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L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit"

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MessageSujet: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Dim 7 Avr - 14:33
Malgré de longues recherches, Nathan n’avait toujours pas avancé dans sa quête du diadème perdu, et cela l’exaspérait au plus haut point. Il se demandait même s’il n’allait pas demander de l’aide à Nolan en dernier recours (bien qu’il préférait faire cavalier seul pour ce genre d’aventure). Cependant une idée lumineuse, alors qu’il passait devant la statue bloquant l’entrée du bureau de la directrice, lui vint soudainement à l’esprit : il avait à peu près fouillé dans tous les endroits possibles du château, sauf un et c’était le bureau directorial. Mais bien sûr !

Il attendit le samedi puis, son chapeau d’invisibilité en main, il revint dans le couloir du deuxième étage, juste après avoir avalé son déjeuner en vitesse et fui la grande salle avant tout le monde. Dès qu’il entendait quelqu’un approcher, il posait rapidement son chapeau sur la tête et il n’était plus qu’une silhouette caméléon ; seuls des bons yeux scrutant exactement l’endroit où il se trouvait pouvaient discerner comme un flou étrange. Plusieurs fois il s’avéra que c’était des élèves qui passaient simplement leur chemin. Une autre fois ce fut MacFusty, et Nathan en arrêta de respirer de crainte que le professeur ne se rende compte de sa présence. Il reprit cependant sa respiration avec un grand soulagement lorsque l’homme disparut au coin du couloir suivant. Enfin la personne qu’il attendait avec le plus d’impatience se montra enfin : Elizabeth Johnson marchait tranquillement dans sa direction, et le jeune homme jubila d’avance. Il se retint de respirer quand elle fut à deux mètres de lui et tendit l’oreille quand elle chuchota le mot de passe ; la statue s’ouvrit et la directrice disparut dans l’escalier tournant. Vérifiant que personne ne le voyait, Nathan ôta son chapeau (« Il a une durée d’utilisation limitée, soyez prudent à ne pas trop l’user d’un coup ») et se dirigea tout guilleret vers la salle commune des Serdaigle : le lendemain après midi, il avait entendu dire que la directrice devait s’absenter. Et comme le mot de passe du bureau directorial changeait deux fois par semaine (le lundi et le vendredi, ainsi qu’il avait soutiré l’information à un préfet), il n’avait plus qu’à attendre…

Le lendemain après-midi arriva, et Nathan se rendit tranquillement au deuxième étage, armé de son chapeau (on n’était jamais trop prudent). Vérifiant encore une fois que personne n’était dans les parages, il posa le chapeau sur son crane et chuchota « verba volant, scripta manent ». La statue libéra le passage et Nathan monta jusqu’au bureau. Une fois devant la porte, il pria pour que, lorsqu’il ouvrirait la porte, la directrice soit déjà partie, ce qui devait logiquement être le cas. Mais par sécurité, il avait gardé le chapeau sur la tête. A son plus grand soulagement, après avoir fait un rapide tour prudent du bureau, il du bien constater qu’il était vide… Mis à part la multitude de portraits accrochés au mur : les anciens directeurs. Se mordant les lèvres, Nathan finit par les saluer après s’être révélés à eux, le chapeau d’invisibilité dans la main.

« Bien le bonjour ! Ne faites pas attention à moi, je ne compte rien casser ni voler, je ne suis qu'un humble visiteur. Mais ça reste entre nous, n'est-ce pas ? »
Il leur adressa son plus grand sourire d’ange, et prit même le luxe d’entamer une discussion très philosophique avec le portrait le plus proche. Il se rappela cependant pour quelle raison il se trouvait ici et se mit à l’œuvre : ouvrant un tiroir par-ci, jetant un coup d’œil par là, il faisait bien attention à tout remettre à sa place après son passage dans un placard ou au dessus d’une étagère. Il avait posé son chapeau dans un coin, histoire d’avoir les mains entièrement libres. Cela faisait maintenant trente minutes qu’il farfouillait dans le bureau (sous le regard intrigué et parfois outré des ex-directeurs) et il n’avait rien trouvé qui pouvait lui indiquer la présence du diadème. Frustré, il redoubla d’efforts dans ses recherches, sans pour autant oublier ses manières en prenant soin de chaque objet soulevé, de chaque tiroir ouvert ; il n’aurait pas aimé qu’un inconnu fouille dans ses affaires, certes, mais ça l’aurait encore plus emmerdé que ce dernier y laissât un foutoir sans nom… Il tomba soudain nez à nez avec un tiroir fermé à double tours, ce qui l’exaspéra : et si le diadème était justement dedans ? Se doutant qu’un simple alohomora ne pourrait venir à bout de la serrure, il se mit en tête de chercher la clef correspondante…

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Jeu 11 Avr - 22:19
Elizabeth vérifia une dernière fois qu'elle n'avait rien oublié, puis salua les anciens directeurs et sortit de son bureau. Elle en avait probablement pour l'après-midi en dehors de l'école. Encore des affaires administratives à régler; elle trouvait qu'il y en avait beaucoup trop en ce moment. Et bien sûr dans ces cas-là, le Ministère ne faisait pas déplacer un employé, oh non, c'était à elle de quitter son poste et s'amuser à aller jusque là-bas. Comme si elle n'avait pas de boulot, elle.

Elle sortit de l'enceinte du chateau et utilisa son Portoloin. Elle atterrit tout près de l'entrée des locaux de Ministère. Elle avait rendez-vous avec une responsable d'elle ne savait plus quoi. Elle se présenta donc au guichet et s'annonca. L'employée d'accueil regarda son registre, fronça les sourcils et lança un regard perplexe à la directrice.

"Elle ne travaille pas aujourd'hui, madame Johnson. Vous avez dû vous tromper de jour."

Dix minutes plus tard, Liz se retrouva donc de nouveau à l'enceinte du Chateau. Elle avait pris soin de faire comprendre à la responsable absente, à son retour, qu'on ne faisait pas déplacer Elizabeth Johnson en plein après-midi pour rien. Furieuse, Liz se dirigea d'un pas rapide dans les couloirs vers son Bureau. Arrivée devant la statue, elle ne prit même pas la peine de murmurer son mot de passe. Elle le balança à la statue avec colère. Pauvre statue, elle n'avait rien fait, elle. Mais elle resta silencieuse et pivota pour laisser passer Elizabeth. Qui monta les marches à la volée et ouvrit la porte brusquement.

Ce qu'elle vit la cloua sur place. Son bureau était tel qu'elle l'avait laissé. A un détail près : le gamin en plein milieu. Elle le reconnut en quelques secondes d'ailleurs, il était élève à Poudlard. Un première année, croyait-elle. Bon sang, qu'est-ce qu'il foutait dans son Bureau? Est-ce que sa journée devait être pourrie jusqu'au bout? Excusez la narratrice de ces mots grossiers, mais là c'en était trop.
Après quelques secondes où le garçon et Liz se regardèrent en chien de faïence, la directrice se décida à s'exprimer. D'une voix que la surprise avait rendu curieusement calme.

-Que faites-vous dans ce Bureau? Je veux dire...vous n'avez rien à y faire! J'exige une explication, jeune homme.

OK, ca ne faisait pas très autoritaire. Mais quand vous débarquez dans un endroit réputé inviolable et que vous voyez un première année qui est là comme dans sa chambre, ça fait perdre ses moyens! Lizbeth reprit un peu de consistance, retira son manteau qu'elle posa sans regarder sur le siège à côté d'elle, et déposa son sac au pied dudit siège. Puis elle s'avanca dans la pièce, jeta un regard aux anciens directeurs qui lui répondirent tous par un haussement d'épaules vaincu. Oui, de leurs tableaux, ils ne pouvaient pas faire grand chose, mais au moins ils étaient aussi stupéfaits et indignés qu'elle. Elle reposa vite son regard sur le jeune garçon. Son cerveau tournait à toute allure: comment avait-il pu se procurer le mot de passe? C'était une information extrêmement protégée. Un première année n'avait pas les compétences pour contrer la statue, il avait donc forcément eu le mot de passe. Bon sang, faudrait-il aussi qu'elle repense tout le système de sécurité de son Bureau?

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Dim 14 Avr - 15:40
Nathan cherchait une éventuelle clef dans un autre tiroir et il était tellement absorbé par sa tâche qu’il n’entendit pas les lourds pas dans les escaliers. Il ne fut cependant pas surpris lorsqu’il finit par lever la tête et croiser le regard peu bienveillant de la directrice. Il cilla quelques instants, mécontent d’être ainsi interrompu dans son activité. Elisabeth Jonhson lui posa alors une question, et le jeune homme se retint de lever les yeux au ciel. De son avis, elle ne lui avait pas posé la bonne question : le surprenant en train de fouiller dans un tiroir, il était évident qu’il était ici dans l’intention de trouver quelque chose. Cette question ayant donc déjà une réponse, il fallait plutôt se demander ce qu’il était en train de chercher. Cependant son instinct lui souffla que ce n’était peut-être pas le moment de faire remarquer à la directrice son erreur ; Nathan avait récemment appris la définition du mot diplomatie, et il commençait lentement à en comprendre les enjeux.

« Techniquement, vous ne devriez pas non plus vous y trouver à cette heure-ci. »

Bon, pas tous les enjeux, d’accord. Il avait encore beaucoup à apprendre, mais pour le moment le jeune homme était persuadé que la présence de la directrice dans son propre bureau n’était pas légitime : ne devait-elle pas être occupée ailleurs ? Après tout, il avait eu de la délicatesse à attendre qu’elle s’absente, non ? Bien sûr que si. Il aurait très bien pu venir faire ses emplettes sous son nez, mais pour leur bien à tous les deux, il avait préféré la difficulté et la patience.

Entre temps, un rire avait fusé sur sa gauche. Levant un sourcil étonné, il tourna les yeux vers le portrait incriminé, se demandant ce qu’il avait bien pu dire de drôle. Cependant il reporta bien vite son attention vers la directrice, se rappelant qu’au contraire des portraits, elle était capable de s’approcher de lui ; et Nathan, il n’aimait pas ça, que quelqu’un puisse s’approcher de lui. C’était lui qui s’approchait des gens, pas le contraire. Surveillant donc attentivement Johnson (tout était possible puisqu’elle se trouvait maintenant à un endroit où elle n’aurait pourtant pas du se trouver), il essaya discrètement de repérer l’endroit où il avait laissé son chapeau d’invisibilité : quelques mètres sur sa droite. Il n’avait vraiment pas envie de se le faire confisquer… Cependant ses yeux ne s’attardèrent que l’espace d’une demi seconde sur l’esquisse de son salut, car il était trop dangereux que la directrice remarque l’endroit qu’il lorgnait et ainsi mette la main sur son précieux allié.

Déglutissant calmement, Nathan lança de but en blanc, de façon toute naturelle :
« Vous avez un joli bureau. Mais ce n’est pas vraiment lui qui m’intéresse, en fait. »
Pas candide pour un sou, le jeune homme pensait qu’avec une telle phrase, il rassurerait la directrice. Après tout, puisqu’il n’en voulait pas à son bureau, pourquoi s’inquiéter ou même penser à s’énerver ? Le ton de Johnson avait été calme et il était déterminé à rester calme lui aussi. Pourquoi gesticuler ? Pourquoi courir ? Autant discuter entre adultes avisés et consentants !

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Jeu 25 Avr - 23:56
« Techniquement, vous ne devriez pas non plus vous y trouver à cette heure-ci. »

Liz faillit suffoquer. Comment ça, elle ne devrait pas y être? C'était SON bureau, nom d'un troll! Et ce n'était pas un premi....non, ce jeune homme n'était pas en première mais en troisième année. Elle était tellement déboussolée qu'elle en oubliait qui était où. Bon sang ce gosse allait la rendre folle. Un petit gnome allait envoyer la Directrice Johnson à Sainte-Mangouste. Ahah, ce serait une première. Nicholas O'Toole se ferait un plaisir d'écrire un article tranchant sur le sujet, ses anciens collègues du Ministère riraient, Thorne se lècherait les babines et Alexandre aurait un plus grand Bureau. Non, cela ne se passerait pas comme ça! Reprenons une contenance, Elizabeth!
La directrice se contenta donc de croiser les bras et de fixer le jeune garçon, attendant une explication meilleure que celle qu'il venait de donner. Une explication valable. Qui lui vaudrait autre chose qu'un aller simple pour Londres. Mais le jeune homme -Nathan selon ses souvenirs- ne semblait pas vouloir lui donner cette fameuse explication. Il se contenta de jeter un regard à gauche, à droite, aux tableaux. Liz était patiente, heureusement pour elle.

« Vous avez un joli bureau. Mais ce n’est pas vraiment lui qui m’intéresse, en fait. »

C'était d'un naturel désarmant. Ce garçon était d'un naturel désarmant, à vrai dire. Elizabeth eut un sourire en tendant cette remarque.

-Je le trouve très bien également, merci.

Mais si ce n'était pas cela qui t'intéressait, petit gnome, alors que cherchais-tu? Qu'y avait-il de si intéressant dans ce Bureau, pour que tu enfreignes les règles et t'introduise en cachette? Que tu te donnes tant de mal à t'infiltrer dans la pièce? Un gamin de 13 ou 14 ans ne prenait pas autant de risque si ce n'était pas pour une bonne raison.

-Et pour tout te dire, je ne devrais effectivement pas être ici, mais au Ministère. Seulement on m'a posé un lapin. Toi par contre tu devrais être partout sauf ici. Alors je repose ma question : que fais-tu ici?

Il fallait bien qu'elle sache. Il était la main dans le sac, autant qu'il avoue pourquoi, non? Et puis Liz était curieuse. Les tableaux aussi avaient l'air curieux, car ils écoutaient et regardaient avec grande attention. Ils avaient un public.

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Sam 25 Mai - 21:57
Nathan hocha silencieusement la tête lorsque la directrice le remercia pour son compliment puis se gratta tranquillement le menton suite à une démangeaison passagère. Il ne la quittait cependant pas des yeux, tentant d’anticiper ses gestes plus que ses paroles ; il ne pensait pas que Johnson était du genre à vous attraper par le bout de l’oreille, mais on était jamais trop prudent, et toute tentative d’approche devait être anéantie au plus vite. Elle semblait le scanner lui aussi en retour, se demandant surement avec force ce qu’il fichait ici, non, ce qu’il cherchait. Elle avait compris, certainement, mais une fois de plus elle posa la mauvaise question. Tentant de ne pas se montrer excédé (après tout il fallait bien avouer qu’il n’était pas en territoire conquis), le jeune homme secoua la tête comme avec regret.

« La question est encore une fois mal posée, et pour cause : il est évident que je cherche quelque chose. Que cherches-tu me semble donc plus approprié dans le contexte. »
Il lui sourit, avenant. Il n’avait cependant pas pu ignorer son soudain tutoiement, aussi enchaîna t-il, se sentant dorénavant plus à l’aise :
« Si vous passez au tutoiement, permettez-moi d’en faire de même. Oh, mais je manque à tous mes devoirs… Désires-tu t’asseoir ? »

Et sans attendre de réponse, il attrapa le siège directorial qui se trouvait à côté de lui près du bureau et le fit racler plus que glisser vers la directrice. Il s’arrêta à un mètre d’elle, lui fit une mini courbette dans son invitation à s’y asseoir et alla ensuite se dégoter un petit tabouret sur lequel il posa son séant, à deux mètres de Johnson, pour être sûr de pouvoir bondir en cas d’attaque sournoise (on ne savait jamais, le directeur étant une directrice, c’était une femme, et comme toutes les femmes, elle pouvait être sujette à des crises de colère terribles comme la cousine June durant sa « semaine », cette espèce de période maudite que les hommes redoutaient tant et dont Nathan n’avait pas encore perçu tous les enjeux). Il s’éclaircit la gorge, se sentant soudain important ainsi assis sur son petit tabouret face à la directrice.

« Comme le rappelle mon écusson, je suis à Serdaigle. Or, depuis la rentrée, je suis à la recherche d’un objet en particulier… Un objet qui m’a échappé jusqu’ici, et je dois bien avouer que cela m’est profondément désagréable. Pour remédier à cette affreuse démangeaison, j’ai du me voir dans l’obligation d’employer les grands moyens et de venir constater par moi-même si l’objet tant convoité se trouvait ici. Simple formalité, donc. »
Il reprit son souffle et humidifia son palais, peu habitué à tenir de longs discours. Il finit finalement par se pencher légèrement à gauche, puis légèrement à droite, semblant tenter de voir quelque chose, et, fronçant les sourcils, reprit la parole :

« Mais, je ne vois pas de lapin. Tu l'as oublié au Ministère ? Attention, ma soeur en a eu un pour ses cinq ans. Ca n'est pas très résistant. Le moindre truc qui claque, et il claque aussi. Sans parler des excréments, bien entendu, petit point qui ne réussirait guère à ce bureau. »

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Sam 15 Juin - 19:19
« La question est encore une fois mal posée, et pour cause : il est évident que je cherche quelque chose. Que cherches-tu me semble donc plus approprié dans le contexte. »

Le gamin n'avait pas tort sur ce coup. Il était évident qu'il cherchait quelque chose, et il n'avait fait que confirmer ce qu'elle pressentait depuis qu'elle l'avait surpris dans son bureau. Elle ne releva donc pas le ton, légèrement sarcastique, de l'élève. D'ailleurs, un ton comme celui-ci ne seyait guère à son âge, ca faisait presque adulte. Le gamin était surprenant.

« Si vous passez au tutoiement, permettez-moi d’en faire de même. Oh, mais je manque à tous mes devoirs… Désires-tu t’asseoir ? »

Que...quoi? Liz faillit s'étrangler à nouveau, d'autant plus que le gamin joignit le geste à la parole. Il ramena bien gentiment le siège du bureau jusque devant la Directrice, avant d'aller chercher un tabouret et de s'asseoir, à une distance raisonnable de son interlocutrice. Il semblait donc conscient malgré tout que ce qu'il faisait était à la limite du foutage de gueule. Non...en fait c'était déjà au delà de cette fameuse limite. Liz resta néanmoins debout et ne dit rien. Elle était incapable de dire quoi que ce soit, trop estomaquée pour réagir correctement. Nathan était fou. Ou c'était elle qui était folle, et qui hallucinait ce gosse dans son Bureau. Ou 'était une blague, une très mauvaise blague d'Alexandre.

Rien de tout ça. Nathan était réellement entré dans son bureau, car il cherchait réellement un objet et trouvait réellement normal et censé de venir fouiller ici. "Simple formalité", selon lui. C'était dingue pour tout le monde à Poudlard de s'introduire dans le bureau de la Directrice, mais pour Nathan Mooncraft, c'était comme envoyer une carte postale par hibou à sa grand mère. 

L'apothéose fut atteint lorsque l'élève sembla chercher quelque chose. Liz leva un sourcil. Allons donc, il continuait à chercher alors qu'elle était là, devant lui?

« Mais, je ne vois pas de lapin. Tu l'as oublié au Ministère ?"

Liz ouvrit de grands yeux. Là, c'en était trop. Tout à coup, elle passa du blanc au rouge, et ouvrit la bouche.

"Non mais, attend,tu te prend pour qui? Je te prend, là, la main dans le sac, à fouiller dans mon bureau, et toi tu réagis comme si tout était normal? Tu ne vas rien trouver du tout à part l'exclusion définitive, Nathan! J'ignore ce que tu cherches mais ce n'est pas ici!"

Ca, elle n'en savait rien, puisqu'elle ignorait ce qu'il cherchait. Elle se reprit donc bien vite, avant que le gamin ne lui fasse la réflexion.

"De toute façon même si ça y était, tu crois que je vais te laisser le prendre, comme ça, parce que tu me le demandes? Non mais je rêve, on va où là? Tu vas me faire le plaisir de lever tes fesses de ce tabouret et de rentrer illico presto chez Serdaigle. Et on se reverra ce soir, quand j'aurais réuni un conseil de discipline pour faute grave! Compris? ET JE N'AI PAS DE FOUTU LAPIN DANS MON BUREAU!!"

Le ton était monté progressivement, alors qu'elle s'approchait du tabouret; avant de hurler la dernière phrase à 10cm de son élève. Les nerfs avaient totalement lâché. Ca n'arrivait pas souvent à Elizabeth, surtout en public, surtout dans son travail. Mais elle n'avait pas tenu. Elle avait déjà eu du mal à formuler ses pensées de façon cohérente, et Dieu merci elle avait réussi à s'exprimer correctement. Mais elle était vraiment en colère désormais. Elle croisa donc les bras, et fusilla le jeune garçon du regard. Elle compta dans sa tête : elle lui laissait plus ou moins 7 secondes et demie pour bouger, sinon elle le bougerait elle-même et ce serait plus douloureux.

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit" Sam 15 Juin - 22:15
A vrai dire, il était beaucoup plus excitant et fortement plus intéressant pour Nathan de s’introduire dans le bureau de la Directrice plutôt que d’envoyer un hibou à sa grand-mère. Ce dernier fait n’était en effet pas des plus palpitant et  figurait peut-être sur la liste du TOP 10 de ce qui ennuyait le plus le jeune homme, après les rots de Nolan bien sûr, le Quidditch et sa mère se butant à ne pas saisir la portée de ses paroles. Johnson lui rappelait par ailleurs cette dernière à ce moment précis, l’air ainsi de ne pas en croire ses oreilles, les yeux écarquillés, comme si elle ne comprenait pas ce qu’il disait ou se bornait à ne pas le comprendre (ce qui étaient deux choses radicalement différentes, et il lui importait d’insister là-dessus).
Il finit par adopter une mine perplexe lorsqu’il reconnut l’un des symptômes indéniables de la Nigra Ira, de son nom plus commun, la colère noire ; même si à cet instant précis, vu la teinte carmin que commençaient à prendre les joues de la directrice, il était plus sérieux de parler de Rubra Ira, ou colère rouge. Il chassa les quelques mots de latin qui lui venaient à l’esprit (résidus parfois intempestifs de longs étés ennuyeux qu’il avait fallu combler tant bien que mal) pour revenir à son apparent problème : la Directrice qui semblait souffrir du même mal dont souffrait régulièrement sa mère en sa présence. Même s’il était persuadé de ne pas faire partie de la famille des virus ou des bactéries (ce dont certaines personnes n’étaient pas encore bien sûres, elles), il resta vraiment perplexe devant cette démonstration incroyable de « eh bien non Nathan, tu ne peux pas passer une journée sans te faire agresser verbalement ». Et ainsi qu’il le prédit, la Directrice perdit son calme et entama une réplique sur un ton quelque peu perché mais autoritaire et bien fort ; le jeune homme s’administra un « Je te l’avais bien dit mon vieux », et resta silencieux pendant toute la tirade fortement mécontente de sa supérieure (et oui, supérieure, non seulement en âge mais aussi en statut…).
Quand elle eut fini, il faillit lui faire remarquer qu’il était évident qu’elle n’avait pas de lapin dans son bureau et qu’elle l’avait surement oublié au Ministère ainsi qu’il venait tout à l’heure de lui faire remarquer ; dernière remarque qui avait semblé la mettre définitivement sur les nerfs. Il tenta de se remémorer ce qui avait bien pu clocher dans ses propos, et à ce moment là il se souvint d’une leçon toute bête : on ne parlait pas excréments devant une lady. Puisque les femmes ne faisaient pas caca* (ou du moins prétendaient ne pas le faire), il était peut-être impromptu de lui avoir parlé si librement. En tout cas il ne voyait rien d’autre qui avait pu ainsi froisser la Directrice. Le tutoiement ? Non, impossible, sinon elle ne l’aurait pas tutoyé non plus.
Cependant les mots « exclusion » et « conseil de discipline » vinrent soudain sonner à ses oreilles et cette fois ce fut au tour de Nathan d’écarquiller les yeux.
« Mais… »
Le début de sa phrase mourut au fond de sa gorge. Les sourcils plus froncés que jamais, il tentait de comprendre ce qu’il n’arrivait pas à comprendre. Nathan n’aimait pas lorsque quelque chose échappait à sa compréhension, et pour ainsi dire quelque chose était VRAIMENT en train de lui échapper. Notamment le fait que la directrice se soit ainsi rapprochée dangereusement de lui, et avec rapidité. A la fois de surprise, de stupeur et de répulsion instinctive (on n’empiétait PAS sur son espace vital comme ça, sans prévenir), le jeune homme bascula en arrière, emportant de tout son poids fesses, jambes et tabouret. Il atterrit sur le dos, mais eut le réflexe bienvenu d’amortir sa chute de ses bras. Il poussa un petit râle de surprise mi aiguë mi grave (caractéristique du jeune mâle faisant sa mue), et lança un regard à la fois d’incompréhension et de reproche à la Directrice. Ainsi par terre, vulnérable, perdu, Nathan laissait enfin voir le garçon de treize ans qu’il était, non plus cet être hybride et déstabilisant coincé dans un corps d’adolescent…


*La narratrice va très bien, se reporter à ce rp pour mieux comprendre xD

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MessageSujet: Re: L'important, quand on fait une connerie, c'est de garder un air naturel "jesuisdansmonbondroit"

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