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Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty]

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Rappeltou
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MessageSujet: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Lun 21 Jan - 4:31
- Argh ! Têtue jusqu’au bout ! Pourquoi me faut-il endurer cette folle ?

Rugit Maximilian Ernest Thorne alors qu’il marchait à pas rapides et visiblement brutaux dans un couloir du deuxième étage de l’école de sorcellerie de Poudlard. Bien malgré sa taille moyenne pour un homme, le complet noir à cravate et sa prestance pouvait en intimider plus d’un. La fin de journée arrivait à grand pas. On pouvait entrevoir une lueur orangée qui perçait au travers des fenêtres. Le mois de septembre était doux et la lumière du soleil se faisait encore bien présente en Écosse. Ce fut une assez belle journée du 19 septembre pour tout dire. Un temps sec alors qu’une légère brise soufflait au travers les monts emportant avec elle chaleur et joie. Des élèves se promenaient dans les couloirs ayant terminés leur cours de l’après-midi. La plupart se poussèrent à la vue du Ministre de la Magie lui-même. On murmurait sur son passage, mais il n’en avait cure. « Regardez, c’est le Ministre. Tu te rappelles de son discours à la rentrée ? » « Oui et je crois que madame Johnson n’a pas aimé elle. » Quelques rires se firent entendre à la probable dispute qui s’ensuivit dans le bureau de la directrice. Ils auraient bien aimé voir cela … Ou pas, car tout dépendait s’ils avaient été pris entre les deux fronts.

À ces sons étouffés, Maximilian se retourna pour apercevoir les quelques adolescents s’amusant à rire de lui. Non ! Il était en colère à un point tel que ces élèves pourraient se retrouver pendus par les pieds au beau milieu du couloir. Heureusement, notre homme avait quand même un semblant de politesse et de respect. Il soupira furieusement observant sur un regard noir les jeunes s’amusant à ses dépends. Allant pour s’engager rapidement dans les escaliers, ces derniers décidèrent subitement de changer de direction. Pris sur le fait, Maximilian recula évitant de tomber dans le vide. Pour les quelques secondes qui suivirent, il tâchait tant bien que mal de ne pas se retrouver sur les fesses. Un grognement rageur sortit d’entre ses lèvres pour intimider les pauvres escaliers totalement innocents à la colère du Ministre. Enfin, l’étaient-ils réellement ? Peut-être changèrent-t-ils de direction uniquement dans le but de « jouer » avec notre pauvre homme. Soupirant désespérément, Maximilian n’était pas au bout de ses peines malheureusement. Effectivement, on lui piqua alors son dossier important …

- Hé ! … Peeves !

Il se fut retourné presqu’aussitôt tâchant sur un geste rageur en direction de l’esprit frappeur de rattraper ses documents. Cela faisait bien longtemps que Maximilian n’avait pas eu à faire avec l’esprit frappeur de Poudlard. Durant sa jeunesse, il en avait bien peur et incapable de l’affronter. Certes, cela avait bien changé et surtout actuellement. Peeves cherchait certainement les ennuis à charger Maximilian dans une colère pareille. L’esprit rigolait bêtement et commença à ouvrir le dossier et lire ce qui y avait d’écrit. Serrant les dents, Maximilian sortit sa baguette magique et la pointa vers le haut soit en direction de ce petit rigolo.

- Tu me redonnes cela Peeves ou je vais te montrer quelque chose de très drôle moi !

Fit-il sans un sourire en coin ni même un ton de voix bienveillant. Pendant un instant, cela sembla avoir fonctionné. Peeves s’était statufié. Malheureusement, il recommença à rire de plus belle et courut en sens inverse. Hors de lui, Maximilian envoya un sortilège de désarmement à cet esprit pour lui faire lâcher prise.

- Experlliamus !

Et heureusement, le dossier tomba au sol dans un petit bruit mat. Peeves fuyant loin, très loin. Maximilian le regarda s’éloigner l’interdisant du regard de revenir. Enfin, il savait parfaitement que ce foutu esprit frappeur allait se venger. C’était que trop dans ses cordes.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Lun 21 Jan - 15:34
Dimanche 19 Septembre 2021

« Pas de magie dans les couloirs ! » tonne alors une voix forte, d'un peu plus haut.
Alexandre se tenait en effet un étage plus haut, dos appuyé contre la rembarde, le vide s'étalant à ses pieds. De là il toisait son ami et mentor, le visage neutre, le regard calme.

La question que vous vous posez tous, c'est que fait-il donc là-haut, devant le vide ?
Eh bien figurez-vous que depuis ses escapades de la veille, Monsieur le Directeur-Adjoint s'était reposé, avait médité, avait guetté son fils, s'était penché sur des copies, bref, une journée normale de professeur. Ce matin, comme de coutume, il s'était levé tôt, avait pris un rapide petit déjeuner dans la Grande Salle avant de filer sans demander son reste dans les couloirs. Il avait patrouillé, il avait travaillé, rien d'inhabituel pour lui.
Le repas de midi avait vite fait son apparition et lui avait permis de croiser enfin sa marmotte de fils ; il s'était alors approché, lui avait ébourriffé les cheveux comme à son habitude, avant de passer son chemin. Le repas s'était bien passé, malgré l'absence notoire de Matthew – chacun son tour, il devait avoir repas de famille aujourd'hui, s'il avait bonne mémoire – et il avait déjeuné en bavardant vaguement avec Shayan, mais le coeur n'y était pas.
L'inquiétude avait la veille été balayée par le stupre et l'insouciance, mais était revenue le frapper de plein fouet au réveil. Et cela se caractérisait par l'habituel silence du directeur de Serdaigle, mais aussi par son manque de volonté de participer à une quelconque discussion. Il ne prenait même pas la peine d'écouter ses collègues, ni de se renseigner sur les derniers potins des élèves – toujours révélateurs sur l'état d'esprit des gamins à une période donnée.
La journée s'était enchaînée, l'après-midi était arrivé et Alexandre s'était enfermé dans son bureau dans l'optique de poursuivre ce qu'il avait entrepris ce matin...
Jusqu'à ce qu'un élève de sa maison ne vienne l'appeler à l'aide. Peeves. Encore et toujours Peeves. Dans un soupir, il se lève, attrape sa baguette, et suit le jeune adolescent jusqu'au lieu de la catastrophe, quelque part dans les étages. Il voit immédiatement la configuration du lieu, comprend rapidement pourquoi il a été choisi par l'esprit frappeur : aucune visibilité, beaucoup de passage. Une attaque à base de boules puantes, évidemment, et l'esprit était toujours là alors, occupé à balancer de l'encre à des élèves déjà bien martyrisé.
Il n'avait pas fallu longtemps à l'enseignant pour imposer son autorité. D'une voix sèche, il avait ordonné à Peeves de se calmer – et ce dernier ne lui désobéissait pas souvent, le sachant dangereux pour lui, et ayant été, par le passé, un de ses précieux complice – l'avait renvoyé dans ses quartiers, et avait nettoyé tout ce cirque d'un coup de baguette avant de renvoyer les élèves à leur travail d'élèves.

Une bonne action faite, il va pour repartir vers son bureau, mais subit la même mésaventure que son ami Maximilian. À peine arrivé sur le palier que les escaliers s'étaient détachés et qu'ils s'étaient mis en tête d'aller ailleurs. L'écossais n'avait donc plus qu'à prendre son mal en patience et à attendre qu'ils daignent bien revenir.
Il avait tout son temps, après tout.
Alors il s'était assis sur le bord, les jambes pendant dans le vide, le dos appuyé contre la rembarde. Il avait examiné les différentes prises, évalué ses chances d'arriver à rejoindre le palier inférieur grâce à ses talents en escalade, avant de se résoudre à attendre patiemment. Les escaliers finiraient bien par revenir. Il y avait certes d'autres chemins, mais il n'avait pas franchement envie de s'embêter. Et puis, flâner un peu ne pourrait pas lui faire de mal.
C'est depuis ce perchoir qu'il avait vu Peeves repasser et s'approcher d'une silhouette bien connue. Tiens donc, mais que faisait Max à Poudlard ? Il savait pourtant qu'il n'était pas le bienvenu – loin s'en fallait – tant par le statut neutre de Poudlard que par la volonté de la directrice de maintenir son établissement en dehors de tout cela.
Un vague soupir passe ses lèvres quand il voit l'homme dégainer sa baguette pour se défendre de Peeves. Hm. Mauvaise méthode. Peeves reviendrait à l'attaque, mieux armé, mieux préparé. Et moins gentil.
Pff.
C'est alors qu'il se décida à intervenir avec son humour bien à lui.
« Cela pourrait valoir des points en moins pour Gryffondor, vous savez. » ajoute-t-il d'ailleurs d'un ton sérieux, bien que cette simple phrase marque toute l'ironie et tout l'humour bien particulier dont il pouvait faire preuve.
Il se redresse finalement, détache son dos de la rembarde, sonde Maximilian une seconde avant de laisser ses lèvres s'ourler d'un sourire en coin. « Que nous vaut l'honneur de ta présence, Monsieur le Ministre? » finit-il par lâcher, toujours calmement, mais d'un ton bien plus amical. « Tu vends ton âme à la presse en venant te déplacer jusqu'ici. Nos élèves ne se priveront pas de faire tourner l'information. »

Et il ne pensait pas si bien dire. Une tête brune passe dans les escaliers, encore quelques paliers plus bas, et se lève vers les deux hommes privés d'escaliers. Les yeux noisettes de Séraphine remarquent le ministre, ses sourcils se froncent, mais elle ne dit rien et passe son chemin en se disant qu'envoyer une note ou un patronus à Nioclàs sur le sujet pourrait être utile à ce dernier.
Mais elle n'attire pas vraiment l'attention d'Alexandre, toute tournée vers son ancien mentor. Et la curiosité commence à lui ronger les entrailles. L'envie de savoir. Même si Elizabeth le tiendrait forcément au courant, en sa qualité de directeur-adjoint...

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Mar 22 Jan - 6:26
Il faillit avoir une attaque ! Décidément, Maximilian ne s’attendait nullement à une voix pouvant s’élever de ses arrières. Il pensait être plutôt seul – précédemment avec cet esprit frappeur – dans ce couloir du deuxième étage. Les quelques élèves apparaissant ça et là avaient vite fait vu la colère de notre homme. Ils ne voulurent point attendre les escaliers près de ce dernier. Il valait mieux marcher un peu et prendre un autre chemin alors que notre cher Maximilian sentit les cheveux se dresser sur sa tête à cette voix et ces paroles toute en ironie. À première vue, il ressemblait à un pauvre élève prit en flagrant délit en train de commettre une frasque.

- Alex …

Soupira-t-il un rire fut incapable de ne pas se pointer sur son visage. Son bras droit – tenant la baguette magique – alla se placer le long de son corps dans un semblant de lassitude. Certes, on pouvait bien remarquer le mouvement des épaules équivalent bien au contraire à l’amusement de notre homme. Sa main gauche vint alors se frotter tout contre son front. Lentement, il passa la main au travers de ses cheveux qui s’ébouriffa un peu plus. Eh non ! Il les avait bien peignés ce matin. Malheureusement, l’interdiction de transplaner dans l’enceinte de Poudlard lui fit combattre la brise écossaise et la discussion houleuse termina le reste. En quelque sorte, il n’en fallait pas beaucoup pour débrailler cette chevelure. Quoiqu’il s’en fichait bien en ce moment. Cela fait un temps qu’il ne vit pas Alexandre MacFusty son ancien élève et ami alors qu’ils étaient tous les deux Aurors. Bien malgré ses menaces infondées de perte de points pour Gryffondor, Maximilian se réjouissait de le voir.

- Perte de points … ? Tu ne me laisseras même pas une petite chance. Je suis ton ami ...

Joua-t-il le jeu sur un ton blagueur. À quelque part, Maximilian saluait cette rencontre avec joie. Il sourie et riait soit s’amusait alors que même pas cinq minutes plutôt, il avait la nette envie d’assassiner toute personne qui aurait put avoir l’audace de lui causer le moindre tord. Bien évidemment, Alexandre avait renchérit sur le sujet Ministre de la Magie à Poudlard malgré « l’illégalité ». Si vous pensez que ce dernier vit Séraphine plus bas. Absolument pas et puis, il ne connaissait même pas la jeune femme à l’inverse du type adorant le martyriser dans ses articles.

- Aux dernières nouvelles, il n’y a pas de loi qui m’interdis de me déplacer dans Poudlard et en fait de loi je suis plutôt bien placé pour le savoir ...

Dit-il de nouveau plus sérieux, mais gardant la phrase sarcastique expliquant alors son point de vue … Logique ? Enfin, en ce qui le concernait, tout était amplement logique. Il mit les mains sur ses hanches repensant à son rendez-vous avec Elizabeth Johnson. Pendant moult secondes, son regard foncé et soudainement penseur restait plaqué vers le sol sans réellement le voir. Ils n’avaient même pas discuté longtemps. Tout c’était terminé bien vite.

- ...Madame Johnson m’avait donné rendez-vous.

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Sam 26 Jan - 19:08
D'un haussement de sourcils, Alexandre trahit l'amusement doublé de la déception qu'il ressent à la réaction de son ami. Une petite chance ?
« Oh non, aucun traitement de faveur. Je ne ferais de fleur à mon propre fils... »
Ça, c'était sûr. L'écossais avait plutôt tendance à agir parfaitement à l'inverse d'ailleurs, se montrant plus strict, plus dur, plus exigeant avec ses proches et avec les élèves de sa maison. C'est ce qui le rendait intransigeant, mais pour lui c'était surtout ainsi qu'il arriverait à tirer le meilleur d'eux. Avait-il raison ? Seul l'avenir saurait répondre à cette question. Et très sincèrement, il ne se la posait pas vraiment à l'heure actuelle.
Pas alors qu'il tuait le temps en quelques piques bien étudiées à lancer au Minisitre en personne. Hé, qu'il profite, après tout ce n'était pas n'importe qui qui pouvait se permettre de telles familiarités avec un homme aussi haut placé. Et ce n'était pas par son statut d'héritier qu'Alexandre avait obtenu cet honneur, par ailleurs, il avait de quoi en être d'autant plus friand.

Enfin.
Il écoute l'ancien Gryffondor se justifier plus ou moins, les lèvres se pinçant imperceptiblement. Hm, non aucune loi, en effet. Si ce n'est que personne n'était sensé venir sans autorisation, et que le statut neutre de Poudlard en faisait un lieu où aucun des deux partis ne devrait se rendre. Ni lui, ni la Française, d'ailleurs. Ils se voulaient garde-fou des élèves, assurer leur protection et les maintenir loin de ces revendications qui ne devrait pas encore les concerner. Encore trop jeunes et trop peu matures, bien trop pour qu'ils puissent se forger un avis par eux-mêmes. Ils étaient encore largement manipulables et influençables, bien qu'ils pensent avoir des opinions bien à eux.
Moui. Que ce soit par la négative ou par la positive, ils se plaçaient par les opinions de leurs proches pour la plupart. Prenez Miss Haldir, engagée avec tant de ferveur dans ses convictions ! Avait-elle conscience de tous les tenants, de tous les aboutissants ? Ses opinions étaient-elles de son fait ? Et Miss Nott, touchée par la mort d'un de ses proches dans ce début de scission, saisissait-elle toutes les subtilités d'une telle situation ? Si futée, si vive soit-elle, Alexandre doutait qu'elle puisse réussir à dégager toutes les nuances et toute la délicatesse de ce conflit en demi-teinte... Pas plus qu'elle ne devait comprendre l'importance de rester neutre pour le moment.
Peu comprenaient cela, par ailleurs. Le statut neutre de Poudlard, le refus de se prononcer manifesté par le Clan MacFusty, ces quelques exceptions encore, ces personnes à convaincre, qui, finalement, n'en avaient pas forcément envie. Non pas que cela ne les regarde pas, mais ils voyaient ainsi avec plus de clairvoyance le schisme qui s'élargissait de jour en jour au sein de la communauté sorcière.
Ainsi, ne pas venir souiller de son opinion la neutralité de l'école était, pour Alexandre, un acte de bon sens. D'où le statut qu'il s'efforçait de garder jusqu'au bout, d'où le soutien qu'il manifestait à sa supérieure coûte que coûte. Qui, en ce monde, pouvait se vanter de savoir les opinions qu'il nourrissait dans sa caboche d'écossais ? Ses amis proches pouvaient avoir des doutes, mais jamais l'homme n'avait-il laissé s'échapper le moindre bout d'avis, restant sur l'ambiguité et le refus de s'exprimer.
Ça ne regardait que lui, il ne trouvait pas nécessaire de le faire savoir jusqu'ici.

Mais Maximilian le coupe dans ses pensées.
Rendez-vous avec Elizabeth. Tiens donc, et il n'en avait pas été informé ? Voyons donc, Madame la Directrice, un fâcheux oubli de votre part ? Il n'était certes pas son supérieur, mais il valait mieux pour eux, s'ils voulaient un travail d'équipe optimal, de communiquer davantage.
Hm. Il faudrait qu'il lui en parle, à ce sujet.
Oui, je sais, hôpital qui se fout de la charité, tout ça, Alexandre n'étant pas l'homme le plus communiquant du monde. Mais que voulez-vous, il a du mal à appliquer ses propres conseils, le petit loup.

« Rendez-vous à quel sujet? » renchérit-il alors d'un ton curieux, sourcils froncés. « Je suis surpris de te voir te déplacer tout de même, j'aurais pensé qu'on venait au Ministre et non pas le contraire... Cela devait sans doute être de la première importance. »
Son regard est l'espace d'un instant attiré par un bruit, au dessus de sa tête, alors que d'autres escaliers se déplacent. Mais il revient vite à son interlocuteur, alors que la frustration de la distance grandit. Il serait tellement simple d'arriver jusqu'à lui avec un peu d'escalade, en passant par l'escalier, juste en dessous, et en regrimpant le long du mur...
Grmbl. Non, des élèves pourraient le voir.
Fuckin' fuck.
« Ce n'est pas tant la loi que la presse qui m'inquiète quant à ta présence ici. Et puis tu dénigres un peu le statut de neutralité de l'école en te déplaçant ici... Ce n'est pas très sportif. » Soit dit en passant. La franchise du sorcier vis à vis de ses proches ressort de façon flagrante dans ce reproche sous-jacent, dissimulé derrière quelque euphémisme léger.

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Lun 28 Jan - 3:27
Toujours égal à lui-même ce cher Alexandre. À sa première rencontre avec le jeune homme, Maximilian croyait être ennuyé et bloqué dans ses mouvements par un novice. Un pauvre élève en stage incapable de parvenir à quelque chose de concret. Il avait bien tenté de négocier avec ses supérieurs, mais voilà leur décision avait déjà été tranchée. Oh ! Combien Maximilian détestait avoir à faire aux plus jeunes recrues. C’était bien avant de rencontrer Alexandre toutefois. Réfléchis et ne parlant pas beaucoup, il apprécia rapidement ses idées et sa logistique. À quelque part, le plus jeune complétait très bien l’aîné. Ce dernier étant bruyant, impatient et largement téméraire. Oh combien de rires furent découvert autour d’une bonne biereaubeurre ou même un whisky pur-feu. C’était pour cette raison qu’il ne pouvait pas arrêter de sourire. Surtout face à la sévérité de son ami : il ne donnerait rien à son propre fils. Le pauvre Duncan … Enfin, au moins, ce dernier aimait son père. Passons voulez-vous, car aller vers ce chemin allait ramener la colère.

- Tu ne penses quand même pas que je vais rester assis dans mon fauteuil de ministre jusqu’à ce que je devienne obèse !

Rétorqua-t-il un peu fort - faisant alors écho aux alentours - et sur un ton encore blagueur, ironique alors qu’Alexandre observait la cadence des escaliers de Poudlard. Maximilian fit de même. Après tout, il avoua avoir très envie de revoir apparaître celui qui fila à l’anglaise l’empêchant de descendre précédemment. Non ! Maxmilian Thorne ne serait jamais l’homme de bureau. C’était d’un ennui mortel. Il haïssait le travail administratif qu’on lui imposait après une erreur téméraire étant Auror. Lui aimait le travail de terrain. Un travail où il a l’impression de faire quelque chose et le bien à autrui. Mais son sourire disparut. Ok, ok ! Il ne devait probablement pas se trouver ici. Ses poings se furent serrés à ce fait énoncé par Alexandre. Souvent c’était ce dernier qui lui faisait la morale. Immature ? Pas du tout voyons, mais juste trop énergique pour penser parfois. Son soupir fit ressentir un découragement, mais aussi le fait d’avoir encore fait une énorme bêtise. Encore. Son attaché de presse allait le sermonner une fois de plus. Lorgnant les dalles du plancher, il ne sut que répondre à cet exact moment. Entre la colère et la honte de ne pas paraître très intelligent, Maximilian tâchait de se ressaisir.

- Ok, ok peut-être je fus encore allé trop loin. Mais bon, la neutralité de Poudlard … Je n’y crois pas une seconde. Vous les professeurs vous avez tous une opinion et les élèves … Ils sont jeunes oui, mais ils ne sont pas sans ressources. Il … Il ne faut pas les traiter comme des enfants, mais comme des adultes. Tu le sais bien Alex. On est plus intelligent qu’autrui le pense lorsque jeune.

Déclara-t-il ayant confiance en ses mots. Il parlait sur une bonne cadence. La tête haute, Maximilian avait, de plus, un petit sourire aux lèvres. Oui, car Alexandre était un véritable homme, responsable lors de son stage. Une personne qui a appris à notre homme de faire plus confiance en la jeunesse. Qu’elle n’est pas qu’immature et stupide.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Lun 28 Jan - 16:27
Ah ça, c'est sûr, Alexandre n'avait pas été une recrue comme une autre, et s'était rapidement montré un sorcier doué et efficace. D'un naturel calme et peu bavard, il n'avait trop rien d'un fardeau, même jeune. Il faut dire que quand on apprend dès tout petit à être débrouillard pour éviter de finir dans l'estomac d'un dragon...
Mais ne divagons pas. La place qu'il avait occupée plus jeune, sa façon d'être et de se tenir, autant de choses qui n'ont rien à voir ici. Il était peut-être une exception, peut-être pas, mais c'était toujours amusant de voir comme il finissait immanquablement par faire la morale à son aîné de quinze ans. Tout ça à cause d'une différence de caractère bien sentie, là où l'un était impulsif et l'autre plus réfléchi... Oh ces deux là, ça a du faire des étincelles, connaissant la propension de l'Écossais à se jeter tête la première dans des situations inextricables...
Ses sourcils se froncent en entendant Maximilian estimer que la neutralité de Poudlard n'était que poudre aux yeux. Et du reste...

« Ohlà, wait a minute. » fait-il en levant la main vers lui, en signe de calme et d'interruption polie. « De toi et de moi, mon vieil ami, qui est celui qui travaille au contact de ces jeunes, au juste ? Ce ne sont, pour la plupart, pas plus des enfants que des adultes. Mais ce n'est pas tellement la question, puisque ce n'est pas la raison pour laquelle l'école a décidé d'adopter cette posture. »
Le grincement des escaliers attire son regard. Les marches reviennent à lui. Alexandre se redresse, ramène ses jambes qui étaient dans le vide pour se relever, bien campé sur ses deux pieds. Il descend les escaliers avec calme, jusqu'à arriver au palier juste au dessus de son ami.
Un coup d'oeil à droite.
Un coup d'oeil à gauche.
Un coup d'oeil en dessous.
Personne.
Pof, sans hésiter plus avant, Alexandre saute par dessus la rembarde, veille à être bien maintenu d'une main, et descend souplement vers l'étage inférieur, avec une aisance trahissant ses longues années passées à escalader tous types de parois. Il atterrit dans un bruit sourd juste derrière le ministre, toujours séparé de son palier par le vide.

« Ils ont autre chose à penser que ces faits d'actualités qui, désolé de te l'apprendre, les dépassent. Il y en a bien qui les saisissent, mais ce sont les plus âgés et crois moi qu'ils sont rares. Mais encore une fois, ce n'est pas la question. Ils sont ici pour s'ouvrir l'esprit, pour préparer des examens, pour apprendre à se maîtriser et à dompter leur magie. » Un ricanement lui parvient et il tourne la tête vers un portrait, accroché un peu plus haut, qui a l'air passionné par leur conversation. « Ce sont des adolescents, tourmentés par leurs hormones, par des états d'âme bien à eux, à l'esprit bien trop malléable pour qu'on laisse la politique essayer de les influencer. Ils ont le droit d'avoir leur opinion, beaucoup en ont une – même si je pense que ce sont souvent celles de leurs parents. Mais ce n'est pas à l'école de leur dire quelle position adopter. Ils sont ici pour apprendre et non pas pour suivre une ligne de pensée qui sera peut-être obsolète dans quelques années. Je maintiens que ça n'a rien à faire ici. »

Bon, il faut avouer qu'Alexandre a aussi ce côté entêté qui agace vite. Il ne lâche jamais le morceau, surtout quand il estime avoir raison. Qu'il ait ses opinions n'était pas franchement à prendre en ligne de compte selon lui, et le statut indépendant de Poudlard devait rester tel qu'il l'était, sur tous les fronts. Ces adolescents avaient autre chose à faire ! Et puis, ils étaient souvent plus préoccupés de savoir s'ils allaient se prendre un râteau ou avoir une mauvaise note que par la politique...
Et c'était tant mieux pour eux.
Qu'on les laisse vivre leur jeunesse, un peu. Ils auront tout le temps de se préoccuper du Mouvement d'Ouverture quand ils auront terminés leur scolarité.

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Ven 1 Fév - 5:56
Attendre. Pourquoi attendre ? Pour lui faire bien comprendre de ne pas obtenir la vérité ici bas. C’était toujours comme cela. Pourquoi décidait-il de s’engager dans une joute verbale avec Alexandre alors … Alors que ce dernier allait l’emporter. Ok, on vous avoue que Maximilian gagne couramment voir même aisément contre ses détracteurs. Mais contre son ami, c’était une toute autre histoire. Alexandre avait toujours un argument génial caché on ne savait où. Notre homme soupira tout en laissant passer sa colère. Il l’a laisserait sortir pour éviter de commettre un geste regrettable. Il respectait Alexandre, mais cela pouvait être plus fort que lui.

- Alors pour quelle raison … ?

Pendant environ une minute, Maximilian observa son cher ami descendre à sa hauteur en escaladant le mur. Non qu’il avait un air béat et stupide signifiant la surprise au visage. Bien au contraire, un sourire s’intensifia et un rire engagea à nouveau la joie de l’homme. Hé oui ! Le grand Alexandre sévère et disciplinaire venait d’escalader un mur de Poudlard. Cherchez l’erreur songea alors Maximilian. Il se frotta machinalement la tête ayant un peu de difficulté pour s’arrêter de rire. Parfois, l’envie lui prenait de prendre une photo d’Alexandre en plein dans cette activité et de l’envoyer à tous ses élèves. Haha ! Il va en entendre parler pendant des semaines le pauvre. Certes, apparemment Maximilian avait un peu trop de respect pour son ancien compagnon d’armes. Quoique … Quoique de la manière dont il le rabrouait faisant croire que les élèves se foutaient totalement de la politique, qu’il ne devrait pas aller les agacer avec cela et qu’ils n’ont pour valeurs que celles de leurs parents … Hé ! Là, c’était faux. Ses deux fils n’avaient absolument pas ses valeurs bien au contraire. Lucas, en sixième année, le détestait et Maximilian le soupçonnait de suivre son frère dans le Mouvement d’ouverture. Il prit une grande respiration tâchant de se calmer dès que cette pensée s’ancra en lui. Son regard perdit cette étincelle de joie à nouveau. Il lorgna un moment le sol.

- C’est clair, toutefois, que pour certains cette ligne de pensée, comme tu dis, n’est pas encore obsolète. Mon fils aîné fait parti de ce mouvement d’ouverture. Alors ? Quel a été l’erreur dans votre enseignement de neutralité professeur ?

Un sourire en coin – voir peut-être même satisfait – frôla le bas du visage de Maximilian. C’était un sujet délicat que celui de sa famille. Évidemment, il ne prit aucunement en compte que tout ceci aurait put être de son propre ressort et non de celui de Poudlard. Mais non ! On parlait de Poudlard ici et non de lui. Maximilian allait plonger la conversation sur ce sujet jusqu’à ce qu’il l’emporte ? Hm ? Une pointe de malaise et il bougea nerveusement, un peu colérique.

- Lucas est aussi très porté vers le Mouvement d’Ouverture. Je ne veux pas qu’il y en ait d’autres dans cette situation. Il faut que les gens voient que ce mouvement est du terrorisme.

Lança-t-il formant un mouvement brusque avec sa baguette magique démontrant sa détermination à endiguer la menace.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Sam 2 Fév - 12:00
« Aucune faute dans notre enseignement, Maximilian. Nous incarnons des valeurs, nous tentons de faire preuve de neutralité, nous ne l'enseignons pas. Nous ne sommes pas dans une politique totalitaire où nous forçons les esprits à aller dans un sens. »
Encore un de ces arguments sortis d'on ne savait où ? Rah, Alexandre et cette capacité à souvent avoir le dernier mot, à pouvoir jongler sans mal avec les divers arguments, quand bien même on tente de le pièger. Aucune mauvaise foi pourtant, il est dans le constat et la construction de son plaidoyer, de façon logique et assez difficile à démonter. Comme le joueur d'échec, il semble prévoir les contre-arguments à l'avance et répond avec toute l'aisance du stratège qui savait déjà comment démontrer par A+B qu'il était dans le vrai et qu'il savait pertinemment de quoi il retournait.
Difficile de gagner dans une joute verbale contre un Serdaigle.
Et pourtant, il voit bien sur quelle pente délicate il s'engage. Son vieil ami amenait le sujet des enfants sur le tapis, et il savait comme c'était un sujet délicat pour lui. Si l'écossais n'avait aucun problème avec son fils qui, comme n'importe quel adolescent, se forgeait une opinion partielle sur un sujet qu'il ne maîtrisait qu'à moitié, d'autant plus qu'il était tiraillé entre un monde moldu duquel sa mère était issue et un monde sorcier dans lequel le clan MacFusty s'épanouissait depuis des siècles, ce n'était pas le cas de Maximilian qui était en plein conflit avec ses fils.
Mais là encore, l'enseignant savait la raison pour laquelle ces deux jeunes gens étaient partis dans le camp de la Française ; dans une phase de rébellion contre leur père, typique d'un adolescent qui en plus a perdu sa mère, il était totalement logique qu'ils refusent d'entrer dans le moule qu'il tentait de leur imposer. C'était une manière comme une autre d'attirer son attention, et de faire savoir au monde qu'ils pouvaient penser par eux-mêmes.
Qu'ils n'étaient pas des moutons suivant bêtement la ligne de pensée de leur père.

Les yeux du Serdaigle accrochent la baguette et son mouvement, et, avant poursuivre, il la désigne d'un geste de la main. « Range ta baguette, s'il te plait. Il n'y a aucune menace ici qui nécessite que tu l'aies à la main. » Le professeur parlait, soucieux de la sécurité de tous, et de ne pas voir d'accident arriver. Sait-on jamais, que l'énervement entraine une réaction de l'objet magique...
On n'est jamais à l'abri de rien, après tout.
Et puis, sans prévenir, il le contourne, l'invite à le suivre d'un mouvement de la main pour repartir dans les couloirs et la destination première du ministre – parce que s'ils attendaient les escaliers, ils pouvaient en avoir pour un sacré moment. Et d'un pas ralenti par rapport à sa démarche rapide habituelle, Alexandre parcourt les couloirs en poursuivant sa conversation, étonnamment bavard lorsqu'on connaissait sa loquacité coutumière.

« Ce Mouvement est comme beaucoup d'autres, tu sais. Ce n'est pas en le stigmatisant que tu arriveras à grand chose, à mon sens. Au contraire, ça encouragera ceux qui sont contre ta politique à les rejoindre. Il n'a pas encore été prouvé que l'attentat du Chemin de Traverse était de leur fait, que je sache... »
Les sourcils d'Alexandre se froncent et il se tourne vers son ami après s'étre arrêté une seconde. « ... À moins que tu n'aies des informations à ce sujet que tu n'aurais pas encore divulguées? »
Ça l'étonnerait, parce qu'un argument pareil ferait poids dans la balance. L'attentat contre les Weasley avait eu un impact fort sur la société sorcière, sur tout le monde et ce quel que soit le statut de sang des concernés. Mais après tout, il aurait très bien pu garder l'information dans sa manche...
Ou bien ne faisait-il que des suppositions, des conclusions peut-être encore hâtives vis à vis du stade de l'enquête.

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Lun 4 Fév - 0:41
Il obéit à son ami et rangea sa baguette magique à l’intérieur du dit « fourreau » auquel elle appartenait. Maximilian était peut-être impulsif faisant souvent montre de fortes émotions. Néanmoins, il ne se trouvait pas stupide. Puis, cette phrase réussit à le calmer et le ramener dans l’instant présent lui faisant oublier les disputes incessantes avec ses fils. Souvent, Alexandre calmait les tempêtes déchirant notre homme. Souvent voir que trop souvent. Qui commençait les querelles au conseil des Aurors ? Qui ne se mettait jamais d’accord avec les serveurs d’un bar surtout sous les effets de l’alcool ? C’était bien notre Maximilian. Si cela n’avait pas été d’Alexandre, il se serait souvent retrouvé derrière les barreaux pour une nuit à réfléchir à ses erreurs.

Il observait le professeur passer outre sa personne comme si de rien n’était. Ok, je te suis songea-t-il agacé par ce calme flagrant alors que lui … Lui bouillait encore sur place. Les deux hommes marchaient lentement dans le couloir n’ayant nullement besoin de se presser après tout. Puis, écouter Alexandre avait quelque chose d’agréable et d’euphorisant. Non d’endormant … Quoique : hm, passons. Maximilian passa les mains dans ses poches jouant avec, peu importe ce qui arrivait à porter de ses doigts. Quelques noises et mornilles, 1 ou 2 gallions et un rendez-vous maintenant complètement chiffonné. Il prit une grande respiration pour expirer fortement. Il désirait bien faire comprendre que cette manière de voir le mouvement d’ouverture n’avait rien de reluisant. C’était en faisant passer certains pour complètement nuls qu’on s’en débarrassait. Prenez lui-même durant son enfance et son adolescence. Il avait été un garçon idiot sans une once de confiance juste parce que d’autres le stigmatisaient d’impur, de ne pas être capable de parler normalement l’anglais …

- Je ne suis pas d’accord. Alex, c’est une vision de professeur que tu me donnes. Je n’irai certainement pas parlementer avec ces gens. Je ne dirige pas Poudlard moi, mais bien tout le monde magique. Les gens veulent se sentir en sécurité et cet attentat …

Il s’arrêta. Son allure fière, droite en laisserait bon nombre fondre comme neige au soleil. Maximilian avait légèrement levé le cou saisissant la petite différence de taille séparant son ami de lui-même. Néanmoins, il n’en restait pas moins royal et vertueux. L’assassinat de Malefoy puis, cet attentat contre les Weasley soit tous des Sang-Purs. Le Département de la justice magique travaillait d’arrache pied à trouver des réponses et seul ce mouvement d’ouverture était sur toutes les lèvres.

- J’ai l’impression que tu appuis le mouvement d’ouverture. Tu me demandes de ne pas le stigmatiser puis, tu apportes cette hypothèse que ce ne serait pas eux qui auraient attaqué les Weasley. Au Ministère, on travaille dur sur ce cas et tous penchent sur le mouvement d’ouverture en cause.

Termina-t-il sur un ton plus dur et sévère, mais restant tout de même assez bas. En se sens, sans l’utilisation de petits appareils magiques, il serait dur d’entendre les paroles de Maximilian Thorne. Un demi-sourire et il tourna le regard vers la droite … Pour rien, mais il lui semblait avoir entendu un bruit de fracas. Tiens, tiens Peeves avait décidé de repasser à l’attaque alors que ce fut la première pensée lui venant à l’esprit.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Mar 5 Fév - 18:22
Une vision de professeur.
Cela n'aurait pas été le commentaire d'un ami qu'Alexandre aurait pu en rire. Dans bien des communautés, l'enseignant était considéré comme un symbole de sagesse, le porteur de connaissances, le guide pouvant amener les esprits vers la lumière. Ce constat avait donc quelque chose d'absurde dans le paradoxe entre sa signification intrinsèque – flatteuse – et ce qu'en faisait Maximilian – le contraire le plus total. Tiens donc, méprisait-il sa profession, lui aussi, comme ces dizaines de personnes estimant que son travail n'en était pas un vrai et que n'importe qui pourrait le faire ?
Mouais, bah pour avoir galéré à faire la transition soldats armés / gamins surexcités, l'écossais pouvait vous dire qu'enseigner, c'était un métier. Les premiers mois, il avait hésité à aller retrouver ses premières amours pour se perdre quelque part au Moyen Orient, à la recherche de ces mages planqués dans les rébellions et les divers soulèvements, se cachant dans tous les camps pour tenter d'accéder au pouvoir. Mais il avait tenu bon et... Et ça n'avait pas été simple.
Ne pas parlementer était une réflexion typique de Gryffondor. C'était le reproche qu'il faisait aux adolescents qui se perdaient dans son bureau, c'était ce qui avait valu à certains d'entre eux d'être convoqués dans le bureau d'Elizabeth après déclenché une bagarre générale dans la Grande Salle.
C'était une façon d'agir qu'un homme à la tête d'un État, si partiel soit-il puisqu'il ne dirigeait qu'une communauté minoritaire, ne devrait même pas envisager. La diplomatie devait l'emporter sur tout. Ils n'étaient plus aux temps du Moyen-Âge, que diable, où les clans d'Écosse s'affrontaient à coups d'albardes ou que les Seigneurs se battaient entre eux pour étendre leur influence !
Ils étaient civilisés, bon sang ! C'était épuisant de voir qu'adultes comme adolescents avaient du mal à adopter une autre forme de langage. Oui, le mouvement d'ouverture pouvait être dangereux et les mener une véritable guerre civile. So what, le massacre de la St Barthélémy avait-il mis fin à la guerre des religions qui avait sévi en France au seizième siècle ? De la même façon, une politique de répression empêcherait-elle le schisme de se creuser encore et encore ?
Non, mille fois non.
Fichus anglais, incapables de voir les choses de façon plus large...

« Oh ne commence pas avec les accusations. » s'agace l'homme en balayant l'air de la main. « Je ne fais que constater les faits, tu sais que je ne les soutiens pas plus que je soutiens la politique que tu es en train de mettre en place. » Et qu'il restait dans la neutralité jusqu'ici, même s'il avait ses opinions. « Les faits disent qu'on n'a aucune revendication contre cet attentat, et tes experts n'ont que des présomptions. Il n'y a rien d'autre à dire sur le sujet, tu ne peux pas t'appuyer sur des faits non-avérés de la sorte. Que tu aies raison ou non, les choses font que tant que tu n'as pas de preuves, l'attitude la plus sage à adopter n'est pas l'attaque frontale. »
Protéger la population oui. En la défendant, et non pas en traquant de potentiels responsables. C'était prendre le risque de s'attaquer à des innocents. Et s'ils ne l'étaient pas ? Eh bien au moins n'aurait-il pas fait l'erreur de s'en prendre à des personnes qui n'avaient rien à voir là-dedans.
Il avait l'impression de vivre aux États-Unis dans les années 50 ; bientôt, une véritable Red Scare ferait-elle son apparition?
« Peeves, range ce seau tu veux. Ne me force pas à t'enfermer dans une lampe à huile. » fait-il ensuite calmement, sans s'arrêter alors qu'il passait, en le sachant pertinemment, sous une arche propice aux plaisanteries de Peeves. Et son instinct ne le trompait pas ; bien qu'il n'ait pas levé la tête, il savait que l'esprit frappeur était là, prêt à leur jeter du pus de Bubobulb au visage.
Ce qui avait alerté Alexandre ? La légère odeur de pétrole qui flottait dans les airs, typique du pus de la plante en question. Et il connaissait trop bien les classiques de Peeves pour passer à côté. L'esprit frappeur se fige et hésite, sachant que cet enseignant, ancien complice du temps de sa scolarité, ne plaisantait absolument pas, et observe son seau, avant de couiner mielleusement :
« Mais ce n'est pas à vous ❁ qu'il est destiné ✾, professeur ❃, vous savez ❀... ~ ❋ »
Et l'enseignant de s'arrêter dans le couloir, levant le nez vers le fauteur de troubles : « Exécution, Peeves. Je dois bien avoir une lampe à huile que tu n'as pas encore étrennée, hm? »

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Ven 8 Fév - 0:44
Il rigola légèrement et bêtement aux « accusations » lancées envers son ami. On ne pouvait même pas avoir un petit, minuscule doute ? Non, absolument pas. Puis, de quel côté se trouvait Alexandre MacFusty au juste ? Bah ! De toute manière, il pourrait se retrouver en plein milieu du Mouvement d’Ouverture que Maximilian n’en ferait rien. Plissant le front, il baissa le regard momentanément pendant qu’Alexandre laisse entendre aucune preuve sur le Mouvement d’Ouverture fut totalement épluchée. Bien évidemment, Maximilian ne pourrait jamais laisser son ami en paix s’il lui arrivait d’être avec ces gens. Ou non ? Son fils Liam aussi ? C’était une très bonne question. En tout cas, il était clair que notre homme en serait fortement bouleversé.

- Je ne vais pas envoyer les Aurors sur eux quand même.

Répliqua-t-il du tact au tact envers la mauvaise idée d’une attaque frontale. Il rigola tout en soupirant un peu plus encore. Alexandre commençait à l’agacer comme l’habitude se laissait apercevoir en pleine conversation où un argumentaire se retrouvait. Mais Peeves avait réellement capté l’attention et Alexandre le menaçait si ce dernier faisait tomber quelque chose sur eux n’étant pas destiné apparemment à son interlocuteur. Notre homme soupira en se frottant le front. Il se trouvait une drôle d’odeur qui aurait tôt fait de lui donner mal à la tête. Levant les yeux vers le plafond, Maximilian du, lui, chercher avec plus de détermination où se cachait l’esprit frappeur. Oh ! Il tenait quelque chose dans ses mains … Il tenait quoi au juste ? Cela puait de plus en plus.

- Peeves, tu devrais aller jeter ce truc. Cela empeste !

Alors qu’enfin sa voix passa au travers le couloir pour s’élever mécontente d’une force mentale sans égale. C’était sans compter sur la menace précédente d’Alexandre. Peeves prit la fuite, apparemment apeuré par cette lampe à l’huile, mais non sans laisser tomber son sceau emplis de ce pus de bubobulb en plein centre d’où se tenaient nos deux amis. Évidemment, ayant voulut jouer les héros et grâce à ses réflexes guerriers, Maximilian poussa rapidement son ami tout contre le mur avant de recevoir … Aïe ! Le contenu du sceau se déversa peu à peu dessus le contenant suivant et lui faisant relâcher une plainte sourde suivit de quelques jurons qu’on évitera de vous citer. Nous vous signalons simplement que ces jurons sont en allemand. Déséquilibré par le tout, il se laissa choir sur les genoux. Ses mains entourèrent sa tête lui faisant un peu mal. Magnifique, une belle bosse. Il se contenait le mieux possible évitant d’hurler de rage au travers Poudlard. Oh non ! Si Elizabeth Johnson entendait cela, c’était sa mort.

- Ce … Par merlin, cet esprit frappeur, je vais le faire sortir de Poudlard !

Tenta-t-il d’articuler bien malgré la douleur ressentie et le désastre aperçut sur ses vêtements. Maintenant, cela empestait sur lui en plus. Ses yeux s’ouvrirent et il fut bien heureux de s’être protégé la tête. Aucun pus ne dégoulinait de son visage. Ok, sachez que notre homme allait parfaitement bien. Il n’était pas blessé ni rien. Il n’y avait que son égo qui venait d’en prendre un gros coup. Cette fois, c’était clair … Certaines Langue-de-Plomb auraient du travail sur la planche. N'importe quoi ! Pour le bien-être des élèves comme dirait Alexandre.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Sam 9 Fév - 15:05
Maximilian avait commis trois erreurs.
La première : ne pas laisser faire Alexandre, qui avait l'habitude d'être confronté à cet empêcheur de tourner en rond et qui pouvait se vanter d'avoir une certaine autorité sur lui.
La seconde : donner un ordre à Peeves sans réfléchir et sans choisir précautionneusement ses mots. C'était un coup à ce que l'esprit l'exécute en le prenant au mot.
La troisième : s'interposer sans faire confiance aux réflexes d'un enseignant qui avait vu venir la scène à mille kilomètres.
Trois petites erreurs qui pourtant les avaient conduit à la catastrophe. Alexandre obtenait gain de cause auprès de l'esprit frappeur quand Maximilian avait cru bon de l'ouvrir. Il avait serré les dents sans rien dire, attrapant sa baguette en sachant ce qui allait venir... Mais qu'on le pousse l'avait empêché de lancer le sort qui aurait du faire disparaître le pus de bubobulb sans plus attendre et sans faire de dégâts.
Mais non. Il l'avait poussé contre le mur et l'homme n'avait pas pu réagir. Et alors qu'il l'entend râler, en allemand s'il vous plait, le serdaigle lève les yeux au ciel et laisse sa voix sèche claquer l'air.

« Tu l'as cherché, arrête de te plaindre. » Malgré le ton clairement mécontent, il ne perd pas son calme. À aucun moment une colère quelconque ne transparaît. « Tu ne peux pas t'en empêcher hein ? Je tenais la situation, je tenais Peeves... Tu sais bien pourtant que ce n'est pas parce que tu es ministre qu'il t'écoutera. »
D'un oeil avisé, il évalue l'état de son ami et de son costume. Ah ouais, ça pue. Et là, il ne pouvait pas faire tout disparaître d'un coup de baguette, au risque de faire disparaître les vêtements également. Il lève finalement les yeux au ciel. Et ça avait pas loin de cinquante ans, et c'était trop impulsif pour pouvoir tenir en respect un esprit frappeur.
« Et tu ne serais pas le premier à essayer. Moi j'aime bien Peeves. Il garde les autres esprits frappeurs loin d'ici. Sans lui, on aurait sûrement trois ou quatre fauteurs de troubles dans les couloirs et ça serait une autre paire de manches. »
Et ça, c'était pas rien, finalement. C'était pour cela que l'établissement ne tentait plus de le mettre dehors, et ce depuis des siècles.

« Allez viens, j'vais te passer des rechanges, tu pues là. » commente-t-il avec une subtilité toute relative, reprenant sa marche dans les couloirs, prenant la direction du cinquième étage. Il marche à grandes enjambées, ne relève pas les potentielles protestations de son mentor à qui il vient purement et simplement de faire la morale. Pas perturbé pour autant, pas plus que par le fait que ce soit le chef de la communauté magique britannique.
Fuck it, il était membre d'une communauté semi-indépendante écossaise. Autant dire qu'il ne s'encombrait pas vraiment de ce genre de conventions.
Il tourne à l'angle d'un couloir, monte quelques escaliers, s'arrête en voyant deux élèves trainer dans les corridors, les rappelant à l'ordre ; n'étaient-ils pas sensés être en cours ? Non, non, pas de oui mais monsieur. Il retire dix points chacun et les renvoie en cours, leur précisant qu'il demanderait aux enseignants qu'ils s'y soient rendu et, s'il désobéissait, s'assurerait de quelques heures de retenues.
Et les voici qui arrivent au niveau des appartements du personnel. Sans un mot, Alexandre s'engouffre dans l'allée, s'arrête au niveau d'une porte sur laquelle son nom est indiqué. Il ouvre d'un coup de baguette et entre dans le petit appartement... Dans lequel règne un capharnaüm sans nom.
Le bordelisme de l'écossais n'était un secret pour personne.
« Bouge pas, je vais te chercher de quoi te changer. T'assieds pas, j'préfère éviter d'avoir du pus de bubobulb partout... »

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Jeu 14 Fév - 5:48
Ne vous inquiétez pas. Le Ministre de la Magie était fichtrement frustré et très certainement honteux actuellement. Dès lors, il allait oublier cette petite anecdote – qu’il espérait resterait cachée à la vue de tous les médias – la recherche « anti esprit frappeur » fera de même. Il avait levé des yeux noirs sur Alexandre. Il n’avait nullement envie de rire. Merci de ton soutien, c’était très amusant de me faire asperger par ce truc puant pensa notre homme. Évidemment, Alexandre ne put pas s’empêcher de lui faire la morale. Maximilian tentait alors d’enlever cet « essence » se retrouvant un peu partout sur son corps. À chaque fois, on entendait un « Floc » signe qu’une partie se retrouvait dorénavant sur le plancher : on souhaite bon courage au concierge.

- Est-ce que j’ai vraiment le choix ?

Lança-t-il machinalement tout en tâchant de reprendre sa fierté laissée tombée précédemment. Maximilian glissa un peu, mais il se reprit rapidement suivant alors Alexandre qui … Accoudé à un coin de mur, notre homme hocha négativement de la tête. Il baissa la tête espérant que les deux adolescents n’allaient point le reconnaître. C’était du Alexandre tout craché cela. Il voulait l’aider, mais ne pouvait pas s’empêcher son intransigeance de préfet de discipline de passer par là. Une voir peut-être deux fois, le visage d’un des deux élèves se posèrent sur lui semblant timide. Oui et puis quoi songea le Ministre en colère intérieurement ! Ce n’est pas parce que tu as un rôle important dans la société que tes foutus défauts s’envolent comme par magie. – Ce qui est malheureux dans une société magique justement. –

Soupirant désespérément, il ne fut pas mécontent d’arriver finalement à l’appartement de son ami à Poudlard … En désordre comme l’habitude le laissait sentir. Oh ! Au moins, le sourire revint aux lèvres de notre homme. Combien de fois Maximilian vit le bureau de celui-ci bordélique ? Trop. Il lui ordonnait de ranger. Rien ! Après trois mois, il avait abandonné l’idée toutefois. La seule condition était qu’Alexandre devait ranger tout équipement, toute papeterie ne lui appartenant pas au bureau des Aurors.

- Oui, oui maman.

Pouffa-t-il de rire à sa propre ironie. Alexandre avait disparut derrière un mur pour aller lui chercher des vêtements propres. Maximilian espérait seulement que cela ne soit pas trop grand. Enfin, il s’avança dans la pièce ayant laissé ses chaussures à l’entrée. Oui, il avait obéi à sa « maman » et évitant de mettre du pus de bubobuld partout par le simple fait de marcher. Les mains ensemble, il regardait absolument tout des journaux traînant sur la table dont une photo de lui-même faisant la première page aux parchemins froissés au sol.

- Essaie de ne pas me prendre quelque chose de trop grand … Et je ne veux rien qui fasse trop sortie de ton trou à dragons.

Affirma-t-il sans détour. À quelque part, Maximilian se moquait amicalement d’Alexandre. Évidemment qu’il respectait son ami pour être le descendant du clan MacFusty qui s’occupait des dragons vivant à cet endroit. Maximilian ne s’était jamais vraiment prit de plaisir à voir des dragons en réel. Puis, avec le décès de Lena, ce devint pire. Toutefois, cela ne l’empêchait pas d’apprécier pour autant. Mais bon, nous savons tous qu’il a peur de ces animaux.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Sam 16 Fév - 22:48
Un grognement sonore répond à la taquinerie de Maximilian, signe que si l'homme acceptait de se faire embêter sur le sujet, être assimilé à une mère lui déplaisait fortement. Il était père, peut-être trop protecteur certes, mais quand même. Et puis, ce simple mot faisait remonter à la surface les évènements récents et l'absence de bonnes nouvelles qu'il avait concernant Leelou. Autant dire que ça avait toutes les raisons du monde de ne pas lui faire.
Le commentaire suivant l'interdit et la tête de l'homme repassa par l'entrebâillement de la porte. Son trou à dragons ? Il avait bien dit son trou à dragons ?!

« … Dit l'idiot qui a un dragon en guise de patronus. » raille l'écossais d'un ton cinglant « Ne me donne pas l'envie de te laisser repartir en kilt. » ajoute-t-il avant de retourner fouiller dans ses affaires. Il se foutait de lui en plus. Alors qu'il avait la délicatesse de le dépanner. S'il voulait s'éclater à se trimballer avec cette horreur visqueuse sur le dos pour alimenter des ragots qui seraient sans doute très mauvais pour son image, il pouvait aussi sortir, hein...
Et voici Alexandre qui fouille dans ses placards et en ressort un vieux jean, ainsi qu'une chemise claire. Il ressort du couloir et lance le tout à son ami sans aucune autre sorte de cérémonie. Et il se détourne jusqu'à sa mini-cuisine, à l'image du miniscule appartement de fonction mis à sa disposition. « Café? » questionne-t-il d'un ton aussi calme à l'habitude, agitant sa baguette pour tout mettre en route.
Et le voici qui revient avec deux tasses de café fumantes et en tend une à son ami qui a sans doute eu le temps de se changer entre temps – hey, malin le Serdaigle, qui laisse quelques minutes de pudeur au ministre pour qu'il puisse changer de vêtements. « J'ai des robes de sorciers si tu as besoin aussi. » lâche-t-il en s'installant face à lui dans une attitude calme et mesurée.
Il avait fait couler du café, mais au final, il aurait préféré boire un whisky. Peut-être l'influence de Matthew avait-elle fait son chemin et lui permettait, maintenant, d'avoir le réflexe caféine plutôt qu'alcool. À ce rythme, il se mettrait bientôt à boire de cette immonde eau chaude aux odeurs multiples et suspectes... Pouah.
Ah non, jamais. Il était juste hors de question qu'il devienne un de ces anglais cul serré, avec les tasses en porcelaine et le petit doigt levé.

« Bon, en attendant, tu ne m'as toujours pas dit ce qui t'avait amené dans le bureau d'Elizabeth, Max. » fait-il avant d'avaler une courte gorgée de café.
Oui, il était curieux de savoir, au point de demander une nouvelle fois. Il savait pertinemment le sujet global de la conversation entre ces deux personnes à l'influence imposante dans ce monde sans cesse en mouvement, mais il était curieux de connaître les termes et idées qui s'étaient échangés. Elizabeth avait-elle encore réussi à avoir gain de cause en gardant la tête froide face à l'impétuosité de son mentor ? Ça ne l'étonnerait pas, et ça expliquerait l'agacement premier de Maximilian. Ou bien avait-il voulu imposer sa volonté de façon trop prégnante, braquant la directrice qui avait donc rejeté toutes ses propositions en bloc ?
Toujours était-il que ça ne s'était pas bien passé, et c'était l'évidence même. Mais il aimait connaître les détails, pour se tenir au courant, pour s'adapter à ces évènements qui se modifiaient sans cesse. Après tout, il n'était pas devenu professeur pour rien ; on ne devenait pas enseignant sans cette petite curiosité malsaine pour les potins et les nouveautés.

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Dim 17 Fév - 0:28
Cela fonctionnait à tous les coups. Un sourire continua de lécher les lèvres de Maximilian Thorne. Il adorait se moquer de son ami. Alexandre réagissait absolument tout le temps. Malheureusement pour le plus jeune, notre idiot ne se rendit nullement compte de la douleur de ses paroles. Oui, il avait été là pour Alexandre. Oui, il l’avait rassuré en bon ami. Quoique, c’était vite oublié. Oublié ? Les mains sur les hanches, il soupira tâchant de continuer à rire à la mention de son propre dragon. Il pouvait être fichtrement intimidant surtout lorsque des pensées extrêmement positives se bousculaient en lui. Quoiqu’il ne brisa aucun record depuis l’accident …

Trêve de bavardages qui n’avaient pas lieu d’être, Maximilian attrapa les vêtements – les reçus plutôt – alors que son ami lui proposa un café. C’était avec plaisir. Enfin, un point positif dans cet affreux après-midi. Laissant tomber la cravate et tout le reste des vêtements attaqués par le pus de Bubobuld au sol dans un tas pêle-mêle, Maximilian s’empressa de s’habiller avant qu’Alexandre revienne jusqu’à ce que … Bon, évidemment les manches de la chemise étaient trop longues. Il les remonta. Quoique, il n’était pas question de ressembler à un idiot laissant donc les pantalons pleine longueur malgré un bord trop long. Un petit coup de sa baguette magique ne passant évidemment pas inaperçu, Maximilian réussit à le raccourcir.

- Non. Je n’aime pas ces robes. Cela me fait paraître comme un vieux sorcier conservateur qui doit sentir la boule à mite.

Lança-t-il sachant pertinemment qu’elles étaient obligatoires au Magenmagot avant de s’asseoir à l’opposé d’Alexandre. Bien, maintenant, il se sentait comme chez lui. Quoi ! Il se trouvait chez son ami : il n’avait pas besoin d’un million de formalités. S’approchant de la table basse séparant les deux hommes, Maximilian entreprit de goûter le café. Un peu chaud, mais excellent. Ce n’était pas la France toutefois. Ok, ok passons à autre chose. Alors qu’Alexandre posait la question tant attendue depuis le tout début de cette rencontre fortuite, Maximilian se rassit confortablement dans le fauteuil le coude droit sur l’accoudoir. Il baissa alors le regard observant avec intérêt la tasse de café sur ses devants.

Madame Johnson l’invita à Poudlard pour bien lui faire comprendre son erreur précédente. Elle avait désiré lui faire bien entrer dans la tête de ne plus jamais remettre les pieds dans l’établissement dès ce jour : c’est-à-dire aujourd’hui. Quoiqu’il n’a pas pu s’empêcher d’appuyer son idée d’arguments valables uniquement pour lui. Certains approchaient de ceux dictés précédemment à Alexandre justement : les étudiants. À chaque fois, elle le remettait au tapis et à chaque fois il se ramenait … Mais de plus en plus, la colère approchait. Maximilian fut donc sortit rageur, exténué de cet entretien.

- Tout simplement que ta supérieure est effroyablement têtue et refuse que j’approche l’école dès maintenant. C’est ça le problème avec les belles femmes. Elles sont inaccessibles.

Termina-t-il sur un petit soupir amenant la légèreté dans la conversation. Il avait gardé ses yeux en Alexandre durant toute sa tirade. Il en changea peu après. Elizabeth Johnson était vraiment magnifique et élégante. C’était presqu’un bonheur d’être devant sa personne et cela bien malgré d’être une souris contre un aigle.


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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Mer 6 Mar - 20:58
Inaccessibles ? Oh, ça, Alexandre n'était pas d'accord. Les belles femmes étaient des femmes à séduire, à charmer, à contenter. Certes, ce n'était pas toujours simple – il en savait quelque chose – car plus elles étaient conscientes de leur beauté, plus elles pouvaient en réclamer avantage, mais elle donnait aussi un plaisir des yeux bien différent d'autres. L'écossais, homme amoureux de la chair et particulièrement attiré par les plus belles courbes – voyez son ex-femme, voyez sa sex-friend, deux femmes à la poitrine opulente et aux hanches généreuses, à la chevelure folle et aux yeux pétillants, même si ces deux derniers détails n'ont rien à voir avec les formes.
Lizbeth ? Oh, oui, c'était une belle femme. Une très belle femme. Une femme mariée, surtout. Et maligne. Ah ça, elle savait ce qu'elle faisait, et traiter Maximilian de la sorte était calculé, il n'en doutait pas. Son esprit de joueur d'échecs réussit à voir clair dans cette décision, vis à vis des stratégies qu'elle déploie, des conséquences qu'elle anticipe, et de la réflexion qu'elle mène dans le but de garder les adolescents dans un univers neutre au possible.
Mais il n'allait pas revenir sur ce débat.
C'était bon, il avait déjà fait savoir son point de vue à son ami, et il était inutile d'en parler à nouveau. Il amène alors sa tasse de café à ses lèvres, s'abreuve d'une gorgée, et la pose, vide, sur sa table basse, s'apprêtant à enchainer...
Quand on frappe à sa porte.
Tiens donc. C'était rare qu'on vienne le déranger ainsi dans son appartement de fonctions, directement. D'habitude, on venait jusqu'à son bureau et, s'il n'y était pas, on l'y attendait. Sinon, on lui envoyait petits mots, patronus, elfes de maison... Mais rarement venait-on le déranger jusque chez lui. Il ferme la bouche, ravale les mots qui lui étaient venus, et s'avance jusqu'à sa porte. Il baisse la poignée, entrouvre, hausse les sourcils en baissant ses yeux bleus sur la préfète des Gryffondors, venue comme messagère, vraisemblablement.

« Monsieur, le professeur Summerton veut vous voir au plus vite. Il a dit que c'était au sujet de Duncan... » Alexandre hausse un sourcil. Duncan & Simon, voici qui ne présageait rien de bon. Il n'en fallait pas plus pour qu'il comprenne que son fils avait très certainement décidé qu'il était une bonne idée de lancer une nouvelle attaque sur son beau père. Qu'avait-il fait, cette fois ? Mystère. Mais il allait devoir se confronter à son ancien rival, qu'il évitait soigneusement depuis l'hospitalisation de Lou.
Il allait falloir marcher sur des oeufs et éviter de lui mettre la tête dans son bureau.
Rah, mais pourquoi venait-il toujours se plaindre à lui du comportement de Duncan ? Ça aurait été un autre qu'il aurait été voir le directeur de maison... Mais non. Non pas qu'Alexandre ne veuille pas s'occuper de son marmot, mais il serait bon qu'on respecte les hiérarchies de l'école, et qu'on cesse de se tourner vers lui dès que le jeune MacFusty faisait un pas de travers.
Laissez le vivre, ce gamin.
Et foutez lui la paix, à ce pauvre père qui n'avait plus une minute à lui.
« J'arrive. » souffle-t-il en la congédiant d'un geste de la main. Il se tourne ensuite vers Maximilian, pince les lèvres d'un air désolé. « Je suis obligé de te mettre dehors, Max. On m'appelle dans les cachots. Je ne t'indique pas la sortie, je pense que tu la connais, maintenant. » ironise-t-il tout de même, avec l'ombre d'un sourire, avant de lui ouvrir la porte et de s'effacer pour le laisser passer. Sitôt ladite porte fermée d'un sort suffisamment solide pour ne pas être brisé par un élève, le directeur des Serdaigles salue brièvement son ami avant de filer d'un pas rapide vers les escaliers. Arrivé à un coin de couloir, il s'engouffre dans un passage secret dissimulé derrière une tapisserie et disparaît purement et simplement.
Direction les cachots.
Où une conversation tendue l'attendait.

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty] Mar 19 Mar - 3:52
Pendant quelques instants encore, le silence se fit. Maximilian sirotait tranquillement son café. C’était que son ami se trouvait un talent à faire le café. Il était dur de résister longtemps à l’appelle de ce doux goût. Notre Ministre de la Magie le préférait sans sucre et avec une petite touche de lait. Néanmoins, Maximilian pouvait aussi se faire à tout. En se qui concernait les goûts, notre homme se trouvait malléable, polyvalent … Ahhh. S’il pouvait être pareil dans ses pensées et éviter de s’entêter à chaque fois. S’il pouvait laisser une petite chance aux gens contre la politique qu’il désirait instaurer au Ministère de la Magie. Jamais ! Ces gens toujours mécontents l’agaçaient au plus haut point. Oh ! Combien de fois, sa colère grondait pour seule erreur d’interprétation des paroles d’un employé du Ministère ? Trop. Et en un mois en plus.

Ayant presque terminé son petit remontant, Maximilian se tourna en même temps qu’Alexandre lorsqu’on sembla cogner à la porte. Déposant sa tasse sur la table basse, mine de rien, notre cher homme écoutait absolument tout. Difficile de rater quelque chose étant si près : c’était bien différent dans son manoir. Il ne put pas empêcher un sourire et un rire de s’exclamer entendant le prénom du fils d’Alexandre. Penaud, ce dernier se dut de mettre son ami à la porte …

- En autant que les escaliers ne me bloquent plus le chemin, ça devrait aller. Merci Alex.

Termina-t-il dans un sourire et une attitude franche, honnête et sans détour. Attrapant ses vêtements sales, Maximilian les roula en boule. Je me demande comment elle va faire pour nettoyer cela songea-t-il à ses employés domestiques. Puis, faisant ni une ni deux, Maximilian sortit dehors à la suite d’Alexandre qui … qui disparut assez rapidement. Soupirant, il hocha négativement de la tête toujours le rire au bord des lèvres. Il aimerait tant rencontrer le fils d’Alexandre. Aussi rebelle et idiot que son cadet probablement. Sur de grandes enjambées fières, Maximilian se mit en route passant devant plusieurs portes alors que les élèves commencèrent à sortir des cours de l’après-midi. Les plus jeunes étaient souvent éberlués par sa présence. Maximilian passait sans les voir. Apparemment, il avait fait un peu trop de stupidités aujourd’hui.

Et voilà ! Alexandre avait de l’impact sur son ami maintenant. Oui et le directeur des communications du Ministre allait être très en colère par son patron. Enfin, Maximilian ne s’en faisait pas tant que ça. Dès que les foutus escaliers furent descendus une bonne fois pour toute, il se dirigeait vers les grandes portes de Poudlard puis, le parc. Il savait avoir les arguments pour faire taire son directeur des communications. Aucune peur de ce côté-là. Il pourrait même lui faire les yeux doux. Un sourire entoura le bas de son visage à cette pensée. Finalement sortie de l’enceinte de Poudlard, Maximilian transplana direction son bureau au Ministère le cœur finalement léger.


FIN du rp

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MessageSujet: Re: Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty]

Un après-midi secoué [PV Alexandre MacFusty]

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