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[Défi OK] Tranche de vie | One Shot

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Messages : 532

Rappeltou
Statut de Sang : Née Moldu
Baguette: Bois de cerisier, ventricule de coeur de dragon, 27,5 cm, très souple.

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MessageSujet: [Défi OK] Tranche de vie | One Shot Lun 23 Juil - 15:37
Défi Validé

Mon coeur
Mon amour
Mon amour
Mon coeur


Les cheveux encore tout emmêlés de sa nuit de sommeil, Séraphine zone littéralement devant la fenêtre, observant les flots de l'océan qui s'agitent au gré du vent. Le regard vitreux, tasse de café à la main, elle a la tête de celle qu'il vaut mieux ne pas embêter le matin. C'est qu'elle n'a pas beaucoup dormi et que son Moelleux, dans sa délicatesse naturelle d'ours mal léché, n'avait pas les skills pour ne pas réveiller sa belle le matin. Manque de discrètion ? Il y avait peut-être de cela. Il y avait aussi, en cause, un sommeil léger, une absence de chaleur et d'un poids tout de même conséquent sur le matelas.
La petite jeune femme s'était donc redressée et avait laissé l'Ours Poilu aller se préparer, pour son habituelle journée de travail pour aller s'occuper du café.

Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases.


Café coulé, tasse fumante, il ne manquait plus que le pamplemousse et elle aurait presque tout de la bonne petite ménagère, mangeant un unique agrume dans une tentative désespérée d'un énième régime pour perdre les kilos superflus d'une grossesse. Hm, à noter qu'il manquait quelques enfants au tableau également, mais ça n'est pas une surprise : du haut de ses dix-sept ans, Séraphine ne veut pas avoir d'enfants. Être amoureuse était déjà bien assez pesant sans en rajouter.
J'ai dit pesant ? Si poids il y avait, il vient de s'envoler ; sans doute pour se greffer dans ce petit bout de gras qu'elle aimait tant et qui valait à son Nounours le surnom de Moelleux. Ses yeux se posent sur le grand homme qui prend son café, avec cet air affairé du type pressé. Tiens donc, on dirait que le journaliste allait sur le terrain aujourd'hui. Trop endormie pour râler sur quoi que ce soit, la jeune fille bâille à s'en décrocher la mâchoire. Elle l'entend grogner au sujet d'une nomination, de ministre, et de retard, mais ne relève pas. Boulot. Ça ne la concernait pas vraiment. Alors, spontanément et dans un signe qu'elle n'est vraiment pas réveillée, elle ourle ses lèvres en un sourire pour son amant, qui vient alors lui voler un baiser et lui murmurer quelques mots.

"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.


Une étreinte s'échange, alors que le café est oublié sur le plan de travail. Il n'est d'ailleurs pas le seul à s'y trouver, alors que les deux habitants de la maisonnette se souhaitent une bonne journée à leur façon si singulière mais si agréable, mettant Nioclàs un peu plus en retard. On ne peut pas tout avoir, que voulez vous... Mais en attendant, ils sont bien réveillés, tous les deux, et prêt à attaquer la journée.
Et quand le *pop* du transplanage retentit, le silence retombe comme un soufflé trop cuit autour d'une petite écossaise expatriée. Elle passe une main dans ses cheveux, s'y coince les doigts, toujours assise sur le plan de travail, les jambes retombant devant les placards. Il lui manque déjà. Sa chaleur, sa présence, ses grognements... La jeune fille secoue la tête et descend de son perchoir, glissant ses pieds nus contre le carrelage de la cuisine. Il est temps pour elle de prendre sa douche, pour se changer les idées et se débarrasser du tee-shirt, trop grand, qui l'enveloppe. Nul besoin de vous donner son propriétaire, vous vous en doutez tous, non ?

Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !


Elle bâille à nouveau, se déshabille lentement dans la salle de bain, se glisse sous l'eau de la douche. Les yeux clos, elle laisse sa masse capillaire se défaire, le volume s'éteindre alors que ses boucles brunes s'allongent sous leur propre poids. Une dure journée s'annonce. Vide, alors qu'elle sera seule, une journée digne de celle de Raiponce dans sa tour, qui en est à jouer avec un caméléon pour pouvoir s'occuper. Inutile de préciser qu'elle n'en viendrait jamais à une telle extrêmité.
So pathetical.
Quoique... Il y avait bien White, se souvient-elle en voyant le chat obèse se trainer jusqu'à sa gamelle – qui se remplit automatiquement, grâce à la magie de Nioclàs, bien que Séraphine, à grands renforts d'assiettes cassées, lui ait fait comprendre qu'elle pouvait bien le nourrir, son chat, voire même le mettre au régime, ou encore le cuisiner en haggis. Il n'avait pas aimé d'ailleurs, et de nouveaux cris avaient été échangés entre eux. Même ça, ça lui manquait, quand il n'était pas là. De petites disputes de rien du tout, mais qui rendait leur couple tellement vivant... Voire même un peu trop.

Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !


Toujours pieds nus, elle enjambe le chat, sa robe mauve ondulant en suivant ses mouvements. D'un coup de baguette, elle relève ses cheveux qui tiennent comme tenus par une pince invisible et se met enfin en action. Quelques sortilèges ménagers ne seraient pas de trop pour venir à bout de la poussière, après quoi elle ferait un brin de vaisselle, irait s'occuper de ses fleurs, et enfin terminerait ses devoirs de vacances, au milieu de tous les livres qu'elle avait pu ramener de chez elle.
Le tout en jurant comme un chartier, bien évidemment. Parce qu'elle faisait ça surtout pour ne pas faire la jeune fille qui se fait entretenir par l'homme plus âgé. Elle voulait sa place, dans cette maison, quand bien même elle ne particpait pas aux dépenses. Et puis, il fallait bien entretenir ce petit nid...

Mon coeur
Mon amour
Mon amour
Mon coeur


Et puis, quand tout cela serait terminé, elle squatterait la bibliothèque de Nioclàs, glissant son nez entre les grimoires, respirant la bonne odeur de l'encre. Oui oui. Cette même bibliothèque où, lancés par quelques lignes un peu osées dans un roman pourtant très sérieux, ils avaient joué une reconciliation...

C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière


Sous l'oeil jaune du chat de la maison, la jeune fille se met donc au travail, baguette à la main, emportée par l'énergie de l'amour, chose si particulière chez elle. Bon d'accord, elle peste copieusement contre un caleçon trainant ici, et contre les poils retrouvés dans le lavabo. Elle râle aussi contre ces trèfles, vestige de la véritable friche qu'elle avait découvert et qui avait tenu lieu de jardin à l'Irlandais jusqu'à l'arrivée d'une femme en sa demeure. Elle insulte un gnome de jardin qui se fait renvoyer hors de la propriété à grands coups de maléfices en tous genres, manque de se faire mordre par une plante non-identifiée qu'elle cultivait pour s'en servir d'ingrédient pour ses potions – la plante se prit un coup de griffe, en retour – et finalement, retourne dans la maison en milieu d'après-midi, le visage couvert de terre, sa belle robe pleine de taches.
Ce qui n'empêche pas White de venir se frotter à ses jambes en ronronnant.

« Lâche moi, White... » grogne-t-elle même, se disant qu'elle préfèrerait un câlin de son journaliste, là, plutôt. Pourquoi ces sorciers n'avaient-ils pas de téléphone, au juste ? Elle pourrait l'appeler, pendant sa pause déjeuner, comme toute jeune fille normalement constituée.
À la nuance près qu'elle n'était pas une jeune fille 'normale' appartenant à un couple 'normal', et qu'elle n'était absolument pas du genre à le coller. Pourtant... Pourtant l'amour est encore jeune, aussi jeune que leur passion est vive et le manque se fait ressentir. Et s'il avait eu un téléphone...

"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demie heure... "
"J' t'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
Alors j' t'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
En niquant tout mon forfait...
Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi... C'est toi ... Bon d'accord je te rappelle... "


… Ouais non. Ricanant intérieurement à cette pensée, imaginant très bien une petite Poufsouffle minauder ainsi, Séraphine retourne prendre une douche, manquant de s'effondrer sur le sol à cause de ce sale chat qui a décidé de trainer près d'elle tant qu'elle serait dans le salon. Grmbl !
Une fois à nouveau propre et avec une délicate odeur toute féminine sur le dos, sa robe elle aussi complètement propre, la jeune fille se laisse tomber sur le canapé, à côté du félin qui se met immédiatement à ronronner. Cédant à l'appel de l'animal, elle concède une caresse, lui grattant l'arrière des oreilles avec ses ongles. Et l'animal kiffe sa race, croyez-moi.
Et puis, pleine de motivation, la jeune fille se met à ses devoirs de potions. Le chaudron mijote dans un coin de la maison depuis un mois et demi, maintenant, alors que le professeur de potions leur a demandé de préparer un polynectar. Autant dire que ce n'était pas de la tarte, et qu'elle espérait sincèrement que la potion serait prête à temps. Dégotter ses ingrédients n'avait déjà pas été une mince affaire... Enfin, elle se doutait que c'était plus une mise à l'épreuve d'un enseignant qui ne pensait pas vraiment ses élèves capables de le réussir.
Et pendant ce temps, elle prend note des manifestations magiques qui émanent de la mixture, à la plume, assise en tailleur sur le sol, face au chaudron. Sauf qu'aujourd'hui, journée d'amour, n'est pas journée d'études. Alors l'encrier proteste et se renverse sur le parchemin fraîchement noirci.
Réaction ?

« Fils de troll de saloperie d'encrier de merde à la con ! Va manger tes morts, encre à la con, et …
- Ton langage, Raph ! Ne choque pas ce pauvre encrier ! »

La jeune fille sursaute, ne s'étant absolument pas attendue à ce qu'il rentre à ce moment là. Ne le saviez-vous pas ? Nioclàs déteste entendre les gens jurer. Autant vous dire que face à ce petit bout de femme, il avait du boulot. Quoi qu'il en soit, elle n'a pas entendu le *pop* du transplanage, et n'apprécie ni le ton, ni le fait qu'il lui fasse la morale.
Alors dans le petit nid si calme et tranquille explose la tempête, qui ne perturbe pas pour autant le chat qui ronronne dans son sommeil, sur le canapé ! Ça hurle, ça râle, Nioclàs se mangera même le fond du contenu de l'encrier au visage.
Aaaah, l'amour...
Finalement boudeuse, la jeune fille ramasse ses affaires et se détourne, pour aller s'enfermer avec humeur dans le bureau, qui tient lieu aussi de bibliothèque, en pestant et persifflant tout ce qu'elle peut contre un certain St Nioclàs et son connard d'encrier.
Vulgaire jeune fille...
Elle n'en sortira qu'au moment du repas, la mine boudeuse et le regard glacial, mais ne tiendra pas longtemps face à toute cette virilité qui émane de l'homme qu'elle chérit. Alors elle glisse timidement son pied nu contre sa cheville, le regard provocateur.
Et le repas sera écourté, pour une réconciliation rondement menée.
D'une main de maître ~

Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !


~ 1653 mots sans les paroles ~

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