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Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre]

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MessageSujet: Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre] Jeu 21 Mar - 20:31


Première Rencontre Dubitative
30 Septembre 2021

Howard était rentré de ses courses plutôt tard car il s'était attardé en rentrant par Pré-au-Lard pour découvrir un peu le village et prendre un verre dans une auberge plutôt sombre, la Tête du Sanglier. Apparemment, ce n'était pas un lieu fréquenté par les élèves et Howard appréciait de ne tomber sur personne qui pourrait le reconnaître. Le patron était un vieille homme à la barbe étonnement longue et fournis qui en faisait toujours tremper le bout dans les chopes de Bièreaubeurre qu'il servait. Un peu dégoûté, Howard rechigna à finir celle qu'il avait commandé et rentra à Poudlard à pied en longeant le lac après avoir laissé quelques Noises sur le comptoir.

Le château surplombait le panorama, perché sur une falaise au bord du lac. Derrière lui, l'immense Forêt Interdit s'étendait jusqu'aux collines verdoyant à l'horizon. Le terrain de Quidditch se détachait du paysage avec ses six anneaux d'or qui cherchaient à percer le ciel. Les vitres lustrées des serres de botanique reflétaient délicieusement la lumière du couchant. Il n'était que le trente septembre mais une brise douce secouait encore les pelouses tièdes et caressait les rochers brûlant du soleil d'après-midi. Howard avait déposa sa cape sur son épaule et se promenait d'un pas léger, son sac en peau contenant ses achats rétréci et glissé dans une de ses poches.

C'était sublime. L'Angleterre avait ce charme bucolique et pittoresque que le froid et le blizzard retirait à Durmstrang. Les tours du château, les arches et mêmes les contreforts donnaient une impression bienveillante d'hospitalité alors de là où il venait, pics et grilles hautes en fer forgé confortait sur l'idée que personne n'y était le bienvenue. Howard appréciait aussi la vaste étendue que formait le parc et chaque petite cabane, amas de pierres, rives du lac, offrant l'illusion de paix et de repos. Pourtant à l'intérieur, ça grouillait, ça fourmillait même d'adolescents surexcités, de professeurs tantôt enjoués tantôt taciturnes, de fantômes à la mine triste ou joyeuse et d'une multitude d'autres détails infimes que l'on ne percevait qu'en y portant une extrême attention.

Passant l'immense porte de chêne qui donnait sur le hall, Howard ne put s'empêcher de lever la tête, émerveillé comme la première fois qu'il était venu, de l'architecture fantastique et presque surréaliste des lieux. Les poutres et les escaliers remuaient dans une chorégraphie anarchique alors que les armures se promenaient, les tableaux se rendant visite les uns les autres. Tout le château était vivant et c'était là toute la magie du lieu. Il serait bientôt l'heure du dîner, mais avant cela, Howard voulait passer à son appartement déposer ses affaires pour se rendre chez le Professeur MacFusty qui assurait les cours de Défense contre les Forces du Mal.

Il croyait se rappeler que ses appartements se trouvait au premier étage, derrière la salle de Défense. Howard fit donc un détour par les cachots, essayant en même temps de se familiariser avec les lieux qui lui étaient encore bien étrangers, où il y déposa ses courses toujours rétrécies dans son sac. Il s'occuperait de tout ranger plus tard. Là encore, la différence avec Durmstrang était flagrante ! Il avait approximativement trois fois plus de place et plus du tout l'impression de crécher dans un placard à balais. Il n'y avait vraiment que des avantages à vivre ici.

Howard déposa également sa cape et passa une chemise propre avant de quitter sa chambre pour retrouver le premier étage. Il allait surement être difficile de ne pas se perdre mais vu l'heure qu'il était, le professeur avait bon espoir de réussir à trouver le bureau de MacFusty avant qu'il ne soit l'heure du dîner. Au pire, il demanderait son chemin à un premier année à qui il ficherait la pétoche en le menaçant de le cuire dans une marmite s'il répétait l'incident à quiconque. Oui c'était un bon plan, très satisfaisant !

Il fallait qu'il parle au professeur de défense avant le lendemain, jour où il prenait son service, pour mettre au point quelque chose sur le programme, voulant rester cohérent avec l'enseignement de défense qu'il pensait complémentaire du sien. De plus, à Durmstrang, les profs de potion et de défense formaient un programme commun et se répartissait les cours en fonction de grands thèmes qu'il était nécessaire d'aborder année par année. Il avait demandé à Mrs Johnson s'il pouvait s'entretenir avec MacFaustry à ce sujet et la directrice avait statué en lui disant qu'il était libre de gérer les choses avec lui mais qu'elle ne s'en mêlerait pas.

Soit, Howard allait donc se débrouiller tout seul. Après tout, s'il était compétent, il n'y avait aucune raison que MacFusty refuse de lui parler ! Il n'y pouvait rien, Howard avait toujours ce complexe d'être rejeté, comme si sa différence -physique ou même originelle- s'affichait sur son visage sous la forme d'un immense panneau "ATTENTION DANGER !" mais après tout, il n'était plus un gosse, et il pouvait très bien se défendre si le monsieur se trouvait être un malotru !

Après quelques dizaines de minutes, il parvint enfin devant la porte du bureau du Professeur MacFusty. Il croisa mentalement les doigts pour que tout se passe bien et frappa à la porte. Il essaya de se montrer avenant, offrant un sourire tirant plutôt vers le rictus malgré lui et retira ses lunettes de soleil -d'aucun trouvait cela mal poli- au moment où la porte s'ouvrit, il sentit la boule dans sa gorge tomber dans son estomac.

"Bonsoir, je suis le professeur Howard Wilkes-Rosier, le nouveau professeur de potions. Je désirerais m'entretenir avec vous un moment, puis-je entrer ?"

Il craignit un moment d'avoir été trop incisif, mais ainsi allait la vie, il verrait bien la réponse de son collègue face à ses manières directes. Après tout, il était plus grand que lui d'au moins deux têtes et même s'il était maigre comme une aiguille, il avait des semelles épaisses qui feraient une très bonne arme non magique en cas de besoin. Dire qu'il essayait d'être optimiste !


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Howard Wilkes-Rosier


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MessageSujet: Re: Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre] Ven 22 Mar - 13:51
Jeudi 30 Septembre 2021
« Non, je n'ai pas envie de boire de thé, Matthew. »
Chaque mot est détaché de façon très distincte, l'accent écossais déjà fort ressort encore plus que de coutume alors qu'Alexandre se retient fort de se montrer plus vindicatif. Le sourire de Matthew l'agace, ses ricanements l'agace, sa bonne humeur l'exaspère. Revenu à l'école la veille, il s'était montré plus taciturne et silencieux encore qu'à l'habitude. Ses cours, le matin-même, avaient été une plaie pour les adolescents qui s'étaient retrouvés à composer sur un sujet, sous l'oeil attentif de l'enseignant qui avait conscience de ne pas avoir la patience nécessaire pour supporter leurs bêtises en pratique aujourd'hui.
Une semaine pour faire son deuil en retournant aux sources, auprès de sa famille, n'avait pas été suffisant. Les funérailles de Lou avaient été mouvementées, du fait qu'il avait pris la décision de s'y rendre malgré l'interdiction du veuf. Il aurait été hors de quetion que Duncan ne puisse pas se rendre à l'enterrement de sa mère. Et Alexandre avait pris le parti de se placer vers les parents endeuillés, conscient qu'ils ne rejetteraient pas sa présence, et certainement pas celle de son fils.
Les jours suivants avaient été pénibles. Les Hébrides permettaient d'entretenir une certaine solitude, mais ça n'avait pas suffit. Le silence, son allié de toujours, s'était fait pesant lorsque son fils avait décidé de l'adopter. Et à la peine s'ajoutait une inquiétude grandissante pour l'adolescent qui, d'ordinaire si bavard et enjoué, était devenu d'un mutisme alarmant. Et lui ne pouvait rien n'y faire, à part rester auprès de lui, disponible, tentant de gérer le jeune garçon au mieux.
À l'heure d'aujourd'hui, il fallait que tous deux fassent leur deuil.

La porte grince sur ses gonds alors que l'écossais entre dans sa salle de classe. Il brillerait probablement par son absence à l'heure du diner, mais peu lui importait alors. Il n'avait pas envie d'écouter les enseignants échanger, d'entendre le brouhaha enjoué des gamins, ni d'avoir Matthew, non loin, avec son éternel sourire.
Il aimait beaucoup Matthew.
Mais là, son sourire lui était absolument insupportable.
Il préférait donc aller se perdre dans sa salle, dans son bureau, se perdre dans le travail qui l'attendait. Il avait une semaine de retard à rattraper, et sa nuit blanche de la veille n'avait pas suffit. S'isoler dans ses appartements, au cinquième étage – comme tous ceux des autres enseignants – aurait pu être plus judicieux, mais il devait faire face à ses responsabilités professionnelles et devait ainsi rester disponible pour les élèves comme pour les autres professeurs.
Il monte les escaliers au fond de sa salle, ouvre la porte menant à son bureau et la ferme derrière lui. Il enjambe une pile de documents, esquive un roman sauvage étalé sur le sol, et pousse un long soupir.
C'était toujours autant le cirque dans son bureau. Et il s'y sentait bien. Ce bordel avait un petit quelque chose de rassurant. Il contourne son bureau, tire le siège et s'y laisse tomber lourdement, songeur. Il écarte un pan de sa robe de sorcier bleu sombre pour ne pas être gêné, attrape une longue plume d'oie et une pile de parchemins composés par les élèves le matin-même.
Au boulot.
L'extrémité de la plume crisse sur le parchemin, l'encre rouge s'y imprègne alors qu'il corrige une ânerie s'étant glissée entre deux lignes. Il se retient de lever les yeux au ciel face à l'absurdité notoire des adolescents... quand le couinement de la porte de sa salle vient à ses oreilles. Il lève le nez, fronce les sourcils, avise l'heure.
Qui cela pouvait-il bien être?
Bientôt, c'est à la porte du bureau que l'on frappe et l'homme pose sa plume, redresse son dos, fait glisser sa baguette de l'intérieur de sa manche jusqu'à sa main pour ouvrir le passage à son visiteur.
Mais c'était qui lui? fut la première chose qui vint à l'esprit d'Alexandre, bien qu'il ait été prévenu la veille de l'arrivée d'un nouveau collègue en potions. L'information avait du passer sans être retenue, trop perturbé qu'il était. Il fixe l'homme, le jauge d'un air neutre, suffisamment pour qu'aucune de ses pensées ne filtre sur son visage.

« Bonsoir. Installez-vous, je vous en prie. » déclare-t-il d'une voix toute aussi calme qu'elle transpirait la neutralité. Il ne se montrait pas avenant, mais pas hostile non plus. Méfiant ? Sans doute, mais il l'avait toujours été, et envers tout le monde.
Même si c'était un look bien peu conventionel, même pour un sorcier, qu'il lui montrait là.
« Bienvenu à Poudlard, tout d'abord. De quoi vouliez-vous me parler? »
Était-ce en sa qualité d'enseignant, de directeur de maison, de directeur-adjoint ? Il n'en savait fichetrement rien.

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MessageSujet: Re: Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre] Ven 22 Mar - 16:24


Première Rencontre Dubitative
30 Septembre 2021

Howard fut surpris par le faciès qu'il trouva devant lui. Il s'attendait plutôt à un vieux croûton racornis et il avait face à lui un homme de son âge et qui semblait plutôt déprimé. Son visage était tiré comme après plusieurs nuits sans sommeil et s'il mettait un point d'honneur à arborer une expression d'une neutralité qui ne laissait ni deviner ce qui le tourmentait, ni ce qu'il pouvait bien penser de lui. Howard sentit son appréhension se tarir quand il lui demanda poliment d'entrer et surtout le but de sa visite. Après tout, le professeur de potion aurait peut être du revenir plus tard car MacFusty semblait plutôt occupé, au vu de l'immense pile de parchemins sur son bureau.

"Vous êtes sur que je ne vous dérange pas ? Vous aviez pourtant l'air bien occupé ! Je peux tout à fait revenir plus tard si vous préférez ?"

Mais il n'en fit rien et lui souhaita la bienvenue au château. Howard pénétra dans le bureau d'un pas peu assuré, recroquevillé de part sa grande taille. Contrairement aux cachots très haut de plafond, la salle était plutôt petite et il avait peur de se cogner s'il se dépliait entièrement. Pourtant il avait parfaitement la place, mais cette façon de se diminuer en taille lui permettait aussi de paraître moins imposant à ceux qui étaient plus petits. Il ne voulait pas donner à MacFusty l'impression qu'il cherchait à l'impressionner ou même à l'intimider.

Il s'assit sur l'une des chaises qui faisaient face au bureau et attendit que le professeur de défense s'assit à son tour pour commencer. Il pensa que se présenter serait la meilleure solution pour qu'il comprenne le but de sa visite et surtout qu'il lui fasse un minimum confiance, car son expression neutre naissait sans doute d'une méfiance accrue -que Howard partageait par ailleurs- et qui ne serait pas forcément utile s'ils désiraient s'exprimer librement.

"Et bien, je suis le nouveau professeur de potions -vous pouvez m'appeler Howard-, je suis censé remplacer mon prédécesseur qui a démissionné bien que je n'en connaisse pas la raison. J'ai postulé depuis des années pour obtenir ce poste. Avant, je travaillais à Durmstrang, j'ai enseigné près de quinze ans là bas. Et c'est là le but de ma visite. A Durmstrang, les professeurs de Défense et de Potions avait un programme croisé qui leur permettait de donner aux élèves un enseignement complet et accordé entre les deux matières. J'ai rédigé présentement le programme que je pensais faire en dépit de ce qu'à commencer mon collègue puisque je n'ai pas eu la chance de le rencontrer et d'échanger avec lui. Je l'ai avec moi si vous désirez y jeter un oeil !"

Howard sortit de sa poche un parchemin plié sur lequel il avait rédigé le programme de ses cours. Il espérait que MacFusty le lise et lui donne également le sien mais pour l'heure il restait dans l'expectative. Pour changer de sujet et surtout parce qu'une photo sur son bureau l'interpella, Howard désigna le cadre animé et interrogea son propriétaire. Depuis tout petit, il avait toujours eu du mal à intégrer la notion de pudeur. Enfant unique, élevé par deux pères, il lui avait sans aucun doute manquer de la tempérance d'une femme, ce qui faisait qu'il mettait souvent les deux pieds dans le plat, ou qu'il dépassait la limite des convenances sans s'en rendre compte.

"Vous avez un fils ? Merlin qu'il vous ressemble ! Il est à Poudlard ? Quel âge a-t-il ? Je vais l'avoir comme élève ?"

L'une des plus grandes frustrations de la vie d'Howard -oui car il pensait bien que cette bagatelle pour certains et ce fondement même de la vie humaine pour d'autre lui échapperait car il n'avait plus l'âge de devenir père- c'était de ne pas avoir eu d'enfants. S'il était resté avec Daria comme il l'avait tant désir étant adolescent, il serait l'heureux paternel d'une petite fille adorable, et de son frère cadet discret et gentil. Mais au lieu de ça, il était muré dans sa solitude. Parfois il se disait qu'il était peut être préférable qu'il ne se soit jamais reproduis, aussi bien pour la maladie qu'il portait qu'à cause de sa naissance atypique qui aurait peut être interférer dans la conception naturelle d'un enfant.

Il s'était toujours posé beaucoup de questions à ce sujet. Parfois ses pères lui proposaient d'utiliser le même rituel auquel ils avaient eux même eu recours pour sa conception, mais Howard ne pouvait se résoudre à prendre la vie d'un homme pour son plaisir égoïste d'avoir un enfant. Et puis, il était seul et il ne voulait pas imposer à un enfant sa solitude et son amertume. De plus, tout lui indiquait qu'il serait un père épouvantable et absolument pas à la hauteur des siens. Il fallait -même si c'était difficile- faire le deuil de sa paternité et accepter le fait qu'il ne serait jamais père, c'était tout. Et surtout s'excuser d'avoir ainsi importuner Mr MacFusty avec ses questions indiscrètes de névrosé !

"Oh pardonnez moi, cela ne me regarde absolument pas ! Veuillez excusez moi de mon indiscrétion !"

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MessageSujet: Re: Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre] Ven 22 Mar - 22:16
Les formules de politesse.
En général, elles ne gênent pas Alexandre qui connait bien le monde de l'étiquette et des formalités. Mais là où Howard commettait une erreur, c'était de poser cette question après avoir été accueilli, c'est-à-dire à un moment où elle était plus inutile qu'autre chose. Sans doute est-ce la raison pour laquelle, peu enclin à s'encombrer de conventions, l'homme se contente de passer outre et de l'ignorer magistralement.
Il se présente finalement, sous le regard de glace de l'écossais qui enregistre scrupuleusement les informations. Il se répète d'abord, lui demande de l'appeler par son prénom – hm, il faudrait attendre quand même un certain temps avant qu'il ne se permette une telle familiarité – et lui explique enfin ses motivations, la raison pour laquelle il est venu le déranger dans son travail.
Un enseignement croisé entre les matières ? Il y avait de l'idée, certes. Il ne l'avait jamais fait avec Simon pour des raisons évidentes, mais le faisait déjà avec Matthew en métamorphose, et autant que possible en sortilèges. Silencieux, il prend le parchemin qu'on lui tend, y jette un oeil. Programme intéressant. Qui ne collait absolument pas au sien. Contrarié par cette prise d'initiatives lui mettant quelque peu le couteau sous la gorge, Alexandre redresse les yeux au moment même où son interlocuteur remarque la photo animée de son fils sur son bureau. Une photo qui n'était en général que peu visible, à cause d'autres élèves qui pourraient venir le voir et embêter Duncan sur le sujet. Ne jamais donner aux élèves une seule arme pour permettre de s'embrouiller. Mais il avait bien besoin de voir une image de son garçon avec un sourire aux lèvres, quand bien même était-ce une photographie datant de quatre années plus tôt, quand il lui manquait une dent de lait ; le paysage autour de lui évoquait également les îles sur lesquelles ils vivaient et le garçon y était donc parfaitement à son aise.
Un garçon devenu un adolescent, aujourd'hui.

Les questions intrusives, toutefois, achèvent la contrariété d'Alexandre qui, loin de se détendre, se braque totalement. Oui, Duncan lui ressemble ; oui, il est à Poudlard ; oui, il serait son élève. Les dents de l'écossais se serrent alors que ses mâchoires se contractent, sans qu'il ne se départisse de son air neutre. Ne pas céder aux pulsions. Ce n'était ni l'endroit, ni le moment, ni la personne.
Et comment pouvait-il se douter des circonstances actuelles le poussant à un instinct protecteur encore pire qu'à l'habitude ?
De toute façon, il verrait bien que Duncan était bel et bien dans ses rangs. Comme il le faisait remarquer, l'adolescent était le portrait de son père et il était difficile de ne pas le remarquer dans une salle de classe, où il brillait par son talent ou sa capacitié à s'auto-saboter.

« En effet, cela ne vous regarde ab-so-lu-ment pas. » lâche-t-il, les dents toujours serrées. D'instinct, il approche la main du cadre et le tourne dans sa direction, les yeux se posant sur l'enfant qui ne tenait pas en place sur l'image. Il décroche du portrait et s'attache à nouveau à poser son attention sur son interlocuteur, gardant un calme olympien. « Votre suggestion a l'avantage d'être pertinente ; nous sommes déjà plusieurs à travailler ensemble, surtout en matière de disciplines demandant l'usage de la baguette, pour que les enseignements soient complétés par l'interdisciplinarité et que les savoirs acquis restent transferrables. »
Il se redresse sur sa chaise et croise ses doigts devant lui, sans baisser les yeux. Contrairement à Howard, il n'avait aucun problème avec l'idée de dominer les autres, surtout dans son bureau, ayant de plus entière légitimité de par sa supériorité hiérarchique. Il le faisait naturellement, sans se poser de questions ; cela était autant une part de son caractère que de son éducation.
« Le problème avec cette suggestion n'est pour moi pas tant sa pertinence que la façon dont vous l'amenez. Nous avons mis un moment à mettre en place un programme commun et cohérent, auquel votre prédécesseur s'accordait plus ou moins. Il aurait été à mon sens plus correct de voir avec Mrs Johnson pour obtenir nos programmes de cours et vous y accorder. Je crains que ce que vous me présentez n'aille pas avec mon enseignement actuel, et je ne me vois pas le réadapter en cours d'année. Vous devriez aussi penser à voir votre enseignement vis à vis des cinquième année, qui sont mutualisés avec les deux promotions précédentes. »
Ah ça, venir voir Alexandre pour parler boulot était déjà risqué.
Ça le devenait davantage quand il était d'une humeur bien particulière, et encore plus quand on le braquait en amenant des sujets personnels sur le tapis.

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MessageSujet: Re: Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre] Mer 27 Mar - 19:43


Première Rencontre Dubitative
2 Octobre 2021

Howard fut plutôt choqué par la réaction de MacFusty. Soit il voulait bien que sa question était un peu indiscrète sachant qu'ils venaient à peine de se rencontrer, mais par expérience, la plupart des gens aimaient à parler de leur descendance et il était rare de voir une réaction comme la sienne. Qu'il ne veuille pas s'étendre sur sa vie personnelle, Howard le comprenait, mais de là à réagir avec tant de vigueur ... Il afficha une moue peinée alors que le professeur de Défense lui faisait comprendre avec ses propres phrases incisives, qu'il n'avait qu'à s'adapter à l'équipe dans laquelle il arrivait et que ce ne serait surement pas à MacFusty de changer son programme.

Howard n'avait jamais cherché à s'imposer et encore moins à faire passer son programme de force, mais le professeur semblait obtenu à ce qu'il proposait quoi qu'il arrive. L'ancien Durmstrang n'avait pas l'habitude de faire référence à un directeur pour s'occuper des cours. Dans le château de l'est, le Directeur s'occupait des affaires administratives et jamais il n'entrait dans l'enseignement, c'était aux professeurs de s'occuper et de l'éducation des élèves et du respect de la discipline, Howard n'était donc pas habitué à aller plaider sa cause lorsqu'il voulait quelque chose.

Il avait pourtant bien préciser à MacFusty qu'il n'était pas d'ici et qu'il n'était donc pas habitué au monde de fonctionnement de Poudlard. De plus, il n'était embauché que depuis deux jours, comment aurait-t-il eu le temps matériel de se renseigner sur tous les programmes des autres enseignants et de composer son propre programme en fonction, tout en déménageant, faisait l'inventaire de la salle de potion qui était dans un état déplorable et en s'occupant de toute sa paperasse.

Howard n'était pas du genre à se plaindre, mais sur ce coup, il trouvait MacFusty beaucoup trop jugeant et autoritaire. Il n'était pas son subordonné, il était un professeur et un directeur de maison exactement comme lui et il avait le droit de mener son enseignement comme il le souhaitait. C'était une courtoisie polie et cordiale qui l'avait poussé à se présenter à l'avance et voila comment on le recevait ? C'était inadmissible ! Howard ne serait pas marcher sur les pieds à peine arriver et si le professeur de Défense était décidé à se montrer acariâtre, très bien, il repartirait comme il était venu.

"Et bien excusez moi d'avoir du quitter mon poste pour trouver celui-ci en à peine deux jours, d'avoir remis à neuf la salle de potion qui tombait en ruine, compléter la réserve de la multitude d'éléments indispensables qui y manquaient, de devoir produire un programme complètement nouveau, adapté au niveau de cette école et à la hiérarchie des promotions, tout cela sans croiser mon prédécesseur et sans même savoir ce qu'il a laissé avant de partir. Vous saurez que à Durmstrang, le Directeur ne s'occupe pas des histoires des professeurs qui doivent régler leurs problèmes dans l'équipe enseignante. De plus je n'ai rencontré Mrs Johnson que pour mon entretien d'embauche et pas de nouveau depuis, je ne souhaitais pas l'importuner avec ce qui aurait pu se régler simplement entre professeurs compétents ! Mais soit, vous préférez faire en fonction de ce dont vous avez l'habitude, je le conçois, mais ne venez pas me reprocher de vous imposer quoique ce soit car je venais vous rencontrer par courtoisie alors que j'aurais très bien pu commencer mon travail sans jamais venir m'entretenir avec vous. Je mènerais donc mon cours comme je l'entends car cela fait quinze ans qu'il est exemplaire, et malgré les promotions en commun, je maintiendrais les classes comme je l'entends. Si vous changez d'avis, faites le moi savoir !"

Howard allait faire demi tour pour redescendre dans ses cachots pour préparer les cours du lendemain avant de se rendre au dîner où la directrice avait prévue de le présenter aux élèves et à l'ensemble des professeurs. Mais avant cela, il se rappela avant de pivoter vers la porte, que Mrs Johnson lui avait expliquer le mécanisme des maisons à Poudlard et des directeurs de maison. C'était plutôt compliqué et bien qu'il en ait entendu parlé dans ses études, le fonctionnement en lui même était quand même très saugrenu. Lorsqu'elle lui avait détaillé cette habitude qu'ils avaient depuis la fondation de l'école, Howard acquiesça bien que les subtilités lui échappaient complètement.

Il aurait voulu profiter de son échange avec MacFusty qui était directeur de Serdaigle, pour en discuter avec lui, mais ça semblait plutôt contre-indiqué à présent. De ce qu'il avait compris, un objet magique en forme de chapeau de sorcier répartissaient les élèves entrant à l'école à onze ans dans quatre maisons en fonction de leur personnalité et de leur potentiel pour les "trier". Puis quatre professeurs prenaient la direction d'une des maison. Gryffondor concernait les enfants courageux, à tendance rebelle, plutôt agités et virulents, ils avaient plutôt bonne réputation d'après ce qu'avait saisi Howard. Poufsouffle regroupait les enfants loyaux, amicaux et solidaires, et avaient la réputation d'être gentils et parfois même un peu passif. Les Serdaigle étaient les intellectuels, solitaires et sérieux et étaient connus pour leur assiduité. Enfin les Serpentard étaient les rusés, malins, ambitieux et prêt à tout.

C'était de cette maison que Howard s'occupait et il serait responsable des élèves des sept années qui sortiraient avec leurs BUSEs et leurs ASPICs au plus haut niveau possible. Ce serait sa fierté, Howard n'en démordrait pas. Il était responsable de la discipline dans sa maison ainsi que des récompenses, avec l'aide des préfets, et préfet en chef, il gérait aussi l'équipe de Quidditch, le capitaine et les joueurs, ainsi que la réputation de sa maison. Avec réflexion, il était persuadé de se trouver très à l'aise parmi ses gens proches de sa façon d'être. Et maintenant qu'il avait rencontré MacFusty, la maison Serdaigle lui allait comme un gant : pas drôle et un peu coincé, c'était tout à fait lui. De plus, les Serpentards étaient souvent des élèves issus des familles de sang-purs et par rapport à cela, Howard serait en phase avec eux.

"Je tenais aussi à vous informer que j'ai été choisi par Mrs Johnson comme Directeur de la Maison Serpentard. Je voulais vous demander conseils pour être le plus efficace à ce poste, puisque vous êtes le responsable des Serdaigle. Mais j'imagine que là aussi je perturbe vos programmes. Je pense donc que je vais réussir à me débrouiller par moi même !"

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MessageSujet: Re: Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre] Dim 7 Avr - 12:06
« Vous apprendrez deux choses, Mr Wilkes-Rosier : vous n'êtes ici pas à Durmstrang, et personne ne vous a demandé de quitter votre poste pour venir enseigner ici. »
La voix de l'écossais a claqué sèchement dans l'air, offrant à Howard la pire attitude qu'Alexandre pouvait confier à ses collègues : les traiter comme des élèves. C'était quelque chose qui arrivait extrêmement rarement, étant donné qu'il les considérait à juste titre comme ses égaux, malgré sa place hiérarchique supérieure à la leur, en sa qualité de directeur-adjoint.
En tout cas, il n'aimait clairement pas l'arrogance dont son nouveau collègue faisait preuve, à s'imposer de la sorte sans considération pour les autres. Et à exagérer de la sorte. Ici, ce n'était pas l'école du Grand Nord. Poudlard était un établissement plus conséquent, avec d'autres attentes, et une culture différente. Les îles britanniques n'avaient pas le même fonctionnement que cette école où on n'accueillait que Sang-Pur et éventuellement Sang Mêlés.
Et la façon dont Howard se comportait allait très vite envenimer les choses. Peut-être un collègue, en salle des professeurs, penserait-il à prévenir le nouvel arrivant qu'Alexandre n'était pas homme à se mettre à dos. Non à cause de son influence ou à cause de son caractère ; mais parce que si guerre ouverte devait se déclarer, l'équipe se rangerait plus volontiers du côté de cet homme qui avait plus d'une fois fait ses preuves, en tant qu'enseignant, en tant que leader, en tant qu'humain.

« Au lieu de vous braquer de la sorte, je vous prierais de me montrer ce qui est sensé faire de vous un enseignant : préférer le dialogue à toute autre méthode. »
À noter qu'à aucun moment il n'avait bougé de son siège, pas même face à l'attitude qu'avait eu l'homme vis à vis d'un envisageable départ.
« Je n'ai rien contre le fait de travailler en équipe. Je n'aime simplement pas la façon dont vous amenez les choses. Mettez vous à ma place : j'enseigne depuis une dizaine d'années ici, je connais chacun des adolescents qui fourmillent dans les couloirs, leurs difficultés, leurs besoins. Nous établissons un programme mutualisé en équipe au début de l'année pour une cohérence dans nos enseignements qui aiderait les élèves à mieux avancer. Et vous voici qui venez avec un programme pré-établi, qui fonctionne possiblement à Durmstrang, mais qui n'aura pas les mêmes résultats ici, pour une raison simple : ce n'est pas le même public. »
Les mains d'Alexandre se croisent à nouveau. Il n'aimait pas non plus qu'on l'emmerde, surtout dans un moment de sa vie où les choses se bousculaient plus que de coutume. Il n'était absolument pas fréquentable en ce moment, et, de ce fait, very touchy sur de nombreux points. « Votre courtoisie m'a plutôt fait l'effet d'une arrogance particulièrement déplacée, compte tenu du fait que vous venez d'arriver. Et je vous prierais de cesser d'exagérer : notre salle de potions n'a jamais été une ruine. »

D'une profonde inspiration, l'écossais marque une pause, avant de poursuivre : « J'ajouterais qu'il est de votre rôle de poser des questions, à votre arrivée, à la directrice ou à vos collègues. Je suis souvent le coordinateur au sein de l'équipe, puisque, comme vous le dites, notre directrice a autre chose à faire. J'ai conscience que la façon dont vous vous comportez vient possiblement d'une éducation plus nordique que celle dans laquelle nous avons pu baigner ; mais tous nos collègues ne le verront pas et n'auront pas ma patience face à votre façon de vous braquer à la moindre remarque. »

Ne relevons pas les railleries et autres remarques ironiques dont il avait gratifié son collègue de Serdaigle. « Je n'ai pas de programme en tant que directeur de maison. Il serait idiot d'en avoir un. Il s'agit plus d'être là pour vos élèves qu'autre chose, et d'être référent en cas de problème. Vous avez hérité d'une maison qui accueille beaucoup d'élèves à problème... Je n'ai qu'un conseil à vous donner, vis à vis d'eux : repérez rapidement les gamins à problèmes, pour vous adapter à eux, et soyez ferme. Ils vont vous tester dès les premières heures, et gagner le respect des Serpentard n'est pas toujours simple. Après, on a tous nos méthodes. Mais le dialogue reste l'arme essentielle. »
Nouvelle pause. Il a la gorge sèche d'avoir tant parler, lui qui économise ses mots. « Pour revenir au sujet de vos cours, je vous encourage à aller voir en salle des professeurs. Vous trouverez des notes qui vous indiqueront les sujets abordés dans les différents cours, et vers quelles périodes on prévoit d'aborder telle ou telle notion avec telle ou telle classe. Ce sera déjà un meilleur départ pour vous, plutôt que de construire un programme sans savoir ce qui est attendu par l'école. »

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« He is worth nae weel,
That can bide nae wae.
»




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Première Rencontre Dubitative [Howard - Alexandre]

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