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When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine}

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MessageSujet: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine} Dim 13 Jan - 19:01


When all those shadows almost killed your light




Scorpius poussa un léger soupir. Il se retourna dans son lit, recouvrant ses épaules nues de la couverture verte et argent. Il posa son regard dans le vide, sans se fixer sur un élément en particulier... Il était perdu dans ses pensées... Il aurait aimé d'ailleurs, ne pas se perdre dedans, dans cet univers trop vaste où son imagination s'amusait à lui jouer de sacrés-tours et où sa mémoire semblait se plaire à lui renvoyer des images de son passé.
Scorpius s'allongea alors sur le dos, fixant les motifs brodés argentés de son ciel de lit. Il se prit sa tête entre les mains et poussa un grognement mécontent.
La nuit était douce en ce début d'année scolaire. Le garçon ne dormait qu'avec un drap léger sur lui en plus de son pantalon de pyjama vert et argenté.
Mais il n'en pouvais plus, il était épuisé. Depuis ce jour là, il n'arrivait plus à dormir. Impossible pour lui de fermer l'oeil de la nuit. Et comme si cela ne suffisait pas, Morphée avait lui aussi décidé de l'abandonner, la divinité ne venait plus perdre son temps à chercher à apporter à Scorpius un sommeil apaisant, même lui avait abandonné. C'était peine perdue.
Le vert et argent cherchait à capter son attention sur autre chose. Il écoutait alors les respirations calmes de ses camarades déjà endormis depuis un bon bout de temps... Mais en fin de compte, leurs respirations ne fit que agacer le jeune garçon. Scorpius enfoui alors sa tête sous son oreiller. Qu'espérait-il faire comme ça ? Il lui serait impossible de s'endormir dans cette position là qu'il n'avait rien d'agréable. Et même à travers ce coussin posé sur son visage, il entendait encore les respirations de ses camarades de chambrée.
Et puis, il y eu comme un bruit de porte. Le serpent se figea, retenant sa respiration. Son sang n'avait fait qu'un tour, tout ses sens étaient en alerte, près à bondir sur n'importe quelle menace. Doucement, il fit glisser le coussin de son visage et se redressa pour observer. La porte de leur dortoir était ouverte... il vit alors comme un ombre passer dans le couloir.
Scorpius se releva, ne prit pas la peine de mettre ses chaussons où de prendre une robe de chambre, il attrapa simplement sa baguette et vint se coller contre le mur, à côté de l'embrasement de la porte. Il jeta un coup d'oeil mais constata bien que le couloir était désert. Silencieusement, il se glissa dans l'embrasement de la porte et se dirigea vers la salle commune. Il entendit de nouveau un bruit venant de la pièce alors qu'il n'y était pas encore. Scorpius se plaqua contre le mur, le coeur battant, serrant sa baguette entre ses mains... Il se pencha alors pour regarder dans la pièce. Au début, il ne vit rien... puis quelque chose bougea... Ce n'était qu'un chat.
Scorpius poussa un soupir. Il cessa alors de rester dissimuler dans l'ombre et rentra dans la salle. Il se laissa tombé sur un des canapés. Quel idiot, se mettre autant sur le qui-vive pour un pauvre chat...
Mais depuis la mort de son père, Scorpius se méfiait de tout. Il ne pouvait avoir confiance en personne. La nuit, il lui était impossible de trouver le repos. Il s'assoupissait bien par-ci par-là mais après pas même une heure de sommeil léger, il se réveillait d'un coup, totallement paniqué d'avoir put baisser sa garde dans son sommeil. Et cela épuisait le garçon... Tout ça parce que des cons avaient voulut faire la loi.
Scorpius chercha alors une nouvelle fois à se changer les idées. Mais c'était impossible. Tout ici lui rappelait son père défunt. Rien que cette maison de Serpentard... Il avait été si fier de son petit garçon, et quelle fierté cela avait été pour Scorpius... il allait dans la même maison que son père. Scorpius s'imaginait son père à son âge assit sur ce canapé au coin du feu, lisant un manuel de potions, assis à une table derrière faisait une partie d'échec, assis au bureau à travailler sur un devoir d'enchantements...

Une larme perla au coin de l'oeil de Scorpius. Ce dernier se refusait un tel laissé aller. Lors de l'enterrement, il s'était efforcé de retenir un maximum ses larmes, de paraître fort pour sa mère. Bien sûr qu'il n'avait put se retenir d'en verser quelques unes... Mais jamais le garçon n'avait évacuer sa peine en pleurant à chaude larmes. Il était resté très réservé sur ses sentiments et ne voulait pas qu'on vienne le plaindre. Les petits regards qui se veulent compatissants de ses camarades, il ne les supporte pas. Personne ne peut comprendre sa peine, ça, il en est convaincu.

Mais maintenant qu'il était seul, qu'il était une heure bien avancée de la nuit, Scorpius ne put retenir d'avantage ces quelques larmes qui se laissèrent glisser le long de sa joue. Scorpius ne se mit pas à sangloter, les larmes apparaissaient et s'en allait dans un silence total. Seul les ronronements du chat qu'avait suivit le garçon jusqu'ici venait briser ce silence.

Les paupières du garçon se refermèrent sur ses yeux humides, accélérant la descente de nouvelles larmes. Scorpius se mit alors sur le côté et observa sans dire un mot ce chat qui faisait sa toilette. Les larmes continuèrent de glisser le long des joues du garçon, ne semblant plus vouloir s'arrêter maintenant qu'il leur avait enfin permit de s'en aller.
Le serpentard avait bien l'impression d'être prisonnier de cet état, comme si plus jamais il ne pourrait se réjouir de quoi que ce soit, être heureux, rire, être tranquille, être reposé... C'était des choses qui lui semblait impossible. C'était devenu à ses yeux des effractions à la réalité. Et le garçon en voulait à tous ses autres élèves légers, souriants... insouciant. Il se sentait seul et abandonné face à quelque chose qu'il était bien incapable de gérer, quelque chose à laquelle personne n'a songé un jour à le préparer car personne ne pensait qu'il aurait à vivre ça à son jeune âge. On pensait qu'il y avait le temps avant, qu'il était jeune et qu'il n'aurait pas à connaître de tel drame...


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MessageSujet: Re: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine} Dim 13 Jan - 19:58
Jeudi 16 Septembre – Très tôt le matin

Il semblerait que, lors de cette nuit d'encre, plusieurs âmes soient agitées. Séraphine dort mal, ce soir-là. Elle se retourne plusieurs fois dans ses draps sans se réveiller, gémit, mais ses camarades de dortoir semblent indifférentes à cela. Boules quiès, enchantement sur le baldaquin pour empêcher le son de se répandre, enchantement sur le dortoir pour empêcher les cris de s'étendre à toute la salle commune... Des précautions prises par les filles en chaque début d'année.
Et pour cause.
Le noir absolu. Une sensation désagréable, la peur au ventre, entre celle de l'inconnu, véhiculée par l'obscurité, et celle du connu, car son inconscient sait pertinemment ce qu'il va suivre. Pourtant, elle glapit tout de même à chaque son qui se détache autour d'elle, couine parfois dans son sommeil, de cette attente qui ne la rassure en rien. Une longue attente qui se termine lorsque l'odeur vient chatouiller ses narines. Cette agressive odeur d'essence, suivie de près par une lumière violente, à brûler les rétines.
Et il n'y a pas que les rétines qui sont alors brûlées. L'enfant de dix ans qu'elle est dans le rêve recule brusquement face aux flammes qui viennent de jaillir. Elle recule, un pas, deux pas, mais la chaleur dans son dos lui rappelle qu'elle est encerclée. Elle s'en rend compte trop tard, et son tee-shirt prend feu, d'un coup. Par réflexe elle enlève le tissu ; un réflexe qui la sauve en même temps qu'il la condamne, car si elle est débarrassée de ce danger évident, elle permet aussi au brasier de s'étendre à sa chevelure d'ébène.

Un cri déchire brusquement le dortoir.
Un cri qui n'éveille pas ses occupantes, qui ont, depuis sept ans qu'elles partagent ce dortoir avec Séraphine, pris leurs précautions. Un cri étouffé qui arrive tout de même jusqu'à la salle commune, comme un son amoindri par les multiples sorts des filles. C'est pourtant à pleins poumons que l'Écossaise, en pleine terreur nocturne, hurle l'horreur qu'elle revit aux travers de ses songes. Et elle ne parvient pas à s'éveiller, piégée dans le cauchemar qui l'enserre des griffes de la nuit...
Et c'est là que réside toute la torture de son coeur.
Elle se roule en boule, tente de lutter contre les flammes qui la dévorent dans ce souvenir si poignant. Les mains se lèvent pour empoigner les cheveux, sur la tête, le cri s'étouffe dans les draps mais elle n'en a pas conscience. Nuls bras réconfortants pour l'apaiser, comme ils l'avaient fait au cours de l'été. Nuls mots d'amour pour la rassurer, nulle étreinte chaleureuse pour lui rappeler qu'elle n'est plus seule.
Le manque est d'autant plus cruel dans cette situation où elle est seule face à ses démons.

Et enfin, l'éveil. Ses yeux, grands ouverts depuis que le cri est sorti de sa gorge, semblent retrouver leur plein rôle. Séraphine, le souffle court, redresse lentement son corps roulé en boule dans les draps et, comme toujours, explose en sanglots silencieux, le visage dans les mains.
Ce n'était pas sa première terreur depuis son retour à Poudlard. Mais elle savait que ça ne serait pas la dernière non plus, et constatait que leur rythme était plus fréquent que l'été précédent, où elles s'étaient calmées. Les larmes ruisselant encore son visage, la jeune fille ouvre le tiroir de sa table de nuit et en sort les lettres, soigneusement pliées, qu'elle y garde jalousement. Toutes portent la même écriture, même si elles sont de longueurs variées. La plupart sont des notes d'une taille reflétant bien le caractère peu bavard de celui qui les a écrites, les autres, un peu plus longues, sont autant de trésors aux yeux d'une adolescente qui n'a que cela à quoi se raccrocher.
Du moins est-ce là la pensée d'une jeune fille encore soumise aux lois des hormones, d'une maturité imparfaite, et d'un coeur en pâmoison totale.
Elle a aussi ces articles de journaux, ces critiques, et le dernier roman, reçu le matin même. Savoir qu'il lui appartient et qu'il a eu la délicatesse de lui envoyer la touche, et finalement, les mots, si rares, sur le papier, lui rappellent sa présence. Elle a le sentiment de sentir son odeur sur le parchemin, et s'imagine ses bras l'entourant avec douceur.
Calm down. Everything is gonna be fine.
Elle entend presque sa voix rassurante, ses paroles...
Un long soupir lui échappe, ses yeux se ferment brièvement. Elle devait prendre l'air. Encore dans sa nuisette, elle pose le pied à terre, s'enroule dans sa robe de chambre aux couleurs de sa maison, et sort du dortoir à pas de chat. Silencieuse comme une ombre, trahie seulement pas le rouge de ses yeux et ses joues encore humides, les cheveux blonds en bataille – grmbl blondeur pourrie, vivement qu'elle s'en débarrasse – elle s'avance dans le couloir dans une lenteur inhabituelle.

Et puis la voici qui apparaît dans la salle commune, et c'est à cet instant seulement qu'un bruit lui parvient. Ses yeux balaient les lieux, éclairés par le feu de la cheminée, et elle aperçoit les cheveux blonds familiers d'un des sang pur de la maison.
Oh. Quelqu'un.
L'adolescente s'avance sans forcément poser les yeux sur Scorpius, se laisse tomber dans le fauteuil le plus éloigné de la cheminée – comme elle l'avait toujours fait, tout le monde chez les Vert&Argent savait qu'elle était pyrophobe et qu'elle se tenait loin de la cheminée – fixe le vide une seconde ou deux, avant de poser son regard sur son camarade. Ses yeux accrochent les traces brillant sur ses joues, marques d'une détresse sans borne.
Pourtant, pas une remarque ne franchit ses lèvres. Qu'y a-t-il à dire ? Séraphine était l'indifférence incarnée et, même si elle considérait de coutume la faiblesse comme le pire des défauts, elle n'était actuellemet pas en position de s'affirmer en position de force.
N'était-elle pas celle qui pleurait la nuit, quand les terreurs nocturnes venaient hanter son être ?
Elle n'était pas douée en paroles réconfortantes et n'était pas de ceux qui les partageaient. Elle se doutait de la raison des pleurs de son camarade – qui pourrait ignorer ? – mais savait tout aussi bien que ce qu'elle pourrait dire n'y changerait rien. Parler attirerait son agressivité. Nouer le dialogue les conduirait inévitablement à une violente dispute entre deux âmes torturées, pour des raisons aussi diverses que différentes, et n'était donc pas la stratégie à adopter.
Elle ne voulait pas qu'il pose de questions, et lui sans doute non plus.
D'une main, elle sort sa baguette, l'agite souplement. Sorti de nulle part, un paquet de mouchoir en papier se place devant elle. Elle en prend un, et, toujours par magie, laisse le paquet voleter jusqu'au cinquième année, pour se poser à ses côtés.
« Pour garder contenance. » commente-t-elle simplement d'une voix murmurée, avant de se moucher avec un sexyness tout relatif et d'essuyer ses yeux encore un peu humides.
Solidarité.
Finalement, c'était bien une caractéristique de leur maison. Et il n'y avait que dans l'adversité qu'ils pourraient se serrer les coudes.

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MessageSujet: Re: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine} Ven 18 Jan - 0:09


Ses pensées partaient au fond de sa mémoire, cherchant à se rappeler du moindre trait de son père. C'est comme s'il avait apprit par coeur, sans le savoir, au fil de ces années, les traits de son père. Il aurait juré être capable de pouvoir encore les dessiner. Le garçon à peur d'une chose à présent, oublier le visage de cet homme qu'il a toujours admirer. Sa perte est une douleur qui se garde, qui fait plus de mal qu'autre chose. On peut apercevoir dans son regard qu'il a franchit une nouvelle étape. Après avoir traversé le choc, le déni, la colère (qui fut très violente de la part du garçon mais discrète devant Astoria, il ne voulait pas brusquer sa mère qui elle aussi avait énormément de mal avec cet évènement et c'est bien normal). Scorpius est arrivé à cette phase de tristesse qui semble sans limite. Le garçon est perdu comme un chat errant. Il ne sait plus d'où il vient ni où il va. La perte de se repère le déboussole totalement. Il est abattu par cette situation, constamment fatigué, épuisé. Il n'a plus l'envie de rien et voudrait simplement qu'on le laisse pourrir dans son coin.
C'est ce qu'il cherchait peut-être en choisissant de venir s'installer sur ce canapé seul au lieu de retourner à son lit... Il voulait qu'on l'abandonne lui aussi, qu'on l'oublie... et qu'on le laisse moisir ici, tranquille. Mais visiblement, le destin en avait décidé autrement puisqu'une de ses camarades se trouvait dans les parages par hasard. En l'entendant arriver, Scorpius se redressa d'un coup et voulut essuyer les traînées laissées par les larmes d'un revers de manche... mais on n'arrête pas ses yeux de pleurer sur commande... Cependant sa camarade ne dit mot, elle s'installa sur un fauteuil et envoya une boite de mouchoir vers le cinquième année. Scorpius ne sut alors comment agir. Il en voulait pas de ses mouchoirs, il en voulait pas de sa pitié ! Il était pas là pour ça, il voulait pourrir tranquille sans qu'on vienne l'emmerder avec des bons sentiments merde ! Mais il n'était pas en position de force, bien au contraire. Il attendait de la part de sa camarade une ignorance ou une remarque acerbe, mais elle n'en fit rien... à moins que "pour garder contenance" n'ai comme sens caché 'tiens je vais te pourrir la vie maintenant, il est 3h et je suis d'humeur à emmerder le monde' mais Scorpius en doutait fort. Il attrapa alors un mouchoir mais le garda dans ses mains et l'observa sans dire mot. Enfin, ça l'emmerdait quand même qu'on ait pitié de lui... mais il devait bien avouer qu'avec sa tronche il n'avait vraiment pas de quoi rabattre le quaquet à qui que ce soit... Même un épouvantard ferait moins peur que lui... avec son teint blanc porcelaine, ses grandes poches violettes sous ses petits yeux que ses larmes avaient rougis. Non, le fils Malefoy n'était franchement pas sous son meilleur jour. Séraphine pourrait se faire un plaisir que de raconter à quel point il était sexy avec cette sale face de zombie sorti du lit... Le jeune cinquième année n'avait même plus la force de lui en vouloir d'avance pour ça...
Et il entendit la demoiselle se moucher... Tient ? Que lui arrivait-il ? Scorpius tourna alors la tête vers la demoiselle... Elle aussi avait l'air sacrément crevée, mais elle avait du dormir elle, ça se voyait... enfin comparé à la tronche de Scorp, on voyait bien lequel des deux avait déjà fermé les yeux cette nuit.
Scorpius répondit à la demoiselle, à voix basse, comme s'il craignait qu'on le surprenne dans un tel état de faiblesse. Il pensait peut-être que plus sa voix était faible, moins on entendrait la tristesse qu'elle trahissait.

❝ Merci... ❞

En temps normal, le vert et argent se serait interrogé sur l'état de sa camarade, il aurait accusé la curiosité des faiblesses mais en réalité, il s'agissait d'un altruisme dissimulé. Si Scorpius était capable de mépriser n'importe quel élève de poudlard, il en était un cas différent quand cela concernait ses camarades de maisonnée. Ils se voyaient tous les jours, partageaient leurs pièces communes principales, mangeaient à la même table... Alors, même si l'on ne peut pas s'entendre avec tout le monde et s'il y avait des affinités... Scorpius avait tout de même, dans certains cas, un forme d'esprit de solidarité imposée. L'entraide entre les serpents était leur survie. Seuls contre tous, c'est pas le moment pour eux de s'abandonner entre eux comme le font les méchants dans les films. Non, eux, ce sont pas les méchants, hors de questions pour eux de se séparer...
Chez les serpentards, il y avait une interdépendance non avouée entre chaques élèves. Ils ne pouvaient pas être toujours les plus forts, les plus doués, les meneurs, les calculateurs toujours sûrs d'eux. Tous avaient des moments de doutes, et c'est là qu'ils ne devaient pas s’abandonner sous prétexte qu'on leur à coller cette étiquette de lâche vermine individualiste.
Scorpius baissa les yeux sur le petit mouchoir qu'il tenait toujours entre ses doigts. Sur les bords de se mouchoir, des écritures fines en gaélique étaient inscrites à l'encre verte. Scorpius fit glisser son pousse dessus, se demandant bien ce que cela voulait dire et pourquoi c'était sur le mouchoir qu'avait fait apparaître Séraphine.
Scorpius leva à nouveau le visage vers sa camarade, ne sachant trop si elle était encline à la discussion... Il faut dire aussi qu'il n'avait pas eu l'occasion de lui parler depuis janvier dernier au moins ! Surtout depuis la rentrée, tout ces nés-moldus, Scorpius leur en voulait tellement que ses regards étaient souvent meurtriers lorsqu'ils en croisait un, alors avec Séraphine, ça n'était pas mieux bien qu'il soit un peu moins foudroyant qu'avec un élève d'une autre maison...

❝ C'est fait exprès l'écriture ? ❞

Question bateau, tellement bateau que le vert et argent se questionna une seconde à savoir si elle n'agacerait pas sa camarade. Mais le cinquième année se doutait bien que parler de ses petits malheurs (façon de parler) à Séraphine n'arrangerait pas vraiment leur relation alors, quitte à parler pour ne rien dire autant poser une question qui lui taraudait vraiment l'esprit... Cependant il faut tout de même se demander, est-ce que cela intéressait vraiment le serpent que de connaître le pourquoi du comment de l'écriture en gaélique du mouchoir ou s'il ne cherchait pas à tout prix à se changer l'esprit en pensant à quelque chose qui ne lui rappellerait pas que plus jamais il ne verrait son père défunt...

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MessageSujet: Re: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine} Ven 18 Jan - 14:52
Pitié ?
Non, Séraphine ne faisait jamais montre de pitié. Déjà parce que ce serait témoigner de l'intérêt pour ses camarades, chose qui était absolument inenvisageable pour une personne comme elle. Ensuite, parce que ça n'aidait pas celui d'en face, et ça ne lui rapportait rien à elle. Deux bonnes raisons pour ne pas se montrer condescendante envers qui que ce soit.
Là, c'était une solidarité entre deux personnes qui étaient suffisamment tourmentées pour ne pas trouver le sommeil. Tourmentées au point que ledit tourment se glisse dans la magie, et décide de venir se faire une place dans la non-conversation des deux adolescents. Une écriture ? Elle baisse les yeux sur le mouchoir roulé en boule dans sa main, et remarque qu'en effet, ça et là sur le bord du mouchoir, des mots en gaélique se sont glissés. Hm.
Sans vraiment se poser de question – elle est encore trop dans le sommeil pour ça – la jeune fille défait une partie du mouchoir – miam – et examine la phrase qui est venue se glisser dans sa vie.

« Chan eil tuil air nach tig traoghadh. » lit-elle calmement, d'une voix calme et en penchant la tête sur le côté, éprouvant des difficultés à déchiffrer le papier froissé qui n'était pas vraiment prévu pour ça. Hm.
Elle hésita un instant à envoyer bouler le cinquième année, pour éviter qu'il ne demande la traduction de ce proverbe bien de chez elle. La signification était pleine d'espoir, mais un peu trop niaise à son goût. Et parfaitement adapté à la situation, s'il en est.
Fichu proverbe. Fichue baguette qui avait décidé de mettre son grain de sel et de lui remonter le moral.
Quoi, c'est le sycomore qui te manque ?!
La pensée passa fugacement dans la tête de la jeune fille qui se demanda un instant si le bois de cerisier et celui de sycomore étaient particulièrement compatibles, ou si c'était juste la baguette en elle-même qui avait décidé que sa propriétaire n'avait pas le droit d'être tristounette et en manque de son mâle. Une propriétaire qui avait le vague à l'âme et qui, pour la première fois en sept ans, se sentait mal dans ce pensionnat, loin du monde extérieur, loin de sa famille.
À noter que la notion de famille de Séraphine ne colle absolument avec l'idée de sang.
Enfin bon, je digresse. La jeune fille ramène ses genoux contre sa poitrine, serre les pans de sa robe de chambre autour d'elle. Hm. Ça sentait la vanille. Elle aurait du enfiler la chemise qu'elle avait piqué à Nioclàs, plutôt. Au moins elle aurait l'impression de l'avoir près d'elle. Hmpf.

« Non, c'est pas fait exprès. » fait-elle d'un ton un peu sec, comme pour anticiper une moquerie de celui qui pourrait dire qu'elle n'est pas fichue de contrôler sa magie ; comme si elle le mettait au défi d'oser avoir la moindre remarque un peu désobligeante. « Il n'existe pas de crue qui ne diminue. » traduit-elle finalement en serrant les doigts sur le mouchoir, qui se froisse à nouveau. C'était de circonstance, tant pour elle que pour lui. En français, on dit qu'après la pluie vient le beau temps, après tout, et ce proverbe devrait être celui qu'elle affectionne tout particulièrement.
Finalement, après avoir connu les heures les plus sombres, n'avait-elle pas enfin réussi à sortir la tête hors de l'eau et à connaître les prémices d'une vie heureuse où elle pourrait s'épanouir ?
Pour dire, c'en était au point où elle n'avait même pas remarqué les regards agressifs de la plupart des sang-pur, dont Scorpius, contre sa personne et ses comparses nés moldus. Il faut dire aussi que, depuis le temps, la petite Serpentard s'était habituée. Née moldue dans une maison comme la sienne, elle avait du immédiatement poser ses marques et son mauvais caractère pour avoir la paix, donc..
Pff.
Ses yeux retournent sur le blondinet, de façon calme et posée, ce qui est étonnant quand on voit les veines rouges ressortir du blanc des yeux, ses joues encore humide, reflètant à la lumière verdâtre de la salle les perles de sel qui s'y étaient égarées. Sa voix, encore tremblotante au moment de lire les mots en gaélique, a fini par retrouver son timbre habituel, son assurance coutumière, surtout quand elle ouvre de nouveau les lèvres :

« Tu t'intéresses réellement à un pauvre proverbe écrit dans une langue qui t'est inconnue, ou bien avais-tu autre chose derrière la tête, à ainsi démarrer la conversation? N'essaies-tu pas de te cacher? » lâche-t-elle sans le lâcher des yeux, son regard noisette tentant de le sonder, sans pudeur, sans gêne.
Comme si elle cherchait d'elle-même la réponse à sa question, bien que cette dernière soit évidente. Bien sûr que Malefoy ne s'était pas brusquement découvert une passion pour le gaélique d'Écosse. Bien sûr qu'elle le savait. Alors quoi, un mouvement de compassion brutale, d'altruisme visant à se mettre le gamin dans la poche ?
Pas vraiment, si influent que soit un Malefoy, elle n'avait pas besoin de lui, ni aujourd'hui, ni jamais. Elle irait au bout de ses ambitions par sa propre volonté, ses propres moyens, sa propre force. Et peut-être celle de ses deux amies, Siobhan et Vanessa, qui nourrissent les mêmes ambitions qu'elle.
À trois, elles étaient suffisamment fortes.
Amélia ?
Hm. Depuis la rentrée, c'était pas la joie entre elles.
Alors quoi, pourquoi s'intéresser ainsi à ce gamin ? Elle n'était pas spécialement sociable, elle n'aimait pas la compagnie des gens, elle aimait le silence. Mais elle était curieuse. Curieuse de savoir si Scorpis faisait son deuil, curieuse de savoiir s'il continuerait à mépriser les sorciers sous prétexte de leur statut de sang.
Car, après tout, n'était-ce pas ce système de pensée qui avait tué son père ?

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MessageSujet: Re: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine} Lun 21 Jan - 13:39
Le vert et argent eu un haut le coeur. Pourtant aucune odeur nauséabonde n'aurait put provoquer cela, et ce n'était pas les trois patates qu'il avait avalé pour dîner qui étaient mal passées non plus. Non, c'était juste cette sensation très désagréables d'être fait... comme un rat.
Scorpius avait toujours eu horreur de cela, qu'on en sache trop sur lui, que l'on devine ses intentions, ses pensées. C'était vraiment un truc qu'il s'était mis un point d'honneur à protéger de tous ses petits camarades.
Le jeune garçon se sentit alors affreusement mal en entendant les paroles de sa camarade. Jamais il aurait dut l'ouvrir, qu'est-ce qu'il regrettait de l'avoir ouverte sur ces écritures à la con à ce moment la... Il se sentait faible vulnérable… comme un oiseau chétif tombé du nid. Il se sentait accusé, accusé de se cacher. Personne ne lui avait jamais rien dit à se sujet là. Oui, bien évidemment qu’il se cachait mais personne ne lui en parlait. Là, il avait l’impression que c’était un mal, qu’il était presque coupable de se cacher et qu’il devait à présent se justifier de son attitude, comme si ce n’était pas normal, comme s’il avait mal agit. Il aurait voulut, pour la première fois de sa vie, devenir tout petit, invisible, disparaître, aller se cacher dans les bras de sa mère, là où rien ne pouvait lui faire de mal…
Et la demoiselle ne semblait pas vouloir le quitter des yeux, attendant une réponse de sa part. Quelle merde, Scorpius n'avait aucune envie qu'on le psychanalyse, qu'on essaye de comprendre le comment du pourquoi de ses réactions, il n'y avait rien de plus insupportable à ses yeux qu'une analyse comportementale.... bien que lui ne s'en prive pas d'en faire sur certains de ses propres camarades, mais vous connaissez l'adage 'faites ce que je dis, pas ce que je fais' .
Et puis surtout, d'où sortait cet intérêt soudain? Depuis quand Mademoiselle Mistaken se préoccupait du sort des autres ? Scorpius et elle n'avait jamais été amis pour ainsi dire, et Scorpius s'étonnait réellement de la question de la demoiselle... ou alors cherchait elle seulement à l'emmerder, à l'emmener dans ses retranchements les plus profonds pour lui porter un coup de grâce quand il serait au plus mal... que c'est sadique, pensa le serpent... ... ...
Je ne vous ai pas encore parlé de la paranoïa du fils Malefoy ? Et bien voila on y est, Scorpius et sa peur des complots et autres mutineries en tous genres. Très peu de gens peuvent se vanter d’avoir sa confiance, il se méfie de tout et de tous, il a cette fâcheuse tendance à voir le mal partout.... et vous vous doutez bien qu'à la mort de son cher Père, ce comportement n'a fait que s'accentuer.

Mais Scorpius était-il vraiment obligé de répondre à sa camarade ? L'envie de s'énerver et de laisser échapper un peu de sa colère qu'il contenait péniblement était irrésistible... Mais il n'était décidément pas en position de force et à quoi cela l'amènerait que d'hausser le ton contre la demoiselle ? à l'énerver elle aussi et à passer pour le dernier des cons.
Scorpius n'était pas un abruti et n'avait pas l'envie d'aggraver encore son cas déjà désespéré... La direction ne lui passerait pas tous ses caprices sous prétexte que son père est décédé, ça ne marche pas comme ça. Bien sûr que depuis la rentrée, Scorpius se sentait énormément observé que ce soit des élèves ou du corps enseignant... on se demandait comment il vivait cela, s'il n'allait pas faire un truc complètement fou... Alors, comme pour le mettre à l'aise et tenter d'éviter tout acte désespéré et irréversible de sa part, le garçon sentait bien qu'on était plus indulgent avec lui qu’auparavant. Il n'avait pas de privilège loin de là, mais on le blâmait à moindre mesure. Et Scorpius détestait déjà cette situation, il faisait alors tout pour ne pas attirer l’attention. Pour lui, cette attention qu’on lui portait, peut l’importe de qui cela émanait, c’était de la pitié. Scorpius avait horreur de la pitié. Alors, il l’idée même de s’emporter contre la demoiselle et de risquer qu’elle en parle où même qu’elle se plaigne s’envola de son esprit.
Quelques secondes à peine s’étaient passées depuis que Séraphine avait parlé, et la demoiselle ne le lâchait pas du regard, toujours pas. Peut-être pourrait-il feindre de ne pas l’avoir entendu… Quelle idée stupide, il n’y avait pas le moindre son dans la pièce , alors, à moins d’être subitement atteint d’une surdité fulgurante, l’excuse n’était absolument pas valable.

Et puis Scorpius se ressaisit, il devait pas se laisser aller de la sorte à la panique. Il lui fallait éluder la conversation sans paraître agressif et désagréable, ça, c’était pas gagné.
Le jeune serpent regarda un instant le mouchoir qu’il tenait encore entre ses doigts, cherchant quoi répondre…

❝ Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? ‘Bien joué Sherlock, j’essaye d’échapper à cette réalité que je suis incapable d’affronter et d’encaisser.’

Wow wow ! Respire Malefoy, on avait dit que tu devais rester souple, mais c’est pas parce que tu parle calmement que tes paroles sont douces pour autant… Il y a comme un air ironique dans tes mots qui pourraient t’attirer des ennuis, tu ferais mieux d’éviter de continuer sur cette voie là ou tu risque bien de réussir à agacer et énerver ta camarade. Alors ressaisis-toi et essaye de trouver des mots eux-mêmes plus doux…
Mais avouons le, c’était déjà pas mal que le garçon n’hausse pas le ton et contienne sa peine et sa fureur qui décidément ne faisait pas bon mélange.
Et quand, Scorpius continua, l'ironie qu'il semblait avoir auparavant dans ses paroles avait disparue pour laisser simplement place à la franchise.

❝ Maintenant, je ne suis pas contre que l’on se mure chacun dans le silence, je pensais simplement que vu nos gueules de déterrés qui se pourrissent l’esprit avec toutes ces pensées parasite, se changer les idées en parlant de quelque chose qui, semblait-il n’avait aucun rapport avec nos blessures respectives ne seraient pas un mal… ❞

Voila qui était mieux déjà. Bon, Scorpius devrait encore faire des efforts sur la communication pour pouvoir s’adresser à ses camarades sans que ceux si ne sentent le moindre signe possible d’agression mais allons-y étape par étape.



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MessageSujet: Re: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine} Lun 21 Jan - 16:26
Le silence s'étire mais ne gêne pas l'adolescente qui, a aucun moment, ne baisse le regard. Calme, maîtresse d'elle-même – pour une fois – elle se contente de patienter en sondant son interlocuteur. Ce mouvement d'un altruisme inhabituel saurait peut-être destabiliser suffisamment son adversaire pour l'empêcher de se dérober, et le forcer à assouvir la curiosité de Séraphine. Curiosité mal placée, malsaine peut-être, mais là tout de même.
Comprendre les autres. Comprendre les différents partis, comprendre où tout cela en était et où, inévitablement, tout cela les mènerait. Comprendre les mécanismes pour mieux les manier. Peut-être était-ce cela aussi, qu'elle recherchait en interrogeant le jeune garçon, en le mettant au pied du mur.
Des dizaines de réactions étaient possibles. Et ce fut l'agressivité qu'il choisit.
Étonnamment, Séraphine se contente de hausser un sourcil à l'attaque, tant sa faiblesse dans la violence et l'éloquence lui semble grande. Pardon ? Mais quel était ce sarcasme bien pauvre qui sortait d'entre les lèvres sifflantes du reptile ? Elle en serait presque déçue.
Néanmoins, les mots qu'il prononçait étaient en eux-mêmes plus porteurs de vérité que tout le reste. La suite, par contre, eut un effet tout à fait contraire à ce qui était prévu. L'agression était prise avec légèreté par la jeune fille, mais la tentative d'apaisement ne faisait que jeter de l'huile sur un feu déjà bien trop brûlant dans l'âtre de son corps.
Leurs blessures respectives, avait-il dit.
Blessures.
Les mâchoires de l'adolescente se serrent, son regard se durcit d'un coup. Que savait-il, ce veracrasse, des blessures qui pouvaient l'habiter ? Que savait-il, bougre de Sang Pur, des épreuves qu'elle avait pu endurer ? De quel droit osait-il s'imposer de la sorte, petit parasite qui ne savait rien de la vie, et lui dicter sa conduite pour leur soi-disant bien-être ?
Que savait-il des raisons qui la maintenaient éveillée ?
Que savait-il de ses pleurs réguliers, quand les terreurs venaient l'arracher aux bras de Morphée ?

« Si tu espères nouer un semblant de dialogue, je te conseille de me parler sur un autre ton. » siffle-t-elle alors, d'une voix sèche qui ne cache en rien le ressenti qu'elle a alors. « J'écrase mes blessures, comme tu dis, en tentant de nouer le dialogue, il serait bon d'écraser les tiennes si tu ne veux pas que cette conversation tourne au bain de sang. »
Le rappel à l'ordre de l'aînée sur son cadet est clair. Elle faisait l'effort de faire preuve d'altruisme, il serait bon qu'il ne la traite pas de la sorte. Comme n'importe quelle personne de leur maison, elle ne serait absolument pas du genre à se laisser faire, et ferait vite savoir à ce petit être qui des deux était le plus doué avec une baguette dans cette pièce – et avec ses deux ans de plus, elle pouvait être sûre d'avoir l'avantage.
Quelque part, on voyait que Séraphine était bien différente de beaucoup, dans cette école. Pas de pitié pour Scorpius, pas de soutien dégoulinant de bons sentiments. Pas de haine gratuite non plus – bien qu'elle pourrait avoir bien des raisons de le haïr. Son indifférence avait du bon, dans cette histoire, car elle le traitait... De la même façon qu'elle aurait traité n'importe qui d'autre.
Bon d'accord, elle le traitait peut-être d'une façon à peine plus amicale qu'un autre. Allez savoir pourquoi... L'empathie pour ce qu'il avait vécu, ou bien le transfert qu'elle pouvait faire de son jeune frère sur lui. Aucune idée. Demandez donc à un psy.
Pas de faveurs parce qu'il avait perdu son père. Pas de conflit particulier non plus pour l'enfoncer. Juste l'empathie mesurée d'une jeune fille qui ne se laisserait pas faire pour autant.

Finalement, elle soupire lourdement et détend ses jambes pour les replier sur le côté. Elle pose sa tête sur le dossier, les yeux détachés du cinquième année, fixant un point quelconque dans le lac, visible par les grandes baies vitrées de la salle commune. Elle voit une créature quelconque passer devant la vitre, la suit des yeux une seconde, cille.
« On n'a jamais parlé de rien, tous les deux. » finit-elle par trancher une nouvelle fois – une dernière fois d'ailleurs, elle est d'un naturel peu bavard et se laissera tomber dans le silence si on n'amorce pas la conversation. « Comment penser qu'on puisse se changer les idées par le dialogue alors que, jusqu'ici, nous n'avons jamais échangé? »
Ce n'était pas faux, pour le coup.
Avaient-ils seulement pris le temps de discuter juste pour papoter, un jour ? Connaissant Séraphine et son naturel économe en mot, cela ne serait pas surprenant que ça ne soit jamais arrivé. C'était, de fait, d'autant plus remarquable que la jeune fille soit ainsi allée vers le jeune garçon, avec son paquet de mouchoirs et qu'elle ait noué un semblant de discussion avec lui.
Peut-être parce qu'elle avait senti qu'elle n'était pas la seule âme esseulée dans cette salle commune. Et qu'entre Tourmentés, il valait mieux se serrer les coudes que de se faire la guerre.

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MessageSujet: Re: When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine}

When all those shadows almost killed your light [La nuit du 15 au 16 sept.] {Séraphine}

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