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Je ne veux pas mourir ! | Evelina&Autumn

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Rappeltou
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MessageSujet: Je ne veux pas mourir ! | Evelina&Autumn Mar 8 Jan - 22:31
Mercredi 15 Septembre
C'était la fin du monde tel qu'elle le connaissait. La fin de tout.
Ce matin, dans le dortoir des Poufsouffles, Autumn se glisse tout doucement hors de son lit, et regarde sans aucune pudeur les draps, puis son pyjama entre ses jambes. Les elfes avaient tout nettoyé d'un jour sur l'autre, mais là, ce n'était plus tenable.
Elle entrait dans le troisième jour. Troisième jour d'une lente agonie dont elle ne pourrait jamais se relever. Ça faisait mal, et ça s'échappait d'elle dans cette douleur atroce, qui la consumait avec toute la violence que pouvait annoncer une mort prochaine. Alors elle va s'enfermer dans une douche, elle se lave, se lave, encore et encore, avant de s'habiller. Et elle s'engouffre dans les couloirs, alors qu'à cette heure, tout le monde se dirige vers la grande salle. Sa démarche, alors qu'elle garde les jambes aussi serrées que possible, lui donne l'air d'un pingouin, et lui vaut les moqueries d'autres élèves qui la voient passer.
La petite adolescente ne se formalise en rien de tout cela. Elle en oublie son air d'aristocrate, son dos droit, et les bonnes manières. Quelque chose de bien plus important, de bien plus sérieux, avec des enjeux autrement plus essentiels, était en train d'arriver dans sa vie. Quelque chose qui pourrait peut-être même mettre fin à ses jours.
À moins que l'infirmière, son ultime espoir, ne puisse lui venir en aide. Voici donc la quête d'Autumn par ce beau mercredi matin : l'infirmerie, son dernier salut, le seul lieu au monde où on avait la possibilité de la soigner de ce mal inconnu saisissant son corps.
Bouhouhou, elle ne voulait pas mourir elle ! Elle voulait continuer à vivre, courir après les papillons, chasser les moutons, aller jouer dans la forêt interdite avec April, bondir dans les couloirs, piquer à manger dans les cuisines... Et puis, elle ne pouvait pas mourir sans avoir embrassé un seul garçon !
Rah, en dernière volonté, elle voulait embrasser un garçon, un verre d'un litre de lait, et une énooooorme assiette de cookies.

Arrivée sur place, la petite adolescente pousse la porte. Elle voit un première année en train d'agoniser à cause d'un sort quelconque, un deuxième année qui ronfle encore de sa potion de sommeil. Rien qui justifie plus d'attention que son problème. La voici alors qui s'avance, toujours dans sa démarche hautement ridicule, et cherche l'infirmière.
Dès qu'elle la voit, elle s'approche d'elle, jambes serrées, mais d'un pas plus précipité. Elle émet une petite plainte affolée, arrive dans le dos de Miss Orwell, tire sur sa manche de manière totalement enfantine, avant de se mettre à parler à toute vitesse.

« Madame, madame, j'ai un gros problème, je crois que je vais mourir, c'est terrible, j'ai mal, je veux pas mourir vous savez, mais tout ce sang pendant deux jours, je crois que je pourrais pas tenir, vous direz à mes parents que je les aime hein? »
Le tout sans reprendre sa respiration. Admirez. Et attention, elle aspire une nouvelle bouffée d'air, ça va bientôt reprendre.
« Je sais pas ce que je vais faire, je suis trop jeune pour mourir vous savez, et puis j'ai plein d'amis qui vont être tristes, et je ne connaîtrais jamais l'amour, comme mon prince charmant pourra-t-il vivre alors que son âme soeur aura déjà quitté ce monde, c'est juste horrible, personne ne mérite ça ! » Elle sautille à moitié sur ses pieds, alors qu'elle sent que le sang coule à nouveau. Elle couine alors plaintivement. « Ça recommence, ça recommence ! Je saigne encore ! J'ai peur madame, j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur, je ne veux pas mourir, je veux vivre, je veux vivre encore plein de choses, oh la la, s'il vous plait, dites moi que je ne vais pas mourir, dites moi qu'on peut me soigner avec une potion, j'avalerai tout ce que vous voulez ! »
Pfiou.
Même moi elle m'épuise. En tout cas, toute la sincérité de son propos se ressent dans sa façon de parler, dans le ton de sa voix. Et son ignorance aussi, par la même occasion.
Non, Autumn n'a absolument pas conscience d'avoir ses premières règles.

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MessageSujet: Re: Je ne veux pas mourir ! | Evelina&Autumn Mer 9 Jan - 8:23
Evelina avait passé une journée épuisante. A croire que tous les adolescents pré pubères de ce château avaient décidés de tomber malade (du moins de jouer avec la magie) ce mercredi. Oui, bon d'accord, nous ne sommes que le matin, la journée ne venait que de commencer, mais la jolie blonde n'avait dormi à tout casser que trois heures. Entre un deuxième année issue de la maison des Serpentards qui avait piqué du nez dans son assiette à cause d'un garnement qui avait versé de la potion de sommeil dans son verre. Eve avait dû vérifier que rien de plus grave n'était la cause de cet assoupissement. Une fois qu'elle avait fini de s'occuper de son cas, un première année de chez Poufsouffle était arrivé tout boursoufflé, les mâchoires collées entre elles. Victime d'un mauvais sort, le pauvre avait bien souffert cette nuit. Ses pustules ne cessaient de crever pour laisser échapper un liquide verdâtre qui contribuait à l'apparition de nouveaux boutons. Une horreur. L'infirmière prévoyant une soirée pépère assise dans son fauteuil prêt de la cheminée avait finalement passé la moitié de la nuit à comprendre ce qui se passait et à essayer de stopper ces enflures. Heureusement Rick, le jeune garçon s'était montré patient et sympathique, malgré la douleur qui lui brûlait le corps. Au final, après lui avoir donné une potion qui avait fini par calmer le problème, elle s'était écroulée sur un des lits matelassé disposé à côté de celui des deux blessés de guerre.

La nuit avait été assez courte et pourtant ce n'était pas le travail qui attendrait. Du coup à sept heures du matin, Eve trop fatiguée pour descendre prendre son petit-déjeuner dans la grande salle, avait demandé aux elfes de lui apporter deux petits déjeuners pour son copain le serdaigle et elle. L'autre dormait toujours à point fermé, il n'y avait qu'une seule possibilité pour son cas : attendre. Un hibou était venu taper à la fenêtre pour lui apporter le courrier matinal et son chat quémandait à manger. Déjà qu'elle n'avait pas dormi avec lui, fallait pas abuser non plus, nan mais oh ! C'est donc tôt ce matin qu'Evelina commença à travailler. Envoyer une missive d'excuse aux professeurs qui auraient les deux garçons de l'infirmerie aujourd'hui, compléter leurs dossiers. En soi ces deux travaux ne sont pas plus longs que cela, mais Evelina a besoin de son sommeil, Eve a besoin de dormir pour être productive, raison pour laquelle elle ne l'était pas. Une fois les formules administratives passées, elle se dit que tout de même, c'était le bazar par ici. Elle entreprit donc de ranger son lieu de travail. Jusque là rien de bien intéressant me direz-vous. Si ce n'est qu'elle fut surprise en plein travail par une petite voix fluette qui la surprit au premier abord puis qui la fit sourire. Cette voix était celle d'une petite fille de Poufsouffle en troisième année. Elle n'eut pas besoin de se retourner, mais la plaintive, elle le savait était Autumn. Selon elle, sa mort était proche et elle n'allait pas tenir bien longtemps. Evelina opta pour le calme plutôt de céder à la panique. Elle connaissait la petite et savait qu'elle pouvait avoir tendance à dramatiser les choses. Elle la laissa finir sa logorrhée verbale pour finalement prendre la parole, la saisissant par les épaules.

« Déjà, Autumn, calme-toi. Tu saignes d'où ? Arrêtes de sautiller comme ça et expliques moi tranquillement ce qui se passe. »

Voilà qui venait compléter sa matinée. Elle n'avait rien contre cette jeune fille, si ce n'est qu'elle ne pouvait s'empêcher de parler rapidement sans jamais s'arrêter et à peut-être un peu trop s'écouter. Elle l'entraîna dans un coin. Elle ne savait pas encore ce qu'avait Autumn, mais au vu de ses jambes fermées, de ses petits sauts et du sang dont elle lui parlait, Eve avait tout de même un léger doute sur la cause de la mort prochaine de la petite.

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MessageSujet: Re: Je ne veux pas mourir ! | Evelina&Autumn Sam 12 Jan - 16:00
C'était la catastrophe. La fin du monde. L'Apocalypse.
Peut-être devrait-elle prier pour obtenir le pardon d'un dieu en qui elle ne croyait pas ? Peut-être que Maman pourrait lui faire voir l'Archévêque de Canterbury ou de York, qui siègent avec elle au Parlement, pour le salut de son âme – sait-on jamais que ce soit utile ! Ou bien peut-être que Miss Orwell l'enverrait à Ste Mangouste et qu'elle devrait vivre toute sa vie avec des prises de potion de régénération sanguine quotidiennes ? Nooooon ! Ce n'était pas possible, sa vie entière serait gâchée, elle devrait changer de vêtements trois fois par jour, et elle ne pourrait jamais être tranquille. Et si son prince charmant était hématophobe ? Oh la la, ça allait être compliqué...
Des mains accrochent ses épaules et la petite adolescente arrête brusquement l'évolution dramatique de sa pensée, jaugeant avec un air paniqué l'infirmière. Se calmer ? Se calmer ?! Mais comment voulait-elle qu'elle se calme ! C'était pas elle qui saignait depuis plus de deux jours ! C'était la catastrophe, elle ne comprenait rien, pff, ces adultes comprenaient jamais rien de toute façon !
Imaginez ici ce personnage prenant une pose hautement dramatique, dos de la main sur le front.
Comment ça, où est-ce qu'elle saignait ? Mais c'était pas important ! Ce qui était important, c'était que ça ne s'arrêtait pas et qu'elle allait mourir, bon sang – haha, c'et le cas de le dire, tiens. Et que si elle ne mourrait pas, toute sa vie ne serait plus qu'un long calvaire sans fin !
Peut-être vaudrait-il mieux qu'elle meurt, en fait, parce que passer sa vie à saigner, régénérer le sang, saigner encore... Ça risquait d'être super pénible en fait.

« Maaaaais c'est pas important ça ! Je vais mourir, vous voyez bien, c'est grave, je me vide de mon sang, c'est pas important de par où ça se passe, l'important c'est que ça couuuule ! »
Et elle ponctue le tout d'un petit balancement sur ses pieds, pinçant les lèvres dans un petit couinement désespérée en sentant une nouvelle coulée passer – miam, j'espère que vous n'êtes pas à table. Et elle serre les jambes, dans l'espoir d'empêcher le sang de s'évacuer.
C'était la pure catastrophe.
« J'avais mal au ventre avant, et maintenant je saigne, madame ! Il faut faire quelque chose, je veux pas mourir, c'est horrible vous savez, ça coule, c'est désagréable, j'ai maaaaal et puis ça saigne, ça coule, ça couuule ! » Elle sautille sur ses pieds, secoue la tête, la baisse, la redresse, trépigne à nouveau.
« Ça coule entre mes jambes madame, c'est désagréable, aidez moooiiiiiii ! » insiste-t-elle en sautillant désespérément. Elle aimerait bien de l'aide, puisqu'elle était venu pour ça et que cette infirmière était un peu son dernier espoir. La seule personne capable de la rassurer, de la soigner, de faire en sorte que son mal disparaisse et qu'elle puisse jouir à nouveau d'une vie normale et sans contrainte, d'une adolescence simple et insouciante, bref, rien de bien exceptionnel, mais rien non plus de terrible.
Bouhouhou, elle n'aimait pas saigner comme ça, ça l'inquiétait quoi. Elle voulait aller mieux, elle voulait redevenir une fille comme une autre, une qui ne saigne pas et qui rêve de bisouiller le garçon, là-bas, le petit bad boy mignon de sa classe, mais pas plus, parce que plus c'est dégueulasse, et puis c'est horriblement gênant et ça demande qu'elle se mette toute nue et...
Et de toute façon elle peut plus, parce qu'elle saigne entre les jambes, quoi. Qu'est-ce qu'il dirait son amoureux, hein ? Il ne voudrait sans doute plus d'elle, et se moquerait d'elle, et elle serait la risée de toute l'école et...
Tu te fais des films, ça suffit, Autumn ! Tu n'as jamais embrassé de garçon, je te rappelle, arrête donc de fantasmer, veux-tu. L'heure est grave.
Tu saignes quoi.

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MessageSujet: Re: Je ne veux pas mourir ! | Evelina&Autumn Dim 17 Fév - 7:45
La peur, la terreur même de la petite fille transparaissait dans la moindre de ses mèches de cheveux. La blondinette semblait pétrifiée, prête à tout faire pour survivre. Ca fiche des frissons rien qu'à y penser toute cette terreur ! Pourtant, Evelina ne voyait pas d'où venait le problème. Bien qu'elle en eut une certaine idée. L'infirmière essayait de capter le regard de la poufsouffle, totalement paniquée. Ne voulait-elle pas cesser de gigoter ? Elle retint un rire lorsqu'elle la vit d'un air dramatique, résigné voir exaspéré, porter sa main à son front et lui souffler d'un ton désespéré que franchement elle n'y connaissait rien, parce que c'est vrai quoi, c'est pas très important de savoir d'où vient le mal, n'est-ce pas ?

- Ah oui ? Désolée mademoiselle, mais va bien falloir que je sache d'où ça vient, tu ne penses pas ?

Ponctuant sa phrase d'un petit sourire qui se voulait rassurant, Eve espérait de tout coeur que la jeune élève allait cesser de gigoter sur place en couinant. Malgré toute l'affection qu'elle avait à l'égard de tous ses petits protégés, elle ne supportait pas vraiment ce genre de comportement, mais ça bien entendu, elle ne le dirait pas. Elle continua donc d'écouter les plaintes d'Autumn sans sourciller. Jusqu'au moment où. Oui, vous savez CE moment, quand tout s'éclaircit vraiment, que vous comprenez que la jeune fille qui se tord de douleur face à vous en lâchant des plaintes désespérées, que vous pensez, un peu bêtement d'ailleurs, que vous ne pourrez peut-être jamais la soigner, que vous comprenez finalement que, cette jeune fille va bien. Que cette jeune adolescente, n'a en fin de compte, que ses règles. Alors là, toutes mes excuses, mais Eve ne put s'empêcher de rire gentiment. Ce n'était pas de la moquerie, simplement qu'un cirque pareil pour une chose aussi banale... Cependant, l'infirmière cessa très vite de rire, il ne fallait pas qu'elle se vexe. Elle entraîna alors Autumn avec elle un peu plus loin, histoire de lui expliquer discrètement ce qui lui arrivait. Avouez que ce n'est jamais très agréable de parler de tampons et autres serviettes hygiéniques devant d'autres
adolescents, d’autant plus s’ils ont deux poils sur le menton, des mâles, avec de la testostérone et tout, non ?

- [color=crimson]Autumn, ce qui t'arrives est tout à fait normal. Toutes les filles de ton âge et même celles du mien ont ce que tu as en ce moment. Et tu vois, je suis toujours là !adolescents, d'autant plus s'ils ont deux poils sur le menton et un truc entre les jambes, non ?[/crimson]

Ses paroles semblèrent calmer la jeune fille. Eve poussa un soupir, elle avait son attention et semblait prête à l'écouter sans secouer dans tous les sens. Sans faire de commentaires, elle en était moins sûre, mais bon...

- Tu as tes règles, jeune fille. Rien de grave, ne t'inquiètes pas !

A partir de là, elle s’attendait à des questions, ce qui était normal. Elle y répondrait sans aucun soucis, mais elle préférait qu’on les lui pose plutôt d’y répondre directement. Laissons sa curiosité s’emballer un peu.

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MessageSujet: Re: Je ne veux pas mourir ! | Evelina&Autumn Lun 18 Fév - 22:08
Ses règles.
Beuuuuh, non Madame l'infirmière, elle n'avait aucune règle, ni équerre, ni rapporteur qui coulait entre ses jambes. Non, non, non, rien à voir avec un cours de géométrie moldu ; en l'occurrence, ce grand désastre lui rappelait plutôt le film Saw, un film horrible qui fait peur dont ses copines moldues lui avaient parlé cet été, et qui avait l'air juste atroce de tout ce sang et ces trucs terribles qui giclaient de partout. Beurk, beurk, beurk.
Définitivement, ça n'avait rien à voir avec les mathématiques. Peut-être pouvait-elle à la rigueur faire don de son sang à la science, ou à l'école, pour qu'on fasse des stylos avec, histoire que ça fasse de l'encre, mais à part ça...
Et en plus l'infirmière disait que c'était normal. Que même à son âge ça arrivait.
Des questions ? Autant dire qu'Autumn en avait plus que de raison...

« Mais ça va être comme ça toute ma vie ? » questionne-t-elle immédiatement, et à toute vitesse. « Mais j'vais devoir vivre avec des potions de régénération sanguine ! Et les moldues elles font comment, elles ont des transfusions tout le temps ? Mais alors comment elles font pour pas tacher leurs vêtements ? Parce que ça tache, pis ça coule, pouaaaaah, c'est une horreur, c'est juste atroce ! Et les garçons, comment ils font pour ne pas être dégoûtés par l'odeur ? Et pis comment on fait pour faire des bébés avec ce truc qui gêne et qui empêche le... euh... Le papa de mettre la petite graine dans la maman ? »
L'euphémisme selon Autumn. Ça envoie du très lourd.
« Pouah, je peux pas perdre du sang comme ça tout le temps, c'est trop pénible ! C'est que je suis une Lady moi, je dois sentir bon et être propre en toutes circonstances, c'est ma mère qui le dit ! Et si je perds autant de sang qui pue toute la journée, ni l'un ni l'autre ne sera possible ! Roh et puis à quoi ça sert, hein, qu'on perde tout ce sang tout le temps ? C'est dangereux pour la santé, alors pourquoi ? C'est un peu comme une maladie qui toutes les filles ? Et genre les garçons ils ont pas ce problème ? Ils saignent pas du zizi ou des fesses? »
Notez sa façon de parler, enfantine et infiniment correcte, ce qui ne serait pas le cas de toutes les gamines de son âge...
« Non mais vous pouvez pas être sérieuse ! Et puis, les règles, c'est pas du tout ce que j'ai. Moins c'est du sang, je suis sûre que c'est du sang, parce que c'est rouge rouge rouge, et pas du tout des trucs durs en plastiques qui coulent. Pis d'abord je vois pas comment des règles pourraient sortir de... De là ! Déjà que je comprends pas d'où le sang vient... Parce que faut savoir que quand je fais pipi, bah ça ne saigne pas, c'est tout comme d'habitude. Par contre j'ai aussi mal dans mon ventre, mais pas mal comme quand on est malade vous savez, ni comme quand ça brûle quand on va aux toilettes, c'est entre les deux. Mais parfois ça fait vraiment très mal, même que quand je masse bah ça fait toujours aussi mal, ça calme rien du tout, ça brûle toujours, et ça tire, mais ça pique pas par contre ! »

Mais ne s'arrête-t-elle donc jamais ? Ah ça, si Evelina voulait répondre aux questions d'une gamine qui avait aucune idée de ce qui lui arrivait, elle allait être servie, parce qu'elle en avait encore, plein, plein, plein ! Mais elle interrompt tout de même son long discours en reprenant sa respiration, histoire de laisser l'infirmière répondre à la première salve.

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