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Le romantisme de Noël ~

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Rappeltou
Statut de Sang : Sang Mêlé
Baguette: Bois de Sycomore, ventricule de coeur de dragon, 34,6cm, plutôt rigide

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MessageSujet: Le romantisme de Noël ~ Lun 14 Jan - 0:09
« Alors tu ne fêtes pas Noël avec nous ? Tu as prévenu ton frère, j’espère. Il revenait spécialement de Poudlard pour te voir.
- Oui, Papa, ne t’inquiète pas. Et il a parfaitement compris.
- Mais pourquoi ne veux-tu pas inviter cette charmante demoiselle ici ? Ce serait l’occasion de faire le réveillon en famille.
- Maman… »
Nioclàs ne termine même pas sa phrase. A quoi bon expliquer à sa mère que les deux amoureux meurent d’envie de passer les fêtes ensemble ? Elle n’a pas l’air d’imprimer que son petit ourson est désormais un grand Ours. Les cadeaux sont échangés entre les parents et le fils aîné, qui confie à ceux-ci le présent pour Ludovic, avant de disparaître dans le pop caractéristique du transplanage.

Il réapparaît dans son salon et balaye du regard l’absence de toute personne en ces lieux. Il se fend d’un sourire, retient un rire joyeux en constatant que, une fois n’est pas coutume, elle l’a écouté quand il lui a demandé de ne réapparaître qu’à l’heure du dîner. Voilà déjà quelques semaines qu’il s’est décidé à lui faire une surprise.
Une belle surprise.
Mais il n’a pas de temps à perdre, aussi s’active-t-il à tout mettre en place avant son retour. Il se saisit de sa baguette d’érable, constate avec amertume que son lustre s’est encore terni mais ne s’en préoccupe pas plus d’une seconde ou deux.
Non.
Car aujourd’hui, c’est le Réveillon.
Et il a promis une soirée grandiose.

Les sortilèges s’enchaînent, venant rajouter des touches de vert et de rouge, surtout de vert, un peu partout dans la pièce à vivre. Dans un coin, le sapin acheté un peu plus tôt dans la journée par les deux amoureux attend désespérément des décorations qui tardent à venir ; au plafond, une branche de gui mal accrochée pendouille faiblement, attendant qu’on vienne la réajuster ; quant à la table, elle est encore vierge de toute préparation.
L’Irlandais jure en gaélique face à son manque d’efficacité et renonce à faire une décoration splendide. A la place, il se met aux fourneaux, conscient que ce sera le meilleur moyen de se détendre. D’un accio, il fait venir à lui un de ses livres de cuisine qu’il feuillette pour trouver la recette repérée plus tôt. Le couteau de l’homme s’active sur les aliments, les mains disposent les ingrédients, les doigts lâchent des pincées d’aromates sur la viande et, enfin, Nioclàs devient efficace. Entrée, plat, dessert, tout est prêt ou en cours de cuisson.
Il peut de nouveau s’inquiéter des guirlandes.
Où les a-t-il rangées déjà ? Dans un carton, dans le placard de la chambre, peut-être ? Il va vérifier, retombe sur un paquet de lettres enfouies au fond d’un carton où elles ne devraient pas être et s’immobilise un instant. Il en ouvre une et reconnaît immédiatement l’écriture féminine qui, plusieurs mois plus tôt, a tracé ces lignes pour combler une absence.
Il range cependant le tout, et récupère les décorations : guirlandes, figurines et boules de Noël, décorations magiques… Et il en met partout, transformant l’appartement froid en un lieu de fête. Sur la table, deux couverts sont dressés avec la vaisselle de fête. Au milieu, un vase fin, dans lequel l’homme glisse une rose pourpre. D’un coup de baguette, il expédie ensuite des bougies à tous les coins de la maison, disperse sur le sol quelques pétales, et revient à sa cuisine afin de sortir du four son plat.
Enfin, l’ambiance de fête est présente.

Fier du résultat, Nioclàs s’installe paisiblement dans le canapé, prêt à attendre le retour de sa dulcinée. Sauf qu’il oublie quelque chose d’important. Très important.
Hm ? Vous ne voyez pas ? Allez, un petit effort…
Ah.
Vous y êtes, non ?
La tenue.
D’un bond, Nioclàs s’extirpe de son siège et se précipite dans la chambre où il enfile au plus vite ses vêtements de fête. Pantalon noir, chemise blanche, cravate grise et bleue, et veste noire. Il noue maladroitement sa cravate, et achève à peine le nœud qu’il entend la porte d’entrée se pousser, et une voix qui s’élève, tout de suite étouffée dans une exclamation.
Flûte, flûte, flûte !
Il devait être là pour l’accueillir !
Allez, Nioclàs, reprends-toi.
Voilà. Dos droit, menton levé, sourire charmeur aux lèvres.
Parfait.

Le jeune homme sort alors de la chambre, le plus naturellement du monde, et pose les yeux sur la femme blonde qui explore du regard les transformations de leur appartement. Il guette la réaction un instant et, dès qu’il est assuré que l’effet est réussi, il s’avance jusqu’à elle pour lui voler un chaste baiser. Il attend le commentaire, le reproche sur la disposition des bougies, sur la disposition des cadeaux au pied du sapin, déposés là depuis quelques jours, ou encore sur sa tenue, peut-être trop solennelle.
Mais rien ne vient.
Etrangement, Abbigaël semble avoir, l’espace d’un instant, quitté sa nature critique, renoncé à tout contrôlé, et décidé de laisser son homme guider le mouvement. Une musique de fond, ténue, est mise en route par un sortilège et le couple s’installe à table.
Serviable, l’homme s’occupe de faire le service, met les plats dans les grands avant de les passer à table, et les deux amoureux discutent joyeusement, savourant des mets à la préparation soignée. Après deux ou trois verres de vin, les rires se feront plus retentissants, et les deux amants s’adonneront à des jeux d’amoureux, créant autour d’eux une bulle de bonheur.

Les heures passent, le couple délaisse la table au profit du canapé, plus confortable. En passant sous le gui, Nioclàs arrêtera Abby pour lui voler un baiser, bien moins chaste cette fois, débordant d’affection. Et quand il voit le regard azur de sa compagne, Nioclàs ne peut réprimer une bouffée de fierté à l’idée d’avoir touché juste.
« Je resterais bien sous le gui, tout de même, » souffle-t-il à l’oreille d’Abby avant de l’embrasser de nouveau, sourire aux lèvres.
Non, il ne regrette pas d’avoir fait faux bon à sa famille afin de célébrer le Réveillon en amoureux. Au diable la tradition, ils ont entretenu une relation à distance pendant trois ans, ils ont du temps à rattraper.
Et les dernières heures avant minuit sont tuées d’une fort agréable manière, dans une communion telle qu’ils n’en avaient plus connus depuis leurs premiers ébats, et qu’ils ne connaîtraient certainement plus avant longtemps.

Loin de se douter de ce que l’avenir lui réserve, le couple se perdra dans la luxure ; et, l’heure arrivée, les amants ne prendront que le temps d’échanger quelques présents, un verre de champagne et s’endormiront, bien plus tard, enlacés, dans un bonheur partagé, à l’instant d’apogée de leur relation.

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Spoiler:
 

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