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Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1

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MessageSujet: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Dim 31 Mar - 17:29
Samedi 2 Octobre
Un samedi comme un autre. Suite aux tensions dans l'école de Poudlard, face au deuil auxquels les élèves étaient confrontés, il avait été décidé que ce week-end, une sortie exceptionnelle à Pré-Au-Lard serait permise. Ainsi donc, le village sorcier grouillait de monde, entre sorties des élèves et du personnel, roulement habituel, et visites quelconques venues de familles, ministère veillant au grain, et autres petites choses.
Tout allait bien, alors qu'aux alentours de dix heures, tout le monde semble être arrivé sur place. Un couple boit un verre à la terrasse des Trois Balais, profitant du temps et de la température clémente de ce début octobre, deux jeunes filles gloussent en sortant d'une boutique de vêtement, un Serdaigle rentre dans un membre du ministère, trop occupé à regarder ses grimoires nouvellement acquis pour regarder où il allait.
Puis, un pop retentissant se fait entendre. Un son qui résonne dans les rues et ruelles, accompagné d'une apparition pour le moins remarquée.
Dans un monde de sorciers, où les capes et les robes amples, de toutes les couleurs, se côtoient, les jeans, baskets et autres lecteur mp3 font tache. Immédiatement, ces personnes apparues au beau milieu de la place principale, au sus et à la vue de tous, se font remarquer.
Des moldus.
À Pré-Au-Lard.



Daniel Anderson
9 ans – Gallois (Swansea) – Écolier

Maman avait toujours dit de ne pas parler aux inconnus.
Évidemment, Daniel n'écoutait jamais, quand Maman lui donnait ce genre de conseils. Bon, il n'approchait pas les méchants monsieurs qui donnaient des bonbons vers l'école, c'était déjà ça. Mais après avoir passé de longues minutes à écouter la maîtresse, la récréation était la bienvenue et... Et le petit garçon avait bien envie de s'éloigner le plus possible du préau. Il s'approche des grilles, où il aperçoit une des mamans qu'il avait vues ce matin.
C'était la maman de Kévin, un garçon bizarre, à qui il arrivait toujours tout un tas de trucs bizarres, dans des circonstances bizarres. Mais sinon, Kévin était cool. Il faisait juste des trucs chelous quand il avait peur ou qu'il était soumis à une émotion forte.
Étonné par la présence de la jeune mère, il s'approche de la grille, et le dialogue s'enclenche.

« Tu veux bien aller chercher ta maîtresse, Daniel ? J'ai un papier à lui donner. » finit par dire la femme avec un sourire tendre. Mais il ne la regarde plus dans les yeux : c'était quoi le morceau de bois qui dépassait de l'intérieur de son blouson ?
Mais la dame le reprend pour obtenir son attention. Le papier à la maîtresse.
« Je peux lui donner si vous voulez madame. »
La mère hésite, mais l'enfant ne voit pas vraiment ; la raison lui échappe d'autant plus, par ailleurs. Et elle lui tend un papier soigneusement plié, avec pour recommandation de le donner très vite à la maîtresse.
Mais le petit garnement lui offre un sourire qui ne la rassure pas quand il prend le mot. Il le serre entre ses doigts et, espiègle, s'échappe dans la cour de récréation en riant, à l'opposée totale de son enseignante, sans le plus petit état d'âme. Et la mère a beau tenté d'appeler son fils à la rescousse, rien n'y fait ; ou pas assez tôt du moins. Bientôt, le garçon qui jouait alors à cache-cache disparaît purement et simplement, emporté par le portoloin destiné à la maîtresse de sa classe.

Lorsqu'il réapparaît sur la place principale, il ne comprend pas et, déséquilibré, tombe les fesses par terre... Et vomit son petit déjeuner sur le côté, sur les pavés, à cause de la sensation désagréable qu'il vient de ressentir dans le transport. Inquiet, perdu, ne comprenant pas ce qui lui arrive, il tente de chercher sa maîtresse et ses copains... En vain. Oooh, ça n'était pas très rassurant, même pour un grand garçon de neuf ans, comme lui.
Et tous ces gens bizarres faisaient peur, et … AAAH MAIS C'ÉTAIT QUOI ÇA ?! Ses yeux s'écarquillent en voyant un elfe de maison passer devant lui sans le voir et, toujours les fesses par terre, ses lèvres se tordent de façon disgrâcieuses avant que les larmes ne commencent à couler sur ses joues.

« JE VEUX MA MAMAAAAAAAAAAAAAN ! » hurle-t-il alors, exige-t-il même.


_________

Instructions :
Ce sujet est ouvert au groupe 2 de l'intrigue, soit : Nioclàs Ó Tuathail, Séraphine Mistaken, Abbigaël Doherty & Elizabeth Johnson.
Vous êtes libres d'intervenir de la façon dont vous le souhaitez. Les PNJs sont à votre disposition, et le staff ne reprendra la main dessus que si vous bloquez ou que vous vous en éloignez trop.
Ici, vous êtes face à un petit garçon capricieux : outre son côté capricieux, c'est un enfant pourri-gâté habitué à ce que sa mère se plie en quatre pour lui. Il hurle, il chouine, il tape du pied, il s'énerve, bref, il est insupportable.
Bon courage !

http://thesorcererstales.forumactif.fr
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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Lun 1 Avr - 17:45
Dans l’une des dernières lettres que lui avait adressée Fergus, le jeune professeur avait écrit de façon parfaitement innocente qu’il était certain qu’il irait se dégourdir un peu les jambes le samedi matin prochain, c’est-à-dire le 2 octobre, à Pré-au-Lard. Abbigaël avait souri tout en levant les yeux au ciel : en lui écrivant ceci, son correspondant n’avait certainement pas pensé une seule seconde qu’elle utiliserait cette information à bon escient, notamment en se rendant elle aussi dans le village sorcier. Elle avait ri intérieurement tout l’après-midi précédant le jour J en pensant à la tête que ferait son ami lorsqu’il découvrirait sa présence. Elle espérait bien apparaître à ses yeux au moment où il y aurait des élèves de Poudlard dans les parages : elle connaissait son goût immodéré pour la discrétion, et elle serait ravie de provoquer d’affreuses rumeurs grâce à sa simple apparition à ses côtés. Ah, qu’elle se réjouissait d’avance… Et qu’il était naïf, encore, et toujours ! Il n’avait toujours pas appris à garder certaines choses pour lui, surtout celles qui risquaient de finir entre les mains d’Abbigaël. Et c’était pourtant bien ce que beaucoup de personnes redoutaient : les mains d’Abbigaël Dohorty (je sais ce que vous avez pensé, bande de cochons. Et vous pensez bien).

Bien sûr, c’était très puéril de vouloir passer une matinée entière à flâner dans les rues juste pour surprendre une personne qui n’y serait finalement peut être même pas. Mais Abbigaël n’avait pas apprécié que Fergus repousse encore et encore leurs amicales retrouvailles (ils ne s’étaient pas vu depuis maintenant 4 mois), alors que ce dernier était enfin installé de façon permanente au même endroit. En le voyant aujourd’hui, elle ferait d’une pierre deux coups : d’abord elle se vengerait en apparaissant toute pimpante à ses côtés devant des élèves qui ne manqueraient pas de répandre certaines rumeurs, et enfin elle le verrait ; non pas quand monsieur l’aurait décidé, mais quand ELLE l’aurait décidé.

Elle parcourait discrètement les rues de Pré-au-Lard, guettant une ombre familière, lorsqu’un pop retentissant attira subitement son attention. Elle tourna la tête vers l’origine du bruit, cherchant le responsable de ce qui semblait être, à tous points de vue, l’apparition d’un portoloin et de ses passagers. Le hurlement qui suivit quelques secondes plus tard l’aida à discerner un petit garçon, manifestement perdu au milieu de la foule. Elle fronça les sourcils quand elle réalisa que ce dernier était habillé de façon très différente du reste de la foule. Elle retint une exclamation de stupeur en réalisant la dérangeante vérité qui s’offrait à elle : un petit moldu ! Entre temps, deux autres « pop » avaient retenti non loin de là. Tout tournait dans la tête de la jeune femme qui faisait marcher ses méninges à plein régime. Seulement quelques secondes s’étaient écoulées depuis le cri exigeant du petit rouquin : Abbigaël n’attendit pas d’en savoir plus et invoqua avec calme son patronus. Le chat à l’épaisse fourrure argentée qui se manifesta au bout de sa baguette disparut dans un trait de fumée. La jeune femme soupira, priant pour que le Ministère dépêchât rapidement des renforts. Puis, résolue, elle s’avança vers l’enfant perdu, se retenant de grimacer devant ce qui semblait sans aucun doute être les restes de son petit déjeuner. Elle s’agenouilla sans plus de cérémonie vers l’insupportable pleurnicheur, lui tendit une main et s’exclama sur un ton doux et rassurant (alors qu’elle bouillait de lui intimer de fermer sa bouche de sale gosse) :

« Allons, pourquoi pleures-tu ? Tu es dans un parc d’attractions. Tu sais, avec des … Elle chercha ses mots. Manèges. » Mouais, pas top, mais c'était déjà mieux que rien.
Ainsi accroupie, la main tendue vers le jeune garçon, Abbigaël respirait la bienveillance et l’amour maternel. En réalité elle rêvait de lancer un stupéfix et de régler le problème sans plus de formalités, mais elle n’était qu’une employée de bureau et elle risquait gros à utiliser sa baguette contre ce petit garçon ; sans parler de l’opinion publique. Rah, l’opinion publique, si elle pouvait la leur foutre là où elle pensait… Pourquoi lui arrivait-il toujours des trucs comme ça ? Et qu’est ce que c’était que ce bordel, hum ? Elle maudit intérieurement Fergus : c’était de sa faute après tout ! Si elle n’avait pas eu à se venger en bonne et due forme, elle serait tranquillement assise dans son canapé à siroter du thé et cette affaire aurait été gérée par quelqu’un d’autre. Si elle apprenait que c’était un coup du MO (et elle commençait à se le persuader), elle rédigerait personnellement un rapport au Premier ministre et ça allait barder pour ces petits cons, foi de Doherty.
Cette réflexion n’ayant duré que l’espace de 4 secondes, elle allait demander au garçon s’il voulait une glace (autant l’occuper le mieux possible avant que l’équipe d’oubliators ne débarque enfin) quand elle sentit la présence d’une silhouette sur sa droite.

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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Lun 1 Avr - 20:40
Sortie exceptionnelle autorisée pour ce samedi.
Même heure, même lieu de rendez-vous que d'habitude?
Voici un petit mot bien concis qui part dans la semaine. Séraphine, sitôt au courant de cette autorisation exceptionnelle, autorisée pour que les esprits puissent s'aérer, s'empresse de prévenir une personne qu'elle ne voyait que trop peu souvent à son goût. Et cela ne faisait encore qu'un mois qu'elle était séparée de l'être aimé...
Mais à l'idée de le voir à la fin de cette semaine, alors qu'elle avait pu savourer la chaleur de son corps contre le sien le samedi précédent, le visage de la jeune fille s'était éclairé. La mort de Mrs Donoghue ? Bien sûr que ça la touchait, mais de façon minime, n'ayant jamais assisté à ses cours. La démission de Mr Summerton ? Moindre impact, c'était un bon potionniste, mais après... Il n'y avait pas mort d'homme – haha.
Quant aux deux MacFusty...
Elle s'en foutait un peu.
Ça ne la concernait pas vraiment. Elle compatissait, certes, mais la vie continuait... Et sa vie allait être plus douce l'espace de quelques heures. Sourde aux railleries de Vanessa qui l'observe se préparer méticuleusement de bon matin, Séraphine s'applique dans la mise en place de sa tenue, de sa chevelure, des couleurs qui donneront un air moins maladif à son teint pâle.

Elle s'échappe tôt du dortoir, boude le petit déjeuner, et s'échappe de l'établissement sitôt les grilles ouvertes. Elle retient le sourire idiot qui veut s'étaler sur son visage, s'empêche de trottiner gaiement comme l'adolescente qu'elle est à l'idée de voir l'homme qui faisait battre son coeur. Elle entre dans Pré-Au-Lard, les talons claquant sur les pavés, les cheveux volant au vent léger de ce beau jour d'octobre. Oooh, ils pourraient presque s'installer en terrasse, tant il fait doux, tant le soleil semble s'être mis de la partie.
Une opinion partagée avec l'rlandais, visiblement, puisque c'est à la terrasse des Trois Balais qu'il l'attend, plongé dans la presse du jour. Un sourire calme vient éclairer le visage de l'adolescente à la cape sombre, qui a pu lire plusieurs papiers de son cher et brutal – oui, parce qu'il n'est pas si tendre – dans les journaux, ces derniers temps.
Écrivant notamment sur Poudlard.
Un baiser est volé, et les mots commencent à s'échanger. L'adolescente tourne tranquillement sa cuillère dans son chocolat chaud, récupère la mousse qui vient maculer ses lèvres d'un mouvement de langue, papote frivolement avec celui avec lequel elle a le sentiment de ne jamais assez communiquer.
Une belle journée, que rien ne pourrait troubler. Quand ils auront estimé avoir assez bavardé, ils iront s'isoler dans leur petit cocon pour communier dans un langage bien à...
Hm ?
C'était elle ou elle avait entendu un pop venant de la place sur laquelle la terrasse donnait ?

Interloquée, la jeune fille tourne le visage vers les personnes arrivées, visibles çà et là entre deux passages d'étudiants et fronce les sourcils. Les jumelles sont les premières à l'interloquer et, sans trop réfléchir, la jeune fille se lève de son assise pour jauger les deux intruses.
« … Mais... C'est moi ou... » Ou elles sont habillées comme des moldues ?
À Pré-Au-Lard, même les nés-moldus ne s'habillaient pas comme ça. Même elle, avec sa robe et ses airs bien marqués d'appartenance à un autre monde, ses collants et ses chaussures accordées à une mode bien moldue, elle avait une cape, ou une robe de sorcière, pour indiquer son appartenance au monde de la sorcellerie.
Elle amorce un pas dans cette direction, hésitante, les yeux allant jusqu'à cette vieille femme sourde aidée par un homme en costard. Hm. Aider les gens n'était pas spécialement dans sa nature. Mais elle se sentait tout de même concernée par cette histoire ; après tout, ne venaient-ils pas d'un monde différent, d'un monde qu'elle exécrait, d'un monde qui lui avait donné un avant-goût de l'enfer sensé l'attendre ?
Mais en même temps...

« NOOOOOOOOOON JE VEUX PAS LES MANÈGES JE VEUX MA MAMAN ! » entend-t-elle à travers la foule. Le petit garçon, jusqu'ici plus ou moins maintenu par une femme d'un blond sans saveur – ah, mauvaise foi de la narratrice – décoche un coup de pied dans le tibia de l'agresseuse – Maman a dit les inconnus sont dangereux, pour une fois qu'il l'écoutait... – et... S'échappe dans la direction des deux amoureux. Il passe à côté de Séraphine qui n'a que le temps de reconnaître un uniforme d'écolier et...

Et se planque sous la table à laquelle elle était précédemment installée.
Hey mais c'était sa place là !
Ahem. Finesse, tact, et subtilité, toussa.
C'était malin, bravo Blondasse.
L'adolescente se tourne vers la table, lance un regard à Nioclàs d'un air un peu intrigué et se penche pour observe le garçon finalement pas si petit que ça qui a réussi à s'y planquer. « T'ES PAS MA MAMAN, JE VEUX MA MAMAN ! » hurle-t-il à nouveau, visiblement incapable de parler.
Jamais je n'aurai d'enfants.
L'écossaise pince les lèvres, main sur le rebord de la table.
« … C'est pas en restant planqué là que tu vas retrouver ta maman. T'es pas plutôt sensé être à l'école plutôt que sous une table, à cette heure-ci? »
Une école faisant cours le samedi matin, comme de rares établissements dans le pays. Y'en avait pas tant que ça. Mais vu son uniforme, il venait forcément d'une cour de récréation...

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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Jeu 4 Avr - 16:31
A l’instar de sa compagne, Nioclàs interrompt la discussion qui se déroulait sans heurt, et cherche du regard l’origine des bruits de transplanages, répétés, qui ont fendu l’air. Contrairement à Séraphine, il reste toutefois assis, les sourcils froncés, cherchant à comprendre l’incohérence de tout ceci. Des moldus à Pré-au-Lard. Il surveille cet homme, principale menace à ses yeux dans la mesure où il s’agit d’un adulte conscient de l’environnement qui l’entoure, amorce un mouvement pour se lever et se diriger vers elle lorsque…

« NOOOOOOOOOON JE VEUX PAS LES MANÈGES JE VEUX MA MAMAN ! »

Alors seulement remarque-t-il l’enfant, et la cause de sa colère.
Subitement blême, il observe en silence le petit garçon décocher un coup de pied à Abby, déglutit en espérant que Séraphine ne cherche pas à s’en mêler et assiste avec dépit à la fuite du garnement dans leur direction.
Bah voyons.
Pourquoi ne pas organiser un dîner aux chandelles avec son ex-fiancée et sa nouvelle compagne de quinze ans de moins que lui, tant qu’on y est ?
Après un échange de regards avec Séraphine où seule règne l’incompréhension, Nioclàs pousse un soupir et subit de nouveau les hurlements de la demi-portion qui a élu domicile sous la table. Il admire les efforts de la jeune vipère qui tente de communiquer avec cet enfant capricieux, et décide, quant à lui, d’adopter une autre technique.

« J’M’EN FICHE JE VEUX MA MA-…. Aïe aïe aïe aïe aaaaïe !!! »
Le petit garçon gesticule lorsqu’il est tiré de sous la table par l’oreille de force. Exaspéré par son attitude, Nioclàs a décidé de recourir à la force plutôt qu’à la douceur. Il a assisté au coup dans le tibia envoyé à Abby, et il n’aimerait pas que ce sale gosse fasse de même avec Séraphine dans un accès de colère.
D’ailleurs, il essaye cette technique pour se dépêtrer de Nioclàs qui le toise alors d’un regard dur, manifestement peu enclin à céder à sa colère. Il tire un peu plus fort sur l’oreille et pince le pavillon de celle-ci avec plus de fermeté.
« Whisht, chiseler ! Si tu ne te calmes pas, tu vas recevoir la pire fessée de ta vie, je te préviens. Maintenant tu restes tranquille. » Sans doute la menace tombe-t-elle juste, car l’enfant cesse d’envoyer son pied contre la jambe de l’Ours qui ne plaisante pas. A ce moment seulement Nioclàs le lâche-t-il, l’abandonnant aux soins de Séraphine ou…
D’Abby.
Les yeux bleus se sont relevés vers la blonde qui les a rejoints, suivant sans doute l’enfant par réflexe. Pour une fois, il est plaisant de la voir ; au moins, il n’a pas besoin de contacter le Ministère puisqu’une de ses représentantes est présente. Son regard va de la blonde à la brune, puis de la brune à la blonde – en évitant les décolletés, pour une fois – et retombe sur l’enfant.
« Pour toi, c’est un moldu ? » demande-t-il en regardant Séraphine, à qui s’adresse la question. Il se tourne alors vers Abbigaël. « Il faut trouver Elizabeth Johnson. On ne peut pas laisser les élèves se promener librement avec des moldus dans les rues… Regarde, il y a déjà du grabuge chez Zonko… »
Il désigne d’un signe de tête la boutique, détournant l’attention de chacun le temps que…

Le petit garçon s’enfuie.

Et fonce tête la première dans une quatrième personne.

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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Ven 5 Avr - 17:38
Elizabeth adorait Pré-Au-Lard. Et de fait elle adorait les sorties à Pré-Au-Lard organisées par Poudlard. Une occasion en or d'aller se balalder dans la petite bourgade sans empiéter sur ses heures de travail. Le maitn même, elle s'était réveillée ravie, impatiente d'aller passer sa journée à flâner, faire un tour chez Zonko, boire une Bierraubeurre aux Trois Balais avec Alexandre....bref un super programme.
Une fois toutes les autorisations des élèves de Poudlard vérifiées, les poches vérifiées également, tous se mirent en route. Elizabeth fermait la marche, un grand sourire aux lèvres. Sourire qui faisait écho à celui qui barrait les visages des étudiants sorciers.

Elle faussa compagnie à la troupe dès qu'elle le put. Elle se dirigea d'abord vers Zonko. Elle devait bien avouer que ces confiseries étaient un de ses pêchés mignons, on trouvait de tout dans cette boutique, et depuis le temps qu'elle y allait le gérant l'appréciait énormément. Elle avait toujours droit à un petit rab de confiseries gratuites. Mais c'était un privilège dont elle ne pouvait pas parler, sous peine de s'attirer les jalousies de tous les étudiants de Poudlard.

Elle sortit de la boutique, ravie, des bonbons plein les poches, et marcha un peu, flâna du côté d'une autre boutique, en regardant le ciel bleu. Quand tout à coup, elle sentit quelque chose heurter violemment sa cuisse. Surprise, elle baissa les yeux et aperçut un...

-Mais qu'est-ce que....

Un moldu! Un petit garçon moldu! Il n'y avait aucun doute là-dessus. Il suffisait de voir la façon dont il était habillé, et son regard de celui qui ne comprend absolument rien à ce qui lui arrive. Bon sang, mais qu'est-ce qu'un enfant moldu faisait à Pré-Au-Lard? Sa petite sortie agréable était en train de virer au délire cauchemardesque. Eberluée, Liz regarda autour d'elle. Elle aperçut un peu plus loin un groupe de trois personnes qui n'étaient sûrement pas ensemble par hasard: Seraphine Mistaken, Nicholas O'Toole -décidément, celui-là, elle le voyait souvent en ce moment- et Abbigaël Doherty. Ils regardaient en sa direction. Elle les interpella.

-Vous pouvez m'expliquer ce qui se passe?

Quoiqu'elle doute qu'ils le puissent. Il n'y avait aps trente-six façons de faire atterrir un moldu à Pré-Au-Lard. Soit il avait un parent sorcier qui l'avait amené ici. Soit on l'avait transplané. Soit on l'avait amené par Portoloin.

"JE VEUX MA MAMAAAAAAAAAAN!!!!" hurla soudain le petit, qui venait visiblement de reprendre ses esprits après avoir heurté la directrice. Liz s'agenouilla pour ramasser ses tympans, et aussi pour pouvoir parler au petit à sa hauteur.

-Petit bonhomme, je m'appelle Elizabeth. Je vais t'aider à retrouver ta maman, tu veux bien? Comment tu t'appelles?

Elle essayait d'être gentille au possible, afin de gagner la confiance du petit garçon. Mais de toute évidence, cela ne fut pas très concluant, puisque le garçon cria de plus belle.

"RAMENE MOI MA MAMAAAAAAAN TOUT DE SUIIIIIIIIITE!!!!!!!"

Bon sang, mais il avait un sacré coffre ce petit! Elizabeth grimaca. Elle ne savait pas réellement comment gérer cette situation. Il faut dire que c'était inédit. Elle lança un regard à moitié implorant au trio en face d'elle. Pitié, que quelqu'un aie une idée pour calmer ce petit démon. Elle aurait pu lui jeter un sort, mais par principe elle ne le ferait pas. Le gosse était probablement traumatisé, elle n'allait pas empirer la chose.

-Calme-toi s'il te plait...

Mais aucun effet. Le petit hurlait, moulinait des bras, gigotait dans tous les sens, et en courant retourna vers le trio. Elizabeth le suivit d'un pas rapide; elle ne pouvait pas laisser ce petit foutre le bazar à Pré-Au-Lard, alors que le lieu était bondé. Et ses parents devaient s'inquiéter!

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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Sam 6 Avr - 17:40
Abbigaël poussa un cri étouffé de surprise (ainsi que de douleur) quand le gamin lui envoya un coup de pied bien senti dans l’un de ses tibias. Elle se releva en grimaçant, maudissant la terre entière et oubliant toute tentative pacifique de s’occuper du sale gosse : si elle lui remettait la main dessus, elle lui ferait tâter de sa baguette et s’expliquerait calmement avec le reste du ministère ensuite ; elle était si douée pour convaincre (sauf les enfants moldus hystériques, mais ça c’était hors compétition) qu’elle n’aurait sans doute pas à s’inquiéter d’éventuelles retombées disciplinaires. Ce n’était tout de même pas un horrible petit rouquin de moldu qui allait faire sa loi dans tout Pré-au-lard, si ?

Tentant de repérer l’enfant dans la foule, elle fut aidée par de nouveaux cris sur sa droite. Son regard se posa sur un couple assis à une table en terrasse, et elle crut trébucher en se rendant compte de l’identité de l’homme : Nioclàs. Il était accompagné d’une brune beaucoup plus jeune que lui, et Abbi sentit comme son ventre se tordre sous une révélation pourtant évidente : il avait retrouvé quelqu’un. Peut être même qu’il était heureux avec elle. Heureux ? A cette idée, ses dents grincèrent ; non, elle ne pouvait lui permettre d’être heureux. Pas alors qu’il l’avait tant fait souffrir. Sa volonté de vengeance, affaiblie ces derniers mois, se raviva d’autant plus par rapport à ce qui s’était passé au ministère deux semaines plus tôt…
Mettant de côté son tibia qui lui faisait comprendre qu’il n’avait pas apprécié la scène précédente, elle se dirigea calmement vers le couple. Nioclàs avait réussi à attraper l’enfant par une oreille et le maintenait d’une main ferme, ignorant vaillamment les coups de pieds qui lui étaient adressés.

« Décidément, tout nous rapproche en ce moment », déclara Abbi une fois arrivée à hauteur de la brune et son ancien amant. « Johnson ? Oh, mais tu sembles déjà remplir son rôle : on dirait que tu as une élève sous la main, à moins que je ne me trompe » Elle lui fit un sourire, mais ce dernier disparut aussi vite que galopa le rouquin hors de leur portée.
Heureusement, il n’alla pas bien loin, se heurtant à ce qui semblait être la directrice de Poudlard en personne.

« Eh bien, la voilà ta Johnson. » souffla Abbigaël à Nioclàs sur un ton faussement complice, ignorant royalement Séraphine. Elle observa Elizabeth se démener avec l’enfant, peu encline à retenter elle-même l’expérience. Pour son plus grand malheur, l’enfant revint en courant vers eux, suivi de près par la directrice. Elle chopa le rouquin au vol par le col de son uniforme et, le tenant à distance respectueuse cette fois de ses tibias, elle s’adressa à Elizabeth Johnson :
« Je pense qu’il est arrivé avec un portoloin, et hélas il n’est semble t-il pas le seul. J’ai prévenu le ministère, on devrait avoir du renfort dans peu de temps. En attendant… »
« LACHE-MOIIII OU JE TE MORS VIEILLE BIQUE » la coupa soudainement le démon roux, ce qui ne fut pas au goût de la jeune femme. Vieille bique… ?!

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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Dim 7 Avr - 14:56
Visiblement, Nioclàs a la situation bien en main – enfin, plus l'oreille, mais ça... L'autorité dont il fait naturellement preuve maintient le sale gosse en respect pendant quelques secondes. Le temps pour l'adolescente de le jauger du regard. Moldu ? Aucun doute, l'uniforme parlait pour lui. Le blason, sur la veste, indiquait une école probablement galloise – tous ces y, et ces w, ça en disait long – mais vu son âge... Et son comportement, c'était clair. Alors à la question de son amant, la jeune fille hoche calmement la tête, comme s'il s'était plus agi d'une question rhétorique qu'autre chose et...
Un autre protagoniste arrive vers eux. Oh, il s'agissait de victime 1.0 du sale garnement.
Blondasse, l'appellerons-nous. Surnom qui lui sied d'autant plus qu'à son approche, Séraphine comprend clairement qu'il y a quelque chose entre Nioclàs et elle. So far, elle l'ignore, et la familiarité avec laquelle elle échange avec l'irlandais n'est pas vraiment une bonne chose pour la jeune fille qui a parfaitement conscience que la différence d'âge joue en sa défaveur.
À ce sujet... Une élève sous la main, hein ? Il faut qu'elle se fasse violence, notre petite écossaise, pour ne pas cracher son venin avec des jeux d'esprit douteux. Non, elle n'était pas sous sa main, et c'était bien là le problème. Mais l'attention de Séraphine se détourne vers la boutique où les feux éclatent de tous les côtés, et... Le petit fuit.
Hey !
Ah mais non. Dernier protagoniste en scène : la directrice.
Bien, bien, bien, avec tous ces adultes responsables, elle allait endosser le rôle de plante verte jalousant la belle blondasse. Enfin, pas totalement non plus, n'oublions pas que la jeune femme arrive rarement à rester bonne potiche dans ce genre de situations. Ses yeux se posent donc sur Elizabeth, évaluant sa prise en charge de la situation.

Hm.
Directrice sait gérer les adolescents, mais moins les petits.
Blondasse sert à rien.
Restait Nounours, qui avait une autorité suffisante pour cadrer le sale môme qui hurlait, encore et encore, commençant à insulter Blondasse – sur ce point, elle devait avouer qu'elle était plutôt de l'avis du petit. Mais les cris commençaient à l'agacer plus que de raison, et sa baguette la démangeait de plus en plus. À défaut de l'utiliser – il lui restait un semblant de bon sens lui soufflant que ça n'aiderait en rien de montrer la magie à ce petit... Quoique, ça pourrait peut-être l'occuper – elle utilisa son autre arme, toute aussi redoutable – et redoutée – : sa voix.

« MAIS TU VAS LA FERMER OUAIS ?! »
Voilà qui était fait. C'est qu'elle avait du coffre aussi et que, si elle n'explosait pas souvent de la sorte – enfin, ça dépendait de qui se trouvait vers elle – elle n'en avait pas moins une voix qui porte. Et le petit, comme avec les menaces précédentes, se tait immédiatement.
Ok, la Dame crie plus fort que moi.
Et ce n'était pas le moment de la chatouiller, alors que Blondasse était visiblement trop complice à son goût avec son homme. Séraphine émet un grognement et, dans un sursaut de lucidité, se met à hauteur du gamin – chhh, j'entends vos quolibets qui disent qu'elle n'a pas vraiment à s'accroupir – sans le toucher, sondant son uniforme du regard.
« Tu viens de quelle école ?
- C'est quoi un portoloin? »
Les yeux de l'adolescente vont fugacement vers l'idiote blonde, mais elle décide de ne pas faire de remarque. Reste à savoir s'il vaut mieux jouer la carte de la vérité – quitte à tout effacer après – ou non. Mais il est déjà grand, essayer de le mener en bateau serait idiot.
« … C'est de la magie. Et tu pourras en voir encore si tu me dis de quelle école tu viens.
- Cwmrhydyceirw Primary à Swansea. »
Voilà qui commençait plutôt pas trop mal. Séraphine se redresse, décroche même un petit sourire suffisant à cette sale blonde et sort sa baguette. D'un sort, elle fait sortir des bulles de sa baguette, que le gamin essaie de faire exploser du bout des doigts, comme n'importe quel gosse moldu essaierait de faire. Entre ça et le côté merveilleux de la magie, ça pouvait le tenir occupé environ deux minutes et demi, avant le début du prochain caprice – à base de je veux une baguette moi aussi, très probablement.

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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Dim 7 Avr - 22:13
Les choses ne pouvaient pas être pire, il n’y a aucun doute à ce sujet. Aussi stoïque qu’en temps normal, Nioclàs prend garde à ne pas relever la pique que lui lance Abbigaël concernant « l’élève » qu’il a sous la main, et dans une attitude aussi professionnelle que possible, se contente d’un vague hochement de tête lorsque son ex-fiancée lui désigne la directrice. Il ne peut de toute façon pas répliquer, surtout en présence d’Elizabeth. Il ne manquerait plus que celle-ci en vienne aussi à deviner la relation qu’il entretien avec Séraphine…
Ce serait la fin des bézoards !

Enfin, le petit démon a l’air de suffisamment demander d’attention pour empêcher les choses de dégénérer, so far. Le voici qui, après avoir fui Elizabeth, se fait rattraper par Abby qu’il traite de vieille bique, arrachant une mimique moqueuse à l’irlandais qui ne se reprend qu’une fois qu’il est certain que la blonde en a bien pris note.
A la guerre comme à la guerre. Puisqu’il a un brave écuyer qui se charge d’insulter Abby, il ne va pas le retenir, encore moins se priver de montrer son appréciation de la chose. Et pendant qu’il se moque en silence, le doux timbre de voix de sa Tendresse lui arrache une grimace – il n’est pas dans une situation où les cris peuvent lui être plaisants, hm… - et il porte le regard sur les deux petits êtres, suivant leur échange avant d’échanger un regard intrigué avec Elizabeth, la situation lui échappant totalement.
Si Abby a prévenu le Ministère, de l’aide devrait leur être prochainement apportée mais… en attendant, c’est à eux de gérer, et Nioclàs n’est pas certain que dévoiler à l’enfant leurs pouvoirs soit l’idée la plus brillante qui soit. Pourtant, il se retient de faire un reproche quelconque à Séraphine, préférant laisser cette tâche à l’une des deux autres femmes si elles en sentaient la nécessité.

Le plus important, à l’heure actuelle, est de comprendre ce qu’il se passe.
« Un petit gallois… » souligne-t-il à voix basse, audible néanmoins par chacune des personnes présentes. Heureusement qu’il a précisé qu’il vient de Swansea ; ils n’auraient pas été loin avec ce nom incompréhensible. Il se rapproche de Séraphine, pose une main dans son dos comme pour lui faire comprendre, par ce seul geste, son approbation – finalement, les bulles tiennent l’enfant occupé le temps qu’ils réfléchissent – et son soutien face aux éventuelles attaques d’Abby, oubliant un instant toute prudence par rapport à la directrice.
« S’ils sont plusieurs à être arrivés par portoloin, ça ne peut pas être un accident… Peut-être serait-il judicieux de les isoler avant que…
- HAN TROP BIEN UN MAGASIN DE BONBONS !! JE VEUX ! »
Avant que Nioclàs n’ait pu terminer sa phrase, le petit bout d’homme, à défaut de réclamer une baguette pour lui aussi faire de la magie, reparti en courant dans la direction opposée, délaissant les deux ou trois bulles subsistantes pour se précipiter vers la boutique de friandises magiques.
« Reviens ici tout de suite. »
La voix de l’ours tonne par-dessus le brouhaha ambiant de la rue, et le petit garçon s’immobilise immédiatement, tourne les talons et revient auprès de ce qu’il peut considérer comme ses geôliers, manifestement terrifié par ce grand monsieur à la grosse voix.
« MAIS JVEUX DES BONBONS !!!! S’il vous plaîîîîÎÎÎÎÎÎ- » Un tour de poignet de la part de l’irlandais, et le petit garçon est rendu muet comme une carpe par un silencio informulé et parfaitement réalisé.
Fiouf.
Ca fait du bien quand ça s’arrête.

L’utilisation de la magie sur un moldu ? Pensez bien que c’est le cadet de ses soucis à l’heure actuelle. De toute façon, maintenant que le petit est là et qu’il a vu des sortilèges…
Il semble, par contre, que son mutisme lui déplaise, car le voici bientôt qui se met à pleurer de rage, en silence, et se roule par terre dans l’attitude typique du petit qui fait un caprice.
Voilà, voilà…

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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Lun 15 Avr - 15:08
Un vrai petit troll. C'était une expression qui convenait parfaitement à ce petit moldu. Capricieux à souhait, quasiment hystérique. Bon sang, Liz aurait pensé qu'un moldu qui débarquait à Pré-Au-Lard se serait muré dans un silence traumatisé. Mais non, celui-là était un original, il préférait frapper et hurler. Sa baguette la démangeait, et à voir les têtes des trois autres concernés, ils étaient dans un cas similaire. Pourtant il allait falloir gérer tout ceci sans Stupéfix. Ou ils auraient des problèmes avec la Ministère. Ce qui serait dommage, alors que Liz commençait à peine à entamer des relations cordiales avec Maximilian Thorne...

Le petit insulta miss Doherty -qui visiblement n'apprécia pas- et s'apprêtait à hurler de plus belle lorsque miss Mistaken prit les choses à bras le corps. Enfin à bras les cordes vocales plutôt. Elle cria plus fort que lui, ce qui était en soi un exploit, et cela calma le monstre sur le champ. Enfin! Liz se crut presque sauvée.

Loupé. Entre Abbigaël qui révèle à un moldu un mot comme portoloin, personne ne pouvait être sauvé. Le gosse ne manqua pas de poser la question. C'est quoi un portoloin? Outch. Que répondre? "eh bien tu vois c'est un objet, banal en apparence, qui te téléporte très loin". Magnifique. Seraphine fit pire. C'est de la magie.

Elizabeth écarquilla des yeux grands d'effroi. Horreur et misère. L'étudiante venait de révéler l'existence de la magie à un moldu. Pire : elle sortit sa baguette et lui en fit une démonstration. Ils étaient dans la mouise la plus totale. Et Liz qui navait rien pu empêcher, qu'allait-elle faire maintenant? D'un autre côté, cela avait eu le don de calmer le mini-troll. Elle avait de la suite dans les idées, cette petite. Il était absorbé par la chose. Finalement ce n'était peut-être pas tant la misère que ça.

Ca la redevint lorsque Mini-troll (surnom officiel désormais) vit la vitrine de Zonko et voulut s'y précipiter. Nicholas avait vu juste, ils auraient dû l'isoler tout de suite. En même temps ils n'en avaient pas trop eu le temps ni l'occasion. Mais là on courait à la catastrophe, car le garçon se mit à courir en criant vers le magasin, et s'il y entrait ce serait panique à bord. Liz se précipita, devancée par O'Toole qui fit revenir le garçon d'un éclat de voix. Ca fonctionnait à merveille avec le journaliste, de toute évidence. Mais le gamin se remit à hurler et Liz soupira. Il fallait le calmer en attendant le Minis....

Oh non. Liz ouvrit des yeux emplis de stupéfaction et les vrilla sur Nicholas. Il avait osé. Il avait employé la magie sur ce petit bonhomme. Un Silencio de toute évidence, vu la réaction et l'extrême silence qui s'était abbatus sur Mini-troll. Il hurlait sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche. D'un pas rapide, Liz s'approcha de Nicholas.

-Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait? Bon sang O'Toole, vous employez la magie sur un moldu! Regardez-le, il est déjà assez traumatisé comme ça! Comment on va s'en sortir maintenant?

Elle était plus ou moins paniquée, il fallait l'avouer. Elle n'aimait pas que tout ne se passe pas comme prévu. Et la situation virait au cauchemar. Le seul point positif était qu'effectivement, Mini-troll était calme. Elle s'approcha de lui, qui s'était maintenant recroquevillé, la bouche fermée, un regard apeuré. Elle s'agenouilla devant lui et lui prit tendrement le visage entre ses mains pour l'obliger à la regarder.

-Bonhomme, on va passer un marché toi et moi. Le monsieur peut te rendre ta voix, mais seulement si tu es sage. Si tu te tais, que tu restes calme, que tu ne cours pas, que tu ne cries pas, que tu ne frappes pas. Si tu redeviens méchant et turbulent, alors le monsieur te reprendra ta voix. C'est compris?

Elle espérait vraiment que ca marche. Elle ne voulait pas user d'un sort sur cet enfant, ca n'était pas bien. Il fallait trouver d'autres solutions. Ce n'était qu'un enfant, après tout. Il avait l'âge d'être son enfant à elle. Il devait être perdu, c'est tout. Elle tourna la tête vers Nicholas. Elle ne lui en voulait pas, il en avait eu marre. Mais il ne comprenait peut-être pas.

-Pourriez-vous l'annuler, s'il vous plait?



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MessageSujet: Re: Sale Gosse ! | Intrigue, Groupe 1 Mer 1 Mai - 11:43
Abbigaël jeta un regard noir au petit rouquin mal élevé, très mécontente de l’insulte qu’il venait de lui faire. Elle ne s’en formalisa pas longtemps car elle faillit sursauter lorsque la jeune fille brune cru bon de vouloir tester ses vocalismes sur la petite assemblée. Dans tous les cas, cela eut semble t-il un peu d’effet sur la peste rousse à leurs pieds et la jeune femme soupira de soulagement. Le garçon répondit calmement aux réponses posées, et elle ne se formalisa pas du fait qu’elle avait prononcé le mot portoloin devant lui ; qu’est ce que ça pouvait faire puisque l’équipe d’oubliators allait bientôt débarquer ? Cette dernière pensée lui fit pertinemment remarquer que justement l’équipe mettait du temps à rappliquer ; cela faisait maintenant de longues minutes qu’elle avait envoyé le patronus d’alerte, et personne ne semblait vouloir se manifester pour lui permettre d’aller voir ailleurs. Par Merlin, elle allait perdre patience… !

Elle leva les yeux vers Nioclàs lorsque ce dernier prit la parole et s’empêcha de froncer les sourcils lorsqu’elle remarqua que le journaliste avait passé une main dans le dos de la jolie – il fallait bien l’avouer, Nioclàs avait toujours eu du goût, n’est-ce pas ? – brune. Son regard coula discrètement vers la directrice, tentant de noter si elle avait elle aussi remarqué ce geste. Abbigaël s’en désintéressa cependant bien vite, soudain attaquée par une violente migraine alors que l’enfant recommençait à faire don de sa voix criarde tout en tentant de s’échapper. C’en fut trop pour la jeune femme. Perdant patience, elle attrapa sa baguette d’un leste mouvement et… Fut devancée par Nioclàs. Elle cilla quelques instants, puis haussa les épaules, satisfaite de ne pas être celle qui avait usé de la magie en présence d’un moldu - non, SUR un moldu. Elle ricana intérieurement, saluant l’initiative du journaliste ; elle le reconnaissait bien là !

Elle leva les yeux au ciel lorsque le gamin cru bon de manifester son mécontentement, se laissant glisser au sol et se tortillant comme une anguille. Ce fut à ce moment là qu’Elisabeth Johnson intervint, tantôt réprimandant Nioclàs (Abbigaël en gloussa intérieurement) tantôt tentant d’amadouer le sale gosse. La jeune femme secoua la tête.
« Bon, je vois que vous maîtrisez plus ou moins la situation… Je vais en profiter pour faire un petit tour au Ministère et comprendre pourquoi ils mettent autant de temps à envoyer une équipe. De mon avis, Johnson, il vaut mieux utiliser la magie sur un moldu qui subira bientôt le sortilège de l’oubli plutôt que de le laisser faire tout et n’importe quoi. Sur ce… »

Elle salua les trois sorciers d’un bref signe de la tête et, sans jeter un seul regard au sale petit rouquin, s’écarta du petit groupe pour disparaître dans une rue voisine où elle trouva un coin tranquille pour transplaner. Détestant plus que tout ce moyen de transport, elle se concentra, tentant de visualiser calmement l’endroit où elle voulait se rendre. Elle inspira profondément, fit le vide dans son esprit et… POP.

[Désolée pour ce temps de réponse ;; ... Je la ferai peut être revenir plus tard, hinhin]

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