction d'Abbigaël ne pu qu'amuser le professeur, qui s'était très souvent joué d sa tendance à ne pas accepter de ne pas mener la danse, comme elle le faisait ici, prenant ses distances avec lui. Elle ne comprenait pas que c'était justement là le meilleur moyen qu'elle avait de perdre à ce petit jeu de contrôle ? Car reculer était admettre une défaite, et plus on perdait, plus on s'affaiblissait face à un ennemi qui ne pouvait alors que grandir avant de vous engloutir tout entier. Et il fallait bien avouer que Matthew était passé assez maître dans l'art de jouer à ce petit jeu, ne reculant que rarement. Il fallait avoue que le déstabiliser était un véritable défi, et qu'en plus il ne le prenait jamais vraiment avec sérieux, lui permettant de mieux retomber sur ses pieds.
Son sourire s'élargissant voulait en cet instant tout dire, en tout cas.

La dernière remarque changea un peu son attitude, et il fut plus attendri
« Très bonne question. Mais tant mieux, je suis sûr que vous allez bien vous entendre en plus : elle a l'air d'avoir son petit caractère aussi. » Se détournant, il lança un regard au vieil homme qui avait profité de la petite discussion pour se rapproche, après la remarque de Matthew. L'échange silencieux qui s'en suivit n'étonna pas le professeur plus que ça, qui observa sans dire un mot, connaissant assez le vieux pour savoir que c'était une procédure habituelle. Il avait l’œil pour deviner des choses sur les gens qu'eux-mêmes ignoraient parfois.
Il sourit tendrement à Abbigaël lorsque celle-ci tourna son regard vers lui, en attente d'approbation, à première vue. Avant de se détourner.
La jeune femme acheva de convaincre le propriétaire des lieux et retourna à ses occupations précédente, comportant sans doute une cave et de l'alcool à distiller. C'était un homme bien, mais pas exempt de pêché. Et puis ça lui permettait de vivre plus sûrement que le don de hibou.
Il inspira profondément, et fit un sourire amusé à la jeune femme, avant de s'incliner devant elle.

« La voiture de madame est avancée. Et tout le plaisir fut pour moi. » Et il lui fait un clin d'oeil, lui prend la main. Mais ne transplane pas tout de suite.
Il attendit un peu, le temps qu'il commence à la sentir s'impatienter, prête à protester qu'il traînait, et là il transplana seulement. Tel le sale troll qu'il était.
Ils arrivèrent sur le chemin de traverse, encore assez rempli à cet heure-ci. La chouette semblait un peu sonnée, pour le coup, mais elle tenait visiblement plutôt bien le coup, bien qu'elle lança un regard au professeur, qui lui fit un sourire.
Un jour, il allait se faire attaquer sans rien comprendre par la chouette revêche, et ça serait bien fait pour lui.
D'ailleurs il n'y avait pas que la chouette qui finirait par essayer de le tuer.

« Et voilà. Vous êtes arrivés à destination. La compagnie Scott espère que tout s'est bien passé durant le voyage, et vous souhaite une bonne continuation pour la suite. »

Il fit un grand sourire à Abbigaël, toujours aussi amusé, et lui tourna le dos, prêt à partir pour le coup, alors même qu'il aurait été difficile de s'y attendre. Avait-elle enfin réussi à se débarrassé de lui ?
Et voulait-elle seulement être réellement débarrassé de lui ?
Car si une chose était sûre, c'était qu'une fois Matthew passé par là, il était difficile de combler le trou qu'il laissait après son passage.


[Je te laisse le choix de clore ou non o/]

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