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Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3

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MessageSujet: Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3 Dim 31 Mar - 17:33
Samedi 2 Octobre
Un samedi comme un autre. Suite aux tensions dans l'école de Poudlard, face au deuil auxquels les élèves étaient confrontés, il avait été décidé que ce week-end, une sortie exceptionnelle à Pré-Au-Lard serait permise. Ainsi donc, le village sorcier grouillait de monde, entre sorties des élèves et du personnel, roulement habituel, et visites quelconques venues de familles, ministère veillant au grain, et autres petites choses.
Tout allait bien, alors qu'aux alentours de dix heures, tout le monde semble être arrivé sur place. Un couple boit un verre à la terrasse des Trois Balais, profitant du temps et de la température clémente de ce début octobre, deux jeunes filles gloussent en sortant d'une boutique de vêtement, un Serdaigle rentre dans un membre du ministère, trop occupé à regarder ses grimoires nouvellement acquis pour regarder où il allait.
Puis, un pop retentissant se fait entendre. Un son qui résonne dans les rues et ruelles, accompagné d'une apparition pour le moins remarquée.
Dans un monde de sorciers, où les capes et les robes amples, de toutes les couleurs, se côtoient, les jeans, baskets et autres lecteur mp3 font tache. Immédiatement, ces personnes apparues au beau milieu de la place principale, au sus et à la vue de tous, se font remarquer.
Des moldus.
À Pré-Au-Lard.



Aaron Richards
41 ans – Anglais (York) – Businessman


Adélaïde Lupton
82 ans – Française (vit à Liverpool) – Dactylographe Retraitée
Maman d'Aaron

Le hasard fait souvent bien les choses.
Tout commence à York. De bon matin, Aaron est déjà sur son ordinateur, consulte ses mails, et il n'est pas encore huit heures qu'il a déjà reçu bien cinq coups de fil. Ce businessman quadragénaire jongle aisément avec les technologies de communications, rassure un client, réprimande un employé qui s'est trompé dans ses factures, un autre qui a foiré ses prévisions, surveille les fluctuations des bourses européennes.
Dès neuf heures, le voici accroché à une vidéo conférence avec des collègues de Londres et de Nottingham, de Birmingham et de Newcastle, pour se mettre en phase et réussir à gérer les différentes situations.
Aux alentours de dix heures, c'est la pause café. Un homme habillé étrangement, avec une redingote tout droit sortie du dix-neuvième siècle et un pantalon à fleurs hippie des années soixante-dix, s'approche de lui, lui confiant qu'il cherchait...
What?
Le mot échappe à Aaron, qui ne voit absolument pas de quoi il s'agit. Avait-il dit un rappeltou ? Oooh, c'était un illuminé. Il devrait appeler la sécurité mais... Son téléphone sonne à ce moment précis. Il décroche pour répondre, abandonnant son café occupé à couler dans la machine. L'étrange bonhomme reste près de lui, semblant quelque peu stressé et finit par poser la main sur son épaule, agaçant le quadragénaire :

« Vous ne voyez pas que je suis occupé ? » râle-t-il alors. Mais l'homme lui tend un papier jauni, aux allures de parchemin d'un autre temps, pressant. Aaron l'attrape, le tourne en tous sens, le portable encore sur l'oreille. Mais il n'y avait rien d'écrit, sur ce morceau de papier !
Il s'apprête à faire la remarque, mais n'a que le temps de voir le sourire inquiétant de son interlocuteur avant de se sentir tiré par le nombril, entrainé par le portoloin.

« Allô ? ALLÔ ?! » s'agace-t-il sur son téléphone, au réseau indisponible. Rageur, il raccroche et observe enfin autour de lui et... Wow !
Mais où était passé le bureau ?
Que s'était-il passé ?
Ses yeux sondent, alors qu'il tient toujours le téléphone à la main ; les gens ici sont tous les plus étranges les uns que les autres, et...

« Qu'est-ce que vous dites? » fait une voix familière. « Non, je ne veux pas acheter de plaid. » Une vieille femme répond à côté à un jeune garçon venu lui proposer son aide en la voyant sur le sol, après une arrivée pour le moins destabilisante. Et Aaron blêmit en reconnaissant sa vieille mère, s'approchant d'elle à grands pas.
Le hasard avait voulu que cette vieille femme soit elle aussi cible de ces évènements, et emmenée à des centaines de kilomètres de chez elle. Il repousse le garçon habillé d'une grande cape noire sans le moindre état d'âme, et ne se soucie plus de lui, aidant sa mère à se relever.
« Aaron, tu ne devrais pas être aussi violent avec ce jeune garçon ! C'est peut-être un arnaqueur qui vend des plaids hors de prix, mais il ne mérite pas ton attitude ! » reproche la dame d'un air sévère, face à son fils qui se décompose totalement face à la matriarche.
Outre cela et le fait que sa vieille mère soit complètement sourde, la situation lui échappait totalement. L'homme fait le dos droit, main contre les reins de sa maman, les lèvres pincées, l'air inquiet.
Et le voici qui se tourne vers la première personne qui passe à portée, si étrange lui semble-t-elle.
« Excusez-moi, c'est un canular, c'est ça? Ou on est sur un plateau de cinéma? Comment vous avez fait pour faire disparaître mes bureaux comme ça? C'est... Extraordinaire, mais je dois aller travailler, maintenant, vous comprenez. Et ma mère n'a pas l'énergie pour ces facéties. »


_________

Instructions :
Ce sujet est ouvert au groupe 3 de l'intrigue, soit : Howard Wilkes-Rosier, June McFallen, April McFallen & Fergus McMillan
Vous êtes libres d'intervenir de la façon dont vous le souhaitez. Les PNJs sont à votre disposition, et le staff ne reprendra la main dessus que si vous bloquez ou que vous vous en éloignez trop.
Ici, vous êtes face à un homme d'une quarantaine d'année et sa mère : la pauvre femme n'entend plus très bien et a donc la fâcheuse tendance de répondre à côté quand on lui parle. Autoritaire, elle n'a jamais réalisé que son fils était un adulte, et le traite comme un enfant... Et est d'une indépendance marquée. Elle vous rappellera volontiers qu'elle a fait Mai 68 en France et qu'elle n'a pas besoin d'aide. Elle n'a pas vraiment conscience de la situation. Il se peut qu'elle se mette à parler français sans s'en rendre compte. Lui est totalement soumis à la matriarche, un peu gauche et plein de bonne volonté, mais horriblement accroc aux nouvelles technologies - ne pas pouvoir utiliser son portable est une torture. Il est persuadé être victime d'un immense canular.
Bon courage !

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Rappeltou
Statut de Sang : Sang pur
Baguette: Plume de phoenix, 21cm, bois d'aubépine.

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3 Jeu 4 Avr - 16:45
Une journée comme les autres à Poudlard, à ce détail près qu'aujourd'hui les élèves avaient été autorisés à se rendre à Pré-au-Lard, ce qui était en soit un petit évènement. En temps normal, ces sorties sont préparées et encadrées. Dans le village, les habitants et les commerçants savent à l'avance quand s'attendre à voir débarquer tout un tas d'uniformes aux quatre couleurs des maisons de Poudlard. Mais cette fois-ci, tout se faisait à la dernière minute, circonstances extra-ordinaires oblige et Fergus se retrouver à devoir aller flâner dans les rues de la ville afin de garder un oeil (ou plutôt les deux) sur les jeunes bambins.
Il est maintenant de notoriété publique que Fergus s'entend mieux avec les animaux qu'avec les humains, et qu'il préfère passer ses journées dans les bois plutôt que dans les villes, fut-ce-t-elles suffisamment petites pour être appelées villages. Mais en bon enseignant qu'il était, et surtout en membre dévoué du personnel, il avait accepté sa mission avec le plus grand sérieux, avant de réaliser qu'il ne savait pas précisément ce qu'il devait faire.
Il était arrivé en même temps que les premiers groupes d'élèves et il avait commencé par suivre au hasard certains d'entre eux. Mais, ne voulant pas les mettre mal à l'aise, il s'était vite détourné de ses cibles qui visiblement se sentaient épiées.Le pauvre Fergus était chasseur de nature, mais, s'il savit ne pas faire entendre ses pas ni laisser le vent porter son odeur, il ne savait pas comment ne pas fixer sa proie jusqu'à ce qu'elle sente sa présence. Ce qui ne dérange pas un animal ne convient pas à de jeunes élèves...
D'autant plus que, il le savait, Fergus était un homme impressionnant et plutôt froid de prime abord, bien qu'il fasse son maximum pour sembler amical et ouvert à la conversation. Du moins, il espérait qu'en cas de besoin les élèves n'auraient pas le moindre doute à venir le solliciter. Fergus avait fait un détour par les Trois-Balais où il ne s'était accordé qu'un thé, devoir oblige. Après tout, il était en service. Bon ce n'était pas avec un whisky qu'il aurait été incapable de surveiller les élèves, mais c'est une question de principes. Et, sur certains points, Fergus est bien plus droit qu'un "i"...
Il sortait du pub quand il se produisit un incident étrange. Somme toute, l'arrivée de deux personnes en transplanant ne sortait pas de l'ordinaire ici, bien que Fergus en ait presque perdu l'habitude, puisqu'il est impossible de transplaner à Poudlard. Mais c'était leur accoutrement, très moldu, et surtout correctement moldu, qui attira le regard avisé de l'enseignant, avant même leur comportement étrange. C'est pourquoi il s'avança vers eux sans hésiter et l'instant d'après il était pris à partie avec une agressivité qui transpirait l'angoisse. Il était bien peiné.
Déjà, il ne savait pas ce qu'est un cinéma comme disait le moldu, mais surtout il ne savait pas vraiment quoi lui dire. Enoncer la simple vérité n'allait pas les aider.

_ Ecoutez, il y a eu une erreur, dit-il avec toute son autorité possible, mais aussi avec un grand calme. Venez avec moi, je vais m'occuper de vous. Je vais tout vous expliquer

Les amener aux Trois-Balais, exiger une table dans l'arrière-salle, les faire boire un verre et contacter le ministère. Oui, voilà une idée qu'elle est bonne ! La vielle femme lui demanda de répéter.

_ Je disais, cria-t-il pour qu'elle puisse l'entendre. Venez, nous allons prendre un thé ! Il fait un peu frais dehors !

Il entendit nettement la vieille femme faire un commentaire pour dire combien il était charmant. Mais Fergus redoutait que le fils ne le suive pas si aisément...

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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3 Sam 6 Avr - 20:55
« J’ai rencontré un troll il marchait dans la forêêêêt ♫ »
Chantant joyeusement, la petite April brosse sa chevelure blonde et les tresse avec application, y entremêlant des rubans noirs pour être aux couleurs de sa maison en cette belle journée d’octobre. Le temps est clément, alors ça lui donne envie de se faire jolie, et comme tout le monde sera à Pré-au-Lard, elle a envie de se démarquer en tant que petite blaireaute. Elle scrute le rendu dans le miroir, s’assure qu’aucune mèche rebelle ne vient nuire à l’harmonie d’ensemble, et à cet instant seulement passe-t-elle une écharpe aux couleurs de sa maison autour de son cou, avant de dissimuler son pull bleu, un peu trop grand pour elle – elle l’a volé dans les vieilles affaires de June – sous sa cape.
Elle ne voudrait pas non plus attraper froid, comprenez !

Et la toute jeune adolescente regagne sa salle commune en sautillant, et attrape le bras de sa meilleure amie avec qui elle commence à discuter joyeusement de tout et de rien, du dernier potin au mot gentil qu’a eu tel garçon, en passant par quelques plaisanteries dont la puérilité ne mérite pas d’être rapportée, sans oublier quelques plaintes concernant le dernier devoir d’Histoire de la Magie, parfaitement infaisable et inhumain.
De belles paroles qui fusent et donneraient une migraine à n’importe qui, jusqu’à ce qu’Autumn ne s’interrompe et lâche le bras d’April pour aller saluer une rouge et or qu’elle connaît. April l’attend d’abord gentiment, peu désireuse de poursuivre sans elle, hésite à aller papoter avec la copine de son amie qu’elle ne connaît que de tête, mais son attention est attirée par le Professeur McMillan qu’elle voit partir en direction des Trois Balais.
Le Beau Fergus.

Elle hésite, jette un œil en arrière pour s’assurer qu’Autumn n’est pas en train de couper court à la discussion – mais vu ses grands moulinets, elle en a encore pour un bon quart d’heure… - alors elle trottine derrière l’enseignant, essaye de se dissimuler avec une discrétion toute relative derrière un groupe de cinquièmes années qui la fixe, intrigués, et poursuit sa filature jusqu’au Trois Balais, où elle s’assoit à une table parfaitement au hasard – qui peut bien être ce vieux monsieur qui fume la pipe… ? – et n’en ressort que plus tard, en même temps que l’enseignant, pile au moment où le bruit de tranplanage fait réagir un couple installé en terrasse.
Elle sursaute en voyant Séraphine se lever, la contourne prudemment, évalue du regard l’homme avec qui elle était – ce n’était pas le journaliste charmant du début d’année… ? – et poursuit tout de suite le professeur McMillan qui n’a pas attendu l’adolescente pour prendre les choses en main – quel manque de galanterie !

Elle se retient de battre des mains d’excitation face à toute l’étrangeté des évènements qui s’enchaînent sous ses yeux, et profite de l’occasion qui lui est donnée pour nouer contact avec le Professeur Ténébreux, Prince et Ténèbres et Seigneur des Ombres.
Moui.
April a l’imagination fertile et elle a eu tout le temps nécessaire pour décider que Fergus est le fils du Roi de la Forêt Interdite, et qu’il est garant de la sécurité de son peuple, et c’est pourquoi il empêche les élèves de mettre un pied dans celle-ci. Mais un jour, elle découvrira la vérité, elle verra ce peuple caché, et elle se fera tant aimer d’eux que Fergus lui-même demandera à ce qu’elle devienne sa Princesse, et enfin sa Reine.
Si vous trouvez ceci abracadabrant, c’est que vous êtes plus sains d’esprit qu’April, et je vous le souhaite sincèrement.

Bref, tout ceci pour dire qu’April s’approche à son tour du Monsieur en costume et de la très très très très très très très vieille dame, avec dans l’idée de se rendre aussi serviable que possible, n’est-ce pas. Et quand la question du canular est posée, la voix grave de Fergus répond et…
« Mais nooon ! Y’a pas besoin de thé, Monsieur ! Il suffit de leur dire la vérité ! En fait, vous êtes dans un village sorcier avec plein d’autres sorciers, et normalement les moldus ont pas le droit de venir ici. C’est super chouette vous savez parce que … »
Et le moulin à parole est activé, prêt à dévoiler tous les mystères liés au lieu où ils se trouvent, dans l’oubli le plus total du secret magique et des risques qu’elle encourait, à son tour, en faisant de telles révélations.

Heureusement pour April, une main vient brusquement l’empêcher de parler, et alors qu’elle se dépêtre de cette prise et se tord le cou pour identifier le ou la responsable, elle reconnaît sa sœur aînée qu’elle fusille du regard, la mine boudeuse.
Même pas drôle !

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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3 Sam 6 Avr - 22:35
June avait abandonné Esther quelque part près de chez Zonko, et flânait à présent seule tranquillement dans les rues de Pré-au-Lard, s’arrêtant au fur et à mesure devant les boutiques qui l’intéressaient. La journée s’annonçait plutôt tranquille, et la jeune femme comptait bien en profiter pour prendre du bon temps, notamment parce que les cours ne lui avaient pas laissé de répit depuis la rentrée : les professeurs ne perdaient aucun moment pour leur rappeler que la septième année était l’année des ASPICs et que leur avenir dépendait désormais des résultats qu’ils y obtiendraient ; rien de bien stressant en l’occurrence.

Elle était en train de respirer profondément une grand bouffée d’air frais lorsqu’elle entendit de drôles de bruits non loin de là. Une fois arrivée sur place, ce fut une voix familière qui attira son attention. Elle scruta la foule et aperçut ni plus ni moins que sa sœur en grande conversation avec… Deux moldus. Ayant été élevée par un des leurs, June savait en reconnaître un quand elle en voyait : et l’homme et la grand-mère en faisaient partie, c’était plus que sûr. Pendant ce temps-là, sous les yeux horrifiés de McMillan (évidemment il fallait qu’April fasse sa maligne devant lui…), sa sœur papotait allègrement à propos de Pré-au-Lard. Oui, elle était tout tranquillement en train d’expliquer à des moldus que les sorciers, ça n’existaient pas que dans les contes.

Ni une ni deux, June se précipita sur sa sœur et l’attrapa d’abord par le col de sa cape avant de lui poser une main ferme sur la bouche, la coupant dans des explications qui devaient paraître délirantes aux yeux de ses deux interlocuteurs.

« Ahaha, elle fait toujours la même blague aux nouveaux arrivants ! » dit-elle en s’adressant aux deux moldus. Puis, chuchotant à April : « Rouvre la bouche, et je te promets que tu n’auras plus l’occasion de parler pendant un mois. Je ne rigole pas, April, ferme-la, sérieux. » Il ne manquait plus qu’on accuse sa sœur d’être fervente partisane du MO… (ce qui ne serait pas faux en soit, certes, mais June, elle, savait que c’était surtout une lubie d’ado plutôt qu’un réel militantisme ; c’était sa crise emo sans tout le côté sombre quoi).


« Non, je ne veux pas visiter l’étang, jeune fille », répondit la vieille dame. June haussa un sourcil avant de comprendre qu’elle était peut être sourde comme un pot. Bien, peut être qu’elle n’avait rien compris à ce que lui avait précédemment baragouiné April, mais l’homme, lui, vu ses yeux ouverts grands comme des soucoupes, devait franchement se demander ce qu’il se tramait ici. Elle jeta un regard plaintif à McMillan mais une voix résonna soudainement derrière elle…

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Rappeltou
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3 Dim 7 Avr - 19:26


"Qu'est ce que vous avez dit ?"
2 Octobre 2021

Howard avait été entretenu par Mrs Johnson la veille. La directrice s'était enquis auprès de lui de ses premiers jours au château et surtout s'il parvenait à s'adapter à la complexité que lui fournissait son nouvel environnement. Le professeur de potions n'avait pas osé évoquer son petit accrochage avec le professeur de sortilège et avait assuré à la directrice que tout se passait pour le mieux. Ce n'était pas faux, car après tout, son premier jour à enseigner avait été plutôt satisfaisant. Certes tout ici était très différent de Durmstrang qu'il connaissait bien pour y avoir étudier et enseigner, mais la difficulté était moindre qu'il l'aurait cru de prime abord.

Profitant de cela -ou bien elle était venue uniquement dans ce but et Howard avait pris une politesse désintéressée pour un investissement courtois auprès de son équipe professorale- elle lui parla d'une sortie organisée le lendemain à Pré-au-Lard. Les professeurs étaient exceptionnellement réquisitionnés pour surveiller les élèves mais compte tenu de sa méconnaissance absolue du lieu, elle ne lui imposait pas de rondes. A la place, elle lui suggéra de profiter de l'occasion pour découvrir un peu le village voisin de Poudlard et se détendre avant que les choses sérieuses commencent, aussi bien en cours qu'en dehors avec son poste de Directeur de Serpentard.

Howard avait acquiescé en silence, ne trouvant rien à redire à cette idée plutôt bonne qui lui permettrait de se reposer un peu. Il devait s'y rendre le matin, car les élèves avaient toute la journée de disponible pour visiter le village. Et puis il avait prévu d'utiliser son après-midi pour se promener dans l'enceinte du château pour se familiariser avec l'architecture très britannique du lieu et les multitudes de subtilités dont recelaient l'école magique. Ce fut donc avec la perspective d'une journée bien remplie qu'il s'endormit le vendredi soir, à une heure fort raisonnable pour une fois.

Le lendemain, Howard se prépara promptement pour ne pas arriver trop tard au village. Les élèves étaient autorisés à se rendre à Pré-au-Lard à partir de huit heures et les adultes tenus de les surveiller, devaient être disponibles dès sept heures trente. Howard qui n'avait aucun impératif autre que se détendre, s'autorisa un levé plus tardif et une arrivée au village à dix heures. Revêtant une manteau fourré de pourpre et recouvert de velours noir aux accroches dorées, recouvrant sa tête du large capuche, Howard marcha d'un bon pas sur le chemin caillouteux qui menait à Pré-au-Lard. Ses hautes bottes de cuir à semelles compensées écrabouillaient les graviers dans un crissement atroce et ses épaisses lunettes aux verres teintés le protégeaient des rayons très légers du soleil d'octobre.

Howard arriva bientôt au village, et immédiatement, il se sentit envahi d'une bouffée d'angoisse. Le regard de tous les sorciers autour de lui lacéraient sa chair et il avait l'impression d'être totalement mis à nu face à la vicissitude de leurs pupilles pleines de jugement. Peu importait, rien ne changeait réellement. En fait si, lorsqu'il vivait en Bulgarie et en Roumanie, il était fréquent de croiser des silhouettes louches, encapuchonnées, aux visages dissimulés, aux faciès surprenants voir effrayants. Dans la rue, il passait inaperçu au milieu de cette faune et il regrettait parfois le lieu d'où il venait, bien que ses origines soient plus proches de là où il se trouvait en ce moment même.

Faisant mine d'ignorer le regard pesant et presque méprisant des passants, Howard s'enfonça dans le pub des Trois Balais. Il s'assit au bar en soulevant son manteau pour ne pas s'asseoir dessus. Il commanda un Gin à la patronne qui lui jeta un coup d'oeil dubitatif avant de poser devant lui un gobelet rempli de la liqueur translucide. Howard se retint de le vider d'une traite et en dégusta une gorgée en regardant par la vitrine. S'approchèrent du bar par delà la vitre, il vit la carrure de celui qu'il ne parvint pas tout de suite à reconnaître -du moins il savait que c'était l'un de ses collègues professeurs mais il ne mettait pas de nom sur son visage. Avec lui, deux moldus à ne pas en douter. Howard se tourna, haussant un sourcil proprement intrigué avant de regarder discrètement en direction du trio.

Au bout de quelques secondes à peine, une élève, jeune et blonde, se présenta les mains dans le dos et la bouche en coeur. A peine eut-elle le temps de formuler quelques mots qu'une seconde élève, plus âgée et brune arriva pour fourrer sa paume sur la bouche de l'autre et ainsi l'empêcher de s'exprimer. Le professeur était dos à Howard aussi il ne sut pas ce qu'il pensait de la situation mais trop intrigué pour rester à sa place, le brun descendit son verre cul sec et sortit du pub pour arriver derrière les deux élèves. Il se racla la gorge et profita de l'effet de surprise pour poser ses paumes sur les épaules respectives des deux élèves. Echangeant un bref regard avec son collègue, il comprit qu'il voulait pouvoir s'occuper des moldus et Howard hocha imperceptiblement la tête.

"Mesdemoiselles, je vous prierais de me suivre vers ce magnifique peuplier devant vous, j'ai quelques mots à vous dire en privé."

De sa voix grave, il détacha chaque syllabe en appuyant sur la dernière locution. Ses doigts se crispèrent sur les acromions des deux jeunes filles qu'il entraîna à pas lents jusqu'à la rue attenante au pub. L'affaire qui se tenait à l'extérieur du pub ne concernait surement pas les deux élèves, aussi Howard prit-il le soin de les éloigner davantage encore qu'il eut été nécessaire. Sous un vieil arbre à l'écart de la cohue des gens qui arpentaient le village, il se tourna face à elles et retira ses lunettes, dévoilant ses yeux vairons.

"Je suis Howard Wilkes-Rosier, votre nouveau professeur de potions. Je pourrais savoir ce qu'il vous a pris d'intervenir ainsi dans les affaires de Mr ... Mr enfin de mon collègue, avec ces deux moldus ? D'ailleurs, que font deux moldus ici, je croyais que c'était un village exclusivement réservé aux sorciers ?"


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Howard Wilkes-Rosier


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Qu'est-ce que vous avez dit ? | Intrigue, Groupe 3

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