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I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus

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MessageSujet: I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus Dim 3 Fév - 16:06
Effondré.
Il n'y avait pas vraiment d'autre mot pour qualifier la façon dont il se sentait, dans l'immédiat. Il avait l'impression de ne pas totalement réaliser, de ne pas réussir à se dire qu'il avait perdu quelqu'un. Lorsqu'il entre dans la salle des professeurs, Alexandre se laisse presque immédiatement tomber dans un siège, silencieux, résolument fermé sur lui-même. Il n'entend que d'une oreille certains collègues lui présenter leurs condoléances, la nouvelle de la disparition de Leelou ayant fait le tour de l'établissement le temps qu'avait duré son absence.
Évidemment, Ste Mangouste avait du prévenir la directrice, et la nouvelle s'était répandue dans l'école. Sans doute même Elizabeth ferait-elle un discours pour la disparition de l'enseignante d'Étude des Moldus, ça ne l'étonnerait pas. Mais au fond, il s'en moquait totalement. Ça lui semblait tellement dérisoire, tellement artificiel... Un hommage, si beau et bien intentionné soit-il, ne remplacerait pas l'être cher et ne permettrait à personne de faire son deuil.
Alexandre fixe le vide, sans entendre la porte qui s'ouvre à nouveau derrière lui. Il sent à peine la main compatissante de Shayan qui lui serre l'épaule, l'esprit ailleurs. Par réflexe et automatisme, il avait accompagné Duncan jusqu'à sa salle commune, lui demandant avec une concision exemplaire – même lorsqu'on connait son aptitude à économiser les mots – de préparer sa valise et de saluer ses amis avant qu'ils ne retournent pour quelques jours sur l'archipel. Un congé forcé, surtout pour Alexandre qui n'avait qu'une envie : se plonger dans le travail pour ne pas y penser. Mais il savait que personne ici, et certainement pas ses collègues, ne le laisserait faire. Matthew lui imposerait sans doute de reprendre ses cours pendant son absence, Elizabeth l'enverrait chez lui à coups de pied au derrière.
Et de la sorte, son fils et lui pourraient s'entourer du soutien familial qui leur serait nécessaire pour commencer à faire leur deuil. Les spectres le feraient sans doute avec toute la maladresse du monde, ce qui saurait sans mal provoquer les légendaires colères du Serdaigle, là où les proches en chair et en os tenteraient, avec difficulté, de le faire parler et de l'empêcher de s'isoler.
Quant à Duncan... Quelque chose lui disait qu'il risquait de réagir de la même façon, par l'isolement et le mutisme... Et il serait bien incapable de l'en empêcher. Cette semaine allait être longue.

Alors qu'il passe une main sur son visage, la porte de la salle des professeurs s'ouvre à nouveau, et cette fois, c'est le professeurs de potions qui entre. Alexandre le suit d'un regard vide, sans rien dire, écoutant les collègues réitérer leurs condoléances à ce veuf effondré. Fugacement, l'écossais se demande comment les jeunes enfants du couple vont apprendre le décès de leur mère, comment ils vont le comprendre, comment ils vont l'encaisser, et une vague d'empathie le submerge alors que Simon hoche silencieusement la tête aux divers témoignages de sympathie.
Une tasse de café fumante se pose devant lui et Alexandre redresse la tête vers son collègue de métamorphose qui, prévoyant, anticipe toute réaction de son ami avant toute chose. L'homme attrape ladite tasse et la porte à ses lèvres sans se soucier du liquide sans doute trop chaud quand un autre collègue, faisant preuve de très peu de tact, demande si le corps de Leelou reposera à Poudlard ou dans sa ville natale.
Le veuf met un temps à répondre qu'elle reposera à Whitehead, là où elle avait grandi, et Alexandre note l'information mentalement. Il s'apprête à faire entendre sa voix, pour s'informer du jour de la mise en terre, mais est devancé par son vieux rival, qui anticipe sa question.

« Ne t'avise pas de te montrer ce jour-là. » claque alors la voix de Simon, chargée de haine et d'émotion. « Ni toi, ni ton gosse. »
Chacun réagit à sa manière face à ce genre de situation qu'est la perte d'un être cher. Lorsque l'état des choses était complexe sur le plan familial, quand les familles se recomposaient après divorce, que les liens se maintenaient avec une précarité certaine, la simplicité était souvent totalement exclue de ce plan. Le rejet était une façon comme une autre de réagir.
Mais là, c'était tout sauf le moment de jouer avec les nerfs fragilisés d'Alexandre qui se lève, malgré la main de Shayan qui tente de le forcer à rester assis. Ses yeux bleus fusillent Simon, sans retenue, et ses lèvres pincées sont bien le signe qu'il n'attend qu'une provocation supplémentaire pour craquer. La colère suinte déjà par tous ses pores, comme ça arrive rarement depuis qu'il enseigne ici, et il ne faudrait plus beaucoup pour qu'il explose.
Surtout s'il s'attaquait ainsi à Duncan.
Les mâchoires serrées, les poings commençant à se fermer, le corps de l'écossais se tend entièrement. Prêt à frapper pour lui faire fermer sa grande gueule.
« Je tiens à ce que ça reste une cérémonie intime entre personnes qui ont compté dans sa vie. » L'attaque est on ne peut plus claire. La trève imposée par l'existence d'une personne proche commune est définitivement brisée et l'homme compte bien faire savoir qu'aucun des deux MacFusty ne sera le bienvenu dans la construction de sa vie. « Et je ne veux pas de la mauvaise influence de ton morveux non plus sur mes enfants. Hors de question que... »
Il ne finira jamais sa phrase.
Le coup est parti tout seul.
Dans un craquement sinistre, le poing a heurté la mâchoire du professeur de potions ; là où on voit que depuis la dernière fois qu'ils se sont battus, depuis l'adolescent, Alexandre a gagné en méthode, c'est qu'il frappe à l'endroit précis où il sait que ça fera le plus mal, c'est-à-dire à la jointure de la mâchoire, dans le but avoué de la disloquer totalement. Et croyez moi qu'il y met de la force, dans ce coup.

Un coup unique.
Car dès que l'uppercut a rencontré l'articulation, il se recule et s'écarte pour ne pas laisser à son adversaire la possibilité de répliquer. Il sent déjà Shayan prêt à le retenir mais se dégage rapidement de toute tentative d'emprise, le visage exprimant toute la colère qu'il peut ressentir.
Et peu de ses collègues avaient, jusqu'à lors, pu se vanter de le voir exprimer une rage aussi sombre et aussi violente. Violence qu'il réprimait clairement, par ailleurs ; croyez-moi qu'il se retenait de ne pas le rouer de coups, de ne pas faire sortir toute cette fureur latente que la perte de Leelou avait réveillée, de pair avec la peine douloureuse de sa perte.
Les dents toujours serrées, Alexandre se tient assez loin de lui, le fusillant toujours du regard.
« Ne parle plus jamais de lui en ces mots. » grogne-t-il plus qu'il ne lui parle. « Jamais, tu m'entends ?
- De toute façon, je n'aurai plus à le supporter. Je démissionne. »
La nouvelle, si elle en surprend beaucoup, ne touche pas Alexandre – qui n'en est guère étonné, lui-même aurait du mal à retravailler là où il avait vu cette femme évoluer – qui se contente de prendre une profonde inspiration avant de se détourner pour s'asseoir sur une chaise, à l'écart du reste de la salle, tasse de café à la main.

Les gens vont et viennent. Ses deux amis restent prêt de lui jusqu'à retourner donner leurs cours, et lui se contente de regarder le vide sans rien dire. Il devrait aller ranger ses affaires.
Hm.
Sa baguette sort, et dessine une forme dans les airs ; une fumée bleuâtre s'en échappe et Alexandre fronce les sourcils face à son incapacité à produire son patronus. Il maudit son idiotie – évidemment qu'il ne pouvait pas invoquer son buffle, pas avec la perte de Lou sur la patate – et fait apparaître un morceau de parchemin, sur lequel quelques mots s'inscrivent.
Nous avons perdu Lou.
Arriverai en fin de journée avec Duncan.
Alex.
Et le petit mot de disparaître, en partance pour les îles des Hébrides, loin d'ici.
Il attrape un nouveau café, et secoue la tête mollement, incapable de se lever pour préparer ses affaires. Duncan devait sans doute méditer dans son dortoir, profitant des instants que son père lui laissait avoir en tête à tête avec lui même. Ou du moins avec un de ses camarades non loin, car connaissant le crew, ils ne voudraient pas le laisser totalement seul.
Le risque du gamin seul ? Alexandre savait que ça ne risquait rien. Le fléreur s'occuperait de le câliner, de ronronner contre lui, et viendrait prévenir un adulte au besoin. Mais même sans cela, il avait confiance en Duncan. Il savait que l'adolescent était trop équilibré pour attenter à ses jours.

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MessageSujet: Re: I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus Mar 5 Fév - 14:49
La journée était aussi sinistre que la météo ce jour à Poudlard.
L'atmosphère du château avait totalement changé depuis qu'on avait appris la mort d'un des professeurs. Les élèves que Fergus croisait avaient la mine sombre. Certains avaient les larmes aux yeux. Fergus était loin d'être indifférent, d'ailleurs il avait déjà revu à la baisse ses demandes pour le prochain cours. Il avait laissé un délai supplémentaire aux élèves pour lui rendre un devoir. Il comprenait combien tout cela pouvait les troubler.
D'ailleurs, il n'y avait pas que les jeunes qui étaient touchés. Le corps enseignant était lui aussi en deuil. Fergus étant le dernier arrivé, il n'avait pas beaucoup connu la professeur, mais il avait apprécié sa compagnie les rares fois où ils avaient discuté. Et puis, Fergus savait que ce n'était pas n'importe quel professeur qui était décédé, c'était la femme du professeur de potion et l'ex femme du directeur adjoint. Cela laisserait forcément des traces.
Et puis, ça avait été tellement soudain que c'était un choc pour tous. Elle laissait des enfants derrière elle, c'était pire que tout. Il faut dire que la femme était encore jeune et ses enfants également. Fergus avait tenté de repérer Duncan, le fils d'Alexandre et elle, mais il ne semblait pas présent dans les couloirs. Il devait probablement se trouver dans sa tour, à Gryffondor. Fergus ne l'aurait de toute façon pas importuné. Il aurait simplement pris garde à l'observer discrètement, pour voir s'il avait besoin de quelque chose, même s'il était sûr que pour l'instant l'adolescent ne savait pas ce dont il avait besoin.
Fergus ne pouvait pas s'empêcher de penser à la mort de son propre père, qui l'avait marqué quand il était lui-même encore un garçon. C'était différent puisque son père était un homme froid qui partageait sa vie plus par obligation que par volonté. On était loin de la mère aimante que semblait-être Leelou. On était loin de la complicité et la tendresse, mais il s'agissait tout de même de la perte d'un parent, de la fin d'une vie, le début d'une absence. A partir de ce point, Fergus avait dû faire de deuil de toute sa vie avec son père. Il avait dû se projeter, seul, dans un univers nouveau.
Mais le deuil prend du temps, au début on continue simplement à se laisser porter, parce qu'on a pas le choix.
Fergus entra dans la salle des professeurs en espérant bien croiser Alexandre. Il ne voulait pas importuner l'homme, mais il avait entendu la rumeur qui évoquait une bataille entre lui et le compagnon de son ex-femme, et la démission de ce dernier. Maudits fantômes, un secret ne peut pas se garder au sein du château. C'est en partie pour cela que Fergus se sentait bien à l'écart dans sa cabane... Mais s'il est souvent à l'écart, il n'en est pas moins concerné et plein de bonne volonté. Et pour avoir affronté un deuil lui aussi, il avait conscience de ce dont on a besoin dans ces instants.
Il n'était pas assez proche d'Alexandre pour jouer les amis. Il redoutait au contraire que sa démarche passe pour une sorte de voyeurisme malsain. Le malheur des gens a en effet tendance à en attirer d'autres. Or, Fergus n'est vraiment pas du genre à s'occuper de ce qui ne le regarde pas. Du coup, il se contenta d'avancer vers Alexandre qui avait sans surprise l'air abattu et il se positionna devant lui. Il attendit que le regard se lève avant de prendre la parole.

_ Alexandre, dit-il simplement. Tu veux que je prenne tes heures de cours ? Je peux organiser des travaux pratiques sur le thème de ton choix, ou surveiller des devoirs sur table. Ou si tu ne veux pas t'en occuper, je peux prendre les heures et me débrouiller.

C'était sa façon à lui d'être serviable. En cet instant, l'homme avait besoin de penser à tout sauf à son travail, parce que ce n'était pas important.

_ Je peux aussi prendre les heures de potions, si cela peut arranger. Je me débrouillerais pour les occuper. Dis-moi simplement ce dont tu as besoin.

Oui, il ne se laisserait pas aller à des "je suis vraiment désolé pour toi, c'était une femme extraordinaire. Tu veux en parler ? Et ton fils ? Tu veux que je lui parle ? Moi aussi je suis orphelin, je peux l'aider. Et toi aussi je peux t'aider. Pleure dans mes bras si tu veux."
Non, tout ça aurait été déplacé puisqu'ils ne sont pas amis, simplement collègues. Mais Fergus voulait prouver qu'on peut compter sur lui. S'il ne pouvait rien sur un plan personnel, il soulageait niveau professionnel, c'était toujours ça de pris.

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MessageSujet: Re: I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus Jeu 7 Fév - 20:10
Silencieux, Alexandre entend pourtant la porte de la salle des professeurs s'ouvrir pour laisser passer un de ses collègues, sans doute l'un de ceux que l'on voyait le moins souvent. Cependant, à aucun moment ne lève-t-il les yeux ou ne tourne-t-il le visage dans sa direction, continuant de fixer le vide d'un air morne, légèrement songeur. Quelque part, il espérait oublier tout cela, amener son esprit vers d'autres horizons. Le parfum d'Evangeline était un exemple, ses cours un autre, mais l'inquiétude et le chagrin restaient les plus forts. Il ne parvenait pas à faire preuve de relativisme, et même son pragmatisme semblait lui faire défaut.
Rien.
Juste l'idée de disparition, plus tenace que tout.
Et la haine, la colère sourde réveillée par cet idiot de Summerton, qui n'avait pas assez aimé l'extraordinaire femme qu'était Leelou, pour dénigrer ainsi toute la vie passée qu'elle avait construite.

Mais sa fixation réfléchie du vide est interrompue par une voix grave qui souffle son prénom. Avec une lenteur infinie et une non-envie de s'exécuter, il lève les yeux et reconnaît sans mal Fergus, leur nouvel enseignant en soins aux créatures magiques. Pas de chien à proximité. Il cille, mais n'ouvre pas les lèvres, attendant de savoir pour quel raison l'homme venait le soustraire à sa douloureuse méditation.
Et doucement, il secoue la tête, pour rejeter l'offre.
« Matthew s'occupera de mes cours. Il saura quoi faire. » Et où chercher. Il faut dire que malgré l'immense bordel de son bureau, il avait foi en la capacité de son ami à trouver les préparations de ses cours... Pour le mois à venir au moins. Voire plus, difficile de dire. C'est qu'Alexandre était bien plus organisé qu'il n'y paraissait... Et prévoyant.
Hey ! N'est pas Serdaigle qui veut !
« Pour les potions, il faudra voir avec Elizabeth. Mais je pense qu'elle trouvera vite un enseignant pour remplacer Summerton. Les postes ici sont rares et prestigieux, la demande est élevée. »
La voix morne, le ton monotone, un calme extraordinaire, l'attitude d'Alexandre semblait encore plus surnaturelle qu'à l'habitude. Il répondait par automatisme, d'une voix monocorde, de choses qu'il avait sans doute réfléchies en amont – excepté pour la démission de Simon, évidemment, mais là encore, il s'agissait de logique pure et dure. Le reste était en sommeil.
Compassion off. Sympathie off. Il n'était plus que douleur et chagrin.
Ses paupières cillent à nouveau et l'homme se lève, contourne Fergus, repose sa tasse pour la remplir aussitôt. Combien cela faisait-il de cafés qu'il s'envoyait ? Allez savoir. Tant que ça n'était pas du whisky... Oh ça. C'était pas exclu qu'il se venge sur une bouteille dans les heures ou jours à venir. Surtout une fois qu'il serait de retour sur ses îles, alors que Duncan serait plus en sécurité que jamais.
Duncan...
La seule personne qui faisait qu'il était encore debout en cet instant.

« Je n'ai besoin de rien. » répond-t-il alors à la dernière sollicitation.
Une huître ; l'écossais se renferme complètement et d'une façon encore plus visible qu'à l'habitude où, déjà peu loquace, il avait tendance à faire preuve de réserve et de retenue. Mais là, il faisait clairement savoir qu'il n'avait pas besoin, qu'il n'avait pas envie qu'on l'aide, encore moins qu'on le prenne en pitié. C'est qu'il a sa fierté le bonhomme.

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MessageSujet: Re: I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus Mar 19 Fév - 11:18
Fergus n'était pas très à l'aise. A dire vrai, il ne savait pas vraiment comment il était censé agir ou réagir. L'avantage de vivre une vie à l'écart du monde et de ses habitants, c'est bien de ne pas avoir à assurer dans les moments douloureux. Les autres n'attendent rien en particulier de vous puisqu'ils vous prennent pour quelqu'un de distant, voir d'indifférent. Du coup, la moindre attention est positive, même si vous vous montrez maladroit. Enfin, ça c'était ce que Fergus voulait croire.
Mais peu importait au fond, sa petite personne n'était pas la priorité en cet instant. D'ailleurs, il suffisait de jeter un coup d'oeil à Alexandre pour le constater. L'homme, d'un naturel sérieux et relativement soigné avait pour l'heure un air piteux. Il était aphasique et très abbattu (mais on l'aurait été à moins, concédons-le-lui). C'est pourquoi, Fergus décida de ne pas trop s'attarder. Il réfléchissait un peu comme une bête qui, blessée, serait allé se dissimuler pour lécher ses blessures en paix. Alexandre avait besoin de temps pour se remettre et certainement pas de témoins pour constater que ce n'était pas encore le cas.
D'ailleurs, il lui répondit sinon sèchement du moins rapidement mais Fergus ne s'en offusqua pas le moins du monde. Il aurait pu accepter bien pire comme réaction et la mettre sur le compte du deuil. Du coup, il se contenta d'acquiescer quand Alexandre parla puis il se resta quelques instants devant lui, comme pour lui laisser le temps d'ajouter quelque chose s'il le désirait. Mais il s'était évident qu'il ne le désirait pas, aussi Fergus enchaîna.

_ Bien. Vous savez où me trouver, madame la directrice ou toi, au besoin. En tous les cas, je te présente mes condoléances. S'il y a quelque chose que je puisse faire, n'hésite pas à me le demander.

Il attendit quelques instants, puis il recula d'un pas.

_ Je vais te laisser tranquille à présent. Courage.

Oui, il aurait été idiot de lancer un stupide "bonne journée" ou autre joyeusetés du genre. Du coup, il se contenta de cela puis finit par sortir. Il se sentit un peu inutile mais en même temps il n'aurait pas pu faire grand chose d'autre sans sembler intrusif. Du coup, il se contenta de retourner dans sa cabane en songeant combien la vie est aléatoire et courte parfois. Elle vous joue tours et retours sans prévenir. C'est pourquoi, il faut se tenir sur ses gardes et en savourer chaque instants. Sait-on jamais...

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MessageSujet: Re: I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus

I would tell you how much that I've missed you since you've been away | Fergus

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