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Une rencontre peu désirée [Pv Séraphine]

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Rappeltou
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MessageSujet: Une rencontre peu désirée [Pv Séraphine] Mer 9 Jan - 15:36



Séraphine & Brooklyn


I
l est toujours difficile de sortir de sa lourde torpeur qui paralyse tous tes membres lorsque le sommeil t'a fauché, sans te laisser la moindre chance d'effectuer une nouvelle activité palpitante que te réserve une journée. Non, tu t'endors et lorsque tu te réveilles, c'est l'heure d'aller en cours. Dans ses cours si ennuyeux, qui parfois parviennent à m'apprendre des choses qui me paraissent intéressantes. Mais, ces occasions-ci restent rares. La plus grande majorité des cours sont d'un ennui mortel, bien que j'éprouve du plaisir à achever un travail. C'est ce sentiment si désagréable qui fait son apparition à chaque réveil qui rend ma matinée si maussade lorsque j'ai cours. Ce sentiment qui perdure, puis s'estompe lorsque l'après-midi montre le bout de son nez. Alors, une nouvelle fougue me rend un tout nouveau sourire éblouissant qui s'éteindra lorsque je fermerais de nouveau les yeux. Il s'agit de ces faits et de bien d'autres encore qui parviennent à me faire aimer autant le week-end lorsqu'il arrive. Et à chaque week-end, j'éprouve une joie si intense que je ne peux la cacher. Et ce même sentiment désagréable en semaine et cette joie si terrible en week-end sont d'autant plus forts le premier mois de cours. Cette supposition est bien entendue fonder et prouvée par moi-même, Brooklyn qui vient de me réveiller après une longue et douce nuit de semaine qui s'acheva tard dans la matinée. Autant profiter de ce nouveau week-end qui débute. Bien entendu, quelqu'un fut obligé, en me voyant dormir si bien, de me secouer pour me réveiller. Et deviner qui fut cette personne? Roxanne, comme toujours. Elle trouvait toujours le moment le moins approprié pour gâcher ma matinée. Quand, par exemple, je vivais un rêve merveilleux. Et, malheureusement, une fois réveillé, il m'était impossible de me rendormir. Cette journée de samedi s'annonçait donc aussi normale que les précédentes. J'allais probablement grignoter, et comme je suis plutôt du genre gourmande, j'allais exagérer sur la dose de nourriture. Mais, j'ai beau manger à ma faim chaque jour, je ne grossis jamais et garde mes formes si envieuses. Très bon atout que j'espère ne jamais perdre. Ensuite, je prévoyais de me rendre dans ma salle commune pour finir mes devoirs, commencé la veille pour savourer ce week-end comme il se doit par la suite. L'après-midi reste cependant une grande page blanche qui changeait chaque samedi. Je ne pouvais prévoir ce que j'allais faire. Seul l'avenir me le dirait.

J'exécutais donc ce que j'avais prévu pour le reste de la matinée. Après avoir travaillé deux bonnes heures, je décidais de rejoindre un groupe de Poufsouffle que je connaissais plus ou moins bien, avec qui je m'entendais assez pour tenir une conversation calme et sans conflit un moment. Aucun conflit était la clef de tout, et en aucun cas je ne comptais changer de clef. J'aimais cette paix qui régnait dans l'air en cet instant avec ce groupe de Poufsouffle. Ce pourquoi je restais un moment avec eux, à parler de ce qui se tramait en ce moment à cause du mouvement d'Ouverture. Et comme à mon habitude, je ne manquais pas cette occasion de clamer mes grands discours de paix que je tenais de ma grand-mère ainsi que de mes propres idéaux. Mais, bien vite j'eus besoin de changer d'air, essentiellement en raison du fait que l'air commençais à devenir lourd et tendu, signifiant un conflit peu désiré en vue. Je partis donc et sans savoir le pourquoi du comment, finis par errer dans le parc, aussi seule que je l'étais dans mon lit, cette même nuit. Ce qui peut paraître regrettable, mais bref, passons. Le ciel était d'un bleu éclatant qui correspondait parfaitement avec l'ambiance du samedi. La pelouse adoptée encore une verdure parfaite due à l'été, qui serait bien vite remplacée par l'automne d'ici peu. Au loin, dans la forêt, je devinais que des sombrals s'agitaient, sans que je ne puisse les apercevoir, et en aucun cas, je ne souhaitais un jour être capable de pareil talent. Mais, j'aimais me les imaginer dans mon esprit, à ma façon.

Mes jambes me portèrent jusqu'à la volière, endroit que je fréquentais bien rarement. Je prenais des nouvelles de mes parents une fois par mois, et encore, cette valeur paraissait exagérée. Mais, aujourd'hui, j'avais bien envie de prendre l'initiative et de leur envoyer une lettre. À peine une semaine venait de s'écouler depuis la rentrée. Dans mon petit sac qui m'accompagnait la plupart du temps se trouvait le nécessaire pour leur écrire. Je n'avais pas le moindre hibou, et j'en étais ravie. M'occuper de Snow -mon chat- était déjà un défi, bien difficile à accomplir, alors en plus d'un hibou. Bonjour les ennuis. J'empruntais généralement ceux appartenant à Poudlard, et cela suffisait. Un sourire aux lèvres, je franchis l'immense porte de la volière. L'odeur que dégageaient les nombreux hiboux qui vivaient ici était loin d'être agréable, mais je n'avais pas le choix. Ou du moins, les bonnes résolutions de la nouvelle année se manifestaient enfin, avec du retard, j'en ai conscience, raison de ma présence ici si tôt après la rentrée. Je montais quelques étages, puis commença à écrire cette fameuse lettre dont les destinataires n'étaient autres que mes parents et ma grand-mère. Une fois la lettre achevée, je l'attachais à la patte d'un des hiboux, ravie de les faire un peu travailler, eux qui somnolait à longueur de journée. Mon choix se porta sur un hibou noir qui avait pour réputation d'être bien docile. Parfait, donc. Une fois cela fait, je décidais d'entretenir mon journal intime, mais dès que cette idée eut traversé mon esprit, une ombre se dessina au coin de l'escalier. Une ombre qui n'apportait rien de bon, j'en étais persuadé....

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